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Collection/Sammlung: 000072 - Liberté, immortalité, vie sociale.
                                                                            Freiheit, Unsterblichkeit, Soziales Leben.



 

L'ACTION DES FORCES DE L'ÂME DANS L'HUMAIN ET LEUR CONNEXION AVEC SON ESSENCE ÉTERNELLE.

Berne, le 28 novembre 1917

 

DAS  WIRKEN DER  SEELENKRÄFTE  IM MENSCHEN  UND  IHR  ZUSAMMENHANG  MIT DESSEN  EWIGER WESENHEIT

Bern, 28. November 1917

 


 

Les références Rudolf Steiner Œuvres complètes GA 072  187-230 (1990)  28/11/1917

Original





Traducteur: FG Editeur: SITE

Avant toutes choses, je demande que les deux conférences que je vais donner ici aujourd'hui et après-demain soient considérées comme un tout cohérent. Bien que je vais essayer de rendre chaque conférence compréhensible en soi, certaines choses ne peuvent être atteintes qu'en se référant au sujet en vue, en éclairant une conférence dans une certaine relation à l'autre et en faisant un tout des deux ensemble.

 Quand on considère maintenant la science de l’esprit à orientation anthroposophique sur laquelle se fondent les réflexions des deux soirées et les réflexions que j'ai déjà pu faire ici dans des conférences précédentes dans cette ville, on peut peut-être s'exprimer à travers une comparaison qui peut venir à l'esprit en ce qui concerne les sentiments que beaucoup de nos contemporains cultivent encore envers cette science de l’esprit. C'est : J'aimerais comparer cette science de l’esprit à orientation anthroposophique dans une certaine relation avec un hôte non invité dans une société. Je compare les hôtes invités avec les autres directions et courants scientifiques actuellement pleinement reconnus, qui sont en un sens déjà invités à la vie globale de l’esprit de l'humanité dans le présent, parce que les humains veulent donc tirer ces différentes sciences dans leur domaine par leurs besoins, parce ce que le monde extérieur sensoriel donne, ce que sinon la vie exige. La science de l'esprit se trouve encore aujourd'hui dans la vie de l’esprit du présent comme si elle n'avait pas été exigée. Seul, à l'égard d'un hôte non invité, si peu amical, aussi peu aimable qu'on puisse l'être peut-être au début, envers un hôte non invité, on commence graduellement à devenir plus poli, encore plus poli qu'envers les invités, quand on se rend compte qu'il a quelque chose à apporter que l'on a perdu et qu’il a trouvé. On ne le savait pas avant, et c'est seulement à ce moment-là qu’on le remarque.

 


Il en va volontiers ainsi avec l'anthroposophie, du moins selon la foi/la croyance de ceux qui, aujourd'hui déjà, peuvent s'immerger pleinement dans ce que l'anthroposophie veut réellement par rapport aux grandes tâches de l'humanité. Ce que l'anthroposophie veut apporter à la culture nouvelle, à la culture du présent et à la culture de l'avenir, c'est quelque chose que les gens possèdent fondamentalement depuis des siècles, des millénaires, d'une manière différente, qu'ils doivent regagner par la science de l’esprit. Instinctivement, les gens ont possédé ce que l'on peut appeler à partir d'une certaine capacité instinctive de l'âme : une reconnaissance ressentie de l'éternel dans la nature humaine, une reconnaissance ressentie de l'âme humaine réelle et de ses secrets. Et seul celui qui a des préjugés contre l'histoire de l’esprit de l'humanité peut nier que cette connaissance instinctive a justement ainsi dû disparaître pour l'humanité - l'humanité est en évolution - comme a dû disparaître dans un certain point de l’évolution historique, la vision du monde médiévale par rapport à la spatialité de l'univers, selon laquelle la terre est au centre, en repos, le soleil et les étoiles se déplaçant autour d'elle. De même que cette vision spatiale du monde devait être remplacée par une autre, la vieille connaissance instinctive de l'éternel dans l'âme humaine et de ces forces qui sont avant tout les plus précieuses pour l'humain, du pouvoir cognitif/de la force de connaissance de la libre volonté, dont nous parlerons ensuite après-demain a dû céder la place à la grande, significative, et pleinement reconnues par la science de l’esprit - je l'ai souvent souligné ici -, avancée de la science de la nature.

 



Je crois que tout de suite celui qui peut le mieux apprécier le nerf particulier, la signification la plus profond de cette science de l’esprit à orientation anthroposophique est celui qui comprend le grand et significatif progrès de la connaissance de science de la nature pour le progrès global de l'humanité et qui ne se comporte pas seulement de façon dilettante, mais aussi, dans une certaine mesure, reconnaît aussi le scientifique de la nature jusqu’au plus haut degré. Mais quand même, tout de suite parce que l'humanité a été amenée à cette saisie du monde avec des méthodes de science de la nature et à étendre justement cette saisie à une vision du monde, par cela, elle dépend maintenant de rechercher ce qui est d'âme autrement qu'elle ne l'a cherché instinctivement au cours des siècles, voire des millénaires.

Selon la science de la nature, on connaît seulement correctement quand, de plus en plus, des espaces naturels que l’on a à observer, à investiguer, on exclue ce qui est d'âme, lorsque l'on mêle de moins en moins d'âme dans ce que l'on esquisse comme image de la nature. Ce n'était pas comme ça dans les anciens temps. Dans les temps anciens – on a seulement besoin d'être un connaisseur des aspirations de l’esprit des temps anciens pour admettre cela - l'humain observait les phénomènes de la nature, et il sentait instinctivement comment du spirituel-d’âme lui parlait à travers les phénomènes de la nature. Il ne séparait pas les phénomènes de la nature du spirituel-d’âme. Et ainsi, en observant la nature, il introduisait en même temps de la vie spirituelle-d’âme dans sa vie de l'âme à travers les faits de la nature et des êtres de la nature.

 L'humain ne serait jamais parvenu à la libération complète de son être s'il n'avait pas fait l'ascension vers la connaissance scientifique. Donc par le fait que l'âme se détache complètement et dans l'observation de la nature laisse seule valoir la nature, en ce qu'elle se détache pour la science de la nature de toute l'âme dans la nature, par cela l'âme sera forcée de puiser des forces d’autant plus fortes et significatives de sa propre source intérieure d'âme et d'esprit afin, en dehors de toute observation de la nature, en dehors de toute vie sensorielle, d'entrer dans le monde spirituel d'une nouvelle manière. Si quelque chose doit notamment donner l'impulsion la plus efficace pour propulser la science de l’esprit à orientation anthroposophique, ainsi c'est de voir à travers ce qu’a apporté la science de la nature à l'humanité.


Mais maintenant commence aussitôt quand l’humain du présent, notamment celui qui s'est déjà habitué à regarder le monde selon la sorte de représentation de science de la nature, essaie d'approcher ce que la science de l’esprit, comme elle veut se mettre dans le mouvement spirituel du présent, fait valoir, commence aussitôt un très significatif, j’aimerais dire, s'affirmer/se faire valoir de manière toute compréhensible contre cette science de l’esprit. Et personne ne comprend mieux que celui qui se tient actuellement dans cette science de l’esprit que cette science de l’esprit doit encore avoir des adversaires après adversaires, que doit être venu à son encontre avec tous les préjugés possibles.


Ce que cette science de l’esprit veut explorer : l'éternel dans l'âme humaine, le règne des forces de l'âme humaine qui pointent au-delà de la naissance et de la mort, donc ce que l'on résume sous le problème de l'immortalité, et aussi celui que l'on résume sous le problème de la liberté, c'est quelque chose sur quoi tout être humain a un désir évident de savoir. L'humain veut savoir quelque chose sur les objets qui forment le contenu de la science de l’esprit telle qu'elle est entendue ici. Mais en même temps, quand on parle maintenant des méthodes, de la façon de faire de la recherche, des choses qu'il faut faire pour pénétrer dans le domaine en question, alors doit encore se manifester aujourd'hui, j’aimerais dire, non seulement de l'opposition, mais peut-être même de l'aversion, parce que la compréhension générale ne peut pas venir à la rencontre de la chose.

 

 Et notamment se tient encore aujourd'hui contre la compréhension correcte de cette science de l’esprit, telle qu'elle est entendue ici, que ceux qui voudraient bien aborder l'exploration de ce qui se cache derrière la vie ordinaire de la conscience dans l'âme humaine, préféreraient de loin trouver ce qui est recherché dans toutes sortes de phénomènes d'âme anormaux et édulcorés que dans ceux que la vraie science de l’esprit doit effectivement pointer. Et c'est ainsi que cette science de l’esprit réelle est souvent confondue avec celle qui en soi peut certes livrer des résultats extrêmement intéressants, à savoir des résultats de science de la nature, que la science de l’esprit est confondue avec celle qui fait surgir/remonte toutes sortes d'états d'âme oniriques, somnambuliques, médiumniques, de la vie inconsciente ou subconsciente de l'humain, qui se soustraient à la conscience ordinaire.

 

Cette confusion est désastreuse. Mais elle sera pratiquée pendant longtemps encore, parce que c'est donc ainsi que l'humain - je ne veux y toucher qu'un instant à la manière d’une introduction- puisse entrer dans la conscience à travers certaines circonstances dans lesquelles le monde sensoriel ordinaire ne participe pas, dans lesquelles même la volonté ordinaire ne participe pas, contextes oniriques, somnambules, à puissance de médium, etc. dont il tire toutes sortes de choses d'une certaine profondeur de sa vie d'âme, qui doivent paraître étranges à l'humain et sont donc intéressantes. L'étrange est toujours intéressant, surtout quand on peut croire que quelque chose en l'humain s'annonce - comme c’est donc exact dans une certaine relation - qui va au-delà de l'expérience ordinaire entre la naissance et la mort. Seule la vraie science de l’esprit montre tout de suite- et le sens de ce que j'aurai à suggérer dans cette conférence le donnera – tout de suite la vraie science de l’esprit montre que ce qui vient à la lumière par des états d’esprit anormaux et oniriques, par le somnambulisme, par des états médiumniques, a beaucoup moins de validité humaine réelle que celle que l'humain saisit par ses sens ordinaires, et ce sur quoi il a une influence par sa volonté ordinaire. Ce sur quoi il a une influence dans la vie de tous les jours par sa volonté est pendant à l’entité humaine entre la naissance et la mort. Mais ce qui vient au jour par les conditions évoquées est contenu dans une partie plus profonde, plus basse de la nature humaine que même le monde des sens. Cela vient en l’état parce que les perceptions sensorielles seront exclues, la volonté sera aussi exclue et des processus organiques inférieurs, organiques inférieurs ont lieu, à travers lesquels ce qui se cache de la vie sensorielle et la volonté vient au jour. Mais cela ne peut pas désigner/dessiner l'humain entier, mais seulement quelque chose qui repose sous la surface de ce qui est humain, alors que la vraie science de l’esprit veut conduire l'humain au-dessus de la surface de la vie ordinaire, au-dessus de ce à quoi l'humain s'efforce ainsi dans la vie de tous les jours et aussi dans la science ordinaire. Toutefois, ces états anormaux, qui servent à l'observation d'un inconnu dans l'humain, ont quelque chose de bien enchanteur/très inquiétant ; parce que l'humain entre dans des états qui sont beaucoup plus liés à sa vie corporelle que même à la vie sensorielle, beaucoup plus abaissés dans son corps, et notamment par ce que la curiosité, l'intérêt se fixe à de telles choses, ce qui lui permet d'expérimenter quelque chose dans de tels états qui peut l'inspirer/le doter d’âme, ce qui le remplit pour ainsi dire d'une certaine satisfaction intérieure. Et la sensation envers la vie, qui se fixe alors aux organes intérieurs, œuvre aussi sur le spectateur, sur l'observateur ; qui se croit sûr vis-à-vis de ces choses, croit qu'il aurait devant lui quelque chose de réel qu'il a expérimenté/vécu à un humain qu'il a lui-même changé : tandis que le chercheur de l’esprit conduit à l'éternel, à ce qui tend au-delà de la naissance et de la mort. Il doit certes aussi renvoyé aux changements de la nature humaine ordinaire ; il doit renvoyer sur ce qu’on ne peut explorer l'éternité avec les sens, aussi pas à l’intérieur de la sphère ordinaire de la volonté, qui se réfère seulement au monde extérieur ; mais en venant et en décrivant ce que l'âme humaine doit traverser pour se libérer du corps, pour qu'elle puisse observer ce qui est d'âme non seulement avec le corps, mais avec l'âme, là il décrit alors des états vis-à-vis desquels l'humain du présent ressent à partir de la conscience ordinaire, quelque chose comme un ne-pas-se tenir-sur-un-sol-sûr, comme un se tenir au bord d'un précipice. Il semble donc encore plus rêveur, fantastique. Mais quand le chercheur de l’esprit parle de ses résultats de recherche, il dépend de ne pas conduire à l'expérience, pas à l'observation des sens externes, comme le scientifique de la nature peut le faire, mais il dépend de conduire à l'âme elle-même. C’est pourquoi, ce qu'il expose doit faire, dans une certaine relation, un autre chemin que quand on discute de quelque chose selon la science de la nature. Quand on discute de quelque chose de science de la nature, alors on décrit d'abord : Cela se fait et cela se fait, ou ceci est là, ceci est là, et puis on lie ses accomplissements spirituels, ses représentations, ses combinaisons, essaie de trouver des lois sur ce qui est là, et ainsi de suite. On lie ce que l'âme a à faire d'elle-même à quelque chose de déjà disponible.

 

 

 

 

 

Le chercheur de l'esprit doit pour ainsi dire inverser ce chemin. Et c'est ce qui frappe d’abord, ce qui semble tout d’abord paradoxal, semble si paradoxal que celui qui ne peut pas s'occuper de la question dit : Oui, le chercheur de l’esprit prétend seulement que les choses seraient ainsi ; mais il n'apporte aucunes preuves. - Eh bien, ses preuves consistent en ce qu'il montre comment l'âme doit d'abord passer par les accomplissements qui sont purement d’âme et peut alors s’approcher du processus spirituel, de l'objectif. Pendant que donc la science ordinaire a le processus d'abord et ajoute ensuite ce que l'âme fait, le chercheur de l’esprit doit le faire de lui-même, laisser l'âme seule avec elle-même. Alors l'âme fait ressortir de telles forces, de telles facultés, par lesquelles ceci et cela comme un fait spirituel, qui ne peut pas être vu avec les yeux, ne peut pas être saisi avec les mains, apparaît devant l'humain. La preuve la plus importante consiste à montrer le chemin que la recherche de l’esprit a à prendre.


Dans les années précédentes, quand j'ai présenté ici, j'ai exposé des choses particulières des voies de l'âme qui sont à prendre pour qu'elle s'éveille vraiment à ce que l'on peut nommer la conscience visionnaire/contemplative, ce que l'on peut nommer, pour varier l'expression de Goethe, l'œil spirituel, l'oreille spirituelle, pour que l'on voit vraiment le spirituel ; j'ai expliqué ce que l'âme doit effectuer en elle-même, comment, par de purs exercices d'âme, elle suscite émotionnellement/selon l’âme en elle-même ce que le corps suscite en organisant les yeux, les oreilles hors de lui-même, et comment alors, par la possession de tels organes spirituels, le spirituel pourra vraiment être embrassé du regard. Afin de ne pas tomber dans la répétition pour ces auditeurs vénérés qui ont été ici plus souvent, je réfère pour les détails sur la façon dont l'âme doit aller ses chemins avec elle-même pour faire ressortir ces fortes forces qui reposent autrement dans son subconscient, afin qu'elle puisse retenir et voir ceci, à mes livres: « Comment obtenir des connaissances des mondes supérieurs ? » et à ma « Science secrète », à tous les livres dans lesquels il est décrit ce que l'âme doit accomplir pour s'équiper réellement d'organes spirituellement nouveaux pour voir le spirituel. J’aimerais toujours exposer seulement quelques remarques de principe/de fond, tout de suite en rapport du chemin de la recherche de l’esprit, et j’aimerais donc dire quelque chose aujourd'hui sur la manière dont le chercheur de l’esprit en vient à ses faits, desquels nous aurons encore alors à parler.

 

Pour celui qui ne peut pas vraiment s'occuper intimement de ces exercices intérieurs de l'âme que l'âme humaine a à effectuer pour trouver l'éternel en elle-même et dans d’autres êtres, pour celui-ci, bien sûr, le confort que l'on a quand on met simplement l'humain dans des états anormaux, de la puissance de médium ou de somnambulisme pour percevoir quelque chose d'étrange ; ce confort s'arrête.


Et alors, quand l'humain s'approche sans préparation de ce qui est exigé dans les exercices d’âme pour vraiment voir l'esprit et sa vie, alors, oui, alors l'intérêt dont j'ai parlé en entrée cesse. Ainsi que l’on peut dire : chacun a un intérêt particulier aux objets que la recherche de l’esprit veut connaître. Au mode de représentation, à la méthode moins. Ce que le chercheur de l’esprit a à faire pour pénétrer le monde réel de l’esprit, ce n'est pas aussi divertissant, intéressant, stimulant l'attention, comme les expériences du somnambule, ou comme les expériences du médium sont d'abord pour l'observateur externe. Non, on a déjà la permission de dire, aussi paradoxal que cela sonne : ce que l'âme a à effectuer pour explorer ses valeurs spirituelles les plus dignes d'intérêt, les plus valorisées, les plus élevées, ses valeurs spirituelles éternelles, appelle/provoque d'abord même l'aversion, appelle/provoque un manque d'intérêt. On découvrira d'abord que les exercices de l'âme dont parle le chercheur de l’esprit peuvent d'abord être réalisés par curiosité par l'un ou l'autre, mais ensuite facilement et rapidement trouvés ennuyeux. Et ce qui doit être fait dans l'âme pour venir à l'éternel, au contenu de l'être immortel dans l'âme sera souvent trouvé aussi ennuyeux, sans valeur d'intérêt. Tout d'abord - notamment quand l'humain prend conscience par l'intensification des pensées, par un changement de sensations, dont je parlerai encore après, quand l'humain prend conscience, il arrive au bord de ce monde, que l'on peut décrire comme un monde spirituel -, c'est d'abord la peur de l'inconnu. L'humain abandonne son intrusion dans ce monde parce qu'il a peur de l'inconnu. Il ne prend pas conscience de cette peur ; mais la peur inconsciente n'est donc pas moins une peur. Alors - et j'en citerai des exemples aujourd'hui - une aversion, presque de la haine, s'affirmera/se fera valoir.

 

 

 

 Ce sont des phénomènes tout à fait explicables. Il est donc nécessaire de les surmonter. Celui qui pénètre réellement le monde spirituel à travers son âme doit passer par son propre drame de l'âme. Et on peut dire : si se trouvent quand-même des humains qui, au début, entrent facilement, qui s'intéressent pour l'ennui des exercices spirituels dont parle le chercheur de l’esprit, alors c'est parce qu'à travers une certaine enveloppe dans l'attention humaine et dans l'intérêt humain, ce qui est tout à fait ennuyeux devient finalement intéressant à travers son ennui. Par de tels exercices d’âme, par ce que les pensées seront renforcées, les sensations et aussi la volonté reçoivent une autre direction de celle qu'elles ont pour la vie ordinaire et pour la science ordinaire, cela permet à l'âme de réellement connaître comment elle se sert du corps pour susciter les souvenirs de la conscience ordinaire afin de vivre dans l'existence/l’être-là ordinaire.

 

 En principe, aujourd'hui, je veux mettre en avant quelque chose qui peut apparaître d'abord dans la recherche de l’esprit, comme le chemin vers l'expérience intérieure d’âme, qui peut alors ouvrir l'entrée dans le monde de l’esprit. Le déroulement supplémentaire de mes explications présentera les aspects plus ou moins justifiés de ce que je raconte.


