ANTHROPOSOPHIE ET SCIENCE DE L'ÂME

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Collection: GA073 - OEUVRES COMPLETES DE RUDOLF STEINER - Conférences publiques - L'enrichissement des sciences actuelles par l'anthroposophie. (> retourner au sommaire)
ANTHROPOSOPHIE ET SCIENCE DE L'ÂME ANTHROPOSOPHIE UND SEELENWISSENSCHAFT

 

 
Les références Rudolf Steiner Oeuvres complètes GA073 009-055 1987 19171105 Zurich

Original

Traducteur: FG v. 01 20171105 Editeur: SITE

RÉSULTATS DE SCIENCE DE L'ESPRIT SUR LES QUESTIONS DE L’ÂME HUMAINE
Zurich, le 5 novembre 1917

Ce qui sera pensé ici dans cette conférence avec anthroposophie ne devrait pas être quelque chose qui résulte d'un mouvement sectaire ou d'un courant spirituel ou similaire, mais quelque chose de beaucoup plus général-humain : un courant spirituel qui se donne par une nécessité intérieure dans notre ère de la montée de la vision du monde de science de la nature au cours des derniers siècles dans la forme qu'a prise cette vision du monde de science de la nature, en particulier dans notre temps.

 

Mais en cela n'est pas à penser que cette pensée comme anthroposophie devrait se donner comme une conséquence logique, comme une quelque conséquence de jugement de conditions préalables de science de la nature ; mais cette anthroposophie est pensé beaucoup plus comme formation vivante, comme expérience, a se développer elle-même dans un âge qui doit penser selon la science de la nature pour beaucoup de questions de la vie, du monde. Plus comme un enfant vivant - si j'ai la permission de dire ainsi – de la sorte de représentation de science de la nature, car cette anthroposophie est pensée comme conséquence purement logique.
Maintenant, je dois toutefois m'efforcer de former un tout, très chers participants, avec ces quatre conférences qui devraient s'étendre sur les plus différents domaines de la science actuelle. Par conséquent, la conférence particulière sera peut-être pas un tout clôt en tant que telle, et je devrai beaucoup prier de tenir compte de cela.

Lorsque j'ouvre la série de conférences avec une discussion des relations entre anthroposophie et science de l'âme, ainsi cela semble naturel aussi loin, oui, être évident, que l'anthroposophie, qui veut être orientée vers le monde spirituel, qui devrait chercher ses résultats de recherche à partir du monde spirituel, devra se faire tout d'abord tout particulièrement de l'ouvrage avec les affaires intérieures de l'humain lui-même, avec la vie de l'âme de l'humain. Cela d'un côté. Mais de l'autre côté, vient en considération qu'au cours des derniers siècles, en particulier au cours du 19ème siècle, ce qu'on appelle science de l'âme, psychologie, a reçu au fond un caractère complètement différent, qu'elle avait encore il y a peu de temps. La science de l'âme est, tout de suite par l'expansion de la pensée de science de la nature sur de nombreux domaines de la vie, devenue peut-être plus énigmatique, été plus remplie de toutes sortes d'énigmes de la vie qu'une quelque autre activité scientifique des temps modernes. C'était donc naturel pour les résultats grands, puissants de la recherche de science de la nature, que la pensée de science de la nature-méthodique, la façon de voir selon la science de la nature a pris dans une certaine mesure possession de tout ce qui repose dans les domaines de la connaissance humaine. Ainsi, cela en est aussi venu que cette manière de voir de science de la nature, on pourrait dire, a étendu son pouvoir dans les temps récents sur le domaine de la vie de l'âme.

 

 

Maintenant, je voudrais du début corriger le préjugé, le malentendu qui veut si facilement se dresser tout de suite en face de la recherche anthroposophique, qui pourrait consister en ne pas vouloir compter la science de l'esprit orientée anthroposophiquement avec ce qu'a à offrir la façon de représenter selon la science de la nature à l'ère moderne de l'humanité. Au contraire, les conférences supplémentaires, que je j'aurai à tenir ici, montrerons tout de suite comment la science de la nature arrive en premier à son plein droit alors qu'elle fait l'expérience la forte justification dont elle peut faire l'expérience par l'anthroposophie, ou la science de l'esprit. Et dans une certaine relation, cela se montrera déjà dans l'examen du rapport de l'anthroposophie à la science humaine de l'âme. C'est un idéal justifié de la science moderne de la nature, que ce qu'elle considère comme un événement naturel, comme le contenu des processus naturels et des choses de la nature, elle le sépare de toute âme/animique/psychique, de mêler nulle part dans l'observation scientifique, dans l'expérience scientifique, quelque chose de subjectif - comme on l'appelle - qui vient de l'expérience de l'âme. Par cela seul, la pensée de science de la nature peut espérer que l'humain ne trouble pas l'image objective des faits de la nature par ce qu'il porte à l'intérieur de la nature (NDT : quelque chose) de ses tendances psychiques/d'âme, par ses expériences psychiques/de l'âme dans la nature.

C'est seulement naturel que sous un tel idéal la science de l'âme devait faire tout particulièrement l'expérience d'une manifestation spécifique. Car ainsi que l'âme doit se placer au monde extérieur dans la connaissance scientifique de la nature, ainsi cette âme ne s'est pas placée dans les cours du temps précédents au monde extérieur. Qui a vraiment un sens pour se trouver dans la pensée scientifique, dans la conception du monde des siècles écoulés, celui-ci peut remarquer que, dans ces cours du temps précédents partout les humains, quand ils ont essayés d'expliquer et comprendre les faits de la nature ne séparaient pas purement ces faits de la nature de ce que l'âme éprouvait à ces faits de la nature, que l'âme voulait se faire, disons, des représentations symboliques ou autres à ces faits de la nature. C'était, dans une certaine mesure ce que l'humain vivait à la nature, mélangé avec ce qui était fait objectif même de la nature. Mais parce que la science de la nature elle-même n'a pas été libre de maint (NDT: ou maintes choses) que l'âme a prêté par là, on est venu à l'égard de la science de l'âme en aucune situation ainsi pleine d'énigmes comme dans le présent. Qui a déjà attrapé manifesté dans la nature, et sorti avec les faits purement matériels de la nature, le psychique, celui ci pourrait aussi beaucoup plus tôt croire en ce qui concerne l'être-construit de l'animique/du psychique dans l'essence du monde spirituel à l'unisson avec contemplation de la nature et du monde croire apprendre quelque chose - beaucoup plus tôt que ce qui semble possible maintenant, où on contemple la nature de sorte que tout de suite tout « subjectif », tout animique reste de côté dans cette contemplation. Comment devrait-on alors avec une façon de voir de science de la nature qui voit tout de suite son idéal le plus parfait d'exclure l'âme, qui donc doit développer des concepts, des idées, des méthodes fondées sur l'exclusion de l'âme, comment devrait-on alors avec ces méthodes passer maintenant dans l'âme et pouvoir reconnaître une quelque chose de cette âme ? Comment devrait-on alors pouvoir appliquer ce qu'on a appris à la science de la nature qui exclut, ce qui est de l'âme, à la contemplation de la vie de l'âme ?

Néanmoins, nous verrons dans la troisième conférence, comme tout de suite la physiologie, et aussi une science très riche d'avenir qui commence seulement à se conquérir les chaires universitaires à l'heure actuelle : la psychologie expérimentale, trouveront leurs bons fondamentaux, quand on trouve de nouveau la possibilité malgré l'idéal de la manière de voir de science de la nature d'arriver à une science de l'âme. Car, ce qui devrait être représenté ici* cela se tient en aucune relation en refus vis-à-vis à ce qui des côtés de la science de la nature est destiné à la vie de l'âme comme une science auxiliaire. Au contraire ! Tout de suite, ce à quoi les laboratoires psychologiques des temps modernes aspirent, gagnera en premier, par un certain point de vue anthroposophique, sa correcte fécondité, sa correcte signification.
On peut maintenant se demander : Que veut en fait l'humain quand il se place vis-à-vis de la nature scientifiquement dans la forme comme la science de la nature le fait actuellement avec droit ? Qu'est-ce que veut reconnaître/connaître l'être humain à la nature ? On pourrait parler des heures durant sur cette question ; seul je veux seulement évoquer brièvement, comment pourra y être répondu quelque peu.


L'humain développe certains besoins dans ce qui se joue au cours de la vie psychique/de l'âme, qui se donnent simplement par le fait qu'il se vit psychiquement en soi et a en dehors de lui le cours des faits de la nature. A partir de ces besoins se développe ce qui est la science de la nature. On veut se débrouiller dans l'âme elle-même avec ce que peut demander l'âme, avec ce que l'âme peut se soulever comme énigme, comme doute, lors de la contemplation de la nature. Et on veut voir la nature dans une image telle, que ce qui sera vécu comme cours intérieur des expériences émotionnelles/psychiques en nous, vienne à ses droits. C'est l'observateur en fait qui donne les directives, les tendances de la science de la nature. On a seulement besoin de se rappeler à une telle déclaration comme celle de Du Bois-Reymond, qu'il a faite à l'occasion de son célèbre discours « Sur les frontières de la connaissance de la nature » : une connaissance de la nature est alors disponible quand notre besoin de causalité - donc un subjectif, quelque chose qui est fondé dans l'expérience humaine/le vécu humain - quand cela est satisfait. Mais cela suppose que cette expérience émotionnelle subjective, personnelle avec ses questions, ses doutes, se tienne comme une nature de sphinx vis-à-vis du cours extérieur des phénomènes de la nature, que ceux ci ne donnent pas dans leur premier aperçu ce que la vie de l'âme forme comme une image d'eux. Nous pouvons changer la première image qui se donne de la vision préliminaire par ce qui se déroule/se passe dans notre âme et recevons par cela tout de suite la science de la nature.
Pouvons-nous faire cela justement ainsi avec la vie psychique/de l'âme ? On ne se répond pas toujours suffisamment clair et exact à cette question . Pour le psychique, nous ne pouvons pas nous placer en demandant de la même façon avec la conscience ordinaire comme à la nature. Ce psychique se déroule en nous. Nous pouvons purement l'expérimenter, purement le vivre. Mais nous ne gagnerons rien quand, ce qui nous est déjà familier, nous l'articulons comme nous articulons la nature a la mesure des lois pour venir à une science de la nature. Ce vécu psychique comme il se produit dans l'être-là quotidien ordinaire, on peut le vivre ; mais il n'y a en fait en ce qu'on le vit ainsi, aucune raison de le traiter de la même manière que les faits de la nature. Ceux-ci mènent dans leurs moindres faits et gestes pour ainsi dire dans l'inconnu pendant que nous nous tenons immédiatement dedans l'expérience psychique. On doit déjà attirer à soi certains questionnements à la science de la nature, quand on veut appliquer vis- à -vis de l'expérience psychique une méthode similaire, comme c'est courant dans la science de la nature.
On pourrait dire maintenant : vis- à -vis de la nature, l'observateur est donné comme personnalité extérieure évidente ; à l'expérience psychique n'est pas d'observateur en vis-à-vis. Par conséquent, certaines personnes désespéraient absolument d'un moyen d'observer la vie psychique, parce qu'elles ne pouvaient pas se représenter comment la scission pourrait avoir lieu : qu'on a en même temps le cours de la vie de l'âme et est malgré tout l'observateur.

Mais c'est tout de suite ce paradoxe étrange, qui doit apparaître, laisser à nouveau se lever une science de l'âme qui peut se placer à côté de la science de la nature , j'aimerais dire, dans l'esprit des exigences de la science de la nature. La question après les observateurs de la vie psychique doit sérieusement, doit être prise en sa pleine signification et profondeur. Ce qui vit en nous, cet animique/ce psychique ne peut l'observer immédiatement. Lorsque le chercheur de la nature qui veut remplir l'idéal de la façon de voir de science de la nature dans le présent, dans sa manière de représenter particularise tout ce qui est âme, quand il laisse dans une certaine mesure entièrement se retirer le psychique, ainsi le chercheur de l'âme doit aujourd'hui aller le chemin tout de suite opposé : il doit maintenant rien particulariser/isoler des expériences psychiques , mais il doit faire entrer quelque chose dans ces expériences psychiques ; il doit pénétrer ces expériences psychiques avec quelque chose qui n'est pas là dans la conscience ordinaire. Le chercheur de l'âme doit aller tout de suite le chemin opposé ! Parce que la science de la nature est devenue grande sur son chemin, le chercheur de l'âme doit prendre ce chemin inverse. La grande question, la question pleine de signification se pose : Comment pourra être trouvé ce chemin ?

Là j'aurai maintenant à dire maints paradoxes. Mais je prie de prendre du recul la dessus, que ce qui apparut au cours de l'évolution spirituelle humaine, dans les premières heures de son apparition avait toujours un caractère paradoxal. Qu'on pense seulement aux grandes réalisations révolutionnaires de science de la nature elles-mêmes, comme elles ont œuvrées sur les humains, quels doutes, quels procès, quelles luttes, elles ont provoquées ! L'humain est beaucoup plus proche du psychique que de la nature. Pas étonnant quand aussi en rapport à la récente science de l'âme tant peut se donner de nouveau qui s'est donné lors des progrès de la recherche en science de la nature.

 

On doit être au clair du début à la science de l'esprit orientée anthroposophiquement qu'on ne s'en sort pas avec la conscience qui emplit notre quotidien, qui est aussi ordinaire dans la recherche de science ordinaire de la nature, comme je l'ai déjà expliqué. La science de l'âme deviendra une question de conscience. Et comme telle question de la conscience j'ai traité cette science de l'âme dans mon livre paru il y a un an « Des énigmes de l'humain » : quand l'âme ainsi qu'elle se tient dans le vécu ordinaire à ses expériences propres, ne peut au fond rien savoir de ces expériences - quand elle peut seulement les vivre, comme on vit la nature extérieure, avant qu'on ait d'elle une image de science de la nature - ainsi cela indique déjà que cette âme doit se prévoir avec elle des changements si elle veut observer ses propres faits.


Cela donnera maintes difficultés vis-à-vis de la manière de penser qui domine le présent. Cela va à ne pas toucher l'âme, à la laisser ainsi, comme pour ainsi dire, comme on dit quelque peu , on l'a obtenue « des mains de la nature elle-même », et rattacher dans la science à ce qui vit là en elle. Mais la science de l'âme devra remonter des forces de sources plus profondes qui sont cachés pour le vécu ordinaire, par lesquelles d'autres méthodes d'observation, d'autres sortes de représentations apparaissent qu'elles sont là dans la vie ordinaire.

Maintenant, je vais vite décrire en bref, ce qui doit se passer avec l'âme humaine, quand elle veut devenir un véritable observateur de ses propres vécus psychiques, mieux dit, quand elle veut éveiller l'observateur intérieur qui est caché en elle, afin qu'il puisse explorer sont propre vécu. Avec la pensée, avec toutes les formes de représentation qu'on s'approprie à l'examen de la nature extérieure, on n'arrive pas à droit vis-à-vis du psychique. On arrive avec toutes ces représentations - comme on peut bientôt remarquer, tout de suite quand on lutte intérieurement avec la connaissance - pas du tout a sortir au-delà du cercle de fait qui se laisse saisir du regard selon la science de la nature; avec cela on ne s'approche pas du tout du psychique.
La chose devient différente à l'instant où on arrive aux points - je les appelle lieux frontières de la connaissance - auxquels l'être humain se tient d'abord doutant et se dit souvent : jusqu'ici, nous arrivons avec ce qui nous est une fois donné en tant qu'êtres humains en rapport à notre désir de connaissance; mais ici reposent des limites/frontières insurmontables ; dont on ne sort pas. - On a seulement besoin de voir comment les humains qui, tout de suite emplis de la manière de regarder de science de la nature des derniers temps, tentent avec leurs pensées de prospecter toujours de plus en plus profondément dans l'être-là, atteignant de tels lieux frontières de la connaissance. Je veux citer quelques exemples qui nous montreront comment celui qui lutte après la connaissance arrive là vraiment à des endroits particuliers de l'expérience de l'âme.
Comme premier exemple j'aimerais en mentionner un que j'ai trouvé chez un philosophe peut-être moins estimé, mais chercheur de la connaissance comme personnalité à estimer d'autant plus élevé : chez le célèbre esthéticien Friedrich Theodor Vischer. Comme Vischer discuta l'intéressant petit livre de Volkelt sur « La fantaisie de rêve », là, avec toute l'énergie interne de la connaissance, il se lança la question : Quelle peut être la relation de l'âme humaine et du corps humain?

C'est une autre chose, si on se pose ce problème à partir de présupposés philosophiques, de concepts d'école, si on s'occupe avec cela seulement à la mesure de la raison ou si cela entre devant l'âme à partir d'un dur vécu de penser ainsi que vraiment cela se place devant l'âme comme à la façon d'un sphinx. D'une telle expérience anxieuse, - on voit cela de tout le contexte - l'ainsi nommé V-Vischer, Friedrich Theodor Vischer se posait cette question. Il dit : l'âme de l'humain, elle ne peut pas être dans le corps; mais elle ne peut aussi pas être ailleurs que dans le corps. - Une contradiction complète ! Mais une contradiction qui ne se donne pas traîné là logiquement, mais se donne à partir de la pleine pensée intérieure, une contradiction dans laquelle on lutte, une contradiction dans laquelle peut être le début d'un drame de connaissance intérieure. Et devant de tels drames de connaissance intérieure parce qu'ils mènent à l'expérience, on n'a pas la permission de reculer d'effroi quand devrait apparaître la vraie science de l'âme.

Avec cela, j'ai indiqué l'une des questions les plus importantes qui se posent dans les lieux frontières de la connaissance. Il y en a beaucoup. Du Bois-Reymond a parlé de sept énigmes des mondes. On pourrait citer des centaines et des centaines de telles questions petites et grandes. A ces questions on peut rester arrêté ainsi qu'on dise : la connaissance humaine s'étend jusque-là, plus loin on ne peut aller ! - Mais quand on se fait cet aveu, alors manque seulement le courage de la connaissance. Ce dont il s'agit est : à de telles questions pouvoir rester debout avec la pleine vie intérieure de l'âme, ne pas regarder ces questions avec toutes les forces entières de l'âme à la mesure de la raison, mais de les pénétrer de vie et avoir la patience d'attendre ; si quelque chose se donne là comme une révélation de l'extérieur. Et cela se produit.
Qui ne veut pas répondre a de telles questions avec des concepts saisis d'avance, qu'il a déjà, mais plonge dans une certaine mesure dans les vagues, que de telles questions amènent sur l'âme humaine, il vient à un vécu pleinement nouveau qu'il ne peut pas avoir dans la conscience ordinaire. Je peux m'exprimer sur ce vécu par une comparaison. C'est un vécu élémentaire de l'être-là de l'âme et un vécu élémentaire pour l'apparition d'une science de l'âme ou psychologie orientée selon l'anthroposophique. On doit seulement le prendre dans sa pleine réalité, pas dans son abstrait état de mort. Nous pensons - si la comparaison est maintenant plus ou moins justifiée ou non, il ne s'agit pas maintenant de savoir ce que cela devrait nous dire, elle nous dira -, nous pensons à un animal très inférieur, qui ne s'est pas encore formé un sens du toucher différencié vers l'extérieur que dans une certaine mesure avec son vécu, il attise seulement intérieurement en lui-même et butte contre les objets physiques autour de soi. Nous nous pensons en termes de la théorie de l'évolution, une telle vie se perfectionnant. Qu'est-ce qui peut apparaître là ? Ce qui est aux êtres inférieurs seulement un pousser sur les choses extérieures et un vécu intérieurement indifférencié de ces chocs, cela se différencie au cours de l'évolution de telle sorte que le sens du toucher apparaît. La théorie de science de la nature de l'évolution, décrit la différenciation du sens de la vie absolument ainsi, j'aimerais dire, de l'être poussé par les choses, à l'être différencié par cet être poussé. Ce qui se passe là extérieurement, physiologiquement, physiquement ma foi : l'évolution d'un sens différencié du toucher de la pure butée contre les objets extérieurs qui répétée sur pur domaines psychiques, quand on prend les choses pleines de vie, quand on arrive à de tels lieux frontières de la connaissance avec pleine, intérieure participation de l'âme. là on se sent a ces lieux frontières tout d'abord comme dans l'obscurité du monde spirituel, buttant partout. Que de telles questions apparaissent comme chez Vischer vous est comme une preuve : on vit dans un sombre être là psychique, fondé dans le monde spirituel, buttant au monde spirituel. Mais doit se différencier maintenant ce qui butte ainsi au monde spirituel !

