IMPULSION SOCIALE ANTHROPOSOPHIQUE

Institut pour une triarticulation sociale
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Version 2 au 25/07/2017

L'IMPULSION SOCIALE ANTHROPOSOPHIQUE

Passages de l'œuvre complète de Rudolf Steiner - Volume 8
Cette page remplace celle de l'édition allemande du printemps 2003 par une version modifiée et augmentée déjà disponible en allemand en impression à demande depuis décembre 2013.

Ancienne version française - Version en ligne sur le site allemand

Compilé et annoté par Sylvain Coiplet
Traduction française par François Germani et les éditeurs francophones collaborants.

Préambule

Rudolf Steiner a déjà tenté d'écrire et de parler sur la question sociale avant le temps de la tri-articulation (1917 – 1921). Mais cela n'a pas rencontré d'intérêt particulier, et ainsi cela est resté fragmentaire.
Les anthroposophes venant après ont bien eu deux raisons pour s'intéresser pour ces déclarations précoces. Pour quelques anthroposophes, il s'agissait d'éclairer le rapport de ces déclarations à la proposition de tri-articulation. Pour d'autres, il s'agissait d'éviter la confrontation avec la tri-articulation sociale et de se limiter à des déclarations qui apparemment leur conviennent plus, ou offrent au moins plus de jeu pour des interprétations plus confortables. L'ainsi nommée « impulsion sociale anthroposophique » est malheureusement souvent présentée d'après cela.

Ici devrait consciemment être tenté d'éclaircir, comment de telles déclarations, qui furent en partie seulement faites vis-à-vis d'un public intéressé à partir de l'anthroposophie, se situent à la tri-articulation sociale, que Rudolf Steiner a présenté devant le large public. Pour cela, des déclarations de 1922, après que le mouvement de tri-articulation sociale ait échoué, aident de manière évidente et sont particulièrement riches. Ces déclarations seront à nouveau volontiers interprétées ainsi que Rudolf Steiner explique avec cela son apport comme n'existant plus. Avec cela on n'aurait plus besoin de s'occuper plus avant. Mais qui s'en occupe malgré cela, remarque que ces déclarations tardives peuvent éclairer toutes les précédentes en leur rapport interne.

Loi sociologique fondamentale - 1898

Si on voit la loi sociologique fondamentale à la lumière des déclarations ultérieures de Rudolf Steiner, elle se réfère à l'individualisation croissante dans la vie de l'esprit. Mais, autrefois, la formulation la laisse cependant ouverte. Il manque en ce temps encore une présentation systématique de la tri-articulation sociale. Par conséquent, il ne sera parlé que de l'individualisation et pas mentionné qu'elle ne s’étend pas sur le social en général, mais sur le spirituel. Cela aurait aussi été mal compris parce que beaucoup – même encore aujourd'hui - saisissent le spirituel plus étroitement que Steiner. Steiner s’expose de ce fait alors de préférence au danger de surtendre l’arc et se prononce pour une anarchie spirituelle, politique et économique.  '"Anarchie" est écrit ici pour la liberté individuelle et la «politique» tout comme «économie» pour tout ce que les deux revendiquent chaque fois pour soi, mais appartient en fait à la vie de l’esprit.

 La question sociale 
 Liberté et société

Sur la loi sociologique fondamentale

La date que j'ai calculée pour les deux essais précédents n’est peut être pas exacte. Elle ne va pas, au moins, avec la date de la lettre suivante.

 Lettre 534 à John Henry Mackay

 

Loi sociale principale - 1905

 Science de l'esprit et question sociale (Lucifer-Gnosis) 

« Sur encore d'autres d'aspects supplémentaires  » ne fut malheureusement plus allé par défaut d'intérêt du lecteur. Dans quelques conférences de l'époque Rudolf Steiner revient sur le thème et introduit quelques aspects complémentaires.


 La question sociale et la Théosophie 
 Confrérie et la lutte pour l'existence 

Un motif pour les déclarations de Rudolf Steiner sur la question sociale n'a finalement pas été la révolution échouée de 1905 en Russie. Pour les travailleurs d'alors elle avait eu un effet de signal. Mais pas pour la bourgeoisie qui rapidement était retournée à l'ordre du jour. Rudolf Steiner était en ce temps-là actif comme professeur à l'école de formation des travailleurs de Berlin, mais devait cependant abandonner cette activité, contre la volonté de ses élèves, parce que son cours d'histoire n'était pas assez matérialiste pour la direction d'école marxiste.
Aux théosophes, qui tout de suite avaient commencé à s'intéresser à Steiner, ses explications avec la théorie de la plus-value et la théorie de lutte des classes de Marx n'étaient par contre pas assez ésotériques. Il pouvait encore se donner autant de peine de relier la question sociale avec la question de la réincarnation et du karma. Son point de départ n'était pas assez égoïste en ce temps-là, pour les spirituellement intéressés. Quand il aurait voulu devenir aussi pratique, il aurait donc dû parler préférence sur « Homme, femme et enfant » ou sur l'alimentation, cela aurait vraiment aidé les gens.
On peut donc comprendre pourquoi il y a besoin de plus de deux ans jusqu’à ce qu'il revienne à parler sur le thème de la question sociale.