Quand on se tient debout avec son expérience dans le moment présent ou dans le jour présent, alors on ne peut pas du tout approcher ce qui appartient à l'éternel de l'âme. Ce que le chercheur de l’esprit remarque d'abord lorsqu'il fortifie réellement son âme pour qu'elle puisse percevoir indépendamment du corps, c'est que dans sa vie ordinaire de tous les jours, l'humain est immensément dépendant d'un certain présent plus largement répandu. On a toujours besoin du corps pour vivre ce que l'on vit. Et on peut dire : quand on vit seulement du présent, seulement ce qui se trouve et se joue autour de nous dans le présent, alors on est exclu de son expérience d’âme, tout comme on est exclu de l'expérience de jour, quand on est couché dans un sommeil profond et sans rêve. Aussi étrange et paradoxal que cela sonne, ce qui est d'âme, le véritable éternel dans la nature humaine, l’humain l’endort par chaque expérience que le présent lui offre à travers ses sens et à travers sa volonté ordinaire. L'humain endort ce qu’il a d’âme. Le sommeil s'étend fondamentalement dans la vie de jour.

 

Comment est-ce en fait ? C'est ainsi : Celui qui développe le don de l'auto-observation – elle doit d'abord être développée, elle n'est pas disponible sans plus dans la conscience ordinaire - se rend compte qu'il ne peut même pas apporter dans l'âme ce qu'il a vécu aujourd'hui, ce qu'il a vécu hier encore aussi, de telle manière qu'il est en situation de le saisir à la lumière de l'éternel. Notre corporéité œuvre toujours avec ce que nous vivons. Ce n'est que, comme le montre l'expérience intérieure de l'auto-observation, lorsque nous sommes deux à trois jours au-delà d’une quelque expérience, lorsqu'une expérience, une observation, quelque chose par quoi nous sommes passés dans la vie ordinaire de jour, est passée de deux à trois jours, que cela a atteint un tel état dans l'âme qu'on le reconnaît dans sa nature spirituelle réelle. Avant, avant deux ou trois jours, ce que cette âme saisit en nous est encore tellement imprégné par les impulsions sensorielles, par les impulsions venant du corps intérieur, que nous sommes incapables de séparer beaucoup de choses, incapables de saisir une quelque expérience telle qu'elle vit dans l'âme, et seulement dans l'âme en tant qu'âme. En règle générale, nous devons donc nous abstenir d'examiner le contenu d’âme de ce que nous vivons dans le présent. Mais le particulier s'avère, quand maintenant tout le corporel, tout ce qui résonne des sens, tout ce qui œuvre encore de l'intérieur du corps des sensations corporelles, si cela est parti et que la chose est seulement encore mémoire - nous pouvons bien sûr nous souvenir d'une expérience d'une manière indéterminée -, quand la chose est seulement encore mémoire, alors nous ne pouvons plus rappeler si immédiatement la part active réelle que l'âme a prise de l'expérience. Nous pouvons nous souvenir de l'expérience, seulement nous ne pouvons pas avoir cette expérience devant nous ainsi que nous traitons/élaborons une expérience présente. Mais sans que nous puissions le faire, sans pouvoir nous vivre dans quelque chose qui s'est séparé/détaché de nous par deux ou trois jours, de sorte que nous en faisons l'expérience aussi vivante qu'un événement présent, sans cela nous ne pouvons pas du tout approcher ce qui est d’âme, éternel. Cependant, on se trompe beaucoup lorsqu'on croit que quelque chose qui s'est passé il y a deux ou trois jours ou plus ou des années et dont on se souviendra pourrait être vécu ainsi qu’un événement actuel. Ce n'est pas seulement pâli, mais avant toutes choses cette activité intérieure immédiate que l'âme déploie dans un événement présent, elle ne peut pas la déployer si elle fait face à un événement passé. Sa propre activité fait dormir/endort l’âme vis-à-vis de l'expérience passée. L'expérience passée se monte sous la forme d'une image. Mais ce qu’on vit dans le présent, cela ne monte pas avec. Mais cela devra être éveillé vers en haut. Quand on est assez chanceux, on peut développer ce qui est à vivre face à chaque événement ou expérience reposant longtemps dans le passé. À moins d'être, par hasard, un chercheur de l'esprit, la meilleure chose à faire est de ne pas se permettre de contempler des souvenirs très lointains, mais plutôt de prendre la courte durée de deux à trois jours, parce que c'est la meilleure façon d’atteindre ce qui peut être atteint. Si l'on prend un événement qui repose il y a deux ou trois jours, ainsi c’est le mieux quand on choisi un tel événement, qui a déjà été vécu afin de conduire de cette manière à l'éternel dans l'âme. Les expériences habituelles ne le font pas du tout. C’est pourquoi, le chercheur de l’esprit sera contraint d’exécuter ce qu'on appelle des exercices de pensée-sensation. A travers ces exercices de pensées, de sensation, par exemple en ce qu’on se concentre sur les pensées beaucoup plus longtemps que sinon dans l'expérience ordinaire, on est dans la situation d'expérimenter/de vivre l’intérieur d’âme dans le début, plus tôt, que sinon les humains l’expérimentent/le vivent. Et alors on arrive dans la situation où, comme je l'ai dit, nous saisissons de l’œil la période la plus courte - après deux ou trois jours, ce peut-être le cas – qu’on regarde vraiment en arrière maintenant par la mémoire ordinaire par dessus ces deux ou trois jours.



 

Donc nous nous comprenons volontiers : après un certain temps, le chercheur de l’esprit vient à voir ce que les deux ou trois derniers jours lui ont apporté d'expériences comme en un tableau. C'est nécessaire. C’est nécessaire que l’on fasse réellement présent ce que l’on a vécu les deux à trois derniers jours. Ce que l'on a expérimenté là dans les deux à trois derniers jours, en cela on ressentira/éprouvera partout, quand on s'est donc exercé par l'auto-observation nécessaire, comment là des organes corporels participent encore. Certes peuvent se dérouler dans l’instant, quand on s’est habitué à vivre dans ce qui est d’âme, les souvenirs sur ces deux ou trois jours, de sorte que l’on a devant soi une image de ces deux ou trois jours. Que l’on a devant soi l’âme détachée du corporel, mais on a, pour ce dont on se souvient de ces deux à trois jours, l’âme certes devant soi, mais partout infectée, partout influencée du vécu de corps. C’est seulement comme un souvenir élargi et œuvrant par-dessus ces deux à trois jours.

 


Cela devient autre en rapport à l’événement qui repose alors il y a deux à trois jours. Si on s’est rendu capable, après que l’on a vu ainsi par-dessus les deux à trois jours, comme je l’ai décrit, de vivre maintenant à travers cet événement comme un présent, lors on vit dans un qui-est-d’âme.

 Vous voyez, je ne vous décris rien d'abstrait, rien de concept inventé, mais je vous décrit ce que l'âme effectue avec elle-même afin, tout d’abord par un certain cours du temps, de se détacher de ce que l'on ne peut purement expérimenter selon l’âme et revenir à quelque chose qui peut désormais être expérimenté selon l’âme. Toutefois, la vie de l'âme doit être fortifiée ; de sorte que quelque chose qui est maintenant deux à trois jours en arrière dans le cours de sa vie, peut vraiment se tenir à l'intérieur selon l’âme. Alors on sait ce que ces deux ou trois jours signifient absolument dans l'expérience intérieure d’âme de l'humain.

De cette façon, on apprend à connaître ce qu’on peut seulement apprendre à connaître de cette façon. On apprend à connaître que de ce à travers quoi nous passons selon l’âme dans le présent, tout se détache du corps, tout se spiritualise et en premier après deux à trois jours est vraiment spiritualisé. Mais alors cela repose ainsi dans l'obscurité de la conscience pour la conscience ordinaire, que l'humain l’endort quand il ne s'est pas préparé à vivre maintenant à l'intérieur. Mais s'il s'est préparé, il sait qu'il est maintenant avec son âme créatrice, avec ce que son âme n'a sinon pas vécu autrement : Il se trouve à l'intérieur dans une expérience purement spirituelle d’âme.

Naturellement, cela pourra être cherché pour des expériences reposant plus loin en arrière, mais alors on se tient devant la nécessité significative de voir à travers tout ce qui s'est passé jusqu'à cette expérience, qui repose peut être des longueurs d’années en arrière, vraiment conformément à la mémoire comme dans un tableau. C'est naturellement beaucoup plus difficile que ce qui s'est passé les deux à trois derniers jours et que ce que l'on essaie de reconstruire à nouveau soigneusement dans la mémoire. Ce n'est que lorsqu’on a accompli cela, qu’on l'a retracé morceau par morceau et qu’on peut encore conserver tant de force dans l’âme pour expérimenter ce qui se présente alors, que l’on sait par expérience immédiate : Maintenant tu as saisi dans ton âme ce qui est seulement d’âme, ce qui certes œuvre en toi, mais ne se présente pas du tout dans la conscience ordinaire. Dans la conscience ordinaire, même la mémoire n’œuvre pas ainsi que s’approcherait n’importe quoi qui soit nécessaire pour en faire l'expérience en tant qu'âme. Ce qui promeut les souvenirs au jour, à cela œuvre toujours avec le corporel. La force de la mémoire est d'abord lié au corporel, quand aussi elle ne doit pas/rien au corporel.

Avec cela, je vous ai donc fait remarquer qu'à travers une expérience intérieure très spécifique, à travers quelque chose qu’on doit bien soigneusement préparer, ce à quoi on doit s'éduquer soigneusement intérieurement, qu’en fait se découvre ce qui est réellement d’âme en l'humain. Quand on a découvert ce réellement d’âme, ainsi on sait : ce ce-qui-est-d’âme est en toi. On sait : quand on a à nouveau la possibilité de s'approcher de ce ce-qui-est-d’âme, alors c’est là. Parce qu’on sait en le découvrant : ce ce-qui-est-d’âme est maintenant indépendant de tout le sensoriel. Le sensoriel œuvre seulement avec jusque dans le temps auquel on arrive quand on découvre cela. Ce ce-qui-est-d’âme est maintenant là, indépendant du sensoriel, ce ce-qui-est-d’âme est aussi devenu indépendant de la volonté, n'est pas lié aux organes externes de mouvement de l'humain.


On sait, en saisissant cette âme : Ce qui est saisi par la particularité de la durée, c'est ce qui saisit en soi cette durée de telle sorte que l'humain la porte à travers la mort. C'est ce qui est éternel dans la nature de l'humain. Et on sait maintenant pourquoi cette éternité échappe à la conscience ordinaire de tous les jours, parce que cette conscience de tous les jours se développe seulement avec l'aide du corps, parce que ce qui ne se développe pas avec l'aide du corps sera seulement expérimenté par cette conscience ordinaire de tous les jours  comme est expérimenté le sommeil profond. Comme si l'on faisait remonter des expériences de sommeil profond qui sont si vagues - elles sont donc là – que la conscience ordinaire ne les perçoit justement pas, ainsi on élève de la source intérieure de ce-qui-est-d’âme ce qui sera justement trouvé de la façon dont je l'ai décrit.

 On peut dire : Une telle chose est la première étape de ce-qui-est-d’âme, qui donne déjà quelque chose, immédiatement, non quelque peu purement compréhensible, mais cela donne une contemplation immédiate de ce-qui-est-d’âme. On a devant la conscience visionnaire/contemplative ce qui passe par la porte de la mort. Et en ce qu’on a ceci, on sait que l'humain, en vivant directement dans un ce-qui-est-d’âme, n'est pas dépendant du présent avec ce ce-qui-est-d’âme ; on sait que ce ce-qui-est-d’âme a par lui-même une durée et qu'il suscite ce que l'humain expérimente maintenant avec.

Quand maintenant le chercheur de l'esprit vous décrit ce qui se présente avec la mort, il ne le fait pas par fantaisie, mais en poursuivant ce que j’ai maintenant justement exposé. Il sait que ce-qui-est-d’âme, en se libérant du corporel, a besoin de deux à trois jours de regard rétrospectif avant que ça n'entre en elle-même, dans son propre être. Ainsi, il apprend à connaitre dans sa propre âme ce que l'âme expérimente en passant par la porte de la mort. Il apprend à connaitre comment cette âme, en passant par la porte de la mort, a encore un regard rétrospectif de deux à trois jours, un tableau de vie ; comment ce regard rétrospectif tire alors vers en bas; comment l'âme alors, deux à trois jours après la mort, après qu'elle est devenue pleinement libre de l'expérience corporelle, quand elle entre dans le domaine réel de l'âme, vit dans le même élément dans lequel le chercheur de l’esprit vit dans les deux à trois jours quand il fait cette expérience intérieure dont je vous ai parlé.

 

Ces exercices de l'âme, qui mènent à vivre le ce-qui-est-d’âme-spirituel et l'environnement de ce-qui-est-d’âme-spirituel, vous pouvez absolument le trouver dans les écrits mentionnés « Comment acquérir des connaissances des mondes supérieurs ? » et dans ma « Science secrète ». Ils peuvent être exécutés par chacun, mais ne le doivent pas. Je dois insister toujours de nouveau : Le chercheur de l’esprit introduit ce qui doit être fait par l'âme pour atteindre le monde spirituel-d’âme ; mais il n'est pas nécessaire de passer par ces exercices soi-même si l'on veut être convaincu de la vérité de ce que la recherche de l’esprit met au jour. Le chercheur de l’esprit lui-même, aussi étrange que cela résonne, a de ce qu'il atteint à travers ses exercices, de ce que la recherche de l’esprit réelle lui donne, de ce regarder dans le monde spirituel, il n'a rien pour son éternel, mais a en premier quelque chose à travers cela pour son éternel qu'il est en état de transformer ce qu'il voit ainsi comme d’âme-d’esprit dans les concepts habituels praticables de la saine raison humaine. La saine raison humaine peut comprendre ce que le chercheur de l’esprit a à dire lorsqu'il transforme ce qu'il voit dans le monde spirituel en concepts, en représentations.

 

Cette saine raison humaine doit seulement se libérer de tous les préjugés qui s'entassent/s’empilent haut comme des montagnes encore aujourd'hui contre une véritable compréhension. Mais de l'autre côté, c'est une exigence de l'humain d'aujourd'hui de pas seulement tenir quelque chose pour vrai en toute bonne foi, mais jusqu’à un certain degré se convaincre de tout. C'est pourquoi il doit y avoir aujourd'hui des écrits qui permettent à tous, comme le font les écrits dont a été parlé, de vérifier ce que dit le chercheur de l’esprit. Toutefois, les objections, qui seront très souvent faites par des humains qui se croient appelés à juger, frappent à côté aussi loin que c'est possible. Là sera dit à peu près : quand un chercheur de l’esprit parle de la façon dont lui-même, ou ceux qui sont amenés par lui à la recherche de l’esprit, regardent vraiment dans l'esprit, comment ils observent le spirituel-ce-qui-est-d’âme de l'autre humain, alors ils aimeraient nous le montrer une fois. Nous leur apportons quelques humains, ils ne devraient rien savoir de ce qui se passe dans le ce-qui-est-d'âme-spirituel de ces humains, mais ils devraient observer ces humains avec la vision de l’esprit. Ils pourront alors faire leurs déclarations. Si celles-ci sont exactes, alors nous croirons.

 

Il est très étrange que cette objection ait été faite - j'en ai discuté à la fin dans mon livre « Des énigmes de l’âme » - qu'elle soit apparue toujours de nouveau, tandis que la recherche de l’esprit donne à chacun l'occasion d'enquêter et dit : Ceci et cela peut être fait ; on peut se convaincre soi-même de tout ce que le chercheur de l’esprit prétend. Au lieu d'être convaincu de cette façon, on exige d'elle ce qui doit détruire toute recherche de l’esprit. Car ce qui devrait être observé par l'âme, cela se retire continuellement quand une quelque non liberté s'approche de l'âme, quand une quelque contrainte s'approche d’elle, quand pas ce qu’elle déploie en force de son propre intérieur. Par la possibilité de l'observation d’expériences extérieures, on ne le peut pas ; chacun le peut seulement vis-à-vis de soi-même. Mais s'il s'efforce lui-même, il arrivera à la même chose que le chercheur de l’esprit. La manifestation extérieure pour cela, l'expérience, c'est quelque chose qui doit aussi chasser les facultés du chercheur de l’esprit, tout comme la vie est chassée quand on découpe l'organisme. Aussi étrange que cela résonne, c’est ainsi.

 

 

Je vous ai guidé sur la façon dont l'âme peut être expérimentée. Naturellement, ce n'est qu'un début. De tels exercices doivent être répétés encore et encore. On arrive de plus en plus loin jusqu'à ce qu'il y ait enfin un domaine de l'esprit avec des êtres autour de soi, tout comme le monde des sens est étendu devant les sens. Mais cette saisie spirituelle, elle a justement des particularités particulières. Et je veux mentionner certaines de ces particularités. D'abord, quand le chercheur de l’esprit a une expérience, regarde cette expérience, devient conscient de cette expérience, on pourrait maintenant croire qu'une telle expérience devrait se comporter envers l'humain justement ainsi que n'importe quelle autre expérience du monde extérieur des sens. Ce n'est pas le cas. Il s'avère que quand le chercheur de l’esprit a une telle expérience, il ne peut pas l'amener dans la mémoire, dans la mémoire ordinaire. Tout comme il faut aller au-delà de la mémoire ordinaire, comme je l'ai montré, pendant deux à trois jours, ainsi on sort aussi de la mémoire quand on entre dans le monde spirituel. Une fois qu’on a vu un spirituel, on ne peut pas sans plus l'incorporer à la mémoire, de sorte qu’on se souvienne de cette expérience spirituelle. On doit toujours la susciter à nouveau. Vous devez bien comprendre cela : Si cela réussit au chercheur d’apporter ses expériences dans des représentations, dans les concepts, il a les concepts comme le sont les concepts ordinaires ; à ceux-là, il peut évidemment se souvenir. Mais ce n'est pas l'expérience spirituelle, c'est l'image conceptuelle. De cela ont peut se souvenir. Mais on ne peut pas se souvenir de l'expérience spirituelle. Les vécus/expériences spirituelles sont des faits qui se tiennent à l'intérieur du monde spirituel. On peut les regarder, mais ils ne restent pas dans la mémoire. Quand le chercheur de l’esprit veut avoir une telle expérience encore une fois ou répétée, alors ce n’est pas suffisant qu'il utilise de nouveau simplement la force qu'il dépense sinon pour un souvenir ; cela ne le mène à rien du tout. Mais il doit à nouveau provoquer les mêmes manifestations intérieures de l'âme en lui-même, il doit faire exactement la même chose qu'il a fait pour venir à la même expérience. Alors il peut approcher la même expérience. C'est une preuve que ce qui vit réellement dans l'esprit, qui a une durée, ne peut pas être détruit par la mort. Cela a du temps.

 

 

 

Donc, à travers la façon et la manière dont le chercheur de l’esprit expérimente, se prouve l'indépendance du spirituel par rapport au corporels. Le chercheur de l’esprit devrait être immédiatement convaincu que, tout comme ses perceptions sensorielles sont là avec la mort, ce qu'il a de son expérience d’âme devrait être là avec la mort s'il pouvait s'en souvenir. Car aussi ces forces qui sont liés au souvenir dépendent du corps mortel. On rencontre en premier l'immortel lorsque l'on est au-delà de ce qu’est la mémoire.

 

Une autre expérience étrange que j'aimerais mentionner, une expérience qui frappe beaucoup ceux qui font des exercices d’âme. Quand on se prépare d'une manière ou d'une autre dans la vie ordinaire et fait quelque chose encore et encore et encore, cela donne un certain exercice. On le peut toujours mieux. Étrangement, le contraire est vrai pour les expériences spirituelles : une fois qu’on a une fois une vision spirituelle bien vivante, vraiment bien vivante, qu’on a une fois regardé dans une quelque chose qui a une durée spirituelle, et que l’on aimerait l'amener une deuxième fois, une troisième fois, ainsi cela se montre difficile et de plus en plus difficile, et on doit alors faire des efforts plus forts. Là il n'y a rien de l’exercice, rien des habitudes ; on doit s’efforcer de plus en plus fort pour l'obtenir à nouveau. Dans une certaine mesure, l'expérience spirituelle nous fuit une fois que nous l'avons eue.