 

Dans le véritable vécu de telles questions de frontières s'immisce, se manifeste quelque chose dans l'âme, qui sinon n'est pas là, comme la perception  , comme la perception des objets extérieurs par un sens différencié du toucher est là pour l'être qui n'a pas encore développé ce sens différencié du toucher, mais butte seulement aux choses. On doit arriver à vivre les questions de frontières, ces innombrables, tortueuses, frontières de la sorte du sphinx, pour savoir : les méthodes que nous pouvons gagner à la nature, les méthodes qui tout de suite remplissent l'idéal de la manière de voir de science de la nature, elles conduisent quand il s'agit du psychique – spirituel , seulement à un butter aux frontières; là, la vie doit pousser plus loin !

 

Et elle peut pousser plus loin. Cela peut seulement être un fait d'expérience. Ce que je pense ici, cela entre devant l'âme du penseur racinant dans la science de la nature des dernières décennies seulement bien trop clair, seulement bien trop significatif. Car c'est en premier progressivement que le temps peut monter où par de patient se-trouver-dedans en ces questions frontières de la connaissance que l'âme déploie vraiment son domaine de vie. J'ai énumérés des exemples de telles questions frontières dans le petit chapitre , sur ces questions que j'ai tout de suite écrit dans mon livre qui paraitra dans les prochains jours, « Des énigmes de l'âme ».
J'aimerais mentionner comme exemple, une autre question frontière, telle qu'elle apparaît chez Friedrich Theodor Vischer, comme quelqu'un qui commence vraiment à vivre en soi le drame de la connaissance, arrive à ce que je viens justement de caractériser maintenant – quand aussi, comme Friedrich Theodor Vischer y aspirait, le temps n'était pas encore là, dans lequel l'âme pouvait passer à travers les frontières auxquelles elle se tient -, tâtant intérieurement, pas encore différenciée extérieurement dans le tâtonnement spirituel. Vischer dit là : « Aucun esprit, où aucun centre nerveux, où pas de cerveau, disent les opposants. Pas de centre nerveux, pas de cerveau, disons-nous , si ce n'était préparé à partir de dessous par d'innombrables étapes/niveaux ; c'est facile de parler moqueur d'un faire des rumeurs autour  (NDT: Umrumoren) de l'esprit en granit et calcaire - pas plus dur que ce serait pour nous de demander, moqueur, comment la protéine prend son essor aux idées dans le cerveau. A la connaissance humaine s'estompe la mesure des différences de niveau/d'étape. Cela restera un secret comment cela vient et approche que la nature, sous laquelle l'esprit doit quand même sommeiller, se tient là comme un parfait contrecoup de l'esprit que nous nous » - je vous prie de saisir de l'oeil la manière du discours ! - « faisons des bosses buttant à cela ; c'est une diremtion d'une telle apparence de l'absoluité qu'avec l'être-autrement et l'être-hors-de-soi de Hegel, ainsi riche d'esprit la formule, quand même ainsi bien comme rien dit, la sécheresse de l'apparente cloison sera simplement recouverte. Une reconnaissance correcte de l'arête de coupe et de la poussée dans ce contrecoup, on la trouve des Fichte, mais pas d'explication pour cela ».
On ne peut pas avoir la description plus précise de cette vie de l'âme intérieure : comme elle se sent tout d'abord heurtant le monde spirituel là, où elle vit ces questions de frontière, comme elle se rêve, se différencie de ce se heurter au monde spirituel à un véritable tact/toucher du monde spirituel, au lever d'un – pour utiliser l'expression goethéenne - organe spirituel. Comme Goethe parle d'yeux de l'esprit et d'oreilles de l'esprit, ainsi on pourrait dire que si au niveau le plus élémentaire, des organes spirituels de tact se lèvent parce qu'on se vit entrant dans ces choses. Cela est un véritable processus de vie, un véritable processus de croissance ; ce n'est pas une simple application de ce qu'on a déjà appris aux autres sciences ; mais c'est quelque chose qui est ainsi réel que le grandir de l'enfant, mais qui amène l'âme dans des régions qu'elle n'a pas vécu auparavant.

Beaucoup se trompent aujourd'hui sur ces choses. Le célèbre philosophe Bergson, par exemple, s'adonne une erreur très principielle sur ce domaine. Bergson parle du fait qu'on ne porrait pas englober le monde avec la raison démembrante/analytique (NDT : traduisant dans le contexte de fondé correctement la tri-articulation de l'organisme social, est à noté ici que cette "drei-glieder-ung" pourrait aussi se traduire "tri-membrement") qu'on ne pourrait en particulier, pas saisir la vie de l'âme avec la raison démembrante, parce que dans l'âme, parce qu'absolument dans l'être-là (NDT : Dasein) est partout du « devenir », partout « fluer », partout « vie ». Que croit Bergson ? Que ce dont il s'agit, est déjà là, qu'on peut le chercher avec les forces qu'on a déjà. Mais c'est la grande erreur. Là on ne trouve pas ce qui peut vraiment expliquer le psychique/l'âme, mais l'âme doit aller au-delà d'/par-dessus elle-même ; l'âme doit développer quelque chose qu'elle n'a pas. Elle ne doit pas croire que la vie qu'elle devrait explorer est déjà là, mais que cette vie doit en premier être atteinte.

Devant ce s'approfondir dans le drame de la connaissance de l'interne, beaucoup – j'ai bien la permission d'utiliser l'expression - on en fait une grande peur. Ils croient entrer dans l'abîme de la subjectivité, dans l'abîme de l'individualité. Si, en effet, ils devaient entrer dans cet abîme, comme cela a été décrit maintenant, alors ils trouveraient que, en ce qu'ils font cela, ils trouvent intérieurement un objectif ainsi qu'on trouve l'objectif extérieurement quand on se tient vis-à-vis de la nature. C'est seulement une illusion quand on croit qu'un des humains trouve ceci, et l'autre cela, lors du vivre au travers du drame de la connaissance. Dans une certaine relation, les vécus individuels doivent être différents parce qu'ils sont des aspects différents, des vues différentes de la même chose de différents côtés. Mais en ce qu'on prend des photographies de différents côtés d'une quelque chose, et que ces photographies sont différentes, avec cela n'est pas dit  que la chose elle-même ne présente pas son objectif dans ces aspects. On ne doit pas prendre ce que le découvreur a remonté de son âme de cette manière, ainsi qu'on le prenne purement dogmatiquement, qu'on croit maintenant à la formulation particulière qu'il donne comme à un dogme ou une loi naturelle. Mais on doit être clair à soi : cela peut être ainsi subjectif par l'aspect particulier ce qui apparaît à travers les organes spirituels de tact - et quand les méthodes que j'ai maintenant données dans le principe sont développées plus loin, ainsi apparaissent des organes spirituels-psychiques de l'âme, qu'on peut comparer avec des yeux de l'esprit et des oreilles de l'esprit -, quand sur la base de la conscience visionnaire, ainsi je la nomme dans mon livre, « De l'énigme de l'humain », sera caractérisé le monde spirituel, alors aimerait ce que l'observateur décrit, être un aspect subjectif ; mais en ce qu'on l'accepte, on se tient vis-à-vis de la réalité spirituelle comme on a une image réelle d'un arbre, même quand ce n'est que d'un côté. C'est ce qui devra tout de suite être compris dans ce domaine.

 

Quand l'humain va en cela au-delà de sa vie psychique-spirituelle, se donne ce que je décris dans mon livre, « Comment obtient-on des connaissances des mondes supérieurs ? », dans lequel vous pouvez trouver une description détaillée de ce que l'âme a à faire avec elle-même pour aller ainsi au-delà d'elle-même. Aujourd'hui, je pourrais évidemment seulement indiquer le principe. Si vous poursuivez dans une certaine mesure ce qui est présenté dans ce livre, vous trouverez pourquoi j'ai appelé les expériences/vécus, qui sont des expériences entièrement nouvelles vis-à-vis de la conscience ordinaire, d'abord imaginations et le niveau de conscience qui se développe là, la conscience imaginative.

 

Cette conscience imaginative n'est rien de fantastique. Elle a un contenu qui est nouveau vis-à-vis de ce qu'on a connu auparavant. La « conscience imaginative » est un mot comme tant. Ce qui importe, c'est que dans les imaginations qu'on s'acquiert comme enrichissement de la vie de l'âme, est clairement exprimé qu'elles sont, maintenant disons, des images-reflet d'une réalité spirituelle, comme nos représentations ordinaires sont des images-reflet de la réalité physique extérieure.
Je vous ai décrit le processus par lequel, au premier niveau, l'âme va au-delà de soi-même à ce qu'on appelle la connaissance imaginative. Avec cette connaissance imaginative, on vit effectivement dans un état qu'on doit décrire avec un mot paradoxe - qui, évidemment, ne peut être traité que dérisoirement selon les habitudes de pensées du présent : on vit à l'extérieur du corps en ce qu'on unifie son âme avec ce qu'on vit ainsi. C'est de cela dont il s'agit ! Et, on apprend avant toutes choses à distinguer ce qu'on vit ainsi sans l'aide du corps : premièrement des perceptions sensorielles ordinaires qui sont gagnées au monde sensoriel extérieur ; mais aussi de tout cela que sont les visions, les hallucinations, les illusions.

Car cela devra toujours être retenu : le chemin qui a été évoqué ici conduit, d'après la ligne tout de suite opposée, que le chemin qui peut être décrit comme un plus morbide, qui conduit à la vie illusoire, vers la visionnaire. Tout de suite qui se retrouve dans la vie imaginative, il sait que ce que nous percevons sensoriellement avec nos sens sains à la nature, que cela se tient spirituellement plus haut que tout ce qui peut venir devant notre âme par des visions, des hallucinations. En ce que nous nous adonnons à des visions, nous plongeons plus profondément dans notre pure corporéité, nous nous relions plus intimement à la corporéité, nous traversons la corporéité avec notre âme, ne nous en endons pas libre.

Quand, dans la troisième conférence, nous parlerons sur l'être humain comme un être de la nature, nous deviendra clair pourquoi les contenus des visions pourront être confondus avec les perceptions de l'esprit. Aujourd'hui, où nous parlons du vécu psychique, il s'agit de souligner nettement la différence : que le visionnaire descend dans sa vie du corps, mais celui qui aspire à des connaissances imaginatives se vit dans un pur psychique, par ce qu'il arrive dans un vécu indépendant du corps.

 

C'est, comme dit, une représentation paradoxale pour les habitudes de pensée du présent. Celui qui aimerait arriver aujourd'hui au monde spirituel à partir de soubassements profanes/amateurs, de représentations de dilettantes, aimerait si volontiers s'imaginer ce monde spirituel d'après le modèle des perceptions extérieures, il aimerait si volontiers, - on voit cela au désastreux spiritisme, que pour lui, des faits spirituels viennent vers lui ainsi qu'un fait naturel par une expérience physique en laboratoire. Il aimerait saisir l'esprit. Mais ce qui nous vient dans la perception imaginative, cela ne se laisse pas comparer à quelque chose de saisissable. Je l'ai comparé dans le livre « Des énigmes de l'âme», - mais ce n'est pas la même chose, avec les représentations de souvenirs que nous croyons remonter du soubassement de notre vie psychique sur des vécus passés. La minceur, purement psycho-spirituelle, qu'ont de tels vécus de souvenirs, c'est la seule chose dans quoi l'esprit, dans lequel l'âme s'enracine, pourra absolument être vécu. Seulement que les imaginations, qui ainsi que des représentations de souvenirs montent dans l'âme, ne se rattachent pas au vécu dans le monde physique, mais qu'elles annoncent par leur propre contenu : on est entré dans un monde nouveau, spirituel, dans un monde qu'on n'avait pas connu avant. On doit d'abord se rendre familier de proche en proche avec la toute autre façpn du vécu psychique/de l'âme, quand on n'a maintenant pas le soutien des organes corporels par lesquels on se crée/se procure des perceptions extérieures ; on doit s'habituer de proche en proche en premier dans cette vie.

Avant toutes choses : malgré que j'ai comparé ces représentations de la connaissance imaginative avec des représentations de souvenir, malgré tout ce qui apparaît comme imagination, ce qui est donc la reproduction d'une réalité spirituelle, une particularité à laquelle nous nous habituons très difficilement, à savoir la particularité que plus parfaite est une telle perception spirituelle dans l'imagination, d'autant moins nous pouvons nous après que nous les avons eues nous rappeler d'elles. Nous sommes habitué de nous rappeler à ce qui est passé par notre âme. Ainsi comme nous avons le vécu spirituel, ainsi cela ne nous génère pas immédiatement la force de souvenir ; mais le processus est un tout autre. Je l'ai décrit dans mon livre, « Des énigmes de l'âme ». Le processus est le suivant : quand on veut avoir une imagination déterminée, ainsi on doit se préparer à cela, on doit exercer l'âme, qu'elle développe intérieurement les forces par lesquelles l'imagination peut se révéler à elle. Nous pouvons nous rappeler de ce que fait l'âme, de ce que l'âme prévoit pour venir à l'imagination, de cela on peut se rappeler. Par cela, on peut rappeler à nouveau l'imagination. On peut donc, quand une fois on a eu une expérience spirituelle en connaissance imaginative, pas se rappeler sans plus à la même, mais on doit à nouveau faire toutes les préparation intérieures de l'âme; à elles on peut se rappeler. On peut se dire : tu as fait cela, tu as fait ceci ; fait-le de nouveau, alors tu reçois de nouveau le vécu. - Et seulement alors, quand nous réussi de nous introduire dans la conscience ordinaire, dans la pensée ordinaire, à la mesure de la représentation, des images-reflet des imaginations, alors nous pouvons nous souvenir de cette image-reflet. Mais ce qui est vraiment l'imagination, cela doit toujours apparaître de nouveau, sinon c'est aucune imagination réelle.

Une autre particularité est celle-ci : les représentations que nous gagnons dans la vie extérieure seront formées par nous d'autant plus facilement d'autant plus souvent que nous les formons. Pendant que nous recevons là un certain exercice et que les choses passent dans nos habitudes, ce n'est pas le cas lors du vécu de l'imagination, lors du vécu de véritables faits spirituels. C'est le contraire qui est le cas : plus souvent on veut avoir une imagination sous les mêmes conditions, d'autant plus elle deviendra indistincte. De cela provient la circonstance particulière, la circonstance assez paradoxale que des élèves de la vie spirituelle qui se donnent du mal pour arriver à certaines imaginations, ont de telles imaginations et sont alors étonnés de pourquoi elles ne se répètent pas. Là se perd même le don de rappeler la chose souvent déjà la deuxième et troisième fois, et il est alors nécessaire que des manifestations/cérémonies nouvelles et toujours renouvelées seront faites, afin que, ce qui nous fuit dans une certaine mesure en ce que cela s'est une fois présenté à nous du monde spirituel, nous le rappelions de nouveau vers en haut.
De tels exercices intérieurs psychiques, qui enjambent ces difficultés, vous les trouvez  décrits dans tous les détails dans mon livre: « Comment obtient-on des connaissances des mondes supérieurs ? », bien que ce soit seulement un bref abrégé de ce qui a été dit plus tard par moi sur ces choses. Une particularité supplémentaire est qu'on peut seulement s'en sortir avec de telles représentations imaginatives quand dans la vie de penser comme de représentation, de sensation et de volonté que l'on s'est appropriée comme être humain jusqu'à cet entrainement spirituel , trouve des indices pour pénétrer les imaginations avec des représentations. Quand on ne fait pas soigneusement attention ici là dessus, on peut certes pas devenir morbide mais psychiquement confus et obscurci. On revient toujours à nouveau à se dire : maintenant tu expérimentes quelque chose de spirituel, tu ne peux pas encore le comprendre, tu n'a pas encore formé des concepts suffisamment profonds pour cela. - Alors, on doit cesser, on doit changer le chemin ainsi qu'on essaye de conduire plus loin sa représentation ordinaire, formée dans le monde des sens, pour comprendre à une occasion ultérieure, ce qu'on n'a pas compris auparavant.
Bref, je pourrais mentionner encore beaucoup de telles particularités, on fait des familiarités toutes sortes de choses, lesquelles sont frappantes, paradoxales, vis-à-vis du vécu de l'âme qui appartient à la conscience ordinaire. Mais alors en premier, quand on a arraché d'une certaine manière le psychique détaché du corporel, alors on se tient en premier dans le spirituel, dans le monde spirituel. L'expérience, la spirituelle, aucun ne peut la contester.
Avec ce que je vous ai décrit jusqu'à présent, on arrive à certaines vues/avis. On arrive à l'avis que, qu'en dehors du corps physique, qu'on porte à soi et qui est l'objet de l'anatomie et de la physiologie, absolument de la science extérieure de la nature, nous est vraiment propre ce que dans mes livres récents, de sorte qu'aucun malentendu n'apparaisse, j'ai nommé « corps de forces formatrices », alors que je l’appelais autrefois « corps éthérique ». C'est vraiment un deuxième élément qui est en nous et qui ne peut jamais résulter de la perception ordinaire, du vécu psychique ordinaire, mais peut seulement se donner quand ce vécu psychique progresse jusqu'à l'imagination. Car ce corps de forces formatrices n'est rien de spatial ; ce corps de forces formatrices est quelque chose qui ne vit que dans le temps, mais qui vit dans le temps ainsi que tout ce qui apparaît dans notre corps physique, disons, de notre naissance ou de notre conception jusqu'à notre mort, sourde/source de ce corps de forces formatrices. Nous portons un deuxième corps, un corps de forces formatrices en nous. Il deviendra une réalité, une réalité pour la conscience imaginative.
Mais nous n'irons pas plus loin avec cette conscience imaginative qu'à ce qui nous accompagne comme corps de forces formatrices - l'expression est paradoxe, mais cela ne fait rien - de la naissance jusqu'à la mort. On arrive plus loin, quand maintenant, vers ce qui a justement été évoqué, progressant encore d'une autre manière, l'âme revigorée intérieurement, renforcée intérieurement, quand maintenant, dans un exercice patient toujours renouvelé et renouvelé, on obtient un tout nouveau rapport à ce qu'on appelle la vie de représentations, la vie de concepts.
Représenter est pour nous dans la vie ordinaire quelque chose, par quoi nous nous réalisons les objets extérieurs. Quand nous avons une représentation, nous croyons : ce que nous pouvons posséder intérieurement d'un objet externe, nous le possédons justement ! Nous devons nous débarrasser/détacher de cela pour le domaine du vécu spirituel. Nous devons pouvoir nous mettre dans une certaine mesure dans la situation de pouvoir laisser se dérouler nos représentations comme des forces et des puissances internes combattant les unes contre les autres intérieurement en nous dans le drame interne de la connaissance. Nous devons, quand nous avons caractérisé une chose d'un côté, nous acquérir la nostalgie de la caractériser aussi du côté opposé. À ce stade, les expressions : matérialisme, idéalisme, spiritualisme, sensualisme et ainsi de suite, deviennent toutes des sortes de discours, parce que tous ces concepts, qui sont purement dérivés des réseaux conceptuels, s'avèrent justement comme des prises photographiques de différents côtés.