Profession/métier et gagne-pain
Science de l'esprit et question sociale (Hambourg)


Loi sociologique fondamentale et loi sociale principale

Les deux lois précédentes pourrons facilement être comprises ainsi qu'elles se contredisent. Mais Steiner ne voit pas cela ainsi. Pour lui la loi sociale principale présuppose la loi sociologique fondamentale. La loi sociale principale ne peut en fait pas provenir d'associations non libres, mais seulement d'individus qui se mettent ensemble librement, pour réaliser le social.

 La loi sociale principale présuppose la loi sociologique fondamentale

Quand Steiner pense, que, dans les « Points fondamentaux », il décrit sur quel chemin la loi sociale principale pourra être réalisée, alors il pense bien les association décrites là. Il l'a aussi visé dans les faits dans les conférences de Zurich qu'il a placé à la base de ses « Points fondamentaux ». Seulement que là, il ne parle pas seulement d'associations, mais aussi de vie de droit démocratique comme condition de la loi sociale principale.

Loi sociale principale et tri-articulation sociale

Déterminer le rapport entre la loi sociale principale (1905) et la tri-articulation sociale (1919) place de nombreux interprètes devant de difficiles problèmes.
Une des questions principales est en cela jusqu'où la loi sociale principale va avec l'altruisme économique et si en cela ça va même encore plus loin que la tri-articulation sociale. La séparation entre travail et revenu est-elle aussi absolue dans la tri-articulation que dans la loi sociale principale? La tri-articulation ne représente-t-elle pas une régression dans la pensée de Rudolf Steiner? Ne devrait-on pas se tenir de préférence à sa loi sociale principale et prendre position pour un revenu de base inconditionnel – comme un premier pas vers la vraie séparation entre travail et revenu?
À ces problèmes d'interprétation contribue le fait que Rudolf Steiner en 1905 – autrement qu'en 1919 – devait fortement accepter l'usage langagier d'alors. En ce temps-là on pensait avec l'expression « vie sociale » en première ligne la vie de l'économie. La loi sociale principale est avec cela une loi principale économique. Mais comment cela se tient-il avec les expressions « travail » et « revenu »? Steiner comprend-il en 1905 sous travail la même chose qu'il comprend en 1919 sous travail ? En 1919 il voit donc la question du travail comme une question de la vie de droit démocratique. En 1905 on cherche en vain dans l'article sur la loi sociale principale le mot vie de droit. Et exactement aussi peu se tient pas là le mot vie de l'esprit. Comment devrait-on s'orienter?
Autrement que beaucoup pensent, Steiner ne parle pas en premier en 1919, mais déjà en 1905 d'une tri-articulation sociale. Toutefois sous d'autre signes avant coureurs que plus tard. A cette version précoce de la tri-articulation sociale appartient – à côté de la fraternité dans le corps, qui se tient au point central de la loi sociale principale - l'égalité en esprit et la liberté de l'âme – qui ici seront aussi toutes les deux évoquées. Steiner compte les deux aux conditions de la loi sociale principale. Qui veut s'engager au sens de la loi sociale principale doit en effet créer une motivation au travail indépendante du revenu.
En 1919, Steiner ne cherche plus cette motivation au travail dans l'égalité en esprit et dans la liberté de l'âme, mais dans la vie démocratique et dans la vie libre de l'esprit. La question après le rapport entre la loi sociale principale et la tri-articulation sociale sera à cause de cela – vu de plus près – la question du rapport interne entre les deux variantes de la tri-articulation sociale. Mais Rudolf Steiner as-t-il dit son dernier mot en 1919 ?
Des lecteurs attentifs indiquent sur ce qu'en 1922, donc après le temps de la tri-articulation, Rudolf Steiner parle de la propagation d'une « spiritualité œuvrant unitairement » comme une condition préalable nécessaire qui doit être remplie avant que puisse être pensé à amener les humains à se rassembler en associations. Ici se rassemblerait donc de nouveau esprit et égalité. Avec la « spiritualité œuvrant unitairement » avec quoi naturellement serait pensé l'anthroposophie, viendrait à honorer de nouveau« l'égalité dans l'esprit » de 1905. La diffusion de l'anthroposophie serait la condition préalable pour la loi sociale fondamentale, parle pour les associations. On pourrait, après le temps de la tri-articulation, de nouveau retourner à l'ordre du jour et se concentrer avec bonne conscience de nouveau sur l’anthroposophie. Avec cela serait assez contribué au salut de l'humanité. La première parole de Rudolf Steiner sur la question sociale aurait aussi été sa dernière.