Cela en frappe beaucoup pour une certaine raison : quand notamment quelqu'un vient à une expérience spirituelle pour la première fois, il a beaucoup de forces de réserve en lui, beaucoup est stocké/sauvegardé, qui a dormi jusqu'ici et est maintenant réveillé pour la vision spirituelle. Dans certaines circonstances, il peut avoir une expérience spirituelle très vivante. S'il n'est pas suffisamment préparé, n'est pas encore suffisamment mûr et prend immédiatement l'initiative de le refaire - avant il le faisait plus par sa force de réserve, à partir du subconscient que pleinement conscient - alors il ne le peut plus, et il est peut-être très malheureux à ce sujet, parce qu'il veut avant tout avoir l'expérience. Et il épargne souvent la peine de pratiquer davantage et de venir selon l’âme dans une plus grande activité afin de pouvoir redonner l'impulsion qui peut apporter cette expérience. Donc vous voyez, tout de suite le contraire est vrai de ce qui est si important pour nous dans la vie ordinaire. Que l'on s’acquière des connaissances pour répéter des choses, de cela ne peut être question quand il s'agit d'expériences de l'âme. Les expériences de l'âme se détachent de plus en plus du corporel au fur et à mesure que l'on s'en rapproche et montrent tout de suite par là leur particularité d’âme-esprit.


Plus tard, c'est une exigence absolue que, si l'on veut avoir des expériences spirituelles, on veille à être préparé à ces expériences spirituelles avec sa vie conceptuelle et de représentation. On entre dans une ambiguïté spirituelle qui n'est pas pathologique, mais est seulement une ambiguïté de l’âme, mais qui vous conduit à toutes sortes d'illusions, quand on a une expérience spirituelle, qu'on ne peut pas saisir avec des concepts, qu'on ne peut pas comprendre. On doit donc essayer de faire mûrir et de plus en plus mûrir son patrimoine de représentations avant d'aborder l'expérience spirituelle. Tout comme on a besoin d'un œil mature pour percevoir des couleurs, on a besoin d'un patrimoine de représentations mûr pour pouvoir vraiment saisir ce qui vous vient spirituellement.

Ce que le chercheur de l’esprit décrit donc peut être compris dans tous les détails par le bon sens/la saine raison humaine quand on regarde la vie, quand on compare ce que le chercheur de l’esprit a à dire avec ce que la vie offre au quotidien. On n'a pas besoin d'être un chercheur soi-même ; et le chercheur lui-même n'a les fruits de sa recherche que s'il peut transformer ses visions spirituelles en idées ordinaires compréhensibles, qu'il se communique à lui-même de la manière dont il peut les communiquer aux autres. Le chercheur de l’esprit doit aussi comprendre ces représentations par son bon sens. De cette façon, quelqu'un d'autre peut aussi les comprendre. Ce que l'occultiste a des résultats, des fruits de la recherche de l’esprit, l'humain peut l’avoir sans être lui-même un chercheur de l’esprit. Ce n'est que pour se convaincre que les choses sont vraies, qu’on a besoin de la recherche spirituelle.

Maintenant peut toutefois, j’aimerais dire, être objecté maintes choses contre la signification pratique des résultats de science de l’esprit. Et tandis que je discute de certains résultats de science de l’esprit tout de suite en rapport à cela, je dois naturellement prétendre que cet autre chemin de recherche de l’esprit sera envisagé. En premier la manifestation doit être faite dans l'âme, alors on en vient au fait des résultats. Le chercheur ne dit pas : C'est ainsi ou ainsi, mais : Quand on fait la manifestation appropriée dans l'âme, on arrive à des faits spirituels qui se présentent de telle ou telle manière. -


Les preuves reposent dans la façon de la recherche. Je ne peux naturellement pas exposer toutes ces choses en une courte heure, on ne devrait pas seulement donner dix conférences, mais un cours d'une durée de plusieurs mois pour donner ce qui serait à donner. C’est pourquoi cela peut être très compréhensible quand on trouve que le chercheur de l'esprit, bien qu'élémentaire, fait allusion à la façon dont est le chemin, puis énonce des énigmes qui sont comme si elles étaient sorties de l'air. Mais elles ne le sont pas, mais si le chemin est poursuivi correctement, avec une exactitude scientifique, comme seule une science toujours plus nouvelle lutte avec ses énigmes, peut être recherchée avec la même exactitude de façon spirituelle-et d’âme.

 Tout d'abord, j’aimerais évoquer un tel fait de la vie, un tel pendant de vie, en me référant aux déclarations de ceux qui disent, toujours de nouveau et à nouveau, à partir de préjugés et de pré-sensations du présent, ce qui résonne à peu près comme ceci : Pourquoi explorer ce qui repose au-delà de la mort ? Pourquoi explorer cette éternité dans l'âme humaine ? Quand la mort approchera, je verrai déjà comment la chose se comporte, je peux tranquillement attendre. - Rien n'est plus incorrect que cela. La recherche de l’esprit montre, lorsqu'elle rencontre les âmes qui ont atteint l'indépendance du corps après la mort, que ces âmes vivent dans un environnement tel qu'elles se sont préparées elles-mêmes cet environnement entre la naissance et la mort. Ici, dans le monde sensoriel, nous vivons dans un environnement sensoriel. Cet environnement sensoriel s'approche de nous. Après la mort, nous vivons comme âmes dans ce que, entre la naissance et la mort, nous nous sommes amenés à la conscience sur le spirituel. Et ce qui n'était pas là pour nous entre la naissance et la mort n'est pas pour nous un monde extérieur après la mort. Notre monde intérieur - ceci deviendra une grande loi de la connaissance spirituelle – aussi loin que nous l'avons deviné consciemment comme un spirituel, l'avons reconnu non par perspicacité/vision spirituelle, mais en ce que nous avons reconnu par le bon sens/la saine raison humaine, ce que la perspicacité spirituelle apporte, cela deviendra notre monde extérieur. Et c'est seulement cela que nous avons comme monde extérieur après la mort, que nous avons eu comme monde intérieur entre la naissance et la mort.

Si, entre la naissance et la mort, nous n'acquérons que des représentations qui sont pendantes au monde sensoriel extérieur ou des représentations qui sont seulement pendantes au matériel, alors notre environnement doit être charpenté de telles représentations après la mort. Puisque je veux montrer que la science de l'esprit atteint des résultats concrets et réels, je ne veux pas hésiter à exprimer ce qui sera encore trouvé ridicule par tant de gens aujourd'hui, comment la vision du monde copernicienne était ridicule au moment où elle monta ; mais les choses doivent être exprimées. Quand nous nous approprions rien d'autre entre la naissance et la mort que des représentations qui sont seulement prises du monde sensoriel, prises de la vie dans le monde sensoriel extérieur, alors c'est notre monde intérieur pendant la vie physique et ce sera alors notre monde extérieur après notre mort. Et la conséquence de ceci est que ces âmes qui ne se sont pas efforcées de devenir conscientes à soi que derrière le monde sensoriel est le monde spirituel, sont bannies après la mort dans la sphère terrestre-sensorielle jusqu'à ce qu’après la mort, où c'est beaucoup plus difficile, elles se soient libérées de la croyance qu'il n'y a pas d'esprit, de l'habitude de ne pas regarder vers le spirituel. Avoir un environnement spirituel d'une autre sorte que le matériel terrestre peut seulement être acquis en passant par la mort avec des représentations qui sont conscientes  qu’il y a un monde spirituel. C’est pourquoi, les âmes qui ne s'acquièrent pas cette conscience seront maintenues dans la sphère terrestre après la mort. Elles peuvent y être trouvées par ceux qui se sont ouvert le chemin par la recherche de l’esprit.

 

Et ce qui s'imprègne encore beaucoup plus profondément dans l'âme à ce fait, c'est l'autre : On apprend à connaître, quand on trouve les âmes sur le chemin évoqué, que ces âmes œuvrent seulement favorablement dans la sphère terrestre lorsqu'elles œuvrent sur cette sphère terrestre par le corps. Ici, dans la sphère terrestre, nous sommes placés dans le rapport correct avec notre environnement par le corps. Si nous restons dans le même environnement après la mort, comme le montre le fait évoqué, alors nous avons un effet destructeur. Alors nous sommes branchés/connectés (NDT : et oui ! Si vous préférez la mécanique ce pourrait-être « embrayés ».) de manière fausse. Celui qui est un vrai chercheur sait que si ici sera cru par les humains que les forces destructrices viennent d'elles-mêmes et se dissolvent d’elles-mêmes, quand des choses destructrices affluent dans la vie humaine sans raisons réelles concrètes, alors ce sont les âmes de ceux qui n'ont pas trouvé la conscience spirituelle ici et qui, après la mort, ont un effet destructeur dans cette vie sur terre.

Si une fois sera vu à travers cette vérités encore ridicules aujourd'hui pour beaucoup, que l'humain se fixe à la terre pour être, après la mort, un destructeur pour les conditions terrestres, qu'il intervient sur terre d'une manière triste et furieuse parmi les humains après la mort, alors une relation concrète de l'humain avec le monde spirituel sera à nouveau gagnée, alors cela deviendra un devoir cosmique, un devoir envers l'ordre des mondes, de ne pas se limiter à ce qui peut être expérimenté/vécu seulement extérieurement dans la vie physique, mais ce qui sera expérimenté ainsi que l'humain est imprégné/parcouru dans son expérience intérieure de cela qu’il se tient selon l’âme/d’âme avec le noyau éternel de l'être dans un rapport au monde spirituel, qui est autour de nous justement ainsi que le monde sensoriel, seulement que la conscience ordinaire ne le perçoit pas. Tout comme l'agriculteur, qui n'a pas encore entendu parler de l'air, ne croit pas que l'air l'entoure, mais pense qu'il n'y a rien, ainsi on croit par la conscience ordinaire qu'il n'y aurait rien là où quelque chose ne peut pas être perçu par les sens. Le monde spirituel est là et il pourra être perçu lorsque la conscience pour ce monde spirituel s'éveille réellement.


Une autre chose que je veux mentionner comme un fait, c'est ceci : On apprend à comprendre comment ce qui n'est accessible à aucune science de la nature, est seulement accessible de manière négative - le raisonnable me donnera raison que je fasse cette affirmation - comment la mort est ainsi entrée dans le domaine de la recherche. Alors que, fondamentalement, la science de la nature a seulement à faire avec ce qu’est l'évolution ascendante, est la croissance, le chercheur de l’esprit apprend à connaître l'atteinte de l'évolution descendante, l'atteinte/l’intervention de la mort dans l'évolution elle-même. Il apprend à connaître le rôle que joue la mort ; il apprend à la connaître à des faits concrets.

 Partons d’un exemple : Nous supposons que la mort s'approche violemment d’une quelque vie humaine qui sera provoquée par quelque chose dans le monde extérieur, par exemple par un rocher tombe sur quelqu’un, qu’une maison s'effondre ou qu’on est abattu sur le champ de bataille - tout cela est une mort violente. Cela a quelque chose d'inexplicable dans un contexte plus large vis-à-vis de l’humain.

 Lorsque le chercheur de l’esprit s'approche et avance de plus en plus loin dans la connaissance, il apprend à connaître que ce n'est pas seulement le cas, ce que j'ai mentionné précédemment : Dans ma vie humaine actuelle, toute ma vie est en elle, depuis la naissance jusqu'à aujourd'hui, seulement ce qui recours/remonte à deux à trois jours en arrière s'est déjà spiritualisé. Quand le chercheur continue à monter, renforce non seulement ses pensées par des exercices intérieurs, mais aussi sa vie de sensation/émotion que les sensations qui surviennent au cours de la vie seront perçues, qu'il peut comparer l'expérience spirituelle avec une expérience musicale, avec un ton, un son, un bruit. Quand on vit musicalement, on doit pouvoir reconnaître le son. En continuant de tels rapports, on apprend à relier une expérience avec une autre, une expérience de l'âme, qui de la façon que j'ai décrite, repose en arrière de deux ou trois jours, à mettre ensemble avec une autre, qui repose peut-être il y a sept ou neuf ans en arrière. On peut ressentir ensemble, non pas diviser/désarticuler philosophiquement, mais résonnant ensemble ce qui sera vécu dans le temps, ce qui s'avère être d’âme, à côté de la durée comme je l'ai décrit. Cela est vécu musicalement, parler comme une comparaison, quand l'humain a son expérience devant lui de cette manière. Alors il peut aussi déployer cela, indépendamment du temps entre la naissance et la mort, pas seulement sur ce qui repose il y a deux ou trois jours ou trois ans, mais aussi ce qui s'est passé avant la naissance ou la conception (NDT : notons d’ailleurs en passant que la racine « Empfangen »dans « conception » sert plutôt à évoquer la réception, la réceptivité). Là, il se vit comme un être spirituel-d’âme, avant qu’il soit descendu et s’est lié avec un corps physique, ce qui lui donne la sensation  extérieure des sens et la possibilité d'agir/d’œuvrer sur le monde extérieur. Et quand il avance encore plus loin, quand il avance vers une connaissance, que je veux caractériser dans la présentation suivante, il se vit/s’expérimente aussi dans les vies terrestres écoulées, il expérimente les choses qui œuvrent de par des vies terrestres écoulées. Et quand l'humain est vraiment arrivé a s’être développé la connaissance en lui, à travers laquelle il expérimente immédiatement ce-qui-est-d'âme, à travers quoi il est en état de savoir comment ce-qui-est-d'âme est là dans la durée, alors vient un moment dans la vie, qui interfère profondément dans cette vie, où l'humain peut se dire : tu t’es lié avec le spirituel-d’âme. C'est un événement du destin ! - Beaucoup plus est dit avec cela qu'on ne peut exprimer. On n'a pas besoin de devenir émoussé vis-à-vis du reste de la vie ; au contraire, on peut devenir beaucoup plus subtil dans le ressenti de tout ce qui peut nous élever au-dessus de la vie ordinaire de jour jusqu’au bonheur le plus élevé ; on peut faire l'expérience de ce qui nous plonge profondément dans le malheur, on peut participer à tout les destins. Néanmoins, le moment peut venir où on se dit : Plus fort que chaque autre coup du destin, œuvre dans l'âme humaine, celui dans lequel la connaissance est si figurative pour nous, devient si vivante que nous saisissons le spirituel. Alors cette expérience fatidique/conforme au destin/à la mesure du destin de la connaissance s’étend sur toute notre vie, et nous comprenons aussi le reste du destin. Nous comprenons comment notre destin actuel a été créé à partir de courses/marches terrestres antérieures (NDT : Erdenläufen). Nous venons ensemble avec des passages terrestres antérieurs, sans nous souvenir, parce que les expériences spirituelles en tant que telles ne peuvent absolument pas être mémorisées immédiatement ; mais quelque chose monte qui est beaucoup plus haut que la mémoire : la vision du passé.

 


C'est ce qui doit entrer/se présenter quand l'humain veut explorer quelque chose comme la mort violente qui se place dans la vie. On ne peut pas l'explorer quand on tire seulement en considération une course de vie d'un humain. Dans ce cours de vie unique, il se place comme un hasard. La mort violente fait peur. Mais si l'on jette un coup d’œil sur comment la vie entière/d’ensemble de l'humain se compose des parcours de vie qui se situent entre la naissance et la mort, dans lesquels il est relié au corps, et des temps intermédiaires qui sont beaucoup plus longs, dans lesquels l'homme est selon l’âme dans le monde spirituel entre la mort et une nouvelle naissance, alors on trouve que ce qui entre dans la vie humaine violemment comme mort est une expérience significative. L'âme est en un sens arrachée à la vie du corps par lequel elle se tient en liaison avec le monde des sens en un instant ; elle sera par ce qu'elle n'est pas spontanément chassée de l'intérieur vers le monde spirituel, mais qu'elle est saisie par le monde extérieur lui-même, équipée intérieurement d’un pouvoir très spécial, précisément par l'expérience/le vécu d'un extérieur.

 

C'est justement une loi du monde spirituel : l'intérieur devient extérieur par l'entrée de l'âme dans le monde spirituel. Et l'expérience extérieure devient ici intérieure, une expérience telle qu'une mort violente devient intérieure. Ce qui est une mort violente dans une vie apparaît dans la vie suivante sur terre comme une force qui s'avère provenir du monde ordinaire de la vie.

Par conséquent, quand nous nous trouvons dans un parcours sur Terre : Cet humain a été capable d'accomplir quelque chose de particulier à un moment particulier, il a donné une nouvelle direction à toute sa vie, car de profondeurs inconnues, quelque chose a surgi de forces dans son âme : cela vient d'une mort violente dans une vie antérieure. Ces forces, qui donnent une nouvelle direction à la vie, seront maintenant beaucoup explorées, de telles choses seront beaucoup décrites, comme des humains donnent soudainement une nouvelle direction à leur vie. De telles choses reconduisent à des morts violentes, mais qui évidemment, n’ont pas la permission d’être recherchées d'une manière ou d'une autre. Car une mort recherchée comme une mort violente ne serait plus une mort provoquée de l'extérieur. Évidemment, cela ne peut pas être souhaité. Le souhait d'une telle mort, par exemple, rendrait la mort violente semblable à la mort qui vient habituellement de l'intérieur de l'organisme, qui est causée de l'intérieur du corps lui-même. Oui, rendrait non seulement semblables, mais cela mettrait même l’humain dans un rapport différent de la mort ordinaire. La mort ordinaire, qui est causée de l'intérieur à n'importe quel âge, apporte avec elle pour le prochain cours de vie ce qui est plus une vie qui se déroule plus régulièrement, comme c’est disposé à l'origine dès l'enfance et la naissance. Une mort violente, cependant, qui serait recherchée par suicide ou par le souhait, elle affaiblirait l'humain de telle manière qu'il ne pourrait pas faire face à sa vie dans le cours suivant de la vie, qu'il deviendrait, pour ainsi dire, instable. Déjà le désir de trouver une mort violente ne doit pas entrer dans nos vies. La science spirituelle correctement comprise n'a rien à faire avec une quelque hostilité à la vie.

 

 

 

Vous voyez, à travers le fait que l'effet des forces de l'âme sera recherché d'une façon concrète d'exploration spirituelle, pas seulement d'une manière philosophique abstraite, par cela on arrive à des résultats particuliers réels, qui rendent la vie humaine compréhensible. Je voulais faire quelques suggestions aujourd'hui. Je sais, tout de suite quand on ne parle pas alentour dans l'abstrait, mais présente de tels résultats concrets de la recherche de l’esprit, on butte souvent aujourd'hui non seulement sur des résistances, mais aussi des moqueries des contemporains. Je l'ai déjà dit : cette réticence commence aujourd'hui déjà, quand le chercheur de l’esprit présente seulement sa méthode, la façon de sa recherche. Quand on veut juger ce que le chercheur de l'esprit doit mettre en avant, après ce que l'on sait déjà avant sans recherche de l’esprit, alors ce n'est pas étonnant que ce qui est proposé par le chercheur de l'esprit apparaisse comme phrase, déjà avant qu'il ait développé sa méthode, qui fournit ses preuves pour l'indépendance de la vie spirituelle. Très souvent, on juge ces méthodes comme quelque chose qui ne mènerait à aucun fait. Maintenant, j'aimerais savoir si ce ne sont pas des faits lourds et engageants, ce qui sera présenté seulement dans les deux conférences d'aujourd'hui et d'après-demain ; ce qui pourraient être plus lourd que ce message de mort violente et d'être condamné à jouer un rôle destructeur après la mort, quand on ne s’est pas imprégné de certaines représentation spirituelles entre la naissance et la mort.


Il s’agit de cela : lorsque de telles choses sont mentionnées, il n'est pas nécessaire que celui qui les raconte ne les présente pas comme des faits pleinement valides, mais celui qui écoute peut ne pas être capable de les comprendre dans leur réalité, de sorte qu'elles restent une phrase pour lui. Dans de nombreux cas, la phrase restera pour les contemporains de ce que le chercheur de l’esprit a à exposer. La haine, disais-je, s'affirmera peut-être déjà à plusieurs reprises contre la méthode de recherche. J’aimerais en donner quelques exemples, car ces exemples ne sont pas purement significatifs par ce qu'ils caractérisent immédiatement, mais ces exemples montrent en même temps quelque chose sur la particularité de la recherche de l’esprit elle-même.