Nous apprenons à reconnaître qu'avec nos concepts sur le domaine spirituel, nous devons nous comporter comme nous nous comportons dans nos organes sensoriels sur le domaine sensoriel. Nous allons autour des objets. Nous ne contemplons pas les concepts comme des images-reflet, mais seulement comme ce qui caractérise unilatéralement tel ou tel aspect (NDT : à partir) des choses.
De cela, l'investigateur spirituel développera tout de suite en soi l'impulsion à caractériser les choses d'un côté, et les caractériser aussi de l'autre côté, du côté opposé. Il ressentira notamment une nostalgie de se former certaines représentations, et alors de les réfuter lui-même, de passer vraiment à travers cette lutte intérieure. Je donne là seulement quelques points de vue intérieurs de principe qu'on doit rendre vrais en croissant, quand on est arrivé au lieu frontière de la connaissance jusqu'à un certain point.
Alors, l'âme se développe plus loin. Elle parvient à développer cela en soi - et je prie de s'abstenir de toute superstition ou préjugé - que j'ai appelé la connaissance inspirée dans mes livres. Dans un degré plus élevé, l'âme se détache du corps par cela et après la réalisation de cette étape de la connaissance, on est maintenant non purement en état de superviser ce qui accompagne notre être-là de la naissance à la mort comme un corps de forces formatrices dans la succession des temps, mais maintenant on est en état de contempler aussi du spirituel, qui est au dehors de notre corps, de la réalité spirituelle, comme les yeux physiques contemplent/voient la réalité physique. Dans la prochaine conférence, j'aurais à parler de la réalité spirituelle extérieure, et je veux d'abord indiquer ce que l'humain contemple/voit désormais, comme une réalité spirituelle, close en lui-même, avec cette connaissance inspirée.
Ce qui émerge là de la connaissance inspirée, cela ne vit pas dans notre être-là de la naissance à la mort, cela a vécu avant nous, avant que nous soyons entré dans le corps terrestre par la naissance, ou disons, la conception ; et après que nous serons entrés dans le monde spirituel par la mort, cela vivra avec nous. Cela s'est lié avec les masses héréditaires, qui nous reviennent physiquement des parents et des ancêtres (NDT Voreltern) ; qui imprégne ce physique. Pour la façon de voir ce qui de nous a précédé psychiquement/animiquement notre être-là physique, qui suit notre mort physique, on l'atteint vraiment par la connaissance inspirée parce qu'on atteint à une contemplation spirituelle qui atteint pleinement l'indépendante de ce corps physique. Le corps des forces formatrices est encore lié à cet être-là physique; il vaporise quand il sera séparé de cet être-là physique. Ce que la connaissance inspirée peut percevoir, qui ne vaporise pas, cela reste en soi, c'est ce qui va par les naissances et les morts. Sur le domaine de la connaissance inspirée, l'humain peut vraiment examiner objectivement sur ce qui le relie avec des mondes purement spirituels, ce qui travaille plein de force, ainsi qu'il devient cet être humain, quand avec sa partie spirituelle se relie la masse physique de l'hérédité.

Et la troisième chose que vous obtenez est l'intuition. Avec cela n'est pas pensé le non clair, qui sera habituellement décrit comme «intuition», mais ce que je veux maintenant évoquer. Ce qu'on peut atteindre en tant que troisième étape de la connaissance spirituelle, on atteint cela quand on s'apercevra pleinement - cela se présentera à un moment déterminé dans l'évolution de l'âme - qu'on est un autre, qu'on a vraiment trouvé en soi un observateur intérieur par les efforts qu'on a fait à travers l'imagination et l'inspiration.

Là pénètre un significatif à l'intérieur de ce que j'ai appelé le drame de la connaissance. Là quelque chose pénètre, où on peut dire : on voit qu'à partir du spirituel pas seulement notre corps physique est façonné avec, on apprend à voir que notre âme même, ainsi qu'elle vit en nous avec ses sensations, avec ses tendances, avec ses ambitions , avec ses affects, avec son caractère de volonté, qu'elle est devenu ainsi elle-même à travers des processus spirituels. Un coup intérieur du destin sera/deviendra le drame de la connaissance.

On aimerait avoir des vécus/expériences du/de destin dans la vie, qui vous laisse désolé à mort en une exaltation jusque haut dans le ciel, on aimerait vivre le pire et le plus joyeux : ce qu'on vit, quand on éprouve/vit le devenir pas seulement du  corporel, mais du devenir de l'âme, c'est un coup du/de destin, un coup intérieur  du/de destin qui, pour celui qui le vit pleinement dans le drame de la connaissance signifie plus que les vécus de l'être-là extérieur les plus hauts et les plus profonds, les plus joyeux et les plus douloureux.

Quand cela peut être ainsi, quand dans l'âme vraiment cette force intérieure peut provoquer le revirement, que ne lui apparaît pas seulement le corporel à partir du spirituel, mais que ce qui est d'âme soi-même à l'intérieur du devenir spirituel, alors pénètre la connaissance intuitive. Et alors est foulé le domaine qui englobe les vies terrestres répétées, la rétrospective à des vies terrestres antérieures et la certitude que cette vie terrestre se répétera. La connaissance s'introduit que la vie entière de l'humain consiste en une succession de vies terrestres avec des vies reposant là entre dans le monde spirituel de la mort à une nouvelle naissance.

Avec tout cela doit être lié que notre coup d'œil intérieur de l'âme/psychique  sera dirigé sur quelque chose pour lequel il n'est en fait pas formé par le rapport à la nature extérieure. En rapport à la nature extérieure, nous demandons constamment après l'origine, après les causes, mais nous n'arrivons pas correctement au spirituel. Celui qui s'ouvre ainsi au domaine spirituel comme je l'ai mentionné, à lui se révèle que dans tout croissant, tout prospérant, dans tout progressant, se développant, se place une évolution régressive, un effritement perpétuel de l'être-là, un perpétuel destructeur. Par conséquent, ceux qui ne voyaient pas au travers cela sous cette forme moderne, mais dans les formes dans lesquelles on avait su ces choses, ont dit : la connaissance spirituelle conduit à la porte de la mort. - On apprend à reconnaitre que la conscience, le vécu spirituel, le vécu-esprit conscient peut seulement se présenter parce que se place dans le croissant, prospérant, dans le progressant de l'évolution ce qui effrite cet être-là ; et on apprend à reconnaître que la mort est seulement le grand événement d'une fois qu'on peut se penser partagé, dans une certaine mesure divisé en ses atomes, comme ce qui se passe continuellement en nous pendant que nous devenons conscients dans la vie corporelle. Le savoir dans ce monde est un entrer dedans en petit de ce qui nous arrive d'un coup quand nous allons par la porte de la mort.

 

On apprend à connaître la parenté de la conscience avec le mourir. Et justement par ce qu'on apprend la parenté de la conscience avec le mourir, par cela on apprend aussi à connaître comment cette conscience passe par la porte de la mort, comment la mort est tout de suite un réveil d'une autre conscience dans laquelle nous entrons quand nous déposons le corps physique, que dans une certaine mesure nous ne déposons que dans le but de la connaissance quand nous acquérons une connaissance imaginative, inspirée, intuitive.
On doit se trouver dedans, de penser sur sa relation au monde d'une manière entièrement différente de ce qu'on était habitué auparavant quand on veut se faire un véritable concept de la connaissance spirituelle. Avant tout, on doit perdre entièrement la foi/la croyance, qu'on peut trouver l'esprit n'importe comment, quand on interprète le monde matériel, quand on critique  n'importe comment le monde matériel, quand on trouve des lois au monde matériel. Les lois qu'on trouve au monde matériel, elles valent seulement pour le monde matériel. On ne trouve pas l'esprit par l'interprétation du monde des sens ; on trouve l'esprit dans le corps physique au monde des sens ; mais on le trouve dans le vécu libre du domaine spirituel.
Je peux me rendre clair par une comparaison : quand nous lisons les séries de mots, les séries de lettres, ainsi nous ne les prenons pas ainsi que nous disons : là est une ligne verticale, là est une ligne horizontale ; nous n'interprétons pas les lettres, nous voyons par dessus la série de lettres et les séries de mots, et là se développe un contenu intérieur. Ce contenu n'a rien à voir avec une interprétation des lettres. On doit avoir appris à lire. Ce qui se développe chez le lecteur est quelque chose d'entièrement différent que ce qui repose dans les lettres. On ne peut pas chercher l'esprit, que l'on découvre à partir des lettres lors de la lecture, de la boîte du typographe. Justement aussi peu on peut trouver de la nature par l'interprétation de la nature la vie spirituelle. La vie spirituelle on peut seulement la trouver quand on élève l'âme au-dessus de soi-même et, par là, par cela s'écoule ce qui maintenant de l'esprit lui-même se dresse dans cette vie physique, aussi loin que l'âme se vit dans le physique entre la naissance et la mort.
Vous voyez, là une science de l'âme  vient en l'état, laquelle peut bien se tenir à côté de la science de la nature, parce qu'elle ne transfère pas du tout les méthodes sur l'âme/l'animique, qui sont formées à la nature, mais parce  qu'aussi elle ne reste pas debout à cette âme/cet animique/psychique comme elle le vivra dans l'être-là ordinaire, mais porte dans cette âme/cet animique, un objectif à partir duquel cet animique se vit, et à partir duquel le corporel est aussi né, comme nous le verrons dans la troisième de ces conférences.

Ce sont quelques indications, seulement les toutes premières, des indications élémentaires – en rapport à tout le reste je dois me référer à mes livres -, des indications, comment l'humain peut trouver ce qui repose en lui et qui est son éternité, comment cet enseignement sur l'âme/cette théorie de l'âme qui est orientée anthroposophiquement , conduit à nouveau l'humain à ce que vraiment maintenant n'a plus besoin d'entrer, ce qui est entré chez un chercheur du présent très significatif mais supportant sa pensée tragiquement lors d'une très significative, chez le grand psychologue Franz Brentano décédé ici à Zurich en mars de cette année. Franz Brentano a vécu dans la recherche psychologique à l'époque où la pensée de science extérieure de la nature est montée. Il voulait appliquer la méthode de science de la nature, telle qu'elle est, sur la vie de l'âme. Mais on n'arrive pas plus loin avec cette méthode de science de la nature, qu'a comparer des représentations : comment des sensation veulent monté de l'âme, comment est l'attention, et ainsi de suite dans la vie physique externe. Mais Franz Brentano s'en plaignait dans son livre « La psychologie du point de vue empirique », dans le premier volume, qu'il a écrit, et qui est resté le seul, il se lamente de ce que la science de l'âme ne peut atteindre là, en ce qu'il dit : Qu'est-ce qui peut nous aider quand nous allons aussi correctement à l'œuvre selon la science de la nature, la comparaison de représentations, l'association de représentations, l'émergence du plaisir et du déplaisir et ainsi de suite, quand les grands espoirs d'un Platon et d'un Aristote ne peuvent s'accomplir : que nous pouvons gagner de la raison par la science de l'âme dans la survie de la meilleure partie de notre être après avoir traversé la porte de la mort. - Franz Brentano se plaint qu'il ne peut pas se mettre à ces problèmes avec ses moyens. C'est étrange, comme il a lutté avec ces problèmes jusqu'à la fin de sa vie. La sincérité, l'honnêteté de sa lutte part tout de suite des circonstances tragiques que j'ai expliquées dans le troisième chapitre de mon livre, « Des énigmes de l'âme » dans ma nécrologie (NDT : Nachruf , lit., appel après, appel posthume) de Franz Brentano. Toujours de nouveau et à nouveau, il a promis la poursuite de sa «psychologie» après que le premier volume soit paru. Elle a été calculé sur quatre ou cinq volumes, au printemps de 1874, paru le premier volume, pour l'automne il a promis le second, alors dans de courtes périodes, les suivants : rien n'est paru de nouveau ! Il voulait maîtriser la vie de l'âme avec une méthode de science de la nature, il voulait aller à l'œuvre honnêtement et sincèrement. Aurait-il été à même de le faire, la méthode de science de la nature n'aurait-elle pas pendu comme un poids de plomb à ses forces de recherche, parce qu'il la comprenait mal, il aurait été capable d'entrer par la porte dans le vécu spirituel qui ressort quelque chose de l'âme qui ne peut pas être là , quand on a purement des méthodes de science de la nature. À la vie tragique de chercheur de Franz Brentano se montre comme à beaucoup d'autres personnalités du présent - mais chez lui parce qu'il était une nature si significative et en même temps intérieurement si fondamentalement honnête, particulièrement insistant -, comme tout de suite par les conquêtes de science de la nature une telle science de l'âme sera exigée avec une nécessité qui pourra seulement être atteinte par des expériences d'âme libérées du corporel. Là pourront à nouveau pénétrer devant l'âme les grands problèmes qui avant toutes choses doivent occuper l'humain en ce qu'il dirige un coup d'œil sur sa propre vie de l'âme : le grand problème de la vie immortelle - en ce que nous saisissons la partie vraiment immortelle à travers de telles méthodes comme nous l'avons décrit – et aussi le problème de la liberté de la volonté, de laquelle nous parlerons encore dans ces conférences, les deux problèmes, qui sont tout de suite les plus importants, les plus impératifs. Mais à en lire les psychologies des dernières décennies, ces problèmes sont complètement bannis, oui, disparus de la recherche psychologique, simplement pour les raisons qui ont été énoncées dans l'étude d'aujourd'hui.

 

 

Mais pas seulement qu'on arrive à ces grandes questions de l'âme ! Mais aussi ce que le psychologue cherche, ce qu'il veut tout de suite rechercher par un approfondissement dans les méthodes apparues dans la manière de penser de science de la nature, cela aussi deviendra pleinement clair quand on peut le tracer du point de vue qui a été évoqué ici. La chose repose déjà ainsi : la science de la nature vaudra d'un côté, la science de l'esprit, la recherche de l'esprit de l'autre côté. Mais comme lors du creusement de tunnel, quand on a bien tout considéré, on creuse de deux côtés, on se rencontre au milieu, ainsi la recherche de l'esprit et la recherche de la nature se retrouvent ensemble, et donnent pour première une totalité de la connaissance recherchée par l'être humain. Je veux seulement donner un exemple de comment aussi la psychologie ordinaire pourra être conquise parce qu'on se rend dans ces domaines élevés, sur lesquels aujourd'hui a seulement été indiqué de manière élémentaire. Devant l'humain, quand il fait des recherches psychologiques, reposent des questions telles que celles qui sont après le souvenir, après la mémoire. On pourrait désespérer quand on s'occupe du problème de la mémoire dans les psychologies ordinaires. Là, nous devient ainsi entièrement clair comment les lieux frontières de la connaissance sont là : l'humain se représente quelque chose, gagne une représentation d'une perception extérieure ; maintenant oui, cette représentation « descend/va en bas » dans l'élément psychique, « disparaît », ainsi dit-on, mais l'humain peut se rappeler plus tard a cette représentation. Où était-elle ?

Je ne veux pas m'étendre maintenant sur tout ce qui a été dit depuis des siècles sur toutes ces questions. D'un côté, on dit : de telles représentations disparaissent en bas dans l'inconscient, puis alors à nouveau, remontent au-dessus du seuil de la conscience. - J'aimerais connaître quelqu'un qui est en état, quand il forme ces paroles, de les relier avec un sens ayant un contenu ! On perd immédiatement un sens quand on parle de ce «descendre» et de  ce « remonter » des représentations. On peut parler de tout ; mais se le représenter on ne peutpas; car cela n'exprime n'importe comment aucune sorte de réalité. Les psychologues plus physiologiquement orientés disent que des « traces » s'« enterrent » dans le système nerveux, dans le cerveau ; Ces traces "rappellent" alors ces représentation « renouvelées sur le devant ». On peine alors à expliquer comment la représentation qui est tirée vers le bas sera extraite vers devant de ces traces. Comme je l'ai dit, on peut désespérer à ce qui est là comme contenu des psychologies ordinaires. Combien de travail de recherche sérieux, noble et authentique sera orienté sur ces problèmes ! Ce travail de recherche sincère et véritable ne doit absolument pas être méconnu.
Mais la vérité est qu'aussi ce simple fait de la vie de l'âme se montre seulement en premier dans la lumière correcte, quand on le considère avec cette force de l'âme, qui a maintenant les organes de l'esprit, qui maintenant vraiment du point de vue qui sera pris dans le monde spirituel, observe aussi la vie de l'âme ordinaire. Là on remarque : il n'est pas  question qu'une représentation que j'ai maintenant « descende » n'importe où  et « remonte » n'importe où. Le souvenir sera absolument mal représenté. Une représentation que je gagne maintenant par une perception extérieure et que j'ai  maintenant, elle vit en moi absolument pas comme quelque chose de réel, mais comme image miroir que l'âme se forme par la réflexion/le reflet au/du corps. Nous parlerons de plus près de cela dans la troisième conférence. Et cette représentation vit seulement maintenant ! Quand je l'ai perdue de la vie de l'âme, alors elle n'est plus là. Il n'y a pas du tout cela : immersion et émersion de la représentation - et ainsi former des souvenirs. L'idée banale/triviale de la mémoire est déjà fausse.