Mais qui se regarde plus exactement la « parole intermédiaire », la tri-articulation de 1919, remarque n'importe quand que là, la « spiritualité œuvrant unitaire » n'a jamais totalement disparue. En ce temps, elle sera seulement évoquée/mentionnée dans un train de respiration avec la vie libre de l'esprit et expliquée à l'exemple du lieu où la vie de l'esprit est arrivée dans les temps récents – la fabrique. Tout de suite là il y aurait besoin d'une « spiritualité œuvrant unitairement », mais avec quoi ne sont pensées aucunes conférences anthroposophiques. L'entrepreneur devrait beaucoup plus poser, ouvert aux collaborateurs, tous les rapports d'affaire, y compris la comptabilité. Cela est sa propre contribution à la « spiritualité œuvrant unitaire », la contribution qu'il peut seulement fournir, là où il se tient dans la vie. Réalise-t-il cela, alors Rudolf Steiner et ses conférences anthroposophiques auront fait correctement sens.
1 Plus précis là-dessus se trouve dans le volume 7 : « Idéaux sociaux : liberté, égalité, fraternité ».
S'il pense à la place de cela que ses collaborateurs ne sont pas encore arrivés aussi loin et se le fait-il de préférence confortable avec des sympathisants en des conférences anthroposophiques, alors se pose la question d'où il est lui-même arrivé aussi loin et si a compréhension de l'anthroposophie suffit vraiment à contribuer au salut de l'humanité.

Loi sociale principale et jugement démocratique

Pas seulement les associations mais aussi la démocratie présuppose l'individualisation pour Steiner. Cela est bien la raison pourquoi ici la loi sociale principale présuppose une correcte interaction entre vie de l'économie et vie de droit démocratique.

Loi sociale principale par démocratisation du droit du travail.
Loi sociale principale et la vie de droit.
La loi sociale principale n'a pas été saisie.

Loi sociale principale et « spiritualité œuvrant unitairement »

L'économie de monde réclame une spiritualité oeuvrant unitairement.
Cercle commun de représentations des preneurs de travail et donneurs de travail.
La fabrique a besoin d'une vie de l'esprit commune.

Phénomène social primordial - 1918

Introduction

Le « phénomène primordial de la science sociale » comme Steiner l'appelle lui-même, joue au sein du mouvement anthroposophique peut-être encore un rôle plus grand que l'approche de la tri-articulation sociale. Il se laisse facilement réinterprété ainsi qu'il ne peut s’agir pour une guérison sociale non d’institutions sociales, mais seulement de l’humain. Non pour rien les interprétations placent leur centre de gravité dans la pensée sur le phénomène social primordial, et confondent souvent ce cas particulier avec le phénomène social primordial absolument. Mais cela vaut non seulement pour la pensée, mais exactement ainsi pour le sentiment et la volonté.

On se rapproche déjà de la chose, quand on explique une première fois pourquoi Steiner parle d'un phénomène primordial. L’expression « phénomène primordial » vient de Goethe - ce que Steiner lui-même met en avant explicitement - et vient de sa théorie des couleurs. Autrement que Newton, Goethe ne ramène pas les couleurs seulement sur la lumière, mais sur une interaction de la lumière et de l'obscurité. Cette interaction, il l’appelle « phénomène primordial » et essaye de montrer comment des phénomènes plus complexes, tels que l'arc-en-ciel, se laissent expliquer par ce phénomène primordial. Steiner fait la même chose avec la science sociale. Pour lui, la société ne se laisse pas expliquer, si on part seulement de l’humain social. Elle consiste bien plus en une interaction de socialité et d’anti-socialité. Il essaye de montrer par cela que, tant dans la pensée que le sentiment et la volonté, l’humain a aussi un fort côté anti-social.
Mais maintenant se pose la question de la santé sociale. Afin de se développer personnellement plus loin l’humain a besoin présentement d’une portion afférente d'anti-socialité. Cela doit être capté par des institutions qui créent un équilibre grâce à leur socialité. Steiner voit là-dedans la tâche de la tri-articulation sociale, qui est pour cela conditionnée par le temps - ou dit positivement actuelle.