 J'ai récemment donné une conférence dans une ville suisse sur les mêmes objets que ceux dont j’ai parlé aujourd'hui. Après quelques jours, j'ai reçu une lettre d'une personne très polie exprimant comment une personne du présent, qui a écouté cela, exprime ce que le chercheur de l'esprit a à dire, comment il se comporte encore envers ce qu'il vient de dire. Puisque la lettre est très polie, j'aimerais faire quelques commentaires à partir de cette lettre afin de caractériser quelque chose de la science de l’esprit de la façon dont la conscience ordinaire s'y rapporte.

 

 

Tout d'abord, la personnalité concernée dit que ce que j'ai dit n'a eu absolument aucun effet sur elle en tant que fait, mais elle écrit : À mon humble avis subjectif, il n'y avait aucune trace de faits dans cette doctrine stupide. Au centre de votre recherche de l’esprit semble reposer la théorie de la réincarnation. N’avez-vous pas encore découvert, avec, comme vous dites, toutes vos trente années d'études et de recherches, à quel point il serait ridicule qu'un esprit humain, qui, après s'être formé et élaboré vers en haut au cours de sa vie sur terre, doive retomber dans l'enfance et que les concepts devraient lui être expliqués à nouveau ?

 

Une objection qui, évidemment, peut être faite très facilement, ce qui tombe complètement pour ceux qui savent ce qu'est ce ce-qui-est-d’âme quand c’est trouvé de la manière que j'ai décrite aujourd'hui. Là, on sait en même temps, que ce ce-qui-est-d’âme, même après avoir traversé de nombreuses vies terrestres, peut toujours de nouveau et à nouveau traverser ces vies terrestres pour son enrichissement et peut les traverser ainsi que certaines choses, que l'on trouve vraiment comme un grand manque en soi quand on découvre ce-qui-est-d’âme, ne pourraient vraiment plus être traversées/accomplies dans l’âge/la vieillesse, mais à nouveau justement dès l'enfance. Qui voit par dessus la vie humaine, comme elle s'étend au-delà de la mort et de la naissance, sait qu'il est tout aussi ridicule de dire que l'on ne veut pas retourner à l'enfance, comme il serait ridicule de dire : j'ai donc appris le français, j'ai appris l'allemand, pourquoi devrais-je maintenant, si les gens l'exigeaient de moi, apprendre aussi encore le chinois ? Pourquoi devrais-je apprendre cela mot pour mot, syllabe pour syllabe avec toute la grammaire ?

 

Ces objections, qui sont faites, montrent justement que la volonté d'aller de pair avec ces choses n’est pas disponible. Mais elles ne seraient pas faites si ce dont je parlais ne se produisait pas : qu'il y ait une certaine réticence à l'égard de la recherche de l’esprit. Et cette réticence provient essentiellement de ce qui suit : l'âme doit prendre conscience, quand on la conduit à sa propre nature, qu'elle a bien besoin de passer par de nombreuses vies terrestres, qu'elle n'a très souvent pas ce qu'elle s'attribue à elle-même de perfections dans la vie terrestre ultérieure parce que cela vient de son propre être originel, mais qu'elle a cela de son environnement de culture, que ce n'est pas sa propriété réelle.

 

Et c'est ainsi que lorsque le chercheur de l’esprit doit décrire cette âme, il doit la décrire dans une certaine mesure dans sa nudité, comme elle doit probablement passer par des vies terrestres répétées, que l'humain devient fâché, notamment quand les choses de la recherche de l'esprit sont décrites, parce qu'il soupçonne/pressent que l'âme n'est pas ce qu'il aimerait bien qu'elle soit. On touche beaucoup de choses inconscientes et subconscientes dans ces âmes ; mais cet inconscient et subconscient doit justement être signalé.

 

Beaucoup plus intéressante que cette lettre, qui vient d'une personnalité polie qui s'exprime inquiète dans son honnêteté de la doctrine anthroposophique, beaucoup plus intéressante que cette lettre polie est quelque chose d’autre. Seulement j’aimerais encore mentionner que cette lettre, après que tout a été traité comme je l'ai dit auparavant, conclut alors avec que l'homme dit : Je serais heureux d'être honoré de votre réponse. - On ne peut pas être plus poli !

 

Maintenant, que l’humain peut se mettre en colère en ce que s'approchant de lui ce qui est vraiment spirituel, j’aimerais le justifier à partir d'une seule apparition/manifestation, qui est donc connue évidemment de quelques-uns, mais qui est quand-même suffisamment significative pour être mentionnée. Il y a un philosophe du présent - je l'apprécie beaucoup -, Richard Wähle. J'apprécie Richard Wähle depuis sa première apparition philosophique, parce qu'il a réussi à présenter tout ce que l'homme perçoit sensoriellement d'une manière unique par une grande ingéniosité, de telle sorte que cela apparaît pleinement comme une image qui est entièrement libre de tout ce qui est spirituel. Nous mêlons toujours encore du spirituel au sensoriel quand nous décrivons du sensoriel. Richard Wähle a réussi à décrire tout ce que l'homme expérimente dans ses sens de telle sorte qu'il exorcise/chasse pleinement l'esprit, de sorte que seul ce qui peut être perçu sensuellement demeure et que tout ce qui est spirituel doit faire banqueroute. Cela devait être fait une fois, et c’est intéressant que cela a été fait une fois. Cela se rapporte à ce que nous vivons en tant que monde, comme si quelqu'un avait une merveilleuse peinture devant lui et ne voulait rien dépeindre de tout de ce qu'elle représente, d’autre que les taches de peinture alignées ensemble. Mais il serait intéressant de voir une fois ce que c'est que d'obtenir quelque chose comme ça d'un tableau merveilleux, comme les taches de peinture côte à côte. Quand on le fait avec une grande astuce à l'égard des manifestations du monde, c'est aussi un mérite. C'est ainsi que le philosophe Richard Wahl, qui est probablement pour cette raison même un philosophe contemporain - il est l'un des plus caractéristiques - l'a amené à quelque chose de très spécial dans le cours ultérieur de sa vie. Je n'ai notamment encore, et je suis passablement- je le dis sans vanité –familier de la littérature philosophique du monde, mais je n'ai encore jamais entendu se plaindre autant, pas même Nietzsche, de la philosophie et de l'inutilité de la philosophie comme Richard Wähle l'a fait dans ses livres "Das Ganz der Philosophie" (« Le tout de la philosophie ») et "Über den Mechanismus des geistigen Lebens" (« Sur le mécanisme de la vie spirituelle »). Quand on s’efforce encore ainsi en tant que philosophe, l'humain n'a pas plus de philosophie qu'un animal et diffère seulement de l'animal par une certaine relation qu'il croit devoir se lancer n’importe comment contre le monde spirituel et ne le peut pas. - Ainsi écrivait Wähle encore récemment.

 

Il n'a donc jamais été aussi vivement réprimandé au sujet de la philosophie comme par ce représentant public de la philosophie. Mais la seule raison pour laquelle le professeur d'université Richard Wähle se plaint ainsi de la philosophie est que c'est précisément par cette voie négative qu'il s'est parfois rapproché de l'esprit dans son travail d'épluchage de ce qui n'est perceptible que sensoriellement, d'où il a chassé tout l'esprit. Et certaines choses qui caractérisent la vie spirituelle, personne en fait parmi les philosophes actuels, ne le caractérise mieux que le détracteur de l’esprit Richard Wähle. J'aimerais quand-même présenter un passage de « Mécanisme de la vie de l'âme » de Richard Wähle, parce que qu’il intéressant, parce que l'on voit comment un humain qui est poussée par son acuité, par l'expulsion de l'esprit, j’aimerais dire, quand il se précipite tout de suite par la fenêtre, est poussé à percevoir quand-même cet esprit. On pourrait dire, comme le dit la parole du poète : Le diable ne ressent jamais le petit peuple, même s'il l'avait déjà au collier. - Mais un humain tel que Richard Wähle, il remarque maintenant tout de suite encore l'esprit ; c'est pourquoi il dit : « Quel petit espace dans l'univers que l'esprit occupe ! C'est juste une flaque dans laquelle se reflètent des étoiles. Si les combinaisons de l'esprit formaient une partie substantielle du monde, ainsi elles devraient en avoir honte des leurs; cela compromettrait l'univers. N'est-il pas étrange que l'univers soit pensé comme si notre esprit misérable était le sommet, là où ce serait mieux qu’on oublierait le sien dans l’ensemble ».



C'est l'attitude/la mentalité qui monte de manière compréhensible quand on arrive à l'esprit qui est le plus de valeur pour l'humain. Il y a maintes raisons; pourquoi c’est ainsi, elles viendront encore à notre rencontre après-demain. Mais je voulais aussi vous montrer le fait à une manifestation étrange du présent, le fait qu'à la frontière entre le monde sensoriel et le monde spirituel doit être surmonté, ce qui retient l'homme d'abord comme peur, puis comme haine et aversion pour pénétrer réellement dans ce monde spirituel, dans lequel on peut pénétrer sur les chemins que j'ai caractérisés dans cette conférence.


De plus - permettez-moi d’exprimer cela pour conclusion aujourd'hui - beaucoup d’humains qui veulent reconnaître l'Esprit sont particulièrement satisfaits lorsqu'ils peuvent dire : Oui, nous admettons que l'esprit est en quelque sorte esprit, nous admettons parce que l'homme est toujours confronté à quelque chose de caché, quelque chose qu'il ne peut pas explorer. - Et ainsi les gens vous pardonnent certes que l'on parle de l'esprit ; mais que l'on peut pénétrer l'esprit de telle manière que l'on décrit des faits et des êtres concrets à partir de cette vie spirituelle, comme je l'ai décrit aujourd'hui certaines choses, cela les humains vous le pardonnent pas. Car ils ne veulent pas entendre qu'on peut vraiment explorer l'immortel, qu'on ne pourrait pas seulement présenter l'esprit comme quelque chose d'inexplicable, mais qu'on peut aussi pénétrer dans ce domaine  appelé par eux « inconnu » en formant certaines forces de l'âme et même, comme nous le verrons après-demain, doit pénétrer si devait être du salut dans la vie humaine. Devons pénétrer si nous voulons estimer de telles catastrophes terribles de la manière correcte comme un signe des temps, comme en a maintenant éclatée une sur l'humanité.

 

Mais tous les gens possibles se réfèrent à ceux qui se sont efforcés autour de l'esprit. Et ainsi nous voyons donc que ceux qui contribuent le plus aujourd'hui, par des investigations souvent très astucieuses, à déterrer la possibilité qui conduit à la compréhension de la science de l’esprit telle qu'elle est entendue ici, conduit à ce qu'ils se réfèrent tout de suite à un esprit, que je préfère toujours citer lorsque je veux citer une personnalité sur laquelle est construit ce que j'ai amené en l’état au cours de décennies de ma propre recherche spirituelle. J’aimerais toujours citer que cette recherche de l’esprit n'est pas basée sur quelque chose de fantastique - rêveur, mais sur les bases saines posées par la façon de Goethe de voir le monde.

 

Goethe n'était pas encore lui-même un chercheur de l’esprit ; le temps de la recherche de l’esprit n'était pas encore venu à cette époque. Mais quiconque, comme je l'ai fait dans mes premiers écrits, approfondit la vision du monde de Goethe trouvera dans cette vision du monde de Goethe les points de départ élémentaires sur lesquels pourra être construit. Et quand on s'appuie sur cela, on sera conduit directement au développement ultérieur, à ce que j'appelle la recherche de l’esprit et à ce qui mène à des résultats tels que je les ai caractérisés aujourd'hui. Par conséquent, si cela ne dépendait que de moi, j’aimerais appeler cette recherche de l’esprit comme Goetheanisme et l’édifice de Dornach, qui lui est dédiée, Goetheanum.

 Il n'est pas nécessaire que cela se produise ; mais tout comme je suis clair avec moi-même que sur ces fondements de la culture humaine posés par le Goetheanisme, devra à l'avenir être construit ce que l'humanité a à ambitionner pour son salut, ainsi je sais qu’aussi ce courant que je décris comme science de l’esprit à orientation anthroposophique est aussi la poursuite directe des enseignements de Goethe sur la métamorphose, du Goetheanisme en général. Et quand maintes gens se réfèrent à Goethe, qui a rejeté l'esprit et aurait décrit tout comme la nature, ainsi on a déjà la permission de signaler que Goethe, relativement jeune dans son célèbre hymne en prose « A la nature » a certes nommé l'univers nature, mais a là-dedans les paroles : « elle pense et contemple constamment ». Quand on dit de l’être du monde qu'il créerait du sens, qu’il penserait, alors on lui donne non seulement inconsciemment, mais consciemment l'esprit, lui donne une spiritualité consciente. Alors on n'a pas besoin de se disputer à propos des mots. Les mots ne sont certainement pas la raison d'être de la science de l’esprit. Que l'on appelle cela nature ou esprit, ce qui est saisi là comme l'univers (NDT : lit. la totalité du monde), peu importe, mais qu'on le comprenne dans sa concrétude, dans sa particularité, dans son intériorité. Et aussi là-dedans on peut donner raison (NDT lit. donner droit) à Goethe, on peut être d'accord avec Goethe, quand il ne veut pas placer le non recherchable purement comme non recherchable, quand il ne veut pas comporter à l'être humain la faculté de pénétrer le non recherchable. Là on a seulement besoin de rappeler ce que j'ai indiqué ici il y a des années : Goethe s’est exprimé vis-à-vis d’un chercheur qui a sinon de grands mérites, vis-à-vis d’un grand chercheur sur ce principe Kantien mal compris du non recherchable dans la nature. Un grand chercheur significatif a dit :



« En l’intérieur de la nature ne pénètre aucun esprit créé.
Bénie soit celle qu'elle ne montre que la coquille extérieure ».
Goethe répond à ce chercheur et dit :
« En l’intérieur de la nature »
Ô toi Philistin !
«  Ne pénètre aucun esprit créé. »
Moi et mes frères et sœurs.
Puissiez-vous vous souvenir d'une telle parole
Pas Seulement vous souvenir :
Nous pensons : lieu par lieu
Nous sommes à l'intérieur.
« Béni ! Si seulement ils
Indiquent la coquille extérieure ! »
J'entends cela répété soixante ans,
Je jure dessus, mais furtivement ;
Me dis mille fois :
Elle donne tout en abondance et volontiers ;
La nature n’a ni noyau
Ni coquille,
Elle est tout en une fois ;
Pièce pour pièce, nous sommes en son intérieur. Rien n'est à l'intérieur, rien n'est à l'extérieur !
Examine-toi le plus souvent si tu serais noyau ou coquille !

 Goethe a indiqué dans une réalité d’âme, spirituelle réelle sur ce que l'humain peut être le noyau de la nature, c'est-à-dire qu'il peut se saisir lui-même comme d’âme-d’esprit afin de se savoir lui-même ainsi en harmonie avec ce qui est d'âme-d’esprit du monde entier.

C'est la tâche de la science spirituelle à orientation anthroposophique de le signaler dans une réalité d’âme et d’esprit, afin de donner à l'homme la conviction qu'il n'est pas purement esprit, mais qu'il peut se reconnaître lui-même comme esprit, qu'il peut vivre consciemment dans le monde spirituel.

De cela alors, après-demain plus loin.

Vor allen Dingen bitte ich, die beiden Vorträge, die ich heute und übermorgen hier halten werde, als ein zusammengehöriges Ganzes zu betrachten. Obwohl ich mich bemühen werde, jeden einzelnen Vortrag aus sich verständlich zu machen, wird doch manches gerade mit Bezug auf das in Aussicht gestellte Thema nur dadurch zu erreichen sein, daß ein Vortrag den anderen in einer gewissen Beziehung beleuchtet und beide zusammen ein Ganzes werden.

Wenn man nun dasjenige, was den Betrachtungen der beiden Abende und den Betrachtungen, die ich bei früheren Vorträgen in dieser Stadt hier schon anstellen durfte, zugrunde liegt als anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft, ins Auge faßt, so kann man vielleicht in bezug auf die Empfindungen, welche zahlreiche unserer Zeitgenossen gegenüber dieser Geisteswissenschaft noch hegen, durch einen Vergleich sich ausdrücken, der einem einfallen kann. Das ist: Ich möchte diese anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft in gewisser Beziehung vergleichen mit einem ungeladenen Gast in einer Gesellschaft. Die geladenen Gäste vergleiche ich dabei mit den anderen, gegenwärtig voll anerkannten wissenschaftlichen Richtungen und Strömungen, die gewissermaßen schon dadurch eingeladen sind zum Gesamtgeistesleben der Menschheit in der Gegenwart, daß ja die Menschen durch ihre Bedürfnisse, durch dasjenige, was die äußere Sinneswelt gibt, was sonst das Leben fordert, diese verschiedenen Wissenschaften in ihren Bereich ziehen wollen. Geisteswissenschaft findet sich heute noch innerhalb des Geisteslebens der Gegenwart so ein, als wenn man sie eben nicht gefordert hätte. Allein, einem ungeladenen Gast gegenüber, so unfreundlich, so unzart man vielleicht zunächst ist, einem ungeladenen Gast gegenüber beginnt man nach und nach höflicher zu werden, sogar höflicher als gegenüber den eingeladenen Gästen, wenn man merkt, er hat irgend etwas zu bringen, das man verloren hat, das er gefunden hat. Man hat das vorher nicht gewußt, und man merkt das dann erst.

So ist es wohl mit Anthroposophie, wenigstens nach dem Glauben der wenigen, die sich heute schon voll vertiefen können in das, was Anthroposophie eigentlich gegenüber den großen Aufgaben der Menschheit will. Was Anthroposophie der neueren Kultur, der Kultur der Gegenwart und der Kultur der Zukunft, bringen will, das ist etwas, das im Grunde genommen durch Jahrhunderte, Jahrtausende die Menschen in einer anderen Weise besessen haben, das sie wieder erringen sollen durch Geisteswissenschaft. Instinktiv haben die Menschen dasjenige besessen, aus einem gewissen instinktiven Seelenvermögen heraus, was man nennen kann: ein gefühltes Erkennen des Ewigen in der menschlichen Natur, ein gefühltes Erkennen der eigentlichen Menschenseele und ihrer Geheimnisse. Und nur derjenige, der gegenüber der Geistesgeschichte der Menschheit befangen ist, kann leugnen, daß diese instinktive Erkenntnis ebenso der Menschheit abhanden kommen mußte - die Menschheit ist eben in Entwickelung-, wie ihr in einem gewissen Punkte der geschichtlichen Entwickelung abhanden kommen mußte die mittelalterliche Weltanschauung in bezug auf das Räumliche des Weltenalls, wonach die Erde im Mittelpunkt steht, ruhend, die Sonne und die Sterne sich um sie bewegen. So wie diese räumliche Weltanschauung ersetzt werden mußte durch eine andere, so mußte gegenüber den großen, bedeutsamen und gerade von der Geisteswissenschaft — ich habe das hier oftmals betont - voll anerkannten Fortschritten der Naturwissenschaft weichen das alte instinktive Erkennen von dem Ewigen in der Menschenseele und von denjenigen Kräften, die in der Menschenseele vor allen Dingen dem Menschen am meisten wert sind, von der Erkenntniskraft des freien Willens, über die wir dann übermorgen sprechen werden.

Ich glaube, daß gerade derjenige den eigentlichen Nerv, die tiefste Bedeutung dieser anthroposophisch orientierten Geisteswissenschaft am besten würdigen kann, welcher die großen und bedeutsamen Fortschritte naturwissenschaftlichen Erkennens für den Gesamtfortschritt der Menschheit einsieht und nicht nur dilettantisch sich dazu verhält, sondern das Naturwissenschaftliche bis zu einem gewissen Grade auch erkennt. Doch gerade dadurch, daß die Menschheit dazu geführt worden ist, die Welt zu ergreifen mit naturwissenschaftlichen Methoden und dieses Ergreifen auch auszudehnen eben auf eine Weltanschauung, dadurch ist sie auf der anderen Seite darauf angewiesen, das Seelische nunmehr anders zu suchen, als sie es instinktiv durch Jahrhunderte, ja Jahrtausende gesucht hat.