Ce qui importe, c'est quand on a affiné la force/le pouvoir de l'âme pour le regard spirituel, ainsi on voit - comme on observe dans le monde extérieur, ainsi on peut observer cela dans l'esprit - que, pendant qu'on gagne une représentation par une perception, encore un autre processus se produit. Et ce n'est pas le processus de représentation, mais cet autre processus sub/sousconscient, qui se déroule/joue parallèlement au représenter, produit en nous quelque chose qui, en ce que j'ai la représentation, ne vient pas immédiatement dans la conscience, mais  survit à cela. Si maintenant j'ai une représentation, ainsi apparaît un processus subconscient, et maintenant purement lié au corporel. Quand ce processus sera de nouveau rappelé plus tard par une quelque occasion, alors, en ce que l'âme jette maintenant un coup d'œil sur ce processus, qui est un purement physique, se forme à neuf la représentation. Une représentation rappelée/souvenue est une nouvelle représentation formée vers en haut des profondeurs de la vie du corps, qui ressemble à l'ancienne, parce qu'elle sera appelée vers en haut par le processus subconscient qui s'est formé dans la vie corporelle. L'âme lit dans une certaine mesure l'engramme qui est enfoui dans le corps quand elle se rappelle à une représentation.
Ainsi, les représentation habituelles des psychologues seront déjà corrigées. On gagne la chose correcte au lieu de ce qui est entièrement mal représenter dans le vécu ordinaire. Et ainsi je pourrais parcourir l'ensemble de la psychologie, vous montrer à beaucoup de points comment, devant la véritable connaissance, ce que l'âme croit en fait avoir comme son vécu, s'avère être une illusion, comment on a des représentations complètement fausses à propos de cette vie de l'âme, comment celle-ci doit en premier se laisser corriger par ce  que l'âme se libère du corps, et peut maintenant l'observer du point de vue spirituel.
Tout de suite par de telles représentations qui, d'un côté, dégagent vraiment la science à l'esprit et ouvrent le monde spirituel, de l'autre côté en premier ce qui sera gagné dans une recherche fidèle et diligente d'après la méthode de science de la nature aussi dans la psychologie expérimentale, dans la psychologie physiologique, sera pousser au bon endroit. Et à ces domaines, la science de l'esprit orientée anthroposophiquement ne se tient pas hostile en vis-à-vis, ni sans sympathie. Mais elle, elle sait que les méthodes ordinaires/habituelles qui seront gagnées à la nature extérieure peuvent seulement conduire non à des solutions dans l'expérience psychique, mais seulement à des questions, à de corrects questionnements, elle pourra tout de suite rendre cela correctement fructueux par sa lumière, ce qui peut être gagné sur le chemin extérieur de science de la nature.
Comme le travail de la science de l'esprit orientée selon l'anthroposophie, comme on creuse un tunnel de deux côtés, creuse vraiment de l'autre côté de la montagne, se travaille en vis-à-vis de la science  de la nature, peut aussi se montrer à un exemple supplémentaire. Dans le dernier temps, des naturalistes orientés selon Darwin sont venus à quelque chose de très intéressant que je mentionnerai bientôt. Avant, je veux encore mentionner que l'activité subconsciente, qui repose à la base de la mémoire, en ce qu'elle se développe parallèlement au représenter, est bien quelque chose d'autre, mais est familière avec ce qui repose dans les forces de l'hérédité, dans les forces de croissance. Les forces qui poussent en nous, sont familières de ces forces qui sont efficaces dans le subconscient, quand à une perception sensorielle nous nous formons une représentation et faisons appel aux dispositions dans le corporel qui seront lues plus tard, qui conduisent au souvenir. Grâce à l'observation psychologique véritable on arrive à une façon de voir claire sur la parenté des forces de mémoire avec les forces de l'hérédité et de la croissance. Il sera crée un pont - et nous allons parler  encore plus clairement de ces ponts dans les prochains jours - entre le psychique-spirituel et le corporel.

Et maintenant, qu'on voit comment Richard Semon, le naturaliste orienté selon le darwinisme, dans un livre très intéressant, part des rapports d'hérédité, de l'apparition de traits héréditaires et arrive à rassemblé ces forces d'hérédité avec les forces de mémoire ! Le naturaliste arrive donc à trouver les forces de l'hérédité parentes avec les forces de la mémoire. L'explorateur de l'âme vient à trouver les forces subconscientes, qui sont le fondement de la mémoire, parentes à celles de l'hérédité.

Ces choses se produisent entièrement indépendamment. Ce que Richard Semon a décrit comme mnème dans son livre très intéressant, cela se rencontre avec la recherche de l'âme, qui est orientée anthroposophiquement, et qui se déploie sur l'étude/observation de ces domaines qui seront aussi explorés d'après les méthodes de sciences de la nature. Quand même de cela alors dans la troisième conférence.
Certes, déjà l'élémentaire que je m'étais permis de présenter aujourd'hui sur les succès d'un véritable vécu spirituel de l'âme, et par cela sur la fondation d'une nouvelle science de l'âme, cela doit paraître diversement paradoxal vis-à-vis des habitudes de pensée du présent. Mais quand cela est aussi absolument tout de suite le plus compréhensible à celui qui se tient dedans, ainsi aura bien la permission d'être dit qu'on aimerait seulement vraiment se laisser stimulé pas purement en une conférence, mais s'approfondir dans le cours sérieux de la recherche selon la science de l'esprit. On verra que les forces sont certes employées/utilisées d'une autre manière que sur le domaine de la science de la nature, mais que le chemin de la recherche de l'anthroposophie n'est pas moins sérieux, pas moins laborieux que celui qui sera développé des côtés de la recherche de science de la nature , quand aussi tout de suite ce qui est résultat chez la science de la nature, doit être le point de départ chez la recherche de l'esprit. Nous arrivons/touchons aux concepts, aux représentations, aux lois naturelles, quand nous voulons explorer la nature. Nous partons de que ce que les explorateurs de la nature/naturalistes vivent, nous amènera jusqu'aux lieux-frontière, quand nous voulons entrer dans la recherche de l'esprit et la recherche de l'âme anthroposophique. Je pense ainsi que la psychologie, la recherche de l'âmes, qui prend pied sur l'anthroposophie, ne pourra pas être qualifiées/décrite comme opposante aux exigences légitimes/justifiées des manières actuelles de penser selon la science de la nature. Au contraire : elle ne rejette/décline rien qui provient des recherches légitimes/justifiées de la science de la nature ; elle n'est nulle part opposante à cette science de la nature légitime ! Mais elle ne peut pas rester quelque peu debout à tirer de pures conclusions logiques de ce que la science de la nature donne déjà elle-même. La science de l'esprit ne signifie pas une telle philosophie, qui veut seulement tirer des conclusions logiques supplémentaires de la science de la nature. Non ! La science de l'esprit orientée anthroposophiquement doit déposer/faire un aveu plus élevé, l'aveu que de cette recherche de l'esprit ne doit pas provenir des sciences de la nature comme une conséquence logique abstraite mais comme un enfant vivant. Et la foi, la foi plus forte que maint naturaliste qui rejette la recherche de l'esprit, la foi plus forte en la recherche de science de la nature, l'investigateur spirituel l'a en ce que cette recherche de la nature est assez forte pas seulement pour conduire à ses conséquences logiques, mais est assez forte pour faire naître en quelque sorte à partir de soi-même un entièrement vivant, cela apparait avec une force de vie propre, doit s'épanouir/prospérer par sa propre vie libre et doit être cela : la science de l'esprit promue elle-même par la science de la nature.

Réponse aux questions après la conférence à Zurich, le 5 novembre 1917

Plusieurs questions ont été posées au sujet des vies terrestres répétées.

Très chers présents ! Les questions qui ont été soulevées ici sont telles que beaucoup d'insatisfaisantes reste aux réponses quand on y répond brièvement ou bien, si on voulait y répondre de manière correctement satisfaisante, on devrait parler des livres entiers. Tout d'abord, la question est la suivante :

Quel but à la réincarnation ?

Oui, très chers présents, prise au fond la question après le but - je dois déjà donner à la réponse le caractère scientifique, sinon c'est seulement tourner autour du pot – tout de suite ainsi comme la question sur la raison – si maintenant la téléologie est justifiée ou non , là-dessus je ne peux m'embarquer -, une question qui jaillit dans le monde physique, a son sens à l'intérieur du monde physique. La réincarnation – quand on veut appeler ainsi les vies terrestres répétées, j'aime volontiers éviter les slogans, c'est pourquoi j'ai parlé aussi aujourd'hui de vies terrestres répétées -, mais la réincarnation est portée par des lois qui appartiennent aux mondes spirituels, qui ont leur signification dans le monde spirituel. Et à cela on s'habitue le plus difficilement :  que, dans le passage du monde physique dans le monde spirituel, on doit changer, métamorphoser aussi ses concepts, que les concepts qui valent pour le monde physique perdent leur importance et leur large portée, quand on entre dans le monde spirituel. Qui a commencé à connaître la nature propre du monde spirituel, celui-là ne demande pas en fait, comme on demande après le but d'une machine, après le «but de l'humain», beaucoup moins après le «but de la réincarnation».

J'ai dit au cours de la conférence : la manière de penser qui sera gagnée à la main/en faisant référence à la science de la nature - c'est donc pour l'essentiel la manière de penser qui sera gagnée au monde physique extérieur -, elle conduit tout au plus aux interrogations correctes; mais on doit alors essayer de chercher à ramener les réponses du monde spirituel.

Maintenant, naturellement, qui demande quelque chose de tel : « Quel but a la réincarnation ? » -, celui-là se pense quelque chose en cela. Cela correspond à un certain besoin de savoir quelque chose, bien que la question après le but ne soit en fait pas applicable dans cette sphère, dont il s'agit là. Mais maintenant, je vous prie de considérer ce qui suit. J'aimerais dire que je dois rassembler les pierres de construction de la réponse aux questions. La science de l'esprit est justement quelque chose qu'on ne peut s'approprier aussi vite qu'un petit manuel, mais c'est quelque chose qui est vraiment un domaine très englobant.


Quand nous posons des questions dans la vie, ainsi nous pouvons procéder de telle sorte que nous allons dans une certaine mesure toujours à la fin avec les questions. Mais peut-être cela ne sera pas applicable dans tous les cas. Voyez-vous, une telle question, elle vous est posée cent et cent fois. J'ai souvent dit ce qui suit : il peut y avoir des humains qui veulent aller de Zurich à Rome, et ils veulent savoir le chemin. Oui, quand quelqu'un ne peut pas leur donner le chemin exact avec tous les détails ici à Zurich, ainsi ils ne veulent absolument pas aller à Rome. Mais il peut y avoir aussi des humains qui sont satisfaits de savoir le chemin de Zurich à Lugano et qui sont alors satisfaits lorsqu'à Lugano, ils font l'expérience de comment ils arrivent de nouveau plus loin. C'est une comparaison. Elle veut dire ce qui suit : quand nous nous tenons dans une vie  terrestre, ainsi est ce jeter un coup d’œil sur la vie terrestre suivante. Là dedans s'exprime un développement/une évolution. Nous gagnerons des choses dans d'autres vies terrestres que nous ne gagnons pas dans cette vie terrestre. Nous allons par des vécus qui nous apportent d'autres épreuves, d'autres expériences. Si nous pouvions répondre à toutes les questions dans cette vie terrestre, cette vie terrestre ne produirait pas la vie terrestre suivante !
Ainsi, il s'agit pour la science de l'esprit, si je devais déjà utiliser l'expression, de placer le fait de la réincarnation. Tout comme l'humain donne le but à la vie terrestre unique à partir de ses impulsions libres, ainsi il donne des buts consécutifs, dont l'un provient de l'autre, les vies terrestres répétées. Et il ne se concevra pas dans une vie terrestre toute l'étendue de l'être-là humain, qui va par les vies terrestres répétées. Les définitions qui veulent englober quelque chose, on s'en déshabitue absolument quand on entre dans la vie de l'âme véritablement spirituelle.


Les définitions sont très bonnes dans la vie physique ordinaire ; dans la vie spirituelle, où tout procède d'aspects, là vraiment, quand quelqu'un exige juste des définitions, rappelle à l'exemple qui est donné dans la littérature grecque, où il sera expliqué, ce qu'est une définition. Sur la question de comment on devrait définir un être humain, sera dit - on peut donc toujours définir à partir de signes particuliers -: un être humain est un être/une entité qui a deux jambes et pas de plumes. - Là, quelqu'un apporta la fois d'après un coq, qu'il avait plumé - comme « humain ».

Maintenant, je sais évidemment tout ce que la logique promeut d'une définition correcte. Néanmoins, devant l’œil spirituel, les définitions se comportent comme des unilatéralités. Justement ainsi toutes les fixations d'objectifs, les fixations de causalités et ainsi de suite. La réalité est quelque chose dans quoi on se trouve, dans quoi on vit et tisse, mais qu'on n'enserrera pas avec des concepts unilatéraux. On trouvera les buts dans les vies terrestres se succédant. Ainsi que donc un contenu correct n'est pas là dans la question du « but de la réincarnation ».

Question : La réincarnation est-elle un produit de la représentation dans le spirituel ?
Oui, très chers présents, on peut déjà dire cela, mais on doit prendre à/avec cela ce que j'ai montré dans mon livre « Des énigmes de l'âme » : les représentations telles qu'on les a dans la conscience ordinaire sont, ne sont en fait aucune véritables représentations devant le regard spirituel, mais ce sont des représentations paralysées (NDT : abgelähmte, en réalité un peu plus car paralysées à partir de quelque chose, particule « ab »), elles sont comme des cadavres des représentations. C'est l'étrange. Ce qui vit dans l'âme est largement plus que ce qui vient à la conscience dans la conscience ordinaire. Ce qui vit dans l'âme sera paralysé vers en bas, parce que ce ne pourrait être supporté par la conscience ordinaire, et vit alors comme un cadavre de représentation. D'où les concepts abstraits dans l'âme. Ce qu'on a là, ce n'est en fait qu'une image-miroir, c'est quelque chose qui se présente/apparaît et passe/disparaît, qui ne sera pas du tout rappelé/souvenu, comme je l'ai expliqué dans la conférence. Mais ce qui se tient là derrière, ce qui entre dans l'imagination, cette réalité spirituelle vivante, c'est ce qui passe à travers la mort et ce qui vit toutefois dans les forces de la réincarnation. Peut-être que ce sera la réponse à la question.

Question : La réincarnation est-elle une institution absolue à la mesure de lois, pas un résultat des forces formatrices ?

Un résultat des forces formatrices est seulement la vie entre la naissance et la mort, respectivement la conception et la mort. Mais ce qui sera appelé ici réincarnation, se tient sous des lois spirituelles beaucoup plus élevées. Si c'est une « institution légitime/à la mesure de lois », c'est difficile de répondre ; elle est juste un fait. Les vies terrestres répétées sont un fait. « un résultat des forces formatrice ? » L'humain s'approprie en premier le corps de force formatrices quand il va comme une âme vers la conception ; il le dépose aussi de nouveau après la mort ; le corps de forces formatrices - comme je l'ai expliqué dans la conférence - n'est rien d'éternel. Mais les forces qui viennent en considération quand sera parlé des lois de la réincarnation, sont de telles qui ne rentrent/pénètrent pas du tout, pas seulement pas dans la conscience-je, mais pas du tout dans le domaine du monde physique ordinaire.
Voyez-vous, là pourrait déjà s'ouvrir le chemin sur ce domaine pour de nombreux humains, quand on chercherait seulement de la manière correcte. Il s'agit - comme je l'ai déjà indiqué pour des choses particulières - de ce que les vécus dans le monde spirituel œuvrent paradoxalement vis-à-vis des vécus de l'être-là ordinaire, que dans beaucoup de relations les choses que l'on vit quand on entre dans le monde spirituel œuvrent tout autrement vis-à-vis des choses du monde physique. Et là on doit dire : l'humain, parce qu'il établit son patrimoine de représentations d'après les expériences de la vie naturelle, des événements naturels, vient à peine avec ses concepts par dessus des représentations de l'espace/spatiales. Une connaissance de soi plus exacte, vraiment honnête montre combien l'humain ne sort pas par dessus les concepts d'espace/spatiaux. Car voyez-vous : les représentations de temps, à quoi les gagne-t-on ? En fait, de représentation d'espace ! Les changements d'espace, les changements de lieu/de position du soleil, de la lune, l'aiguille de l'horloge, même chez nous, de ceux-ci nous gagnons en fait les représentations du temps. Mais ce sont en fait des représentations d'espace que nous avons là. Mais le spirituel, dans sa forme la plus basse comme corps de forces formatrices vit déjà dans le temps. Là on doit déjà avoir une réelle représentation du temps !
Mais il y a peu de gens aujourd'hui qui se procurent une représentation réelle du temps. Et encore moins, on se procure une représentation réelle des différentes vitesses - donc maintenant, pas les temps, mais les vitesses -, qui prévalent/règnent dans l'animique-spirituel. Notre vie de l'âme/animique repose sur ce que, par exemple, le penser, le représenter, se déroule avec une tout autre vitesse que le sentir, et celui-ci, à nouveau, avec une toute autre vitesse que le vouloir. Ces choses – qui intérieurement, dans la vie de l'âme, sont différentes vitesses stratifiées les unes dans les autres – provoquent tout de suite l'apparition intérieure de la conscience. La conscience apparaît seulement là où une quelque chose se gène. Par cela la conscience est même parente avec la mort : parce que la mort gène la vie. Mais absolument : quelque chose se gène ! C'est pourquoi par exemple, la représentation bergsonienne est si fausse qu'on doit voir partout sur la vie et sur le mouvement ; pendant qu'on arrive à l'essence du mouvement, quand on entrave le mouvement, vient à l'essence de la vie quand on voit comment la vie sera saisie par la mort. C'est autre chose que saisir la vie, de pénétrer dans l'essence/l'être de la vie.
Ces choses conduisent à considérer que la légité elle-même deviendra quelque chose d'autre, quand on entre dans la vie spirituelle, ce qui est très inconfortable pour beaucoup d'humains. A cause de cela ils ne saisissent pas du tout le courage de pénétrer dans le monde spirituel avec leurs concepts et leurs idées : parce que ces concepts et ces idées doivent changer ! Quand on recherche vraiment spirituellement, on apprend au fond très bien cela. Je parle peu volontiers de choses personnelles, parce que le personnel n'a pas beaucoup à faire avec l'objectif. Mais il y a bien des années déjà, une question importante me vint, qui est devenue fructueuse pour moi dans un certain domaine : Herbart et d'autres psychologues ont appliqués l'arithmétique, les mathématiques à la recherche de l'âme; Ils ont essayé de calculer des faits psychiques/de l'âme. Eduard von Hartmann a alors même essayé de calculer des faits à prendre moralement en ce qu'il entreprit de fonder mathématiquement le pessimisme ; d'un côté, le côté-devrait/débit de la vie, il l'a comptabilisé comme vécu de plaisir, sur le côté-avoir/crédit toutes les expériences de déplaisir et a dit alors : le bilan donne un excès de déplaisir - donc la vie est mauvaise.
J'ai montré que tout le compte est absurde/insensé. Vous pouvez trouver cette preuve dans le chapitre correspondant de ma « Philosophie de la Liberté », qui est écrite en 1894. Quand on veut parler ici de facture/de compte,  ainsi on doit faire le début du calcul tout différemment. Il est à faire ainsi qu'on ne fait pas une soustraction, une soustraction menant au bilan, mais qu'on écrit/note une division, une fraction, qu'on écrit comme numérateur ce que l'on éprouve de plaisir, de joie et d'élévation dans le cours de sa vie , et comme dénominateur toute douleur, toute souffrance. Regardons cette fraction. Quand la vie ne paraitrait plus valant être vécue ? Quand le dénominateur serait nul, pas de douleur du tout serait là, ainsi la valeur serait infiniment grande. Mais le dénominateur doit devenir infiniment grand quand la fraction devrait avoir la valeur nulle. Cela signifie : en premier alors la vie ne semblerait plus valoir être vécue quand les douleurs seraient infiniment grandes. La décision sur cela nous donne aucun compte abstrait, mais la décision nous donne la vie elle-même. La vie calcule comme ça !
Quand on voit sur des événements psychiques/de l'âme, ainsi on ne peut pas faire ainsi le rapport du calcul à l'événement psychique comme Herbart ou comme Hartmann dans ce cas. Mais, la vie donne le résultat, et quand alors on arrive en haut dans les mondes spirituels, ainsi le résultat se divise/partage l'un de l'autre : une somme en terme d'une somme, une fraction en numérateur et dénominateur. On arrive tout de suite dans l'inverse. Pendant qu'on a là dans la vie physique, les termes de somme particuliers et les numérateurs et les dénominateurs et reçoit alors le résultat, c'est l'inverse : dans le vécu spirituel, le résultat est là; ce sera vécu, et les éléments particuliers vont dans le monde spirituel, qui conduisent au résultat. Vous voyez donc : on doit repenser fondamentalement beaucoup de représentations quand on veut franchir le seuil entre le monde physique et le monde spirituel.
Peut-être que de telles déclarations, que j'ai attaché à cette question, peuvent quand même susciter chez vous la représentation que vraiment cette science de l'esprit n'est pas quelque chose qui est ainsi secouée de la manche ou mis bas à partir de la fantaisie, mais qu'elle est quelque chose qui déjà vraiment - comme je l'ai dit dans la conférence - ne sera pas élaboré avec moins de force que dans quelque autre travail scientifique. Seulement vous vous tenez sur un autre domaine. Ainsi qu'on doit dire : il y a du conforme à la loi/à la légité dans ce déroulement qui sera exprimé par les vies terrestres répétée. Mais la nature de cette légité, on doit en fait se la créer en premier. C'est pourquoi j'ai dit qu'il ne s'agit pas d'interpréter les phénomènes de la nature, mais de ce qu'on se dresse véritablement par dessus les phénomènes naturels et vive libre le spirituel en soi. Avec cela, j'ai répondu à la question.