La plupart des déclarations qui peuvent directement être amenée en lien avec le phénomène social primordial, se laissent par contre facilement réduire à la perspective individuelle. On ne voit pas facilement qu'il y a aussi là dessous des passages où Steiner change constamment entre perspective individuelle et de société. Et cependant on pourrait le plus apprendre de ces passages. Qu'est-ce qu'a à voir de surmonter l'antisocialité propre par l'éducation de soi avec la tri-articulation sociale? Ne conduit-elle pas tout de suite à l'avis de la nécessité d'une tri-articulation sociale? Et inversement, le rejet plus ou moins ouvert d'une tri-articulation sociale n'est il pas un signe pour ce qu'avec cette éducation de soi, on n'en est pas loin ?

Si on arrête de jouer l'un contre l'autre phénomène social primordial et tri-articulation sociale, se donnent de toutes nouvelles questions :

- Les exemples individuels que Steiner présente pour le phénomène social primordial dans penser, sentir, et vouloir, pris seuls, sont-il une bonne entrée dans la tri-articulation sociale pour des humains qui ne se sont encore jamais intéressés à des questions sociétales ?
Donc un portier automatique pour la compréhension de la tri-articulation sociale pour la plupart qui malgré leur occupation avec l'anthroposophie s'intéressent encore toujours avant tout à eux-mêmes ?

- Ou ces exemples individuels aident-ils en premier plus avant quand leur rapport avec les exemples sociétaux devient clair ?

Aux citations isolées

Si on s'est une fois rendu familier des déclarations de décembre 1918 sur le phénomène social primordial, alors on trouve des traces claires dans des déclarations plus précoces de l'occupation de Steiner avec ce phénomène.
La première citation montre en même temps que Steiner ne conçoit pas la liberté si unilatéralement, comme maints le lui attribue. Il ne s'agit pas seulement d'affirmation de soi, de réalisation de soi, mais aussi de franchise. Avec cela devient aussi plus clair ce qu'il comprend plus tard sous liberté dans la vie de l'esprit. Des esprits libres qui s'intéressent seulement à leurs propres pensées ne sont pour lui pas pleinement libres, mais de complets novice à la liberté

 À une totale liberté appartient l'écoute 

La prochaine citation datée d'octobre 1918, donc peu avant la première citation du phénomène social primordial en décembre1918. Mais la parenté est incontestable, cela va donc autour du besoin, « d'avoir un bien trop grand intérêt pour ce que nous mijotons nous-même, et un intérêt bien trop faible pour ce que d'autres humains pensent et sentent et veulent ». Un besoin qui calmement devrait être nommé Lucifer par son nom spiritue,. Mais aussi un besoin qui a à garder l'humain de boire le bouillon dans la connaissance de l'humain. Tout de suite c'est cette ambivalence entre social et antisocial qui amène Steiner peu après, théorie des couleur de Goethe à l'appui, à parler d'un phénomène social originel dans le penser, le sentir et le vouloir.


Phénomène social primordial et perspective d'oiseau luciférienne.
 Pulsions sociales et antisociales dans la pensée, le sentiment et la volonté
 Instincts sociaux et antisociaux dans l'humain
La pensée uniformisante conduit au sentir et au vouloir antisocial.

Le renforcement de la conscience de soi par la pensée récente s'exprime dans les différents domaines – en science, art, religion, morale et aussi dans les exigences sociales comme revers du sentir antisocial. De la récente volonté vient l'expérimenter, mais cela amène seulement jusqu’à la machine et nie l'humain. La science de l'esprit par contre accroît la pensée à l'imagination et l'inspiration et la volonté à l'intuition avec quoi elle peut pénétrer dans le prénatal et dans le postmortem.


Penser antisocial en morale, art et religion.

Qui construit sur l'anthroposophie peut alors comprendre l'enfance et la jeunesse et être compris d'elles. Si on reste à la pensée et à la volonté récente, une telle compréhension réciproque et avec cela une vie sociale est impossible.

Social en imagination, inspiration et intuition.

Loi de causalité sociale - 1922

On vient seulement en avant quand on pense dans le cercle

Critique à la superstructure idéologique est aujourd'hui presque justifié

L'humain mérite plus que seulement une proposition subordonnée

Les marxistes parlent donc pas seulement d'institutions

Résumé : qui comme marxiste se promet la solution de la question sociale seulement du changement des institutions pense avec institutions le « pur côté objectif, économique ». Mais qui comme marxiste promeut que les institutions permettent à l'humain de vivre d'après ses capacités et besoins, parle – sans le savoir quand même de l'humain, à savoir de sa vie de représentation et de volonté. S'il ne masquait la vie de sentiment, il considérerait l'humain total, à savoir pas seulement dans son rapport avec lui-même et avec la nature, mais aussi dans son rapport avec les autres humains.

Institutions faites par humains et leur pensées
Salut et misère pas seulement par institutions
Rapport comme effets extérieurs de constitution interne de l'âme
 Conditions faites par les humains
Nous faisons les conditions sociales !