 

Naturwissenschaftlich erkennt man nur richtig, wenn man von dem natürlichen Gebiete, das man zu beobachten, zu erforschen hat, das Seelische immer mehr und mehr ausschließt, wenn man immer weniger und weniger einmischt vom Seelischen in dasjenige, was man als Naturbild entwirft. So war es in früheren Zeiten nicht. In früheren Zeiten - man braucht nur, um das einzusehen, ein Kenner des Geistesstrebens früherer Zeiten zu sein -beobachtete der Mensch die Naturerscheinungen, und er fühlte instinktiv, wie durch die Naturerscheinungen Geistig-Seelisches zu ihm spricht. Er sonderte die Naturerscheinungen nicht ab von dem Geistig-Seelischen. Und so bekam er, indem er die Natur beobachtete, an den Naturtatsachen und Naturwesen zugleich geistig-seelisches Leben in sein Seelenleben herein.

Der Mensch wäre nie zur völligen Befreiung seines Wesens gekommen, wenn er nicht den Aufstieg getan hätte zum naturwissenschaftlichen Erkennen. Also dadurch, daß sich die Seele völlig loslöst und im Naturbeobachten nur die Natur als solche gelten laßt, indem sie sich für die Naturwissenschaft loslöst von allem Seelischen in der Natur, dadurch wird die Seele gezwungen, um so stärkere, bedeutsame Kräfte aus ihrem eigenen inneren Seelen- und Geistesquell zu holen, um, abgesehen von aller Naturbetrachtung, abgesehen von allem Sinnesleben, in einer neuen Art in die geistige Welt einzutreten. Wenn etwas nämlich den wirkungsvollsten Anstoß geben muß, anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft zu treiben, so ist es das Durchschauen desjenigen, was Naturwissenschaft der Menschheit gebracht hat.

Nun aber beginnt sogleich, wenn der Mensch der Gegenwart, namentlich derjenige, der sich schon daran gewöhnt hat, die Welt nach naturwissenschaftlicher Vorstellungsart zu betrachten, versucht, an das heranzukommen, was nun Geisteswissenschaft, so wie sie sich eben hereinstellen will in die Geistesbewegung der Gegenwart, geltend macht, es beginnt sofort ein sehr Bedeutungsvolles, möchte ich sagen, sich gegen diese Geisteswissenschaft ganz begreiflicherweise geltend zu machen. Und niemand begreift besser als derjenige, der gerade drinnen-steht in dieser Geisteswissenschaft, daß diese Geisteswissenschaft gegenwärtig noch Gegner über Gegner haben muß, daß ihr mit allen möglichen Vorurteilen entgegengekommen werden muß. Was diese Geisteswissenschaft erforschen will: das Ewige in der Menschenseele, das Walten der über Geburt und Tod hinausweisenden Kräfte der Menschenseele, also dasjenige, was man zusammenfaßt unter dem Unsterblichkeitsproblem, und auch dasjenige, was man zusammenfaßt unter dem Freiheitsproblem, das ist zwar etwas, worüber zu wissen jeder Mensch ein selbstverständliches Begehren hat. Der Mensch will etwas wissen über die Gegenstände, die den Inhalt der Geisteswissenschaft, wie sie hier gemeint ist, bilden. Aber zu gleicher Zeit, wenn nun gesprochen wird von den Methoden, von der Art und Weise des Forschens, von den Dingen, die zu vollziehen sind, um in das bezeichnete Gebiet einzudringen, dann muß heute noch notwendigerweise, weil allgemeines Verständnis der Sache nicht entgegenkommen kann, ich möchte sagen, nicht nur die Gegnerschaft, sondern der Widerwille sogar vielleicht sich regen.

Und namentlich steht dem rechten Verständnis dieser Geisteswissenschaft, wie sie hier gemeint ist, heute noch entgegen, daß diejenigen, die gern herangehen möchten an die Erforschung dessen in der Menschenseele, was hinter dem gewöhnlichen Bewußtseinsleben liegt, daß sie in allerlei abnormen, in allerlei herabgestimmten Seelenerscheinungen viel lieber dasjenige finden möchten, was gesucht wird, als in dem, worauf eigentlich die wirkliche Geisteswissenschaft weisen muß. Und so kommt es, daß diese wirkliche Geisteswissenschaft oft verwechselt wird mit dem, was ja an sich gewiß außerordentlich interessante, namentlich naturwissenschaftliche Ergebnisse liefern kann, daß Geisteswissenschaft verwechselt wird mit dem, was allerlei traumhafte, somnambule, mediumistische Seelenzustände aus dem unbewußten oder unterbewußten Leben des Menschen, das sich dem gewöhnlichen Bewußtsein entzieht, heraufholt.

Diese Verwechslung ist verhängnisvoll. Sie wird aber noch lange geübt werden, denn es ist ja so, daß der Mensch — ich will das nur einleitungsweise kurz berühren - durch gewisse Umstände in Bewußtseins Verhältnisse kommen kann, bei denen die gewöhnliche Sinneswelt nicht mitwirkt, bei denen auch der gewöhnliche Wille nicht mitwirkt, traumhafte, somnambule, mediumhafte Zustände und so weiter, aus denen er aus einer gewissen Tiefe seines Seelenlebens allerlei heraufholt, was den Menschen absonderlich erscheinen muß und daher interessant ist. Das Absonderliche ist immer interessant, besonders wenn man glauben kann, daß sich - wie es ja in einer gewissen Beziehung sogar richtig ist — durch es ankündigt irgend etwas im Menschen, was über das gewöhnliche Erleben zwischen Geburt und Tod hinausgeht. Allein, gerade wahre Geisteswissenschaft zeigt — und der Sinn desjenigen, was ich in diesem Vortrage werde anzudeuten haben, wird das ergeben —, gerade wahre Geisteswissenschaft zeigt, daß, was durch traumhaft abnorme Geisteszustände, durch Somnambulismus, durch mediumistische Zustände zutage tritt, viel weniger wirklich menschliche Geltung hat als dasjenige, was der Mensch durch seine gewöhnlichen Sinne erfaßt, und dasjenige, worauf er durch seinen gewöhnlichen Willen einen Einfluß hat. Worauf er durch seinen Willen im Alltagsleben einen Einfluß hat, das hängt zusammen mit der menschlichen Wesenheit zwischen Geburt und Tod. Das aber, was durch die angedeuteten Zustände zutage tritt, das ist in einem Tieferen, Niedrigeren der Menschennatur enthalten als selbst die Sinneswelt. Das kommt dadurch zustande, daß die Sinneswahrnehmungen ausgeschlossen, der Wille auch ausgeschlossen werden und untere organische, niedrigere organische Verrichtungen stattfinden, durch die dasjenige, was sich dem Sinnesleben und dem Willen verhüllt, zutage tritt. Das kann aber nicht das volle, ganze Menschliche bezeichnen, sondern nur etwas, was unter der Oberfläche des Menschlichen liegt, während wahre Geisteswissenschaft den Menschen hinaufführen will über die Oberfläche des gewöhnlichen Lebens, über das, was der Mensch so im Alltag und auch in der gewöhnlichen Wissenschaft anstrebt. Allerdings haben diese abnormen Zustände, die zur Beobachtung eines Unbekannten im Menschen dienen, etwas recht Berükkendes ; denn dadurch, daß der Mensch in Zustände kommt, die viel mehr mit seinem Leibesleben verknüpft sind als selbst das Sinnesleben, viel mehr in seinen Leib hineingesenkt sind, und namentlich dadurch, daß sich an solche Dinge die Neugier, das Interesse heftet, dadurch erlebt er in solchen Zuständen etwas, das ihn beseligen kann, das ihn geradezu mit einem gewissen inneren Wohlgefallen erfüllt. Und das Lebensgefühl, das sich dann an die inneren Organe heftet, wirkt auch auf den Beschauer hinüber, auf den Beobachter; der glaubt sich diesen Dingen gegenüber sicher, glaubt, er habe etwas Wirkliches vor sich, was er an einem Menschen, den er selber verändert hat, erlebt: während der Geistesforscher zu dem wirklich Ewigen, zu dem über Geburt und Tod Hinausreichenden führt. Er muß zwar auch auf Veränderung der gewöhnlichen Menschennatur verweisen; er muß darauf verweisen, daß man das Ewige nicht mit den Sinnen, auch nicht innerhalb der gewöhnlichen Willenssphäre, die sich nur auf die Außenwelt bezieht, erforschen kann; aber indem er kommt und schildert, was die Menschenseele durchmachen muß, damit sie sich freimacht vom Leibe, damit sie das Seelische nicht nur mit dem Leibe, sondern mit der Seele beobachten könne, da schildert er dann Zustände, gegenüber denen der Mensch Gegenwart aus dem gewöhnlichen Bewußtsein heraus empfindet so etwas wie ein Nicht-auf-sicherem-Boden-Stehen, wie ein Stehen an einem Abgrunde. Daher scheint er erst recht träumerisch, phantastisch. Der Geistesforscher aber, wenn er von seinen Forschungsergebnissen spricht, ist darauf angewiesen, nicht zu dem Experiment, nicht zu der Beobachtung der äußeren Sinne hinzuführen, wie das der Naturforscher kann, sondern er ist darauf angewiesen, zur Seele selbst hinzuführen. Daher muß dasjenige, was er vorbringt, in gewisser Beziehung einen anderen Weg machen, als wenn man irgend etwas naturwissenschaftlich erörtert. Wenn man etwas Naturwissenschaftliches erörtert, dann beschreibt man zuerst: Das wird gemacht und das wird gemacht, oder dies ist da, dies ist dort, und daran knüpft man dann seine geistige Verrichtung, seine Vorstellungen, Kombinationen, versucht Gesetze über dasjenige, was da ist, herauszufinden, und dergleichen mehr. Man knüpft dasjenige, was die Seele aus sich heraus zu machen hat, an etwas schon Vorhandenes an.

Diesen Weg muß der Geistesforscher geradezu umkehren. Und das ist dasjenige, was zunächst frappiert, was zunächst paradox erscheint, so paradox erscheint, daß derjenige, der nicht auf die Sache eingehen kann, sagt: Ja, der Geistesforscher behauptet nur, die Dinge seien so; aber er bringt keinerlei Beweise. - Nun, seine Beweise bestehen eben darinnen, daß er zeigt, wie die Seele zuerst die Verrichtungen durchzumachen hat, die rein innerlich seelisch sind, und dann an den geistigen Vorgang, an das Objektive herangehen kann. Während also die gewöhnliche Wissenschaft den Vorgang zuerst hat und nachher zufügt, was die Seele macht, muß der Geistesforscher aus sich selbst das machen, die Seele mit sich allein lassen. Dann holt die Seele solche Kräfte, solche Fähigkeiten hervor, durch die das und jenes als eine geistige Tatsache, die nicht mit Augen gesehen, nicht mit Händen gegriffen werden kann, vor dem Menschen auftritt. In der Aufzeigung des Weges, den Geistesforschung zu nehmen hat, liegen die allergewichtigsten Beweise.

In früheren Jahren, wenn ich hier vorgetragen habe, habe ich einzelnes von den Wegen der Seele ausgeführt, die zu nehmen sind, damit sie wirklich zu dem erwacht, was man schauendes Bewußtsein nennen kann, was man, um den Goetheschen Ausdruck zu variieren, Geistesauge, Geistesohr nennen kann, so daß man das Geistige wirklich schaut; ich habe auseinandergesetzt, was die Seele in sich vorzunehmen hat, wie sie durch reine Seelenübungen gewissermaßen seelisch in sich dasjenige hervorruft, was der Körper hervorruft, indem er Augen, Ohren aus sich heraus organisiert, und wie dann durch den Besitz solcher Geistesorgane das Geistige wirklich durchschaut werden kann. Um nicht für diejenigen verehrten Zuhörer, welche öfter hier gewesen sind, in Wiederholung zu verfallen, verweise ich für die Einzelheiten, wie die Seele mit sich zuwege gehen muß, um jene starken Kräfte, die sonst in ihrem Unterbewußten ruhen, hervorzuholen, so daß sie das festhalten und schauen kann, auf meine Bücher: «Wie erlangt man Erkenntnisse der höheren Welten?» und auf meine «Geheimwissenschaft», auf alle Bücher, in denen geschildert wird, was die Seele zu vollbringen hat, um wirklich mit geistig neuen Organen sich auszurüsten, um das Geistige zu schauen. Allein einiges Prinzipielle möchte ich gerade mit Bezug auf den Weg der Geistesforschung immer vorbringen und mochte daher auch heute etwas darüber sagen, wie der Geistesforscher zu seinen Tatsachen kommt, von denen wir dann noch werden zu sprechen haben.

 

Für den, der sich nicht wirklich intim befassen kann mit jenen inneren seelischen Übungen, welche die Menschenseele vorzunehmen hat, um das Ewige in sich und in anderen Wesen zu finden, für den hört freilich jene Bequemlichkeit auf, die man hat, wenn man einfach den Menschen in abnorme, mediumhafte oder somnambule Zustände versetzt, um dadurch etwas Absonderliches wahrzunehmen; dieses Bequeme hört auf.

Und dann, wenn der Mensch unvorbereitet herantritt an dasjenige, was gefordert wird an seelischen Übungen, um den Geist und sein Leben wirklich zu schauen, dann, ja dann hört das Interesse, von dem ich eingangs gesprochen habe, auf. So daß man sagen kann: An den Gegenständen, die die Geistesforschung erkennen will, hat jeder einzelne Interesse. An der Vorstellungsart, an der Methode weniger. Dasjenige, was der Geistesforscher zu tun hat, um in die wirkliche Geisteswelt einzudringen, das ist nicht so kurzweilig, interessant, die Aufmerksamkeit herausfordernd, wie die Erlebnisse des Somnambulen, oder wie die Erlebnisse des Mediums für den äußeren Beobachter zunächst sind. Nein, man darf schon sagen, so paradox das klingt: Dasjenige, was die Seele vorzunehmen hat, um ihre alierwertesten, geschätztesten, allerhöchsten, ihre ewigen Geisteswerte zu erforschen, das ruft zunächst sogar Abneigung hervor, es ruft Interesselosigkeit hervor. Man wird zunächst finden, daß die Seelenübungen, von denen der Geistesforscher spricht, vielleicht zuerst aus Neugierde von dem oder jenem vollführt werden, aber dann leicht und bald langweilig gefunden werden. Und langweilig, nicht des Interesses wert, wird oftmals auch das gefunden, was in der Seele vorzunehmen ist, um zum Ewigen, zum Inhalt des unsterblichen Wesens in der Seele zu kommen. Zuerst ist es - namentlich wenn der Mensch gewahr wird durch Verstärkung der Gedanken, durch eine Umänderung der Gefühle, von der ich nachher noch sprechen werde, wenn der Mensch gewahr wird, er kommt an den Rand derjenigen Welt, die man als geistige Welt bezeichnen kann-, zuerst ist es Furcht vor dem Unbekannten. Der Mensch laßt ab von seinem Eindringen in diese Welt, weil er Furcht vor dem Unbekannten hat. Er wird sich nicht bewußt dieser Furcht; aber die unbewußte Furcht ist deshalb nicht minder eine Furcht. Dann macht sich geltend — ich werde heute noch Beispiele dafür anführen — eine Abneigung, geradezu ein Haß.

Das sind ganz erklärliche Erscheinungen. Überwindung ist daher notwendig. Ein eigenes Seelendrama muß derjenige durchmachen, welcher wirklich durch seine Seele in die geistige Welt eindringt. Und man kann sagen: Wenn sich doch Menschen finden, die zunächst ohne weiteres eindringen, sich interessieren für das Langweilige der geistigen Übungen, von denen der Geistesforscher spricht, so ist es deshalb, weil durch einen gewissen Umschlag in der menschlichen Aufmerksamkeit und im menschlichen Interesse dasjenige, was ganz langweilig ist, durch seine Langweiligkeit zuletzt interessant wird. Durch solche seelischen Übungen, dadurch, daß die Gedanken verstärkt werden, die Gefühle und auch der Wille eine andere Richtung bekommen, als sie für das gewöhnliche Leben und für die gewöhnliche Wissenschaft haben, dadurch gelangt die Seele dazu, eigentlich erst wirklich zu erkennen, wie sie sich des Leibes bedient, um die Erinnerungen des gewöhnlichen Bewußtseins hervorzurufen, um im gewöhnlichen Dasein zu leben.

Prinzipiell will ich heute etwas hervorheben, was als erstes im Geistesforschen auftreten kann, gewissermaßen als der Weg zum inneren seelischen Experiment, das dann den Eintritt in die Geisteswelt eröffnen kann. Der weitere Verlauf meiner Auseinandersetzungen wird das mehr oder weniger Berechtigte dessen, was ich da erzähle, schon darlegen.

Wenn man mit seinem Erleben in dem gegenwärtigen Augenblick oder im gegenwärtigen Tage steht, so kann man überhaupt nicht an dasjenige in der Seele heran, das zum Ewigen gehört. Was der Geistesforscher zunächst bemerkt, wenn er wirklich seine Seele so verstärkt, daß sie unabhängig vom Leibe wahrnehmen kann, das ist, daß der Mensch in seinem gewöhnlichen Alltagsleben ungemein abhängig ist von einer gewissen weiterverbreiteten Gegenwart. Man gebraucht immer den Leib, um dasjenige zu erleben, was man erlebt. Und man kann sagen: Wenn man nur Gegenwärtiges erlebt, nur dasjenige, was sich in der Gegenwart um uns herum befindet und abspielt, dann ist man ausgeschlossen von seinem seelischen Erleben, so wie man ausgeschlossen ist vom Erleben des Tages, wenn man in tiefem, traumlosem Schlaf liegt. So sonderbar und paradox es klingt, das Seelische, das eigentlich Ewige in der Menschennatur, verschläft der Mensch durch jenes Erleben, das ihm die Gegenwart durch seine Sinne und durch seinen gewöhnlichen Willen darbietet. Der Mensch verschläft sein Seelisches. Schlaf dehnt sich gründlich in das Tagesleben herein.