 

Maintenant, une question étrange - étrange après cette conférence : « Quels sont les organes de tact spirituels ? »

Oui, on n'a pas la permission de se représenter là dessous quelque chose de sensoriel. J'ai mis en avant de manière aigue qu'il s'agit de quelque chose de psychique-spirituel, qu'on peut seulement comparer qu'avec ce qui s'anime dans la mémoire. Donc, quand on veut répondre ainsi à cette question de telle sorte qu'on recherche au sous-concept «organe tactile spirituel», un sur-concept qu'on connaît déjà, alors on n'arrivera pas correctement à cette question. Mais on doit justement se faufiler à travers ce qui a été montré : l'âme butte à des frontières, se différencie et développe des « organes tactiles spirituels », qui sur le domaine psychique-spirituel peuvent être comparés, avec les organes tactiles/du toucher dans le domaine physique, ainsi que des « yeux de l'esprit » et des « oreilles de l'esprit » avec des yeux physiques et des oreilles physiques.
Question : y-a-t-il des définitions claires de ce qu'on comprend sous « foi/croyance » ?
Maintenant, si je voulais être complet, je devrais naturellement vous donner une histoire linguistique du mot «foi», et partant alors de là, développer les différentes formes de foi. Mais j'aimerais dire ce qui suit : dans nos temps modernes, le mot « foi » a conservé le sens limité obtenu de tenir-pour-vrai à partir de raisons subjectives, donc une connaissance qui en fait n'est aucune connaissance, mais seulement un substitut subjectif pour une connaissance. Cela n'a pas été compris en tout temps sous «foi». Si on veut comprendre de quoi la représentation de la foi est en fait apparue, ainsi on doit se reprocher ce qui suit.


Comme j'ai seulement indiqué/évoqué dans la conférence d'aujourd'hui, l'âme était autrefois liée avec la réalité d'une autre manière. Ainsi isolée, l'âme a en premier d'elle-même une réalité de nature dans les cours récents du temps. Dans ces temps anciens, où l'âme était encore plus liée avec la réalité spirituelle et avait développé une conscience intérieure de contenu psychique d'autre sorte que doit être l’actuelle moderne anthroposophique, là on savait que quand on tenait quelque chose pour vrai, ainsi ce n'est pas purement une attitude théorique, mais dans ce tenir pour vrai est en même temps une force de l'être. Quand j'ai un idéal et crois à mon idéal, ainsi cette croyance à l'idéal n'est pas seulement le faire-présent de l'idée de l'idéal dans la conscience, mais une force spirituelle se lie avec l'idéal. Et ce lien d'une force de l'âme avec l'idéal appartient, du côté de l'humain, à la réalité. On travaille avec à la réalité. C'est donc un déploiement positif de forces, qui repose dans la « foi ».

Dans le livre intéressant de Ricarda Huch: « La foi de Luther », le concept de foi vient sur le devant de manière correspondante. Là, le concept de foi est à nouveau trouvé non purement comme un tenir-pour-vrai, mais comme un se-relier-avec-le-devenir-réel ; ainsi que, comme j'aimerais le dire, en ce qu'on se tient dans la force de la foi, on a en soi quelque chose comme le germe que la plante a en soi, qui n'est pas encore une véritable plante, mais a la force de devenir une plante réelle.

Ce n'est pas une image reflet de connaissance, que l'on aurait voulu avoir dans la foi, mais c'est un élément de représentation qui se lie avec une force réelle, ainsi qu'on se tient dans la réalité avec la foi. Et même si quelqu’un voulait prétendre que la foi ne lui apporte aucune connaissances, ainsi il devrait encore admettre malgré cela, quand il applique le concept de foi de cette manière, que ce que ce concept de foi contient comme réalité le place dans la réalité. - Ce sont ainsi des petites ébauches, des esquisses.

GEISTESWISSENSCHAFTLICHE ERGEBNISSE ÜBER DIE MENSCHLICHEN SEELENFRAGEN
Zürich, 5. November 1917

Was in diesem Vortrage hier mit Anthroposophie gemeint sein wird, soll nicht irgend etwas sein, das sich aus einer sektiererischen Bewegung oder Geistesströmung oder dergleichen heraus ergibt, sondern etwas viel Allgemeiner-Menschliches: eine Geistesströmung, welche sich mit innerer Notwendigkeit in unserer Zeitepoche ergibt aus dem Heraufkommen der naturwissenschaftlichen Weltanschauung im Laufe der letzten Jahrhunderte in der Gestalt, welche diese naturwissenschaftliche Weltanschauung insbesondere in unserer Zeit angenommen hat.
Dabei ist aber nicht zu denken, daß dieses als Anthroposophie Gemeinte wie eine logische Folge, wie irgendeine Urteilskonsequenz sich ergeben soll aus naturwissenschaftlichen Voraussetzungen; sondern gedacht ist vielmehr, daß diese Anthroposophie sich als lebendiges Gebilde, als Erlebnis, selbst entwickeln muß in einem Zeitalter, das für viele Fragen des Lebens, der Welt, naturwissenschaftlich denken muß. Mehr wie ein lebendiges Kind - wenn ich so sagen darf - der naturwissenschaftlichen Vorstellungsart, denn als eine bloß logische Konsequenz, ist diese Anthroposophie gedacht.
Nun muß ich mich allerdings bemühen, sehr verehrte Anwesende, diese vier Vorträge, die über die verschiedensten Gebiete der gegenwärtigen Wissenschaften sich erstrekken sollen, zu einem Ganzen zu gestalten. Daher wird der einzelne Vortrag als solcher kein abgeschlossenes Ganzes sein können, und ich werde sehr bitten müssen, dieses zu berücksichtigen.


Wenn ich die Vortragsserie eröffne mit einer Besprechung der Beziehungen von Anthroposophie und Seelenwissenschaft, so scheint dies insofern natürlich, ja selbstverständlich zu sein, als Anthroposophie, die orientiert sein will nach der geistigen Welt, die ihre Forschungsergebnisse aus der geistigen Welt heraus suchen soll, zunächst ganz besonders sich wird zu schaffen machen müssen mit den inneren Angelegenheiten des Menschen selbst, mit dem seelischen Leben des Menschen. Dies auf der einen Seite. Auf der anderen Seite aber kommt in Betracht, daß im Laufe der letzten Jahrhunderte, insbesondere im Laufe des 19. Jahrhunderts, dasjenige, was man Seelenwissenschaft, Psychologie nennt, im Grunde ein ganz anderes Gepräge erhalten hat, als es noch vor kurzer Zeit hatte. Seelenwissenschaft ist gerade durch die Ausdehnung des naturwissenschaftlichen Denkens über viele Gebiete des Lebens vielleicht rätselvoller geworden, mehr erfüllt worden von allen möglichen Lebensrätseln als irgendeine andere wissenschaftliche Betätigung der neueren Zeit. Es war ja nur natürlich bei den großen, gewaltigen Ergebnissen des naturwissenschaftlichen Forschens, daß naturwissenschaftlich-methodisches Denken, naturwissenschaftliche Anschauungsweise gewissermaßen Besitz ergriff von alldem, was im Bereiche der menschlichen Erkenntnis liegt. So ist es denn auch gekommen, daß diese naturwissenschaftliche Anschauungsweise, man könnte sagen, ihre Macht ausgedehnt hat in der neueren Zeit über das Gebiet des Seelenlebens.
Nun möchte ich von vornherein das Vorurteil, das Mißverständnis, das sich so leicht gerade gegenüber anthroposophischer Forschung erheben will, berichtigen, das darinnen bestehen könnte,  daß anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft nicht rechnen wolle mit dem, was naturwissenschaftliche Vorstellungsart der neueren Zeit der Menschheit zu bieten hat. Im Gegenteil, die weiteren Vorträge, die ich hier werde zu halten haben, werden gerade zeigen, wie Naturwissenschaft erst dann zu ihrem vollen Rechte kommt, wenn sie diejenige starke Begründung erfährt, die sie durch Anthroposophie oder Geisteswissenschaft erfahren kann. Und in gewisser Beziehung wird sich das schon bei der Betrachtung des Verhältnisses der Anthroposophie zur menschlichen Seelenwissenschaft zeigen. Es ist ein berechtigtes Ideal der modernen Naturwissenschaft, dasjenige, was sie betrachtet als natürliches Geschehen, als Inhalt der Naturprozesse und Naturtatsachen, abzulösen von jeglichem Seelischen, nirgends in die wissenschaftliche Beobachtung, in das wissenschaftliche Experiment hineinzumischen irgend etwas, was aus dem Subjektiven - wie man es nennt -, was aus dem seelischen Erleben kommt. Dadurch allein kann diese naturwissenschaftliche Denkweise hoffen, daß der Mensch nicht das objektive Bild der Naturtatsachen durch dasjenige trübt, was er durch seine seelischen Tendenzen, durch seine seelischen Erlebnisse in die Natur hineinträgt.
Es ist nur natürlich, daß unter einem solchen Ideal ganz besonders die Seelenwissenschaft eine bestimmte Ausprägung erfahren mußte. Denn so wie sich die Seele zur Außenwelt stellen muß in der wissenschaftlichen Erkenntnis der Natur, so hat sich diese Seele in früheren Zeitläuften zur Außenwelt nicht gestellt. Wer wirklich einen Sinn dafür hat, sich in wissenschaftliches Denken, in Weltauffassungen verflossener Jahrhunderte hineinzufinden, der kann bemerken, daß in diesen früheren Zeitläuften die Menschen überall, wenn sie versuchten, die Naturtatsachen zu erklären und zu begreifen, diese Naturtatsachen nicht rein sonderten von dem, was die Seele empfand an diesen Naturtatsachen, was die Seele sich als, sagen wir, symbolische oder andere Vorstellungen an diesen Naturtatsachen machen wollte. Es war gewissermaßen dasjenige, was der Mensch an der Natur erlebte, vermischt mit dem, was objektive Naturtatsache selbst war. Dadurch aber, daß die Naturwissenschaft selbst nicht frei von manchem war, was die Seele hergab, dadurch kam man in bezug auf die Seelenwissenschaft in keine so rätselvolle Lage hinein wie in der Gegenwart. Wer schon Seelisches in der Natur geoffenbart kriegte und mit den rein materiellen Tatsachen das Seelische mitherausnahm aus der Natur, der konnte auch viel eher glauben, in bezug auf das Gebautsein des Seelischen im Wesen der geistigen Welt im Einklänge mit der Natur- und Weltbetrachtung irgend etwas zu erfahren — viel eher, als dies jetzt möglich zu sein scheint, wo man die Natur so betrachten will, daß gerade alles «Subjektive», alles Seelische bei dieser Betrachtung wegbleibt. Wie soll man denn mit einer naturwissenschaftlichen Anschauungsart, die gerade ihr vollkommenstes Ideal darinnen sieht, das Seelische auszuschließen, die also Begriffe, Ideen, Methoden ausbilden muß, welche auf dem Ausschluß des Seelischen beruhen, wie soll man denn mit diesen Methoden nun herübergehen können in das Seelische und von diesem Seelischen irgend etwas erkennen können? Wie soll man denn anwenden können, was man an der Naturwissenschaft, die das Seelische ausschließt, gelernt hat, auf die Betrachtung des seelischen Lebens?
Dennoch, wir werden im dritten Vortrage sehen, wie gerade Physiologie, und wie auch eine sehr zukunftsreiche Wissenschaft, die gegenwärtig erst anfängt, sich die Universitätslehrstühle zu erobern: die experimentelle Psychologie, ihre guten Grundlagen finden werden, wenn man wiederum die Möglichkeit findet, trotz dem Ideal naturwissenschaftlicher Betrachtungsweise zu einer Seelenwissenschaft zu kommen. Denn, was hier vertreten werden soll* das steht in keiner Beziehung demjenigen ablehnend gegenüber, was von seiten der Naturwissenschaft als Hilfswissenschaft dem seelischen Leben zugeflossen ist. Im Gegenteil l Gerade was psychologische Laboratorien der neueren Zeit anstreben, wird von einem gewissen anthroposophischen Gesichtspunkte aus erst seine rechte Fruchtbarkeit, seine rechte Bedeutung gewinnen.
Man kann sich nun fragen: Was will eigentlich der Mensch, wenn er sich wissenschaftlich der Natur gegenüberstellt in der Form, wie das heute die Naturwissenschaft mit Recht tut? Was will eigentlich der Mensch an der Natur erkennen? Man konnte über diese Frage stundenlang reden; allein ich will nur kurz andeuten, wie sie etwa beantwortet werden kann.

Der Mensch entwickelt in dem, was sich abspielt im Laufe des seelischen Lebens, gewisse Bedürfnisse, die sich einfach dadurch ergeben, daß er in sich seelisch erlebt und außer sich den Ablauf der Naturtatsachen hat. Aus diesen Bedürfnissen heraus entwickelt sich dasjenige, was Naturwissenschaft ist. Man will in der Seele selbst zurechtkommen mit dem, was die Seele fragen kann, mit dem, was die Seele als Rätsel, als Zweifel sich aufwerfen kann bei der Anschauung der Natur. Und man will die Natur in einem solchen Bilde sehen, daß dasjenige, was als innerer Ablauf der seelischen Erlebnisse in uns erfahren wird, dabei zu seinem Rechte kommt. Der Beobachter ist es eigentlich, der die Direktiven, der die Tendenzen der Naturwissenschaft gibt. Man braucht sich nur etwa an einen solchen Ausspruch wie den von Du Bois-Reymond zu erinnern, den er gelegentlich seiner berühmten Rede «Über die Grenzen des Naturerkennens» tat: Eine Naturerkenntnis ist dann vorhanden, wenn unser Kausalitätsbedürfnis — also ein Subjektives, etwas, das im menschlichen Erleben begründet ist -, wenn das befriedigt ist. Das aber setzt voraus, daß dieses subjektive, persönliche seelische Erleben mit seinen Fragen, mit seinen Zweifeln wie einer Sphinxnatur gegenübersteht dem äußeren Ablauf der Naturerscheinungen, daß diese nicht in ihrem ersten Anblicke ergeben, was das Seelenleben als ein Bild von ihnen formt. Wir können das erste Bild, das sich dem vorläufigen Anschauen ergibt, durch das, was in unserer Seele abläuft, verändern und bekommen dadurch gerade die Naturwissenschaft.
Können wir dies mit dem seelischen Leben ebenso machen? Diese Frage beantwortet man sich nur nicht immer deutlich und exakt genug. Zum Seelischen können wir uns nicht in derselben Art fragend mit dem gewöhnlichen Bewußtsein stellen, wie zur Natur. Dieses Seelische läuft in uns ab. Wir können es bloß erfahren, bloß erleben. Aber wir werden nichts gewinnen, wenn wir das, was uns schon bekannt ist, dann so gliedern, wie wir gesetzmäßig die Natur gliedern, um zu einer Naturwissenschaft zu kommen. Dieses seelische Erleben, wie es im gewöhnlichen Alltagsdasein auftritt, kann man erleben; aber es ist eigentlich, indem man es so erlebt, kein Anlaß da, es in derselben Weise zu behandeln wie die Naturtatsachen. Diese führen auf Schritt und Tritt sozusagen ins Unbekannte, während wir im seelischen Erleben unmittelbar drinnenstehen. Man muß sich schon an der Naturwissenschaft selbst gewisse Fragestellungen anerziehen, wenn man dem seelischen Erleben gegenüber eine ähnliche Methode anwenden will, wie sie in der Naturwissenschaft üblich ist.
Man könnte nun sagen: Der Natur gegenüber ist der Beobachter als selbstverständliche Außenpersönlichkeit gegeben; dem seelischen Erleben steht kein Beobachter gegenüber. Daher verzweifelten manche Leute überhaupt an einer Möglichkeit, das seelische Leben zu beobachten, weil sie sich gar nicht vorstellen konnten, wie die Spaltung sich vollziehen könnte: daß man zu gleicher Zeit den Ablauf des Seelenlebens hat und dennoch Beobachter ist.

 


Das ist es aber gerade, dieses sonderbare Paradoxon, was eintreten muß, um eine Seelenwissenschaft, die sich der Naturwissenschaft zur Seite stellen kann, ich möchte sagen, im Geiste der Forderungen der Naturwissenschaft wieder erstehen zu lassen. Die Frage nach dem Beobachter des seelischen Lebens muß ernst, muß in ihrer vollen Bedeutung und Tiefe genommen werden. Dasjenige, was in uns lebt, kann dieses Seelische nicht unmittelbar beobachten. Wenn der Naturforscher, der das Ideal naturwissenschaftlicher Anschauung in der Gegenwart erfüllen will, in seiner Vorstellungsweise alles absondert, was Seele ist, wenn er gewissermaßen das Seelische ganz zurücktreten läßt, so muß der Seelenforscher heute den gerade entgegengesetzten Weg gehen: Er muß nun nichts absondern von den seelischen Erlebnissen, sondern er muß etwas hereinholen in diese seelischen Erlebnisse; er muß diese seelischen Erlebnisse mit etwas durchdringen, was im gewöhnlichen Bewußtsein nicht da ist. Gerade den entgegengesetzten Weg muß der Seelenforscher gehen! Weil Naturwissenschaft groß geworden ist auf ihrem Wege, muß der Seelenforscher diesen entgegengesetzten Weg gehen. Die große, bedeutungsvolle Frage entsteht: Wie kann dieser Weg gefunden werden?
Da werde ich nun manches Paradoxe zu sagen haben. Aber ich bitte, darauf Rücksicht zu nehmen, daß dasjenige, was im Laufe der menschlichen Geistesentwickelung auftrat, in den ersten Zeiten seines Auftretens immer einen paradoxen Charakter hatte. Man denke nur an die großen, umwälzenden   naturwissenschaftlichen   Errungenschaften selbst, wie sie auf den Menschen gewirkt haben, welche Zweifel, welche Anfechtungen, welche Kämpfe sie hervorgerufen haben! Dem Seelischen steht der Mensch noch viel näher als der Natur. Kein Wunder, wenn sich auch bezüglich der neueren Seelenwissenschaft so manches von dem wieder ergeben kann, was sich bei dem Fortschritte des naturwissenschaftlichen Forschens ergeben hat.
Klar muß man sich von vornherein bei der anthroposophisch orientierten Seelenwissenschaft sein, daß man mit dem Bewußtsein, das unseren Alltag erfüllt, das auch in der gewöhnlichen naturwissenschaftlichen Forschung üblich ist, wie ich schon angeführt habe, nicht auskommt. Seelenwissenschaft wird eine Bewußtseinsfrage werden. Und als solche Bewußtseinsfrage habe ich diese Seelenwissenschaft in meinem vor einem Jahre erschienenen Buche «Vom Menschenrätsel» behandelt: Wenn die Seele so, wie sie im gewöhnlichen Erleben ihren eigenen Erfahrungen gegenübersteht, von diesen Erfahrungen im Grunde nichts wissen kann - wenn sie sie nur erleben kann, wie man die äußere Natur, bevor man ein naturwissenschaftliches Bild von ihr hat, erlebt -, so deutet das schon darauf hin, daß diese Seele mit sich Veränderungen vornehmen muß, wenn sie ihre eigenen Tatsachen beobachten will. Das wird manche Schwierigkeiten geben gegenüber der herrschenden Denkweise der Gegenwart. Diese geht dahin, an die Seele ja nicht zu rühren, sie so zu lassen, wie man sie gewissermaßen, wie man etwa sagt, «aus den Händen der Natur selbst» erhalten hat, und in der Wissenschaft an dasjenige, was da in ihr lebt, anzuknüpfen. Seelenwissenschaft wird aber aus den tieferen Quellen, die für das gewöhnliche Erleben verborgen sind, Kräfte heraufholen müssen, durch die andere Beobachtungsmethoden, andere Vorstellungsarten entstehen, als sie im gewöhnlichen Leben da sind.
Nun will ich in Kürze schlicht schildern, was mit der menschlichen Seele vorgehen muß, wenn sie ein wirklicher Beobachter der eigenen seelischen Erlebnisse werden will, besser gesagt, wenn sie den inneren Beobachter, der in ihr verborgen ist, erwecken will, damit sie ihr eigenes Erleben erforschen kann. Mit dem Denken, mit all den Vorstellungsformen, die man sich bei der Betrachtung der äußeren Natur aneignet, kommt man dem Seelischen gegenüber nicht zurecht. Man kommt mit all diesen Vorstellungen - wie man, gerade wenn man innerlich ringt mit der Erkenntnis, bald bemerken kann - überhaupt nicht hinaus über den Tatsachenkreis, der sich naturwissenschaftlich überschauen läßt; man kommt damit gar nicht heran an das Seelische.
Die Sache wird in dem Augenblicke anders, da man an die Punkte — ich nenne sie Grenzorte des Erkennens -kommt, an denen der Mensch zunächst zweifelnd steht und oftmals sich sagt: Bis hierher kommen wir mit dem, was uns als Menschen einmal beschieden ist in bezug auf unseren Erkenntnistrieb; aber hier liegen unübersteigliche Grenzen; über die kommt man nicht hinaus. - Man braucht nur zu sehen, wie Menschen, die, gerade erfüllt von der naturwissenschaftlichen Anschauungsweise der letzten Zeiten, mit ihren Gedanken versuchen, immer tiefer und tiefer in das Dasein hineinzuschürfen, an solche Grenzorte des Erkennens herangelangen. Ich will ein paar Beispiele anführen, die uns zeigen werden, wie der nach Erkenntnis Ringende da wirklich an ganz besondere Stellen des Seelenerlebens kommt.
Als erstes Beispiel möchte ich eines anführen, das ich gefunden habe bei einem vielleicht als Philosoph weniger geschätzten, aber als Persönlichkeit um so höher zu schätzenden Erkenntnissucher: bei dem berühmten Ästhetiker Friedrich Theodor Vischer. Als Vischer das interessante Büchelchen Volkelts über «Die Traum-Phantasie» besprach, da warf er sich mit aller inneren Erkenntnisenergie die Frage auf: Welches kann die Beziehung sein der menschlichen Seele und des menschlichen Leibes?
Es ist ein anderes, ob man sich aus philosophischen Voraussetzungen, aus Schulbegriffen heraus dieses Problem vorlegt, ob man sich nur verstandesmäßig damit beschäftigt, oder ob es aus einem harten Denk-Erleben heraus vor die Seele tritt, so daß es wirklich wie sphinxartig sich vor diese Seele hinstellt. Aus solchem bangem Erleben heraus stellte sich - das sieht man dem ganzen Zusammenhang an -der sogenannte V-Vischer, Friedrich Theodor Vischer, die Frage. Er sagt: Die Seele des Menschen, sie kann nicht im Leibe sein; aber sie kann auch nicht anderswo als im Leibe sein. - Ein vollständiger Widerspruch! Aber ein Widerspruch, der sich nicht logisch herbeigezerrt ergibt, sondern der sich aus dem vollen inneren Denken heraus ergibt, ein Widerspruch, in dem man ringt, ein Widerspruch, der der Beginn sein kann eines inneren Erkenntnisdramas. Und vor solchen inneren Erkenntnisdramen, weil sie zum Erleben führen, darf man nicht zurückschrecken, wenn wirkliche Seelenwissenschaft entstehen soll.

Ich habe damit eine der sehr bedeutungsvollen Fragen, die an den Grenzorten des Erkennens entstehen, angedeutet. Es gibt viele. Du Bois-Reymond hat von sieben Welträtseln gesprochen. Man könnte Hunderte und Hunderte kleinerer und größerer solcher Fragen anführen. Bei diesen Fragen kann man so stehenbleiben, daß man sagt: Bis hierher reicht das menschliche Erkennen, weiter kann man nicht gehen! — Aber wenn man sich dieses Geständnis macht, dann fehlt es nur an Erkenntnismut. Das, um was es sich handelt, ist: bei solchen Fragen mit dem vollen inneren Seelen-
leben stehenbleiben zu können, diese Fragen mit allen gesamten Kräften der Seele nicht verstandesmäßig zu betrachten, sondern sie zu durchleben und Geduld zu haben, zu warten; ob sich da etwas wie eine Offenbarung von außen ergibt. Und das geschieht.
Wer sich solche Fragen nicht mit den vorgefaßten Begriffen, die er schon hat, beantworten will, sondern gewissermaßen untertaucht in das Wogen, das solche Fragen über die menschliche Seele bringen, der kommt zu einem völlig neuen Erleben, das er nicht im gewöhnlichen Bewußtsein haben kann. Ich kann mich durch einen Vergleich ausdrücken über dieses Erleben. Es ist ein elementares Erleben des Seelendaseins und ein elementares Erleben für die Entstehung einer anthroposophisch orientierten Seelenwissenschaft oder Psychologie. Man muß es nur in seiner vollen Realität nehmen, nicht in seiner abstrakten Totheit. Wir denken - ob der Vergleich nun mehr oder weniger berechtigt ist oder nicht, darauf kommt es jetzt nicht an, was er uns sagen soll, wird er uns sagen -, wir denken an ein ganz niedriges Tier, das noch nicht einen nach außen hin differenzierten Tastsinn sich ausgebildet hat, das gewissermaßen mit seinem Erleben nur innerlich in sich selber wühlt und an die physischen Gegenstände um sich herum anstößt. Wir denken uns im Sinne der Evolutionstheorie, solch ein Leben sich vervollkommnend. Was kann da entstehen? Dasjenige, was beim niedrigen Wesen nur ein Stoßen an die äußeren Dinge ist und ein innerlich undifferenziertes Erleben dieser Stöße, das differenziert sich im Laufe der Entwickelung so, daß der Tastsinn entsteht. Die naturwissenschaftliche Evolutionslehre stellt die Differenzierung des Sinnenlebens überhaupt so, ich möchte sagen, aus dem Gestoßenwerden von den Dingen, aus dem Differenziertwerden durch dieses Gestoßenwerden  dar.  Was da äußerlich,  physiologisch, physisch meinetwillen geschieht: die Entwicklung eines differenzierten Tastsinnes aus dem bloßen Anstoßen an die äußeren Gegenstände, das wiederholt sich auf rein seelischem Gebiete, wenn man die Dinge lebensvoll nimmt, wenn man an solche Grenzorte des Erkennens mit vollem, innerem Seelenanteil kommt. Da fühlt man sich an diesen Grenzorten zunächst wie in der Dunkelheit der geistigen Welt drinnen, anstoßend überall. Daß solche Fragen wie bei Vischer entstehen, ist einem ein Beweis: Man lebt in einem dunklen seelischen Dasein, gegründet in der geistigen Welt, stoßend an die geistige Welt. Aber differenzieren muß sich nun dasjenige, was so stößt an die geistige Welt!
Im wirklichen Erleben solcher Grenzfragen fügt sich, offenbart sich in die Seele etwas hinein, was sonst nicht da ist, was ebensowenig vorher in der Seele da ist, wie die Wahrnehmung der äußeren Gegenstände durch einen differenzierten Tastsinn da ist für das Wesen, das diesen differenzierten Tastsinn noch nicht entwickelt hat, sondern nur an die Dinge stoßt. Man muß dazu kommen, die Grenzfragen, diese zahllosen, quälenden, sphinxartigen Grenzfragen zu erleben, um zu wissen: die Methoden, die wir an der Natur gewinnen können, die Methoden, die gerade das Ideal naturwissenschaftlicher Anschauungsweise erfüllen, sie führen, wenn es sich um das Seelisch-Geistige handelt, nur bis zu einem Stoßen an den Grenzen; da muß das Leben weiterrücken!
Und es kann weiterrücken. Das kann nur eine Erfahrungstatsache sein. Was ich hier meine, das tritt dem in der Naturwissenschaft wurzelnden Denker der letzten Jahrzehnte nur allzu klar, nur allzu bedeutsam vor die Seele. Denn erst allmählich kann die Zeit heraufkommen, wo durch geduldiges Sich-Hineinfinden in diese Grenzfragen des Erkennens die Seele wirklich ihr Lebensgebiet ausdehnt. Ich habe Beispiele solcher Grenzfragen angeführt in dem kleinen Kapitel, das ich gerade über diese Fragen in meinem Buche, das in den nächsten Tagen erscheinen wird, «Von Seelenrätseln», geschrieben habe.

Ich möchte noch eine andere solche Grundgrenzfrage, wie sie auftritt bei Friedrich Theodor Vischer, anführen, als Beispiel, wie jemand, der wirklich beginnt, das Erkenntnisdrama in sich zu erleben, herankommt an das, was ich eben jetzt charakterisiert habe - wenn auch, als Friedrich Theodor Vischer strebte, noch nicht die Zeit da war, in der die Seele durchbrechen konnte durch die Grenzen, an denen sie steht -, innerlich tastend, noch nicht äußerlich differenziert im geistigen Tasten. Vischer sagt da: «Kein Geist, wo kein Nerven-Zentrum, wo kein Gehirn, sagen die Gegner. Kein Nerven-Zentrum, kein Gehirn, sagen wir, wenn es nicht von unten auf unzähligen Stufen vorbereitet wäre; es ist leicht, spöttlich von einem Umrumoren des Geistes in Granit und Kalk zu reden, - nicht schwerer, als es uns wäre, spottweise zu fragen, wie sich das Eiweiß im Gehirn zu Ideen aufschwinge. Der menschlichen Erkenntnis schwindet die Messung der Stufenunterschiede. Es wird Geheimnis bleiben, wie es kommt und zugeht, daß die Natur, unter welcher doch der Geist schlummern muß, als so vollkommener Gegenschlag des Geistes dasteht, daß wir uns» — ich bitte, die Redeweise ins Auge zu fassen! - «Beulen daran stoßen; es ist eine Diremtion von solchem Schein der Absolutheit, daß mit Hegels Anderssein und Außersichsein, so geistreich die Formel, doch so gut wie nichts gesagt, die Schroffheit der scheinbaren Scheidewand einfach verdeckt wird. Die richtige Anerkennung der Schneide und des Stoßes in diesem Gegenschlag findet man bei Fichte, aber keine Erklärung dafür.»

 

 

Man kann nicht genauer die Schilderung dieses inneren Seelenlebens haben: wie es sich fühlt zunächst anschlagend an die geistige Welt da, wo es diese Grenzfragen erlebt, wie es sich sehnt, sich aus diesem Heranschlagen an die geistige Welt zu differenzieren zu einem wirklichen Tasten der geistigen Welt, zu einem Aufgehen eines - um den Goetheschen Ausdruck zu gebrauchen - geistigen Organes. Wie Goethe von Geistesaugen und Geistesohren spricht, so könnte man sagen, gehen auf der elementarsten Stufe geistige Tastorgane auf, dadurch, daß man sich in diese Dinge hineinlebt. Das ist ein wirklicher Lebensprozeß, ein wirklicher Wachstumsprozeß; das ist nicht eine bloße Anwendung desjenigen, was man schon gelernt hat an den anderen Wissenschaften; sondern das ist etwas, was so real ist wie das Heranwachsen des Kindes, was aber die Seele in Regionen hineinbringt, die sie vorher nicht erlebt hat.
Über diese Dinge täuschen sich heute viele. Einer ganz prinzipiellen Täuschung auf diesem Gebiete gibt sich der berühmt gewordene Philosoph Bergson zum Beispiel hin. Bergson spricht davon, daß man nicht die Welt umfassen könne mit dem zergliedernden Verstände, daß man insbesondere das Seelenleben nicht erfassen könne mit dem zergliedernden Verstände, weil im Seelischen, weil überhaupt im Dasein überall «Werden» ist, überall «Fließen», überall «Leben». Was glaubt Bergson? Daß dasjenige, worauf es ankommt, schon da ist, daß man es suchen kann mit den Kräften, die man schon hat. Das ist aber der große Irrtum. Da findet man nicht dasjenige, was das Seelische wirklich erklären kann, sondern die Seele muß über sich selber hinausgehen; die Seele muß etwas entwickeln, was sie nicht hat. Sie muß nicht glauben, daß das Leben, das sie erforschen soll, schon da ist, sondern daß dieses Leben erst errungen werden muß.