Wie ist das eigentlich? Das ist so: Derjenige, der die Gabe der Selbstbeobachtung entwickelt - sie muß erst entwickelt werden, sie ist im gewöhnlichen Bewußtsein nicht ohne weiteres vorhanden-, der merkt, daß er überhaupt dasjenige, was er heute erlebt hat, was er auch noch gestern erlebt hat, gar nicht in einer solchen Weise in die Seele hereinbringen kann, daß er es im Lichte des Ewigen aufzufassen in der Lage ist. An dem, was wir gegenwärtig erleben, wirkt immer unser Leibliches mit. Erst wenn wir, das zeigt die innere Erfahrung der Selbstbeobachtung, zwei bis drei Tage über irgendein Erlebnis hinaus sind, wenn ein Erlebnis, eine Beobachtung, irgend etwas, was wir im gewöhnlichen Tagesleben durchgemacht haben, zwei bis drei Tage vorüber ist, erst dann ist das in der Seele in einen solchen Zustand gekommen, daß man es in seiner eigentlichen seelischen Natur erkennt. Vorher, bevor zwei bis drei Tage vergangen sind, ist dasjenige in uns, was dieses Seelische auffaßt, im Erleben noch so durchsetzt von den Sinnesimpulsen, von den aus dem inneren Leibe kommenden Impulsen, daß wir unfähig sind, manches auszusondern, unfähig sind, irgendein Erlebnis so zu fassen, wie es in der Seele, und nur in der Seele als Seele lebt. Wir müssen darum in der Regel darauf verzichten, dasjenige, was wir in der Gegenwart erleben, auf seinen seelischen Gehalt hin zu prüfen. Aber das Eigentümliche stellt sich heraus, wenn nun alles Leibliche, alles das, was aus den Sinnen nachklingt, was vom Inneren des Leibes aus in den Leibesempfindungen noch wirkt, wenn das weg ist und die Sache nur noch Erinnerung ist - erinnern können wir uns natürlich an irgendein Erlebnis in einer unbestimmten Weise-, wenn die Sache nur noch Erinnerung ist, dann können wir den eigentlichen aktiven Anteil, den die Seele an dem Erlebnisse genommen hat, nicht mehr so unmittelbar zurückrufen. Wir können uns an das Erlebnis erinnern, allein wir können dieses Erlebnis nicht so vor uns haben, wie wir ein gegenwärtig Erlebtes verarbeiten. Aber ohne daß wir das können, ohne daß wir uns in etwas, das sich durch zwei bis drei Tage von uns gelöst hat, so einleben, daß wir es so lebendig erleben, wie ein gegenwärtiges Ereignis, ohne das können wir überhaupt nicht an das Seelische, Ewige heran. Jedoch man täuscht sich sehr, wenn man glaubt, daß etwas, was zwei bis drei oder mehr Tage oder Jahre zurückliegt und erinnert wird, so erlebt werden könnte, wie ein gegenwärtiges Ereignis. Nicht nur abgeblaßt ist es, sondern vor allen Dingen jene unmittelbare innere Aktivität, welche die Seele in einem gegenwärtigen Ereignisse entfaltet, die kann sie nicht entfalten, wenn sie einem vergangenen Ereignisse gegenübersteht. Ihre eigene Aktivität verschläft die Seele gegenüber dem vergangenen Erlebnis. Das vergangene Erlebnis kommt als Bild herauf. Aber dasjenige, was man in der Gegenwart erlebt, das kommt nicht mit herauf. Das muß aber herauf erweckt werden. Man kann dasjenige, was da zu erleben ist, gegenüber jedem lang zurückliegenden Ereignisse oder Erlebnisse entwickeln, wenn man glücklich genug dazu ist. Am besten tut man, falls man nicht zufällig Geistesforscher ist, wenn man sich nicht darauf einläßt, sehr weit zurückliegende Erinnerungen ins Auge zu fassen, sondern eben die kurzgespannten von zwei bis drei Tagen nimmt, weil man dasjenige, was zu erreichen ist, dadurch am ehesten erreicht. Nimmt man ein Ereignis, das zwei bis drei Tage zurückliegt, so ist es am besten, wenn man ein solches Ereignis wählt, das schon deshalb erlebt worden ist, um in dieser Weise zum Ewigen in der Seele hinzuführen. Die gewöhnlichen Erlebnisse tun das gar nicht. Deshalb wird der Geistesforscher genötigt sein, dasjenige auszuführen, was man Gedanken-, Gefühlsübungen nennt. Durch diese Gedanken-, Gefühlsübungen, zum Beispiel dadurch, daß man sich auf Gedanken viel länger konzentriert, als man das im gewöhnlichen Erleben sonst tut, ist man in der Lage, namentlich innerlich Seelisches schon im Anfange zu erleben, früher, als sonst die Menschen es erleben. Und dann kommt man in die Lage, wenn wir, wie gesagt, den kürzesten Zeitraum ins Auge fassen - nach zwei bis drei Tagen kann das der Fall sein-, daß man wirklich zurückblickt jetzt durch die gewöhnliche Erinnerung über diese zwei bis drei Tage.

Also verstehen wir uns wohl: Der Geistesforscher kommt nach einiger Zeit dazu, dasjenige, was die letzten zwei bis drei Tage ihm an Erlebnissen gebracht haben, wie in einem Tableau anzuschauen. Das ist notwendig. Es ist notwendig, daß man wirklich das gegenwärtig macht, was man die letzten zwei bis drei Tage erlebt hat. Was man da in den letzten zwei bis drei Tagen erlebt hat, in dem wird man, wenn man sich also durch die nötige Selbstbeobachtung geübt hat, überall verspüren, wie da leibliche Organe noch mitwirken. Zwar können, wenn man sich gewöhnt hat, im Seelischen zu leben, die Erinnerungen über diese zwei bis drei Tage wie im Augenblick ablaufen, so daß man vor sich hat ein Bild dieser zwei bis drei Tage. Aber in diesen zwei bis drei Tagen ist es nicht so, daß man die Seele losgelöst vom Leiblichen vor sich hat, sondern man hat für das, was man erinnert aus diesen zwei bis drei Tagen, die Seele zwar vor sich, aber überall infiziert, überall beeinflußt von dem Leibeserleben. Es ist nur wie ein über diese zwei bis drei Tage ausgebreitetes und schnell wirkendes Gedächtnis.

Anders wird es mit Bezug auf das Ereignis, das dann zwei bis drei Tage zurückliegt. Hat man sich fähig gemacht, nachdem man die zwei bis drei Tage so überschaut hat, wie ich es geschildert habe, hat man sich fähig gemacht, dieses Ereignis nun wirklich zu durchleben wie ein gegenwärtiges, dann lebt man in einem Seelischen.

Sie sehen, ich schildere Ihnen nichts Abstraktes, nicht Begriffsgespinste, sondern ich schildere Ihnen, was die Seele mit sich selber vornimmt, um zunächst durch einen gewissen Zeitenlauf loszukommen von demjenigen, was man nicht seelisch bloß erleben kann, und zurückzukommen zu etwas, was seelisch nunmehr erlebt werden kann. Es muß allerdings das Seelenleben verstärkt sein; so daß man bei etwas, was sich nun eben im Lebenslauf zwei bis drei Tage zurück befindet, wirklich seelisch drinnenstehen kann. Dann weiß man, was diese zwei bis drei Tage im inneren seelischen Erleben beim Menschen überhaupt bedeuten.

Dadurch lernt man etwas erkennen, was man nur auf diese Art erkennen lernen kann. Man lernt erkennen, daß dasjenige, was wir in der Gegenwart seelisch durchmachen, sich alles loslöst vom Leibe, sich alles vergeistigt und erst nach zwei bis drei Tagen wirklich vergeistigt ist. Aber dann ruht es für das gewöhnliche Bewußtsein so in Bewußtseinsfinsternis, daß der Mensch es verschläft, wenn er sich nicht vorbereitet hat, nun drinnen zu leben. Hat er sich aber vorbereitet, so weiß er, daß er jetzt bei seiner schaffenden Seele ist, bei dem, was seine Seele sonst nicht erlebt hat: Er befindet sich in einem rein geistigseelischen Erlebnis drinnen.

 

 

Natürlich kann das für weiter zurückliegende Erlebnisse gesucht werden; aber dann steht man vor der bedeutsamen Notwendigkeit, alles dasjenige, was sich zugetragen  hat  bis  zu  diesem weiter,  vielleicht jahrelang zurückliegenden Erlebnis, wirklich gedächtnismäßig wie in einem Tableau zu durchschauen. Das ist natürlich viel schwieriger als dasjenige, was sich die letzten zwei bis drei Tage zugetragen hat und was man versucht, sorgfältig im Gedächtnis wiederum zu rekonstruieren. Erst wenn man dies absolviert hat, erst es Stück für Stück zurückverfolgt hat und in der Seele noch so viel Kraft zurückbehalten kann, um dasjenige zu erleben, was dann auftritt, weiß man durch unmittelbare Erfahrung: Jetzt hast du das in deiner Seele ergriffen, was nur seelisch ist, was in dir zwar wirkt, aber im gewöhnlichen Bewußtsein gar nicht auftritt. Im gewöhnlichen Bewußtsein wirkt selbst die Erinnerung nicht so, daß irgend etwas mit der Lebendigkeit herantreten würde, die notwendig ist, um es als Seele zu erleben. Dasjenige, was die Erinnerungen zutage fördert, daran wirkt immer das Leibliche mit. Die Gedächtniskraft ist an das Leibliche zunächst gebunden, wenn auch nicht dem Leiblichen verdankt.

Damit habe ich Sie hingewiesen darauf, daß durch eine ganz bestimmte innere Erfahrung, durch etwas, was man sorgfältig vorbereiten, wozu man sich sorgfältig innerlich erziehen muß, das eigentlich Seelische im Menschen entdeckt wird. Wenn man dieses eigentlich Seelische entdeckt hat, so weiß man: Dieses Seelische ist in dir. Man weiß: Wenn man wiederum die Möglichkeit hat, an dieses selbe Seelische heranzutreten, dann ist es da. Denn man weiß, indem man es entdeckt: Dieses Seelische ist jetzt unabhängig von allem Sinnlichen. Das Sinnliche wirkt nur mit bis in die Zeit zurück, zu der man kommt, wenn man dieses entdeckt. Dieses Seelische ist jetzt da, unabhängig geworden von dem Sinnlichen, dieses Seelische ist jetzt unabhängig vom Willen auch geworden, ist nicht an die äußeren Bewegungsorgane des Menschen gebunden.

 

Man weiß, indem man dieses Seelische ergreift: Was da mit der Eigenschaft der Dauer ergriffen ist, das ist dasjenige, was in sich diese Dauer so greift, daß der Mensch es durch den Tod hindurchträgt. Das ist dasjenige, was des Menschen Ewiges in seiner Natur ist. Und man weiß jetzt, warum dieses Ewige sich dem gewöhnlichen Alltagsbewußtsein entzieht, weil dieses Alltagsbewußtsein sich nur mit Hilfe des Leibes entwickelt, weil dasjenige, was sich nicht mit Hilfe des Leibes entwickelt, von diesem gewöhnlichen Alltagsbewußtsein nur so erlebt wird, wie erlebt wird der Tiefschlaf. Wie wenn man aus dem Tiefschlaf heraufholen würde Erlebnisse, die so dumpf sind - da sind sie ja-, daß sie das gewöhnliche Bewußtsein eben nicht wahrnimmt, so hebt man aus dem inneren Quell des Seelischen heraus dasjenige, was eben gefunden wird auf die Art, wie ich es geschildert habe.

 

Man kann sagen: So etwas ist die erste Stufe des Lebens des Seelischen, was schon etwas gibt, unmittelbar, nicht begrifflich etwa bloß, sondern es gibt unmittelbar Anschauung des Seelischen. Man hat dasjenige vor dem schauenden Bewußtsein, das durch die Pforte des Todes geht. Und indem man dieses hat, weiß man, daß der Mensch, indem er unmittelbar drinnen lebt in einem Seelischen, mit diesem Seelischen nicht auf die Gegenwart angewiesen ist; man weiß, daß dieses Seelische durch sich die Dauer hat und daß es hervorruft dasjenige, was der Mensch nun miterlebt.

 Wenn nun der Geistesforscher Ihnen dasjenige schildert, was mit dem Tode eintritt, so schildert er das nicht aus der Phantasie heraus, sondern indem er dasjenige fortsetzt, was ich eben jetzt ausgeführt habe. Er weiß: Das Seelische, indem es sich befreit von dem Leiblichen, braucht zwei bis drei Tage Rückschau, bevor es in sich selber, in seine eigene Wesenheit eintritt. Er lernt so in der eigenen Seele kennen, was die Seele erlebt, indem sie durch die Pforte des Todes tritt. Er lernt erkennen, wie diese Seele, indem sie durch die Pforte des Todes geht, noch eine zwei bis drei Tage dauernde Rückschau hat, ein Lebenstableau; wie diese Rückschau dann hinunterzieht; wie die Seele dann, zwei bis drei Tage nach dem Tode, nachdem sie völlig frei geworden ist von dem leiblichen Erleben, wenn sie in das eigentliche seelische Gebiet eintritt, in demselben Element lebt, in dem der Geistesforscher lebt in den zwei bis drei Tagen, wenn er jenes innerliche Experiment durchführt, von dem ich Ihnen gesprochen habe.

Diese Seelenübungen, die dazu führen, das Seelisch-Geistige und die seelisch-geistige Umwelt zu erleben, Sie können sie durchaus in den angeführten Schriften «Wie erlangt man Erkenntnisse der höheren Welten?» und in meiner «Geheimwissenschaft» finden. Sie können von jedem ausgeführt werden, müssen es aber nicht. Ich muß immer wieder und wieder betonen: Der Geistesforscher führt an dasjenige heran, was getan werden muß von der Seele, um zur geistig-seelischen Welt heranzugelangen; aber es ist nicht notwendig, daß man selber durchaus diese Übungen durchmacht, wenn man Überzeugung für die Wahrheit dessen haben will, was die Geistesforschung zutage fördert. Der Geistesforscher selber, so sonderbar es klingt, hat von dem, was er durch seine Übungen erreicht, von dem, was ihm die eigentliche Geistesforschung gibt, von diesem Hineinschauen in die geistige Welt, er hat davon nicht irgend etwas für sein Ewiges, sondern erst dadurch hat er für sein Ewiges etwas, daß er imstande ist, dasjenige, was er so als Seelisch-Geistiges schaut, umzuwandeln in die gewöhnlichen gangbaren Begriffe des gesunden Menschenverstandes. Der gesunde Menschenverstand kann dasjenige verstehen, was der Geistesforscher zu sagen hat, wenn er das in Begriffe, in Vorstellungen umwandelt, was er in der geistigen Welt erschaut.

Dieser gesunde Menschenverstand muß sich nur freimachen von all den Vorurteilen, die heute noch so bergehoch aufgetürmt werden gegenüber dem wirklichen Verständnis. Aber auf der anderen Seite ist es eine Forderung des heutigen Menschen, nicht bloß auf den guten Glauben hin irgend etwas für wahr zu halten, sondern sich bis zu einem gewissen Grad von allem selbst zu überzeugen. Deshalb muß es heute Schriften geben, die es auch jedem ermöglichen, wie die gesagten Schriften es tun, dasjenige nachzuprüfen, was der Geistesforscher sagt. Allerdings, die Einwände, die sehr häufig gemacht werden von den Menschen, die sich berufen glauben zu urteilen, treffen, soweit es nur möglich ist, daneben. Da wird etwa gesagt: Wenn ein Geistesforscher davon spricht, wie er oder diejenigen, die von ihm zur Geistesforschung gebracht werden, wirklich in den Geist hineinschauen, wie sie das Geistig-Seelische des anderen Menschen beobachten, dann mögen sie es uns einmal zeigen. Wir bringen ihnen einige Menschen, sie sollen nichts wissen von dem, was in dem Seelisch-Geistigen dieser Menschen vorgeht, aber sie sollen mit der Geistesschau diese Menschen beobachten. Dann werden sie ihre Aussagen machen können. Wenn diese zutreffen, dann werden wir glauben.

Es ist sehr merkwürdig, daß dieser Einwand gemacht worden ist - ich habe ihn in meinem Buch «Von Seelenrätseln» am Schlüsse besprochen —, daß er immer wieder aufgetreten ist, während die Geistesforschung jedem die Möglichkeit gibt, nachzuforschen und sagt: Das und das kann getan werden; von alledem, was der Geistesforscher behauptet, kann man sich selbst überzeugen. Statt sich zu überzeugen auf diese Weise, fordert man von ihr, was alle Geistesforschung vernichten muß. Denn dasjenige, was beobachtet werden soll von der Seele, das entzieht sich immerfort, wenn irgendwelche Unfreiheit an die Seele herantritt, wenn irgendwelcher Zwang an sie herantritt, wenn nicht dasjenige, was sie an Kräften entfaltet, aus ihrem eigenen Inneren hervorgeht. Durch die Möglichkeit der Beobachtung äußerer Experimente kann man das nicht; jeder kann es nur sich selbst gegenüber. Wenn er sich aber anstrengt, wird er zu demselben kommen, wozu der Geistesforscher kommt. Die äußere Veranstaltung dazu, das Experiment, das ist etwas, was ebenso die Fähigkeiten des Geistesforschers vertreiben muß, wie das Leben vertrieben wird, wenn man den Organismus zerschneidet. So sonderbar dies klingt, es ist so.

Ich habe Sie darauf geführt, wie das Seelische erfahren werden kann. Natürlich ist das nur ein Anfang. Solche Übungen müssen fort und fort immer wiederholt werden. Man kommt immer weiter und weiter, bis endlich ein Geistgebiet mit Wesenheiten um einen da ist, wie vor den Sinnen die Sinnenwelt ausgebreitet ist. Aber dieses geistige Erfassen, es hat eben besondere Eigentümlichkeiten. Und einige dieser Eigentümlichkeiten will ich noch anführen. Zunächst, wenn der Geistesforscher ein Erlebnis hat, hinschaut auf dieses Erlebnis, dieses Erlebnis gewahr wird, könnte man nun glauben, solch ein Erlebnis, das müsse sich ebenso verhalten zu dem Menschen, wie sich irgendein anderes Erlebnis der äußeren Sinneswelt verhält. Das ist nicht der Fall. Es zeigt sich, daß, wenn der Geistesforscher ein solches Erlebnis hat, er es nicht ins Gedächtnis, ins gewöhnliche Gedächtnis hereinbringen kann. So wie man über das gewöhnliche Gedächtnis, wie ich es gezeigt habe, durch zwei bis drei Tage hinausgehen muß, so kommt man auch aus dem Gedächtnis heraus, wenn man in die geistige Welt hineinkommt. Man kann nicht, wenn man einmal ein Geistiges geschaut hat, es ohne weiteres dem Gedächtnis einverleiben, so daß man sich an dieses geistige Erlebnis erinnert. Man muß es immer wiederum hervorrufen. Sie müssen das wohl verstehen: Wenn es dem Geistesforscher gelingt, seine Erlebnisse in Vorstellungen, in Begriffe hereinzubringen, hat er die Begriffe, wie die gewöhnlichen sind; an die kann er sich selbstverständlich erinnern. Aber das ist nicht das geistige Erlebnis, das ist das begriffliche Abbild. Daran kann man sich erinnern. Aber an das geistige Erlebnis kann man sich nicht zurückerinnern. Geistige Erlebnisse sind Tatsachen, die in der geistigen Welt drinnenstehen. Man kann sie anschauen, aber sie haften nicht im Gedächtnis. Wenn der Geistesforscher ein solches Geisteserlebnis noch einmal oder wiederholt haben will, dann ist es nicht ausreichend, daß er einfach die Kraft, die er sonst für eine Erinnerung aufwendet, wieder aufbringt; das führt ihn zu gar nichts. Sondern er muß dieselben inneren Seelenveranstaltungen wieder in sich veranlassen, er muß genau dasselbe vornehmen, was er vorgenommen hat, um zu dem Erlebnis zu kommen. Dann kann er an dasselbe Erlebnis herantreten. Dies, daß ein geistiges Erlebnis sich nicht der Erinnerung einprägt, daß man es nur wieder erleben kann durch jene inneren Seelenveranstaltungen, das ist ein Beweis dafür, daß dasjenige, was wirklich im Geiste lebt, Dauer hat, nicht durch den Tod vernichtet werden kann. Es hat Dauer.

Also durch die Art und Weise, wie der Geistesforscher erlebt, beweist sich die Unabhängigkeit des Geistig-Seelischen vom Leiblichen. Der Geistesforscher würde sofort überzeugt sein müssen, daß ebenso, wie seine Sinneswahrnehmungen mit dem Tode dahin sind, ebenso, was er vom seelischen Erleben hat, mit dem Tode dahin sein müßte, wenn er sich daran erinnern könnte. Denn auch diejenigen Kräfte, die an das Erinnern gebunden sind, hängen an dem sterblichen Leibe. Das Unsterbliche trifft man erst dann, wenn man jenseits desjenigen ist, was Erinnerung ist.

Noch ein sonderbares Erlebnis möchte ich anführen, ein Erlebnis, das gerade sehr viele, die seelische Übungen machen, frappiert. Wenn man irgendwie im gewöhnlichen Leben sich anschickt und immer wieder und wiederum etwas durchführt, so gibt das eine gewisse Übung. Man kann es immer besser. Dem geistigen Erlebnisse gegenüber ist das merkwürdigerweise umgekehrt: Hat man einmal recht lebhaft, so recht lebendig eine geistige Schau, hat man hineingesehen in irgend etwas, was geistige Dauer hat, und man möchte es ein zweites Mal, ein drittes Mal herbeiführen, so zeigt es sich schwer und immer schwerer, und man muß dann stärkere Anstrengungen machen. Da gibt es nichts von Übung, nichts von Gewohnheiten; man muß stärker und stärker sich anstrengen, um es wiederum zu bekommen. Das geistige Erlebnis flieht uns gewissermaßen, wenn wir es einmal gehabt haben.