Vor diesem Sich-Vertiefen in das Erkenntnisdrama des Inneren haben viele — ich darf den Ausdruck wohl gebrauchen — eigentlich eine große Angst. Sie glauben, in den Abgrund der Subjektivität, in den Abgrund der Individualität hineinzukommen. Wenn sie sich wirklich in solcher Art in diesen Abgrund hineinbegeben würden, wie es jetzt geschildert worden ist, dann würden sie rinden, daß, indem sie das tun, sie innerlich ein so Objektives finden, wie man äußerlich das Objektive findet, wenn man der Natur gegenübersteht. Es ist nur eine Illusion, wenn man glaubt, daß der eine Mensch dieses, der andere jenes beim Durchleben des Erkenntnisdramas findet. In gewisser Beziehung müssen die individuellen Erlebnisse verschieden sein, weil sie verschiedene Aspekte, verschiedene Ansichten desselben Dinges von verschiedenen Seiten sind. Aber damit, daß man Photographien von verschiedenen Seiten von irgendeinem Ding aufnimmt und diese Photographien verschieden sind, damit ist nicht gesagt, daß das Ding selbst nicht sein Objektives diesen Aspekten darbietet. Man muß das, was der Erkenner auf diese Weise heraufholt aus seiner Seele, nicht so nehmen, daß man es rein dogmatisch hinnimmt, daß man nun an die besondere Formulierung, die er gibt, wie an ein Dogma oder ein Naturgesetz glaubt. Sondern man muß sich klar sein: Es mag noch so subjektiv durch den besonderen Aspekt das sein, was durch die geistigen Tastorgane erscheint - und wenn die Methoden, die ich jetzt nur prinzipiell angegeben habe, weiter ausgebildet sind, so entstehen wirklich geistig-seelische Organe, die man mit Geistesaugen und Geistesohren vergleichen kann -, wenn auf Grundlage des schauenden Bewußtseins, so nenne ich es in meinem Buche «Vom Menschenrätsel», die geistige Welt charakterisiert wird, dann mag das, was der Beobachter schildert, ein subjektiver Aspekt sein; aber indem man es hinnimmt, steht man der geistigen Wirklichkeit gegenüber, wie man ein wirkliches Abbild eines Baumes hat, wenn man es auch nur von einer Seite hat. Das ist das, was gerade auf diesem Gebiete verstanden werden muß.
Wenn der Mensch in diesem seinem seelisch-geistigen Leben über sich selbst hinausgeht, ergibt sich das, was ich in meiner Schrift «Wie erlangt man Erkenntnisse der höheren Welten?» schildere, in der Sie eine ausführliche Darstellung finden können, was die Seele mit sich zu machen hat, um so über sich hinauszugehen. Ich konnte heute selbstverständlich nur das Prinzipielle angeben. Wenn Sie das, was da in diesem Buche dargestellt ist, bis zu einem gewissen Grade verfolgen, werden Sie finden, warum ich die Erlebnisse, die völlig neue Erlebnisse sind gegenüber dem gewöhnlichen Bewußtsein, zunächst Imaginationen genannt habe, und die Bewußtseinsstufe, die sich da entwickelt, das imaginative Bewußtsein.
Dieses imaginative Bewußtsein ist nichts Phantastisches. Es hat einen Inhalt, der neu ist gegenüber dem, was man vorher erfahren hat. «Imaginatives Bewußtsein» ist ein Wort wie so viele. Worauf es ankommt, ist, daß in den Imaginationen, die man sich als Bereicherung des Seelenlebens erwirbt, klar ausgedrückt ist, daß sie, nun, sagen wir, Abbilder sind einer geistigen Wirklichkeit, wie unsere gewöhnlichen Vorstellungen Abbilder sind der äußeren physischen Wirklichkeit.
Ich habe Ihnen den Prozeß geschildert, durch den die Seele auf der ersten Stufe sich über sich selbst hinaushebt zu dem, was man imaginatives Erkennen nennt. Mit diesem imaginativen Erkennen lebt man tatsächlich in einem Zustande, den man mit einem paradoxen Wort bezeichnen muß - das selbstverständlich unter den Denkgewohnheiten der Gegenwart nur spöttisch behandelt werden kann: Man lebt, indem man seine Seele vereinigt mit dem, was man so erlebt, man lebt außerhalb des Leibes. Darauf kommt es an! Und man lernt vor allen Dingen dasjenige, was man so erlebt ohne die Zuhilfenahme des Leibes, zu unterscheiden: erstens von den gewöhnlichen sinnlichen Wahrnehmungen, die an der sinnlichen Außenwelt gewonnen sind; aber auch von alledem, was Visionen, Halluzinationen, Illusionen sind.
Denn das muß immer festgehalten werden: Der Weg, der hier angedeutet worden ist, führt nach der gerade entgegengesetzten Linie hin als der Weg, der als ein krankhafter bezeichnet werden kann, der nach dem illusionären, nach dem visionären Leben führt. Gerade wer sich in das imaginative Leben hineinfindet, der weiß, daß das, was wir sinnlich wahrnehmen, mit unseren gesunden Sinnen an der Natur wahrnehmen, daß das geistig höher steht als alles, was durch Visionen, Halluzinationen vor unsere Seele treten kann. Indem wir uns Visionen hingeben, tauchen wir tiefer in unsere bloße Leiblichkeit hinab, verbinden wir uns inniger mit der Leiblichkeit, durchziehen wir die Leiblichkeit mit unserem Seelischen, machen uns nicht von ihr frei.
Wenn wir im dritten Vortrage über den Menschen als Naturwesen sprechen werden, wird uns klarwerden, warum die Inhalte der Visionen mit Geistwahrnehmungen verwechselt werden können. Heute, wo wir von dem seelischen Erleben sprechen, handelt es sich darum, den Unterschied scharf hervorzuheben: daß der Visionär hinuntersteigt in sein Leibesleben, derjenige aber, der nach der imaginativen Erkenntnis strebt, in ein rein Seelisches sich hineinlebt, durch das er zu einem vom Leibe unabhängigen Erleben kommt.
Das ist, wie gesagt, eine paradoxe Vorstellung für die Denkgewohnheiten der Gegenwart. Derjenige, der heute aus laienhaften Untergründen, aus dilettantischen Vorstellungen heraus an die geistige Welt kommen möchte, der mochte sich diese geistige Welt so gern nach dem Musterbilde der äußeren Wahrnehmungen vorstellen, der möchte so gern - man sieht das an dem verhängnisvollen Spiritismus -, daß ihm, wie durch ein physisches Experiment im Laboratorium eine Naturtatsache, so geistige Tatsachen entgegentreten. Er möchte den Geist greifen. Was uns aber entgegentritt in der imaginativen Wahrnehmung, das läßt sich nicht mit etwas Greifbarem vergleichen. Ich habe es in dem Buch «Von Seelenrätseln» verglichen - aber es ist nicht dasselbe, es läßt sich nur vergleichen — mit den Erinnerungsvorstellungen, die wir aus dem Untergrunde unseres seelischen Lebens glauben heraufzuholen über vergangene Erlebnisse. Die Dünnheit, bloß seelisch-geistig, die solche Erinnerungserlebnisse haben, das ist das einzige, worin der Geist, in dem die Seele wurzelt, überhaupt erlebt werden kann. Nur daß die Imaginationen, die so wie Erinnerungsvorstellungen in der Seele aufgehen, nicht anknüpfen an in der physischen Welt Erlebtes, sondern daß sie durch ihren eigenen Inhalt ankündigen: man ist eingetreten in eine neue, geistige Welt, in eine Welt, die man vorher nicht gekannt hat. Man muß sich erst nach und nach bekanntmachen mit der ganz anderen Art des seelischen Erlebens, wenn man so mit seinem Ich nun nicht die Stütze hat der leiblichen Organe, durch die man die äußeren Wahrnehmungen sich verschafft; man muß sich nach und nach erst gewöhnen in dieses Leben hinein.
Vor allen Dingen: trotzdem ich diese Vorstellungen der imaginativen Erkenntnis mit Erinnerungsvorstellungen verglichen habe, trotzdem hat alles, was als Imagination auftritt, was also die Wiedergabe einer geistigen Wirklichkeit ist, eine Eigentümlichkeit, an die wir uns sehr schwer gewöhnen, nämlich die Eigentümlichkeit, daß je vollkommener eine solche geistige Wahrnehmung in der Imagination ist, desto weniger können wir uns, nachdem wir sie gehabt haben, an sie erinnern. Wir sind gewöhnt, an dasjenige uns zu erinnern, was durch unsere Seele gezogen ist. So, wie wir das geistige Erlebnis haben, so erzeugt es uns nicht Erinnerungskraft unmittelbar; sondern der Vorgang ist ein ganz anderer. Ich habe ihn in meinem Buch «Von Seelenrätseln» geschildert. Der Vorgang ist der folgende: Wenn man eine bestimmte Imagination haben will, so muß man sich dazu vorbereiten, man muß die Seele üben, daß sie innerlich die Kräfte entwickelt, durch die die Imagination sich ihr offenbaren kann. An das, was die Seele tut, an das, was die Seele vornimmt, um zu der Imagination zu kommen, an das kann man sich erinnern. Dadurch kann man die Imagination von neuem hervorrufen. Man kann also, wenn man einmal ein geistiges Erlebnis in imaginativer Erkenntnis gehabt hat, sich nicht ohne weiteres an dasselbe erinnern, sondern man muß wiederum alle die inneren Seelen Vorbereitungen machen; an die kann man sich erinnern. Man kann sich sagen: Das hast du getan, jenes hast du getan; tu* es wieder, dann bekommst du das Erlebnis wieder. - Und nur dann, wenn es uns gelingt, gewissermaßen in das gewöhnliche Bewußtsein, in das gewöhnliche Denken, vorstellungsmäßig, Abbilder der Imaginationen hereinzubringen, dann können wir uns an diese Abbilder erinnern. Aber das, was wirklich Imagination ist, das muß immer von neuem auftreten, sonst ist es keine wirkliche Imagination.
Eine andere Eigentümlichkeit ist diese: Vorstellungen, die wir im äußeren Leben gewinnen, werden von uns um so leichter gebildet, je öfter wir sie bilden. Während wir da eine gewisse Übung bekommen und die Dinge in unsere Gewohnheit übergehen, ist das bei dem Erleben der Imagination, bei dem Erleben wirklicher geistiger Tatsachen nicht der Fall. Das Gegenteil ist der Fall: Je öfter wir unter denselben Bedingungen eine Imagination haben wollen, desto undeutlicher wird sie. Daher rührt der sonderbare Umstand, der recht paradoxe Umstand, daß Schüler des geistigen Lebens, die sich Mühe geben, zu gewissen Imaginationen zu kommen, solche Imaginationen haben und dann verwundert sind, warum sie sich nicht wiederholen. Da verliert sich sogar die Gabe, die Sache wieder hervorzurufen, oftmals schon das zweite, dritte Mal, und es ist dann notwendig, daß neue und immer erneuerte Veranstaltungen gemacht werden, um das, was uns gewissermaßen flieht, indem es einmal aus der geistigen Welt an uns herangetreten ist, wieder heraufzurufen.
Solche inneren seelischen Übungen, welche diese Schwierigkeiten überbrücken, finden Sie alle im einzelnen geschildert in meinem Buche: «Wie erlangt man Erkenntnisse der höheren Welten?», wenn auch das selbst nur ein kurzer Abriß desjenigen ist, was später über diese Dinge von mir gesagt worden ist.
Eine weitere Eigentümlichkeit ist diese, daß man mit solchen imaginativen Vorstellungen nur zurechtkommt, wenn man in dem Denk-, wie in dem Vorstellungs-, Empfindungs- und Willensleben, das man sich als Mensch bis zu dieser geistigen Schulung angeeignet hat, Anhaltspunkte findet, um die Imaginationen mit Vorstellungen zu durchdringen. Wenn man nicht sorgfältig hierauf achtgibt, kann man zwar nicht krankhaft, aber seelisch verworren und verdunkelt werden. Man kommt immer wiederum dazu, sich zu sagen: Jetzt erfährst du etwas Geistiges, das kannst du noch nicht verstehen, du hast nicht tief genug Begriffe dafür ausgebildet. - Dann muß man aufhören, dann muß man den Weg so andern, daß man versucht, sein gewöhnliches, in der Sinnenwelt auszubildendes Vorstellen weiterzuführen, um bei einer späteren Gelegenheit das zu verstehen, was man vorher nicht verstanden hat.
Kurz, ich könnte noch viele solche Eigenschaften anführen, man macht Bekanntschaft mit lauter Dingen, welche frappierend, paradox sind gegenüber dem seelischen Erleben, das dem gewöhnlichen Bewußtsein angehört. Dann aber erst, wenn man in dieser Weise gewissermaßen das Seelische losgerissen hat von dem Leiblichen, dann erst steht man im Geistigen, in der geistigen Welt drinnen. Die Erfahrung, die geistige, kann keiner bestreiten.
Mit dem, was ich Ihnen bisher geschildert habe, kommt man bis zu gewissen Einsichten. Man kommt zu der Einsicht, daß außer dem physischen Leib, den man an sich trägt und der das Objekt der Anatomie, der Physiologie, überhaupt der äußeren Naturwissenschaft ist, uns wirklich das eigen ist, was ich in meinen neueren Büchern, damit kein Mißverständnis entsteht, «Bildekräfteleib» nenne, während ich es früher «Ätherleib» genannt habe. Es ist wirklich ein zweites Element, das in uns ist und das sich niemals der gewöhnlichen Wahrnehmung, dem gewöhnlichen seelischen Erleben ergeben kann, sondern das sich nur ergeben kann, wenn dieses seelische Erleben bis zur Imagination fortschreitet. Denn dieser Bildekräfteleib ist nichts Räumliches; dieser Bildekräfteleib ist etwas, das nur in der Zeit lebt, das aber in der Zeit so lebt, daß alles, was in unserem physischen Leib, sagen wir, von unserer Geburt oder Empfängnis bis zu unserem Tode wirkt, herausquillt aus diesem Bildekräfteleib. Einen zweiten Leib, einen Bildekräfteleib tragen wir in uns. Er wird eine Realität, eine Wirklichkeit für das imaginative Bewußtsein.

Aber weiter kommen wir mit diesem imaginativen Bewußtsein nicht, als zu dem, was uns als Bildekräfteleib — der Ausdruck ist paradox, das macht aber nichts — von der Geburt bis zum Tode begleitet. Weiter kommt man, wenn man nun zu dem, was eben angedeutet worden ist, fortschreitend noch in anderer Weise die nun frei gewordene Seele innerlich erkraftet, innerlich erstarkt, wenn man nun in immer erneuter und erneuter geduldiger Übung zu dem, was man Vorstellungsleben, was man Begriffsleben nennt, ein ganz neues Verhältnis bekommt.
Vorstellen ist für uns im gewöhnlichen Leben ja etwas, wodurch wir uns die äußeren Gegenstände vergegenwärtigen. Wenn wir eine Vorstellung haben, glauben wir: das, was wir innerlich von einem äußeren Gegenstand besitzen können, besitzen wir eben! Davon müssen wir für das Gebiet des geistigen Erlebens loskommen. Wir müssen uns gewissermaßen in die Lage versetzen können, unsere Vorstellungen wie innerlich gegeneinander kämpfende Kräfte und Mächte in uns im innerlichen Erkenntnisdrama ablaufen zu lassen. Wir müssen die Fähigkeit gewinnen, eine Vorstellung in den Kampf mit der anderen treten zu lassen. Wir müssen uns die Sehnsucht erwerben, wenn wir eine Sache von einer Seite charakterisiert haben, sie auch von der entgegengesetzten Seite zu charakterisieren. Auf dieser Stufe werden die Ausdrücke: Materialismus, Idealismus, Spiritualismus, Sensualismus und so weiter, sie werden alle Redensarten, weil alle diese Begriffe, die bloß aus den Begriffsnetzen herausgesponnen sind, sich eben wie photographische Aufnahmen von verschiedenen Seiten erweisen.
Wir lernen erkennen, daß wir mit unseren Begriffen auf geistigem Gebiete uns so verhalten müssen, wie wir uns auf sinnlichem Gebiete in unseren Sinnesorganen verhalten. Wir gehen um die Gegenstände herum. Wir betrachten die Begriffe nicht als Abbilder, sondern nur als dasjenige, was einseitig von diesem oder jenem Aspekte aus die Dinge charakterisiert.
Der Geistesforscher wird daher gerade den Trieb in sich ausbilden, die Dinge von der einen Seite zu charakterisieren, und sie auch von der anderen Seite, von der entgegengesetzten Seite zu charakterisieren. Er wird namentlich eine Sehnsucht empfinden, gewisse Vorstellungen sich zu bilden und dann sich selbst zu widerlegen, diesen innerlichen Kampf wirklich durchzumachen. Ich gebe da nur einige prinzipielle innerliche Gesichtspunkte an, die man aufsteigend wahrmachen muß, wenn man an dem Grenzort der Erkenntnis bis zu einem gewissen Punkt gekommen ist.
Dann entwickelt sich die Seele weiter. Sie gelangt dazu, das in sich zu entwickeln - und ich bitte, da von allem Aberglauben oder vorurteilsvoller Vorstellung abzusehen -, was ich in meinen Büchern genannt habe die inspirierte Erkenntnis. In einem höheren Grade löst sich dadurch die Seele vom Leibe los, und nach dem Erringen dieser Erkenntnisstufe ist man nun nicht bloß imstande, zu überschauen, was als ein Bildekräfteleib in der Zeitenfolge unser Dasein von der Geburt bis zum Tode begleitet, sondern jetzt ist man imstande, auch Geistiges zu schauen, das außer unserem Leibe ist, geistige Wirklichkeit, wie die physischen Augen physische Wirklichkeit schauen. Ich werde im nächsten Vortrage von der äußeren geistigen Wirklichkeit zu sprechen haben und will hinweisen zunächst auf das, was der Mensch als in ihm selbst beschlossene geistige Wirklichkeit mit dieser inspirierten Erkenntnis nunmehr schaut.
Was da auftaucht vor der inspirierten Erkenntnis, das lebt nicht in unserem Dasein von der Geburt bis zum Tode, das hat vor uns gelebt, bevor wir durch die Geburt, oder sagen wir Empfängnis, in den irdischen Leib eingetreten sind; und nachdem wir durch den Tod in die geistige Welt eintreten werden, wird es mit uns leben. Das hat sich verbunden mit den Erbmassen, die uns von Eltern und Voreltern physisch überkommen; das durchdrang dieses Physische. Zur Anschauung desjenigen, was von uns unserem physischen Dasein seelisch vorangegangen ist, was unserem physischen Tode folgt, gelangt man wirklich durch die inspirierte Erkenntnis, weil man zu einem geistigen Anschauen des von diesem physischen Leib völlig Unabhängigen gelangt. Der Bildekräfteleib ist noch an dieses physische Dasein gebunden; er zerstäubt, wenn er von diesem physischen Dasein getrennt wird. Was die inspirierte Erkenntnis wahrnehmen kann, das zerstäubt nicht, das bleibt in sich, das ist dasjenige, das durch Geburten und Tode geht. Auf dem Gebiete der inspirierten Erkenntnis kann nun der Mensch wirklich sachgemäß untersuchen, was ihn verbindet mit rein geistigen Welten, was kraftvoll arbeitet, so daß er dieser Mensch wird, wenn sich mit seinem geistigen Teil verbindet die physische Erbmasse.
Und das dritte, wozu man gelangt, ist die Intuition. Damit ist nicht das Unklare gemeint, das gewöhnlich mit «Intuition» bezeichnet wird, sondern dasjenige, was ich nun andeuten will. Was man als dritte Stufe der geistigen Erkenntnis erringen kann, das erlangt man dann, wenn man vollständig gewahr wird — es wird das in einem bestimmten Zeitpunkte der seelischen Entwicklung auftreten -, daß man ein anderer ist, daß man wirklich einen inneren Beobachter in sich gefunden hat durch die Anstrengungen, die man gemacht hat durch Imagination und Inspiration hindurch.

Da tritt ein Bedeutsames ein innerhalb desjenigen, was ich das Erkenntnisdrama genannt habe. Da tritt etwas ein, wo man sagen kann: Man sieht, daß aus dem Geistigen heraus nicht nur dieser unser physischer Leib mitgestaltet ist, man lernt sehen, daß unsere Seele selber, so wie sie mit ihren Gefühlen, mit ihren Tendenzen, mit ihren Ambitionen, mit ihren Affekten, mit ihrem Willenscharakter in uns lebt, daß sie so selber durch geistige Vorgänge geworden ist. Ein innerlicher Schicksalsschlag wird das Erkenntnisdrama.
Man mag Schicksalserlebnisse haben im Leben, die einen himmelhoch jauchzend, zu Tode betrübt sein lassen, man mag das Schlimmste und das Freudigste erleben: was man erlebt, wenn man das Werden nicht nur des Leiblichen, sondern das Werden des Seelischen erlebt, das ist ein Schicksalsschlag, ein innerlicher Schicksalsschlag, der für den, der ihn voll erlebt im Erkenntnisdrama, mehr bedeutet als die höchsten und tiefsten, freudvollsten und leidvollsten Schicksalserlebnisse des äußeren Daseins.
Wenn das so sein kann, wenn in der Seele wirklich diese innere Kraft den Umschwung bewirken kann, daß ihr nicht nur das Leibliche aus dem Geistigen heraus erscheint, sondern das Seelische selbst innerhalb des geistigen Werdens, dann tritt die intuitive Erkenntnis ein. Und dann ist das Gebiet beschritten, welches die wiederholten Erdenleben, das Zurückschauen zu früheren Erdenleben und das Gewißsein, daß dieses Erdenleben sich wiederholen wird, umfaßt. Die Erkenntnis tritt ein, daß das gesamte Leben des Menschen besteht aus aufeinanderfolgenden Erdenleben mit dazwischenliegenden Leben in der geistigen Welt vom Tod zu einer neuen Geburt.
Mit alldem muß verbunden sein, daß unser innerer seelischer Blick auf etwas gerichtet wird, für das er eigentlich nicht eingeschult ist durch den Bezug auf die äußere Natur. Mit Bezug auf die äußere Natur fragen wir stets nach der Herkunft, nach den Ursachen. Mit den Fragen nach der Herkunft, nach den Ursachen, kommen wir aber nicht dem Geiste gegenüber zurecht. Derjenige, der sich das geistige Gebiet so erschließt, wie ich es erwähnt habe, dem offenbart sich, daß sich in alles Wachsende, Gedeihende, in alles Fortschreitende, sich Entwickelnde hineinstellt eine rückschreitende Entwickelung, ein fortdauerndes Abbröckeln des Daseins, ein fortdauerndes Zerstörerisches. Deshalb haben diejenigen, die vielleicht nicht in dieser modernen Form dies durchschauten, aber in den Formen, in denen man früher solche Sachen gewußt hat, gesagt: Geistige Erkenntnis führt an die Pforte des Todes. - Man lernt erkennen, daß Bewußtsein, geistiges Erleben, bewußtes Geist-Erleben nur auftreten kann dadurch, daß sich in das Wachsende, Gedeihende, in das Fortschreitende der Entwickelung hineinstellt dasjenige, was dieses Dasein abbröckelt; und man lernt erkennen, daß der Tod nur das einmalige große Ereignis ist, das man sich aufgeteilt, gewissermaßen in seine Atome zerteilt denken kann als dasjenige, was in uns fortwährend geschieht, während wir im leiblichen Leben bewußt werden. Das Wissen in dieser Welt ist ein Hereintreten im kleinen desjenigen, was uns mit einem Schlag überfällt, wenn wir durch die Pforte des Todes gehen.
Man lernt die Verwandtschaft des Bewußtseins mit dem Sterben erkennen. Und eben dadurch, daß man die Verwandtschaft des Bewußtseins mit dem Sterben erkennen lernt, dadurch lernt man auch erkennen, wie dieses Bewußtsein hindurchschreitet durch die Pforte des Todes, wie der Tod gerade ein Erwecker ist eines anderen Bewußtseins, in das wir eintreten, wenn wir den physischen Leib ablegen, den wir ja gewissermaßen nur behufs der Erkenntnis ablegen, wenn wir solche imaginative, inspirierte, intuitive Erkenntnis erwerben.
Man muß sich hineinfinden, über seine Beziehung zur Welt in ganz anderer Art zu denken, als man es vorher gewohnt war, wenn man sich einen wirklichen Begriff machen will von geistigem Erkennen. Vor allen Dingen muß man den Glauben ganz verlieren, daß man den Geist irgendwie finden kann, wenn man die materielle Welt deutet, wenn man die materielle Welt irgendwie kritisiert, wenn man an der materiellen Welt Gesetze findet. Die Gesetze, die man an der materiellen Welt findet, die gelten auch nur für die materielle Welt. Den Geist findet man nicht durch Deutung der Sinneswelt; den Geist findet man im physischen Leib an der Sinneswelt; aber man findet ihn im freien Erleben des geistigen Gebietes.