Das frappiert viele aus einem bestimmten Grunde: Wenn nämlich jemand zum ersten Mal an ein geistiges Erlebnis herankommt, so hat er viele Reservekräfte in sich, vieles ist aufgespeichert, was bisher geschlafen hat und jetzt aufgeweckt ist zur geistigen Schau. Da kann er unter Umständen sehr lebendig ein geistiges Erlebnis haben. Wenn er dann noch nicht genügend vorbereitet ist, noch nicht genügend reif ist und gleich Veranlassung nimmt, es wieder zu machen - vorher machte er es mehr durch seine Reservekraft, aus dem Unterbewußten heraus, als voll bewußt -, dann kann er das nicht mehr, und er ist vielleicht sehr unglücklich darüber, weil er vor allen Dingen das Erlebnis haben will. Und er scheut oftmals die Mühe, sich stärker zu üben und seelisch in größere Aktivität zu kommen, um wieder die Veranlassung dazu geben zu können, die dieses Erlebnis herbeiführen kann. Also Sie sehen, gerade das Umgekehrte gilt von dem, was uns im gewöhnlichen Leben so wichtig ist. Daß man sich Kenntnisse aneignet, um Dinge zu wiederholen, davon kann gar nicht die Rede sein, wenn es Seelenerlebnisse angeht. Die Seelenerlebnisse sondern sich immer mehr und mehr, je weiter wir an sie herandringen, von dem Leiblichen ab und zeigen gerade dadurch ihre seelischgeistige Eigentümlichkeit.

 

Ferner ist ein unbedingtes Erfordernis, daß man darauf achtet, wenn man geistige Erlebnisse haben will, mit seinem Begriffs-, mit seinem Vorstellungsleben auf diese geistigen Erlebnisse vorbereitet zu sein. Man kommt in eine geistige Unklarheit hinein, die nicht pathologisch ist, sondern nur eine seelische Unklarheit ist, aber die einen zu allerlei Illusionen führt, wenn man ein geistiges Erlebnis hat, das man nicht mit Begriffen erfassen kann, das man nicht begreifen kann. Man muß also versuchen, sein Begriffsvermögen reif und immer reifer zu machen, bevor man an das geistige Erleben herangeht. Geradeso, wie man ein reifes Auge braucht, um Farben wahrzunehmen, so braucht man ein reifes Vorstellungsvermögen, um dasjenige, was einem geistig entgegentritt, wirklich erfassen zu können.

Dasjenige, was also der Geistesforscher schildert, kann in allen Einzelheiten durch den gesunden Menschenverstand begriffen werden, wenn man das Leben betrachtet, wenn man vergleicht dasjenige, was der Geistesforscher zu sagen hat, mit dem, was das Leben alltäglich darbietet. Man braucht nicht selber Forscher zu sein; und der Forscher selber hat nur dann die Früchte seiner Forschung, wenn er umwandeln kann seine geistigen Schauungen in gewöhnliche verständliche Vorstellungen, die er sich selber so mitteilt, wie er sie einem anderen mitteilen kann. Verstehen muß diese Vorstellungen auch der geistige Forscher durch seinen gesunden Menschenverstand. So kann sie auch ein anderer verstehen. Dasjenige, was der Okkultist hat von den Ergebnissen, den Früchten der Geistesforschung, das kann der Mensch haben, ohne daß er selbst ein Geistesforscher ist. Nur, um sich zu überzeugen, daß die Dinge wahr sind, braucht man die geistige Forschung.

Nun kann, möchte ich sagen, gegen die praktische Bedeutung der geisteswissenschaftlichen Ergebnisse ja allerdings manches eingewendet werden. Und indem ich einige geisteswissenschaftliche Ergebnisse gerade mit Bezug darauf bespreche, muß ich natürlich Anspruch darauf machen, daß dieser andere Weg der Geistesforschung in Erwägung gezogen wird. Erst muß in der Seele die Veranstaltung gemacht werden, dann kommt man zu der Tatsache der Ergebnisse. Der Forscher sagt nicht: Das ist so oder so -, sondern: Wenn man die entsprechenden Veranstaltungen macht in der Seele, kommt man zu geistigen Tatsachen, die sich so und so darstellen. - Die Beweise liegen in der Art des Forschens. Ich kann natürlich nicht in einer kurzen Stunde ganz genau all diese Dinge vorbringen, man müßte nicht nur zehn Vorträge halten, sondern einen über viele Monate gehenden Kursus, um dasjenige zu geben, was dabei zu geben wäre. Daher kann es sehr verständlich sein, wenn man findet, daß der Geistesforscher zwar elementar andeutet, wie der Weg ist, dann aber Rätsel darlegt, die wie aus der Luft geholt sind. Das sind sie aber nicht, sondern wenn der Weg richtig fortgesetzt wird, mit wissenschaftlicher Exaktheit, wie nur je eine neuere Wissenschaft mit ihren Rätseln ringt, kann in derselben Exaktheit auf geistig-seelische Art geforscht werden.

 

Zunächst möchte ich eine solche Lebenstatsache, einen solchen Lebenszusammenhang dadurch erwähnen, daß ich auf die Aussagen derjenigen Menschen mich beziehe, die immer wieder und wiederum sagen, aus den Vorurteilen und Vorempfindungen der Gegenwart heraus, was ungefähr so lautet: Wozu denn das erforschen, was über den Tod hinausliegt? Wozu denn dieses Ewige in der Menschenseele erforschen? Wenn der Tod herantritt, werde ich schon sehen, wie sich die Sache verhält, ich kann das ruhig abwarten. - Nichts ist unrichtiger als dieses. Geistesforschung zeigt, wenn sie mit den Seelen, die nach dem Tode die Unabhängigkeit vom Leibe erlangt haben, zusammentrifft, daß diese Seelen in solch einer Umgebung leben, wie sie sich diese Umgebung selber zwischen Geburt und Tod zubereitet haben. Hier in der Sinneswelt leben wir in der sinnlichen Umgebung. Diese sinnliche Umgebung tritt an uns heran. Nach dem Tode leben wir als Seele in demjenigen, was wir uns zwischen der Geburt und dem Tode zum Bewußtsein gebracht haben über das Geistige. Und dasjenige, was nicht da war für uns zwischen der Geburt und dem Tode, ist für uns keine Außenwelt nach dem Tode. Unsere Innenwelt - das wird ein großes Gesetz der geistigen Erkenntnis -, insofern wir sie als eine geistige bewußt durchschaut haben, erkannt haben nicht durch Geistesschau, sondern indem wir durch den gesunden Menschenverstand dasjenige anerkannt haben, was die Geistesschau bringt, das wird unsere Außenwelt. Und nur das haben wir als Außenwelt nach dem Tode, was wir als Innenwelt gehabt haben zwischen Geburt und Tod.

 Eignen wir uns zwischen Geburt und Tod nur Vorstellungen an, die mit der äußeren Sinneswelt zusammenhängen, oder Vorstellungen, die nur am Stofflichen hängen, dann muß unsere Umgebung nach dem Tode gezimmert sein von solchen Vorstellungen. Da ich zeigen möchte, daß Geisteswissenschaft zu konkreten, zu wirklichen Resultaten gelangt, will ich nicht davor zurückscheuen, dasjenige auszusprechen, was heute noch so lächerlich gefunden wird von sehr vielen, wie lächerlich befunden wurde die Kopernikanische Weltanschauung, als sie auftrat; aber die Dinge müssen ausgesprochen werden. Wenn wir uns nichts anderes aneignen zwischen der Geburt und dem Tode als Vorstellungen, die nur der Sinneswelt entnommen sind, die dem Leben in der äußeren Sinneswelt entnommen sind, dann ist das unsere Innenwelt während des physischen Lebens und wird dann unsere Außenwelt sein nach unserem Tode. Und die Folge davon ist, daß diejenigen Seelen, die sich nicht bemüht haben, bewußt sich zu werden, daß hinter der Sinneswelt die geistige Welt ist, nach dem Tode so lange gebannt sind in die irdisch-sinnliche Sphäre, bis sie sich nach dem Tode, wo es viel schwieriger ist, freigemacht haben von dem Glauben, daß es keinen Geist gibt, von der Gewohnheit, nicht auf das Geistige hinzuschauen. Eine geistige Umwelt anderer Art zu haben, als es die irdisch-materielle ist, kann nur erworben werden dadurch, daß wir durch den Tod gehen mit Vorstellungen, die sich bewußt sind, daß es eine geistige Welt gibt. Daher werden Seelen, welche sich dieses Bewußtsein nicht erwerben, nach dem Tode in der Erdensphäre festgehalten werden. Sie können da gefunden werden von denjenigen, die sich durch Geistesforschung den Weg dazu gebahnt haben.

Und was noch viel tiefer in die Seele sich einprägt an dieser Tatsache, das ist das andere: Man lernt erkennen, wenn man die Seelen findet auf dem angedeuteten Weg, daß diese Seelen in der irdischen Sphäre nur dann günstig wirken, wenn sie auf diese irdische Sphäre durch den Leib wirken. Hier in der Erdensphäre sind wir durch den Leib in das richtige Verhältnis zur Umgebung gesetzt. Bleiben wir nach dem Tode in derselben Umgebung, wie die angedeutete Tatsache zeigt, dann wirken wir zerstörend. Dann sind wir in falscher Weise eingeschaltet. Wer ein wirklicher Forscher ist, der weiß: Wenn hier von den Menschen geglaubt wird, daß zerstörerische Kräfte von selbst kommen und sich auflösen von selbst, wenn Zerstörerisches hereinfließt in das Menschenleben, ohne daß konkret wirkliche Gründe vorhanden sind, dann sind es die Seelen derer, die hier nicht spirituelles Bewußtsein gefunden haben und die nach dem Tode dann zerstörend hereinwirken in dieses Erdenleben.

 

 

Wird einmal durchschaut diese heute noch für viele lächerliche Wahrheit, daß der Mensch sich an die Erde bannt, um ein Zerstörerischer zu sein nach dem Tode für die irdischen Verhältnisse, daß er auf Erden in trauriger Weise wütend unter den Menschen eingreift nach dem Tode, dann wird wiederum ein konkretes Verhältnis des Menschen hier zu der geistigen Welt gewonnen sein, dann wird es eine kosmische Pflicht werden, eine Pflicht gegenüber der Weltenordnung, nicht sich zu beschränken auf dasjenige, was nur äußerlich im physischen Leben erlebt werden kann, sondern was so erfahren wird, daß der Mensch durchdrungen ist in seinem inneren Erleben davon, daß er mit dem ewigen Wesenskern seelisch in einem Verhältnis steht zu der geistigen Welt, die um uns herum ebenso ist wie die sinnliche Welt, nur daß sie das gewöhnliche Bewußtsein nicht wahrnimmt. So wie der Bauer, der noch nichts gehört hat von der Luft, auch nicht glaubt, daß die Luft ihn umgebe, sondern meint, daß da nichts ist, so glaubt man durch das gewöhnliche Bewußtsein, daß da, wo etwas nicht durch die Sinne wahrgenommen werden kann, nichts sei. Die geistige Welt ist da, und sie kann wahrgenommen werden, wenn das Bewußtsein für diese geistige Welt wirklich erwacht.

Ein anderes, was ich als Tatsache anführen will, ist dies: Man lernt begreifen, wie dasjenige, was für keine Naturwissenschaft eigentlich zugänglich ist, nur in negativer Weise zugänglich ist - der Verständige wird mir recht geben, daß ich diese Behauptung tue —, wie der Tod dadurch in das Gebiet der Forschung eingetreten ist. Während im Grunde genommen Naturwissenschaft es zu tun hat nur mit dem, was aufsteigende Entwickelung ist, Wachstum ist, lernt der Geistesforscher das Hereingreifen der absteigenden Entwickelung erkennen, das Hereingreifen des Todes in die Entwickelung selbst. Er lernt die Rolle erkennen, welche der Tod spielt; an konkreten Tatsachen lernt er dies erkennen.

Gehen wir von einem Beispiel aus: Gewaltsam, nehmen wir an, tritt an irgendein Menschenleben der Tod heran, der durch irgend etwas in der Außenwelt hervorgerufen wird, etwa dadurch, daß ein Felsblock über einen hereinbricht, daß ein Haus über einem zusammenbricht oder daß man erschossen wird auf dem Schlachtfeld -alles ein gewaltsamer Tod. Es hat im Weitenzusammenhange etwas Unerklärliches gegenüber dem Menschen.

Tritt der Geistesforscher heran und dringt immer weiter und weiter vor in der Erkenntnis, so lernt er erkennen, daß nicht nur das der Fall ist, was ich vorhin angeführt habe: In meinem gegenwärtigen Menschenleben steckt mein ganzes Leben drinnen, von der Geburt an bis jetzt, nur daß dasjenige, was zwei bis drei Tage zurückgreift, sich schon vergeistigt hat. Wenn der Forscher weiter aufrückt, nicht nur seine Gedanken durch innere Übungen verstärkt, sondern auch auf sein Gefühlsleben verstärkend wirkt, daß die Gefühle, die im Laufe des Lebens auftreten, wahrgenommen werden, daß er das geistige Erleben vergleichen kann mit einem musikalischen Erleben, mit einem Ton, einem Klang, einem Geräusch. Wenn man musikalisch erlebt, muß man den Ton erkennen können. Durch die Fortsetzung solcher Verhältnisse lernt man, das eine Erlebnis mit einem anderen zu verbinden, ein Seelenerlebnis, das auf die Art, wie ich es geschildert habe, zwei bis drei Tage zurückliegt, zusammenzustellen mit einem anderen, das vielleicht sieben bis neun Jahre zurückliegt. Man kann zusammenklingend empfinden, nicht philosophisch zergliedern, aber zusammenklingend empfinden dasjenige, was in der Zeit erlebt wird, was sich als Seelisches hinstellt, neben die Dauer, wie ich es geschildert habe. Das wird musikalisch erlebt, als Vergleich gesprochen, wenn der Mensch in dieser Weise sein Erlebnis vor sich hat. Dann kann er dieses auch ausdehnen, unabhängig von der Zeit zwischen Geburt und Tod, nicht nur auf zwei bis drei Tage oder Jahre Zurückliegendes, sondern auf dasjenige, was vor der Geburt oder Empfängnis geschehen ist. Da erlebt er sich als geistig-seelisch, bevor er heruntergestiegen ist und sich verbunden hat mit einem physischen Leibe, der ihm die äußere Sinnes empfindung gibt und die Möglichkeit, auf die äußere Welt zu wirken. Und wenn er noch weiter vorrückt, wenn er zu einem Erkennen vorrückt, das ich in der folgenden Dastellung charakterisieren will, erlebt er sich auch in verflossenen Erdenleben, erlebt er die Dinge, die herüberwirken aus verflossenen Erdenleben. Und wenn der Mensch wirklich dazu gekommen ist, Erkenntnis in sich ausgebildet zu haben, durch die er das Seelische unmittelbar erlebt, durch die er imstande ist, zu wissen, wie das Seelische in der Dauer da ist, dann kommt ein Moment im Leben, der tief eingreifend in dieses Leben ist, wo der Mensch sich sagen kann: Du hast dich verbunden mit dem Geistig-Seelischen. Das ist ein Schicksalsereignis! - Viel mehr ist damit gesagt, als sich eigentlich aussprechen läßt. Man braucht nicht stumpf zu werden gegenüber dem übrigen Leben; im Gegenteil, man kann viel feiner empfindend werden für alles dasjenige, was den Menschen erheben kann, hinausheben kann über das gewöhnliche Tagesleben bis zum höchsten Glück; man kann erleben, was uns tief ins Unglück stürzt, man kann an allem Schicksal teilnehmen. Dennoch kann der Moment eintreten, daß man sich sagt: Stärker als jeder andere Schicksalsschlag wirkt derjenige in der menschlichen Seele, in dem die Erkenntnis für uns so gegenständlich ist, so lebendig wird, daß wir das Geistige erfassen. Dann breitet sich über unser ganzes Leben dieses schicksalsmäßige Erleben der Erkenntnis aus, und wir verstehen auch das übrige Schicksal. Wir verstehen, wie unser gegenwärtiges Schicksal bewirkt ist aus früheren Erdenläufen herüber. Wir kommen zusammen mit früheren Erdenläufen, nicht erinnernd, denn erinnert werden können geistige Erlebnisse als solche überhaupt nicht unmittelbar; aber etwas tritt auf, was viel höher ist als die Erinnerung: die Anschauung des Vergangenen.

 

Das ist es, was eintreten muß, wenn der Mensch erforschen will so etwas wie den gewaltsamen Tod, der in das Leben herein sich stellt. Man kann ihn nicht erforschen, wenn man nur einen Lebenslauf eines Menschen in Betracht zieht. In diesen einen Lebenslauf stellt er sich wie ein Zufall herein. Der gewaltsame Tod erschreckt. Erblickt man aber, wie das Gesamtleben des Menschen besteht aus den Lebensläufen, die zwischen Geburt und Tod liegen, in denen er mit dem Leibe verbunden ist, und den dazwischenliegenden Zeiten, die viel länger sind, in denen der Mensch seelisch in der geistigen Welt ist zwischen dem Tod und einer neuen Geburt, dann findet man, daß dasjenige, was gewaltsam als Tod in das Menschenleben hereintritt, ein bedeutsames Erlebnis ist. Die Seele wird gewissermaßen in einem Augenblick entrissen dem Leben des Leibes, durch das sie mit der Sinneswelt in Verbindung steht; sie wird dadurch, daß sie nicht spontan von innen heraus getrieben wird in die geistige Welt hinein, sondern erfaßt wird durch die Außenwelt selbst, dadurch wird sie in sich, gerade durch das Erleben eines Äußeren, innerlich mit einer ganz besonderen Kraft ausgestattet.

 

Es ist eben ein Gesetz der geistigen Welt: Das Innere wird Äußeres, indem die Seele in die geistige Welt eintritt. Und das äußere Erlebnis hier wird innerlich, ein solches Erlebnis wie ein gewaltsamer Tod wird innerlich. Was in einem Leben ein gewaltsamer Tod ist, tritt in einem nächsten Erdenleben auf als eine Kraft, die sich herausstellt aus der gewöhnlichen Welt des Lebens.

Wenn wir daher in einem Erdenlaufe des Menschen finden: Dieser Mensch hat etwas Besonderes in einem besonderen Zeitpunkte zu vollbringen vermocht, er hat seinem ganzen Leben eine neue Richtung gegeben, wie aus unbekannten Tiefen ist etwas von Kräften in seiner Seele aufgekommen: das kommt von einem gewaltsamen Tode in einem früheren Leben. Diese Kräfte, die dem Leben eine neue Richtung geben, die werden jetzt viel erforscht, es werden ja solche Dinge sehr viel beschrieben, wie Menschen plötzlich ihrem Leben eine neue Richtung geben. Solche Dinge führen zurück auf gewaltsame Tode, die aber selbstverständlich nicht irgendwie gesucht werden dürfen. Denn ein Tod, der als gewaltsamer Tod gesucht würde, der würde schon nicht mehr ein solcher sein, der von außen herbeigeführt wird. Selbstverständlich kann das nicht gewünscht werden. Es würde der Wunsch nach einem solchen Tode zum Beispiel den gewaltsamen Tod ähnlich machen dem gewöhnlich aus dem Organismus heraus eintretenden Tod, der vom Innern des Leibes selbst heraus bewirkt wird. Ja, nicht nur ähnlich machen, sondern er würde sogar den Menschen in ein anderes Verhältnis versetzen als der gewöhnliche Tod. Der gewöhnliche Tod, der in irgendeinem Lebensalter von innen bewirkt wird, der bringt für die nächsten Lebensläufe mit sich dasjenige, was mehr ein gleichmäßig verlaufendes Leben ist, wie es ursprünglich schon von der Kindheit und Geburt an angelegt ist. Ein gewaltsamer Tod aber, der durch Selbstmord gesucht würde oder durch den Wunsch gesucht würde, er würde den Menschen in einer Weise beeinträchtigen, daß er im nächsten Lebenslauf nicht mit seinem Leben zurechtkommen könnte, daß er gewissermaßen haltlos würde. Schon der Wunsch darf nicht in unser Leben hereinkommen, irgendwie einen gewaltsamen Tod zu finden. Mit irgendeiner Lebensfeindlichkeit hat es gerade die richtig verstandene Geisteswissenschaft nicht zu tun.

Sie sehen, dadurch, daß die Wirkung der Seelenkräfte auf konkret geistesforscherische Art gesucht wird, nicht bloß in abstrakter Weise philosophisch, dadurch kommt man zu wirklichen einzelnen Ergebnissen, die das Menschenleben verständlich machen. Ich wollte heute zunächst darüber einige Anregungen geben. Ich weiß, gerade wenn man nicht im Abstrakten herumredet, sondern solche konkreten Ergebnisse der Geistesforschung vorbringt, stößt man heute ja vielfach nicht nur auf Widerstand, sondern auf den Spott der Zeitgenossen. Ich habe schon gesagt: Dieser Widerwille beginnt heute bereits, wenn der Geistesforscher nur seine Methode, die Art seines Forschens darstellt. Wenn man beurteilen will, was der Geistesforscher vorzubringen hat, nach dem, was man schon vorher weiß ohne Geistesforschung, dann ist es kein Wunder, wenn einem das vom Geistesforscher Vorgebrachte als Phrase erscheint, schon bevor er seine Methode entwickelt hat, die seine Beweise liefert für die Selbständigkeit des geistigen Lebens. Man beurteilt diese Methoden sehr häufig als etwas, was zu keinen Tatsachen führe. Nun möchte ich wissen, ob dies nicht gewichtige, in das Leben eingreifende Tatsachen sind, was vorgebracht wird nur in den zwei Vorträgen heute und übermorgen; was gewichtiger sein könnte als diese Mitteilung vom gewaltsamen Tod und von dem Verurteiltsein, eine zerstörerische Rolle zu spielen nach dem Tode, wenn man nicht mit gewissen geistigen Vorstellungen sich zwischen Geburt und Tod durchdrungen hat.

 

Es handelt sich darum: Wenn solche Dinge angeführt werden, braucht es nicht so zu sein, daß derjenige, der sie erzählt, sie nicht als vollgültige Tatsachen vorbringt, sondern derjenige, der zuhört, vermag sie vielleicht in ihrer Tatsächlichkeit nicht zu durchschauen, so daß sie für ihn eine Phrase bleiben. Phrase wird vielfach dasjenige heute noch für die Zeitgenossen bleiben, was der Geistesforscher vorzubringen hat. Haß, sagte ich, wird vielleicht schon gegen die Methode des Forschens sich vielfach geltend machen. Dafür möchte ich ein paar Beispiele vorbringen, denn diese Beispiele sind nicht bloß bedeutsam durch das, was sie unmittelbar charakterisieren, sondern diese Beispiele zeigen zu gleicher Zeit etwas über die Eigenart der Geistesforschung selbst.

Ich habe vor ganz kurzer Zeit in einer Stadt der Schweiz einen Vortrag gehalten über dieselben Gegenstände, wie diejenigen sind, über die ich heute gesprochen habe. Nach ein paar Tagen bekam ich von einer sehr höflichen Persönlichkeit einen Brief, in dem ausgedrückt werden sollte, wie ein Mensch der Gegenwart, der sich das angehört hat, zu dem sich äußert, was der Geistesforscher vorzubringen hat, wie er sich eben gegenwärtig noch verhält zu dem Vorgebrachten. Da der Brief sehr höflich ist, möchte ich, um eben etwas von Geisteswissenschaft zu charakterisieren an der Art, wie sich das gewöhnliche Bewußtsein dazu verhält, einiges aus diesem Briefe vorbringen.

Zunächst sagt die betreffende Persönlichkeit, daß dasjenige, was ich vorgebracht habe, durchaus nicht als Tatsache auf ihn gewirkt habe, sondern er schreibt: Nach meiner bescheidenen subjektiven Meinung war von Tatsachen in dieser blödsinnigen Lehre keine Spur. Im Mittelpunkt Ihrer Geistesforschung scheint die Wiederverkörperungslehre zu liegen. Haben Sie mit all Ihrem, wie Sie sagen, dreißigjährigen Studium und Ihrer Forschung noch nicht herausgefunden, wie lächerlich es wäre, wenn ein menschlicher Geist, der sich, nachdem er sich während des Erdenlebens ausgebildet und emporgearbeitet hat, wiederum zurückfallen müßte in die Kindheit und ihm Begriffe wiederum erklärt werden müßten...

Ein Einwand, der selbstverständlich sehr leicht gemacht werden kann, der für denjenigen vollständig wegfallt, der da weiß, wie dieses Seelische beschaffen ist, wenn es gefunden wird auf die Weise, die ich heute geschildert habe. Da weiß man zu gleicher Zeit, daß dieses Seelische, auch nachdem es viele Erdenleben durchgemacht hat, immer wieder und wiederum diese Erdenleben zu seiner Bereicherung durchmachen kann und sie so durchmachen kann, daß man gewisse Dinge, die man wahrhaftig an sich als einen großen Mangel findet, wenn man das Seelische entdeckt, wahrhaftig nicht mehr im Alter durchmachen könnte, sondern wiederum eben von Kindheit auf durchmachen muß. Wer das Menschenleben überschaut, wie es sich über Tode und Geburten hinauserstreckt, der weiß, daß es ebenso lächerlich ist, zu sagen, man wolle nicht wiederum in die Kindheit zurück, wie es lächerlich wäre, zu sagen: Ich habe ja nun Französisch, ich habe Deutsch gelernt, warum soll ich nun, wenn es die Leute von mir verlangen, auch noch Chinesisch lernen? Warum soll ich das nun wiederum Wort für Wort, Silbe für Silbe mit aller Grammatik lernen?

 

Diese Einwände, die gemacht werden, zeigen eben, daß nicht der Wille vorhanden ist, mitzugehen mit diesen Dingen. Aber sie würden nicht gemacht werden, wenn nicht dasjenige aufträte, wovon ich gesprochen habe: daß ein gewisser Widerwille gegen die Geistesforschung auftritt. Und dieser Widerwille rührt im wesentlichen von folgendem her: Die Seele muß gewahr werden, wenn man sie zu ihrer eigenen Natur führt, daß sie wohl bedürftig ist, viele Erdenleben durchzumachen, daß sie durchaus dasjenige, was sie sich an Vollkommenheiten zuschreibt im späteren Erdenleben, vielfach nicht hat, weil es aus ihrer ureigenen Wesenheit stammt, sondern daß sie das hat aus ihrer Kulturumgebung heraus, daß das nicht ihr eigentliches Eigentum ist.

Und so kommt es, daß, wenn der Geistesforscher schildern muß diese Seele, sie schildern muß gewissermaßen in ihrer Nacktheit, wie sie wohl bedürftig ist, wiederholte Erdenleben durchzumachen, daß dann der Mensch böse wird, namentlich dann böse wird, wenn die Dinge der Geistesforschung geschildert werden, weil er ahnt, daß die Seele nicht dasjenige ist, was er gerne haben möchte, daß sie es sei. Man berührt vieles Unbewußte und Unterbewußte in diesen Seelen; aber auf dieses Unbewußte und Unterbewußte muß eben hingewiesen werden.

Viel interessanter als dieser Brief, der von einer höflichen Persönlichkeit herrührt, die in ihrer Ehrlichkeit sich über die anthroposophische Lehre besorgniserregt äußert, viel interessanter als dieser höfliche Brief ist etwas anderes. Nur will ich noch erwähnen, daß dieser Brief, nachdem alles so behandelt wurde, wie ich es gesagt habe vorhin, dann damit schließt, daß der Mann sagt: Es würde mich freuen, von Ihnen mit einer Rückäußerung beehrt zu werden. - Höflicher kann man ja nicht sein!

Nun, daß der Mensch böse werden kann, indem an ihn das herantritt, was wirklich Geistiges ist, ich möchte es aus einer einzelnen Erscheinung, die ja wenigen bekannt ist selbstverständlich, aber die doch bedeutsam genug ist, erwähnt zu werden, belegen. Es gibt einen Philosophen der Gegenwart - ich schätze ihn sehr —, Richard Wähle. Ich schätze Richard Wähle schon seit seinem ersten philosophischen Auftreten, weil es ihm gelungen ist, durch große Scharfsinnigkeit in einzigartiger Weise alles dasjenige, was der Mensch sinnlich wahrnimmt, so darzustellen, daß es völlig als Bild erscheint, das von allem Geistigen ganz frei ist. Wir mischen immer noch Geistiges herein, wenn wir Sinnliches schildern. Richard Wähle ist es gelungen, alles, was der Mensch im Sinnenleben erlebt, so zu schildern, daß er den Geist völlig austreibt, so daß wirklich nur das bleibt, was sinnlich wahrzunehmen ist, und alles Geistige bankrott werden muß. Das mußte einmal gemacht werden, und es ist interessant, daß es einmal gemacht worden ist. Es verhält sich zu dem, was wir als Welt erleben, so, wie wenn jemand ein wunderbares Gemälde vor sich hätte und nichts schildern wollte von all dem, was es darstellt, als wie die Farbkleckse aneinandergereiht sind.



Aber es würde interessant sein, einmal zu sehen, wie das ist, bloß so etwas geschildert zu bekommen von einem wunderbaren Gemälde, wie die Farbenkleckse nebeneinandergesetzt sind. Wenn man das mit großem Scharfsinn gegenüber den Welterscheinungen tut, so ist das auch ein Verdienst. So hat es der Philosoph Richard Wähle, der vermutlich deshalb gerade Philosoph in der Gegenwart ist - er ist einer der charakteristischsten — dadurch in seinem weiteren Lebenslauf zu etwas ganz Besonderem gebracht. Ich habe nämlich noch niemals, und ich bin ziemlich - ich sage es ohne Eitelkeit — mit der philosophischen Literatur der Welt bekannt, aber ich habe noch niemals so schimpfen gehört, auch nicht von Nietzsche, über die Philosophie und über das Nutzlose der Philosophie wie von Richard Wähle in seinen Büchern «Das Ganze der Philosophie» und «Über den Mechanismus des geistigen Lebens». Wenn man sich noch so anstrengt als Philosoph, der Mensch hat nicht mehr Philosophie als ein Tier und unterscheidet sich nur dadurch in gewisser Beziehung von dem Tiere, daß er glaubt, irgendwie gegen die geistige Welt anrennen zu müssen und das nicht kann. - So schreibt Wähle noch vor kurzem.

 

 

Also es ist eigentlich niemals so temperamentvoll zu gleicher Zeit geschimpft worden über die Philosophie wie von diesem öffentlichen Vertreter der Philosophie. Aber der Universitätsprofessor Richard Wähle schimpft nur deshalb so über die Philosophie, weil er gelegentlich seiner Arbeit beim Herausschälen des bloß sinnlich Wahrnehmbaren, aus dem er allen Geist herausgetrieben hat, gerade durch diese negative Art an den Geist herangekommen ist. Und gewisse Dinge, die das geistige Leben charakterisieren, charakterisiert eigentlich niemand besser von den gegenwärtigen Philosophen als der Geistverächter Richard Wähle. Eine Stelle aus Richard Wahles «Mechanismus des Seelenlebens» möchte ich doch vorbringen, denn sie ist deshalb interessant, weil man sieht, wie ein Mensch, der getrieben wird durch seinen Scharfsinn, bei der Austreibung des Geistes, ich möchte sagen, wenn er so zum Fenster hinaus gerade weghuscht, getrieben wird, diesen Geist doch wahrzunehmen. Man könnte sagen, wie das Dichterwort heißt: Den Teufel spürt das Völkchen nie, und wenn er es auch schon am Kragen hätte. - Aber solch ein Mensch wie Richard Wähle, der merkt nun gerade noch den Geist; deshalb sagt er: «Welch kleinen Raum im Universum nimmt der Geist ein! Er ist nur wie eine Pfütze, in der sich Sterne spiegeln. Würden die Kombinationen des Geistes einen erheblichen Teil der Welt bilden, so müßte sie sich ihrer schämen; das würde das Weltall kompromittieren. Ist es nicht komisch, daß das Weltall so gedacht wird, als ob unser jammervoller Geist die Spitze bilden würde, da es doch besser wäre, man vergäße seiner im Ganzen.»

Das ist die Gesinnung, die ganz begreiflicherweise heraufkommt, wenn man an den Geist, der den Menschen das Wertvollste ist, herankommt.  Es  gibt mancherlei Gründe, warum dieses so ist; sie werden uns noch übermorgen entgegentreten. Aber die Tatsache wollte ich Ihnen auch an einer merkwürdigen Erscheinung der Gegenwart darstellen, die Tatsache, daß überwunden werden muß an der Grenze zwischen sinnlicher Welt und geistiger Welt dasjenige, was den Menschen zunächst als Furcht, dann sogar als Haß und als Widerwille zurückhält, wirklich einzudringen in diese Geisteswelt, in die eingedrungen werden kann auf den Wegen, die ich in diesem Vortrage charakterisierte.

Dazu kommt noch - lassen Sie mich dieses heute zum Schlüsse aussprechen-, daß ja viele Menschen, die den Geist anerkennen wollen, besonders zufrieden sind dann, wenn sie sagen können: Ja, Geist geben wir zu; daß irgendwie Geist ist, das geben wir zu, denn der Mensch steht immer vor etwas Verborgenem, vor etwas, was er nicht erforschen kann. - Und so verzeihen einem zwar die Leute, daß man vom Geist redet; daß man aber so in den Geist eindringen kann, daß man konkrete Tatsachen und Wesenheiten aus diesem Geistesleben heraus schildert, wie ich heute einiges geschildert habe, das verzeihen einem die Menschen nicht. Denn das wollen sie nicht anhören, daß man das Unsterbliche auch wirklich erforschen kann, daß man den Geist nicht nur als etwas Unerklärliches hinstellen könne, sondern daß man durch Ausbilden von gewissen Seelenkräften in dieses ihnen «unbekannt» genannte Gebiet auch eindringen kann und sogar, wie wir übermorgen sehen werden, eindringen muß, wenn Heil sein soll im menschlichen Leben. Eindringen muß, wenn man solche furchtbaren Katastrophen in der richtigen Weise als Zeichen der Zeit einschätzen will, wie jetzt eine über die Menschheit hereingebrochen ist.

 

Aber alle möglichen Leute berufen sich auf diejenigen, die sich um den Geist bemüht haben. Und so sehen wir denn, daß diejenigen, die am meisten dazu beitragen, heute durch oftmals recht scharfsinnige Untersuchungen, abzugraben die Möglichkeit, die zum Verständnis der Geisteswissenschaft, wie sie hier gemeint ist, hinführt, daß die sich berufen gerade auf einen Geist, den ich am liebsten immer anführe, wenn ich anführen will eine Persönlichkeit, auf der aufgebaut ist dasjenige, was ich in jahrzehntelanger eigener Geistesforschung zustande gebracht habe. Immer möchte ich anführen, daß diese Geistesforschung nicht auf irgend etwas Phantastisch-Träumerischem beruht, sondern auf den gesunden Grundlagen, welche gelegt worden sind durch die Weltauffassung Goethes.

Goethe war noch nicht selber Geistesforscher; die Zeit zur Geistesforschung war dazumal noch nicht gekommen. Wer aber, so wie ich es in meinen ersten Schriften getan habe, sich vertieft in Goethes Weltanschauung, der findet in dieser Goetheschen Weltanschauung die elementaren Ausgangspunkte, auf denen aufgebaut werden kann. Und wenn man darauf aufbaut, wird man direkt hineingeführt in Weiterentwickelung, in dasjenige, was ich Geistesforschung nenne und was zu solchen Ergebnissen führt, wie ich sie heute charakterisiert habe. Daher möchte ich, wenn es nur auf mich ankäme, diese Geistesforschung als Goetheanismus bezeichnen und den Dorn-acher Bau, der ihr gewidmet ist, als Goetheanum.

Es ist nicht notwendig, daß dies geschieht; aber so, wie ich mir klar bin darüber, daß auf denjenigen Grundlagen, die in die Menschenkultur gelegt worden sind durch den Goetheanismus, in der Zukunft dasjenige wird aufgebaut werden müssen, was die Menschheit zu ihrem Heile zu [797] erstreben hat, so weiß ich, daß auch diejenige Strömung, die ich als anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft bezeichne, die direkte Fortsetzung der Goetheschen Metamorphosenlehre, überhaupt des Goetheanismus ist. Und wenn sich manche Leute berufen auf Goethe, der den Geist abgelehnt habe und alles als Natur bezeichnet habe, so darf man schon darauf hinweisen, daß Goethe verhältnismäßig jung noch in seinem berühmten Prosahymnus «An die Natur» zwar das Weltenall Natur genannt hat, aber die Worte darinnen hat: «gedacht hat sie und sinnt beständig». Wenn man von dem Weltenwesen sagt, es sinne, es denke, dann gibt man ihm nicht bloß unbewußt, sondern bewußt Geist, gibt ihm bewußte Geistigkeit. Dann braucht man sich nicht um Worte zu streiten. Um Worte geht es der Geisteswissenschaft sicher nicht. Ob man das Natur oder Geist nennt, was da als Weltenall aufgefaßt wird, darauf kommt es nicht an, sondern darauf, daß man es in seiner Konkretheit, in seiner Eigenheit, in seiner Innerlichkeit versteht. Und auch darinnen kann man Goethe recht geben, kann man mit Goethe einverstanden sein, wenn er das Unerforschliche nicht bloß als Unerforschliches hinstellen will, wenn er nicht dem Menschen die Fähigkeit benehmen will, in das Unerforschliche einzudringen. Da braucht man nur auf das hinzuweisen, auf das ich auch hier schon vor Jahren hingewiesen habe: Einem Forscher gegenüber, der sonst große Verdienste hat, einem großen Forscher gegenüber hat sich Goethe ausgesprochen über dieses mißverstandene Kantsche Prinzip von dem Unerforschlichen in der Natur. Ein bedeutender großer Forscher sagte:

«Ins Innre der Natur Dringt kein erschaffner Geist.

Glückselig, wem sie nur Die äußre Schale weist.»

Goethe antwortet diesem Forscher und sagt:

«In's Innre der Natur-»

O du Philister!-

«Dringt kein erschaffner Geist.»

Mich und Geschwister

Mögt ihr an solches Wort

Nur nicht erinnern:

Wir denken: Ort für Ort

Sind wir im Innern.

«Glückselig! wem sie nur

Die äußre Schale weis't!»

Das hör' ich sechzig Jahre wiederholen,

Ich fluche drauf, aber verstohlen;

Sage mir tausend tausendmale:

Alles gibt sie reichlich und gern;

Natur hat weder Kern

Noch Schale,

Alles ist sie mit einemmale;

Stück für Stück sind wir in ihrem Innern. Nichts ist drinnen, nichts ist draußen!

Dich prüfe du nur allermeist, Ob du Kern oder Schale seist!



Goethe hat in einer wirklichen seelischen, geistigen Tatsächlichkeit darauf hingewiesen, daß der Mensch Kern der Natur sein kann, das heißt sich erfassen kann als Seelisch-Geistiges, um sich so in Einklang zu wissen mit dem Seelisch-Geistigen der ganzen Welt.

Darauf hinzuweisen in einer seelisch-geistigen Tatsächlichkeit, das ist die Aufgabe der anthroposophisch orientierten Geisteswissenschaft, um dem Menschen die Überzeugung zu geben, daß er nicht bloß Geist ist, sondern sich als Geist erkennen kann, bewußt in der geistigen Welt leben kann.



Davon dann übermorgen weiter