Ich kann mich durch einen Vergleich klarmachen: Wenn wir die Wortreihen, die Buchstabenreihen lesen, so nehmen wir sie nicht so auf, daß wir sagen: da ist ein senkrechter Strich, da ist ein horizontaler Strich; wir deuten nicht die Buchstaben, wir sehen über die Buchstabenreihe und Wortreihe hin, und da entwickelt sich ein innerlicher Inhalt. Dieser Inhalt hat mit einer Deutung der Buchstaben nichts zu tun. Man muß lesen gelernt haben. Was sich beim Leser entwickelt, ist etwas ganz anderes, als was in den Buchstaben liegt. Man kann nicht den Geist, den man beim Lesen aus den Buchstaben heraus findet, aus dem Setzerkasten holen. Ebensowenig kann man aus der Natur durch Deutung der Natur das geistige Leben finden. Das geistige Leben kann man nur finden, wenn man die Seele über sich selbst hinaufhebt und dadurch dasjenige ündet, was nun aus dem Geiste selbst hereinragt in dieses physische Leben, insofern im Physischen die Seele sich erlebt zwischen Geburt und Tod.
Sie sehen, da kommt eine Seelenwissenschaft zustande, welche gut neben der Naturwissenschaft stehen kann, weil sie gar nicht die Methoden auf das Seelische überträgt, welche an der Natur herangebildet sind, weil sie aber auch nicht bei diesem Seelischen, wie es im gewöhnlichen Dasein erlebt wird, stehenbleibt, sondern in dieses Seelische hineinträgt ein Objektives, aus dem heraus dieses Seelische sich erlebt, und aus dem auch das Leibliche geboren ist, wie wir im dritten dieser Vorträge sehen werden.

Das sind einige Andeutungen, nur die allerersten, elementaren Andeutungen - bezüglich alles übrigen muß ich auf meine Bücher verweisen -, Andeutungen, wie der Mensch das finden kann, das in ihm liegt und das sein Ewiges ist, wie diese Seelenlehre, die anthroposophisch orientiert ist, den Menschen wiederum wirklich dazu führt, daß nun nicht mehr einzutreten braucht, was bei einem sehr bedeutenden, aber tragisch sein Denken ertragenden Forscher der Gegenwart eingetreten ist, bei dem im März dieses Jahres hier in Zürich verstorbenen großen Psychologen Franz Brentano. Franz Brentano lebte sich hinein in die psychologische Forschung in dem Zeitalter, als die äußere naturwissenschaftliche Denkweise heraufkam. Er wollte die naturwissenschaftliche Methode, so wie sie ist, anwenden auf das Seelenleben. Man kommt mit dieser naturwissenschaftlichen Methode aber nicht weiter, als Vorstellungen zu vergleichen: wie Gefühle aus der Seele herauf wollen, wie Aufmerksamkeit ist und so weiter im äußeren physischen Leben. Aber Franz Brentano beklagt es in seinem Buch «Psychologie vom empirischen Standpunkte», im ersten Band, den er geschrieben hat, und der der einzige geblieben ist, er beklagt, was die Seelenwissenschaft da nicht erreichen kann, indem er sagt: Was kann uns helfen, wenn wir auch recht naturwissenschaftlich zu Werke gehen, die Vergleichung von Vorstellungen, die Assoziation von Vorstellungen, das Entstehen von Lust und Unlust und so weiter, wenn sich die großen Hoffnungen eines Platon und Aristoteles nicht erfüllen können: daß wir Einsicht gewinnen können durch die Seelenwissenschaft in das Fortleben des besseren Teiles unseres Wesens nach dem Durchgehen durch die Pforte des Todes. - Franz Brentano beklagt, daß er mit seinen Mitteln sich an diese Probleme nicht heranmachen kann. Das ist merkwürdig, wie er bis zu seinem Lebensende gerungen hat mit diesen Problemen. Die Aufrichtigkeit, die Ehrlichkeit seines Ringens geht gerade aus dem tragischen Umstände hervor, den ich im dritten Kapitel meines Buches «Von Seelenrätseln» in einem Nachruf an Franz Brentano ausgeführt habe. Immer wieder und wiederum versprach er die Fortsetzung seiner «Psychologie», nachdem der erste Band erschienen war. Sie war auf vier oder fünf Bände berechnet, im Frühling 1874 erschien der erste Band, für den Herbst versprach er den zweiten, dann in kurzen Zeiträumen die folgenden: Nichts ist wieder erschienen! Er wollte mit naturwissenschaftlicher Methode das Seelenleben meistern, er wollte ehrlich und aufrichtig zu Werke gehen. Hätte er es vermocht, hätte nicht die naturwissenschaftliche Methode wie ein Bleigewicht an seinen Forscherkräften gehangen, weil er sie eben mißverstand, er wäre fähig gewesen, einzutreten durch das Tor in das geistige Erleben, das aus der Seele etwas heraufholt, was nicht da sein kann, wenn man bloß naturwissenschaftliche Methoden hat. An dem tragischen Forscherleben Franz Brentanos zeigt sich wie an vielen anderen Persönlichkeiten der Gegenwart - aber bei ihm, weil er eine so bedeutende und zu gleicher Zeit innerlich so grundehrliche Natur war, besonders eindringlich -, wie gerade durch die naturwissenschaftlichen Errungenschaften eine solche Seelenwissenschaft mit Notwendigkeit gefordert wird, die nur in vom Leiblichen befreiten seelischen Erfahrungen erlangt werden kann. Da werden wiederum die großen Probleme vor die Seele hintreten können, die vor allen Dingen den Menschen beschäftigen müssen, indem er den Blick auf sein eigenes Seelenleben richtet: das große Problem des unsterblichen Lebens - indem wir den wirklich unsterblichen Teil erfassen durch solche Methoden, wie wir es geschildert haben - und auch das Problem der Willensfreiheit, von dem wir in diesen Vorträgen noch sprechen werden, beides Probleme, die gerade die wichtigsten, die zwingendsten sind. Man lese aber nach die Psychologien der letzten Jahrzehnte. Diese Probleme sind vollständig verbannt, ja verschwunden aus der psychologischen Forschung, einfach aus den Gründen, die in der heutigen Betrachtung angegeben worden sind.
Aber nicht nur, daß man an diese großen Seelenfragen herankommt! Sondern auch dasjenige, was der Psychologe sucht, was er gerade mit seinen durch Vertiefung in die naturwissenschaftliche Denkweise entstandenen Methoden erforschen will, auch das wird erst völlig klar, wenn man es verfolgen kann von dem Gesichtspunkte aus, der hier angedeutet worden ist. Die Sache liegt schon so: Naturwissenschaft wird auf der einen Seite gelten, Geisteswissenschaft, Geistesforschung auf der anderen Seite. Aber wie man beim Tunnelgraben, wenn man richtig alles erwogen hat, von zwei Seiten grabend, in der Mitte sich zusammenfindet, so finden sich Geistesforschung und Naturforschung zusammen und geben erst ein Ganzes der vom Menschen erstrebten Erkenntnis.
Ich will nur ein Beispiel anführen, wie auch die gewöhnliche Psychologie dadurch erobert werden kann, daß man sich in diese hohen Gebiete begibt, auf welche heute nur elementar hingedeutet worden ist. Es liegen vor dem Menschen, wenn er psychologisch forscht, solche Fragen wie die nach dem Gedächtnis, nach der Erinnerung. Man könnte verzweifeln, wenn man sich in den gewöhnlichen Psychologien mit dem Erinnerungsproblem befaßt. Da wird einem so ganz klar, wie da die Grenzorte des Erkennens sind: Der Mensch stellt sich etwas vor, gewinnt eine Vorstellung an einer äußeren Wahrnehmung; nun ja, diese Vorstellung «geht hinunter» ins seelische Element, «verschwindet», so sagt man, aber der Mensch kann sich später an die Vorstellung erinnern. Wo war sie?

 

Ich will mich jetzt nicht verbreiten über all das, was seit Jahrhunderten gesagt wird über diese Fragen. Nach der einen Seite sagt man: Solche Vorstellungen verschwinden hinunter ins Unbewußte, treten dann wiederum hinauf über die Schwelle des Bewußtseins. - Ich möchte jemanden kennen, der imstande ist, wenn er diese Worte prägt, mit ihnen einen inhaltlichen Sinn zu verbinden! Man verliert sofort einen Sinn, wenn man von diesem «Hinuntersteigen» und «Hinaufsteigen» der Vorstellungen spricht. Sprechen kann man von allem; aber vorstellen kann man es sich nicht; denn es entspricht keiner irgendwie gearteten Wirklichkeit. Die mehr physiologisch orientierten Psychologen sprechen davon, daß «Spuren» sich «eingraben» in das Nervensystem, in das Gehirn; diese Spuren «rufen» dann diese Vorstellungen «erneut hervor». Man krankt dann daran, zu erklären, wie aus diesen Spuren hervorgegraben wird die Vorstellung, die hinuntergezogen ist. Wie gesagt, man kann verzweifeln an dem, was da Inhalt der gewöhnlichen Psychologien ist. Wieviel ernste, edle, echte Forscherarbeit wird doch auf diese Probleme gewendet! Durchaus nicht verkannt werden soll diese ehrliche, echte Forschungsarbeit.
Die Wahrheit ist aber, daß auch diese einfache Tatsache des Seelenlebens sich erst im rechten Lichte zeigt, wenn man sie mit derjenigen Kraft der Seele betrachtet, die nun die Geistorgane hat, die nun wirklich vom Gesichtspunkte, der in der geistigen Welt eingenommen wird, auch das gewöhnliche Seelenleben beobachtet. Da merkt man: Es ist gar keine Rede davon, daß eine Vorstellung, die ich jetzt habe, irgendwo «hinunterzieht» und irgendwo wieder «heraufkommt». Das Erinnern wird überhaupt ganz falsch vorgestellt. Eine Vorstellung, die ich durch eine äußere Wahrnehmung jetzt gewinne und jetzt habe, die lebt in mir überhaupt nicht als etwas Reales, sondern als Spiegelbild, das sich die Seele bildet durch die Spiegelung des Leibes. Wir werden davon näher im dritten Vortrage sprechen. Und es lebt diese Vorstellung nur jetzt! Wenn ich sie aus dem Seelenleben verloren habe, dann ist sie nicht mehr da. Es gibt das gar nicht: Hinuntertauchen von Vorstellungen und Wiederher auf tauchen - und so Erinnerungen bilden. Die triviale Vorstellung der Erinnerung ist schon falsch.
Worauf es ankommt, ist: wenn man die Kraft der Seele für das geistige Schauen geschärft hat, so sieht man - wie man in der Außenwelt beobachtet, so kann man im Geiste das beobachten —, daß, während wir eine Vorstellung gewinnen durch eine Wahrnehmung, noch ein anderer Vorgang vor sich geht. Und nicht der Vorstellungsvorgang, sondern dieser andere, unterbewußte Vorgang, der sich parallel dem Vorstellen abspielt, erzeugt in uns etwas, das, indem ich die Vorstellung habe, gar nicht unmittelbar ins Bewußtsein kommt, das aber fortlebt. Habe ich jetzt eine Vorstellung, so entsteht ein unterbewußter und jetzt rein an das Körperliche gebundener Prozeß. Wenn später durch irgendeine Veranlassung dieser Prozeß wieder aufgerufen wird, dann bildet sich, indem die Seele jetzt hinblickt auf diesen Prozeß, der ein rein leiblicher ist, aufs neue die Vorstellung. Eine erinnerte Vorstellung ist eine aus den Tiefen des Leibeslebens herauf gebildete neue Vorstellung, die der alten gleicht, weil sie durch den unterbewußten Prozeß, der sich gebildet hat im leiblichen Leben, heraufgerufen wird. Die Seele liest gewissermaßen das Engramm, das in dem Leibe eingegraben ist, wenn sie sich an eine Vorstellung erinnert.

So werden schon die gewöhnlichen Vorstellungen der Psychologen korrigiert. Man gewinnt das Richtige anstelle desjenigen, was im gewöhnlichen Erleben ganz falsch vorgestellt wird. Und so könnte ich, die ganze Psychologie durchgehend, Ihnen an vielen Punkten zeigen, wie sich vor der wirklichen Erkenntnis das, was die Seele eigentlich glaubt als ihr Erlebnis zu haben, als eine Illusion erweist, wie man ganz falsche Vorstellungen über dieses Seelenleben hat, wie diese sich erst korrigieren lassen müssen dadurch, daß die Seele sich befreit vom Leibe und nun wirklich vom geistigen Gesichtspunkte aus ihr Erleben beobachten kann.
Gerade durch solche Vorstellungen, die auf der einen Seite wirklich der Wissenschaft den Geist erschließen und die geistige Welt eröffnen, wird auf der anderen Seite erst dasjenige, was in treuer und fleißiger Forschung nach naturwissenschaftlicher Methode auch in der Experimentalpsychologie, in der physiologischen Psychologie gewonnen wird, an die rechte Stelle gerückt. Und diesen Gebieten steht wahrhaftig die anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft nicht feindlich, nicht unsympathisch gegenüber. Sondern sie, die weiß, daß die gewöhnlichen Methoden, die an der äußeren Natur gewonnen werden, im seelischen Erleben nicht zu Lösungen, sondern nur zu Fragen führen können, zu richtigen Fragestellungen, sie wird gerade durch ihr Licht erst dasjenige recht fruchtbar machen können, was auf dem äußeren naturwissenschaftlichen Wege gewonnen werden kann.
Wie das Arbeiten der anthroposophisch orientierten Geisteswissenschaft wirklich von der anderen Seite des Berges her, wie man einen Tunnel von zwei Seiten gräbt, der Naturwissenschaft sich entgegen arbeitet, kann sich auch an einem weiteren Beispiel zeigen. In der letzten Zeit sind darwinistisdi orientierte Naturforscher zu etwas sehr Interessantem gekommen, das ich gleich anführen werde. Vorher will ich noch erwähnen, daß die unterbewußte Tätigkeit, welche der Erinnerung zugrunde liegt, indem sie sich parallel dem Vorstellen unterbewußt entwickelt, zwar etwas anderes, aber verwandt ist mit dem, was in den Vererbungskräften, in den Wachstumskräften liegt. Den Kräften, die in uns wachsen, sind diejenigen Kräfte verwandt, die wirksam sind im Unterbewußten, wenn wir an einer sinnlichen Wahrnehmung eine Vorstellung bilden und die Dispositionen hervorrufen im Leiblichen, die später gelesen werden, die zur Erinnerung führen. Durch wirkliche seelische Beobachtung kommt man zu einer klaren Anschauung über die Verwandtschaft der Gedächtniskräfte mit den Vererbungs- und Wachstumskräften. Es wird eine Brücke geschaffen - und wir werden von solchen Brücken in den nächsten Tagen noch deutlicher sprechen — zwischen Seelisch-Geistigem und Leiblichem.
Und nun sehe man, wie Richard Semon, der darwinistisch orientierte Naturforscher, in einem sehr interessanten Buche ausgeht von den Vererbungsverhältnissen, von dem Auftreten von Vererbungsmerkmalen, und dazu kommt, diese Vererbungskräfte zusammenzubringen mit den Gedächtniskräften! Der Naturforscher kommt also dazu, die Vererbungskräfte verwandt mit den Gedächtniskräften zu finden. Der Seelenforscher kommt dazu, die unterbewußten, der Erinnerung zugrundeliegenden Kräfte mit denen der Vererbung verwandt zu finden!
Diese Dinge geschehen ganz unabhängig voneinander. Was Richard Semon als c beschrieben hat in seinem sehr interessanten Buch, das begegnet sich mit der Seelenforschung, die anthroposophisch orientiert ist, und die sich auf die Betrachtung derjenigen Gebiete ausdehnt, die nach naturwissenschaftlichen Methoden auch am Menschen erforscht werden. Doch davon dann im dritten Vortrage.
Gewiß, schon das Elementare, das ich mir erlaubte heute vorzubringen über die Erfolge eines wirklichen Geist-Erlebens der Seele und dadurch über die Begründung einer neueren Seelenwissenschaft, es muß den Denkgewohnheiten der Gegenwart gegenüber vielfach paradox erscheinen. Aber wenn das auch durchaus gerade dem am begreiflichsten ist, der in diesen Dingen drinnensteht, so darf wohl auch gesagt werden, man möge sich nur wirklich nicht bloß in einem Vortrage anregen lassen, sondern sich vertiefen in den ernsten Gang geisteswissenschaftlicher Forschung. Man wird sehen, daß die Kräfte zwar auf andere Weise verwendet werden als auf dem Gebiet der Naturwissenschaft, daß aber der Forscherweg der Anthroposophie nicht minder ernst, nicht minder mühevoll ist als derjenige, der auf seiten der naturwissenschaftlichen Forschung entwickelt wird, wenn auch gerade dasjenige, was bei der Naturwissenschaft Resultat, Ergebnis ist, bei der Geistesforschung Ausgangspunkt sein muß: Wir langen bei den Begriffen, Vorstellungen, Naturgesetzen an, wenn wir Natur erforschen wollen. Wir gehen davon aus, daß uns das, was Naturforscher erleben, bis an die Grenzorte bringt, wenn wir in die Geistesforschung und in die anthroposophische Seelenforschung eintreten wollen.
So meine ich, daß die Psychologie, die Seelenforschung, die auf Anthroposophie fußt, nicht als gegnerisch gegenüber den berechtigten Forderungen der heutigen naturwissenschaftlichen Denkweise bezeichnet werden darf. Im Gegenteil: sie lehnt nichts ab, was aus den berechtigten Forschungen der Naturwissenschaft hervorgeht; sie ist nirgends gegnerisch zu dieser berechtigten Naturwissenschaft! Aber sie kann nicht stehenbleiben etwa dabei, bloße logische Folgerungen zu ziehen aus dem, was die Naturwissenschaft schon selbst gibt. Eine solche Philosophie bedeutet Geisteswissenschaft nicht, die nur weiter logische Folgerungen ziehen will aus der Naturwissenschaft. Nein! Ein höheres Bekenntnis muß die anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft ablegen, das Bekenntnis, daß hervorgehen muß diese Geistesforschung aus der Naturwissenschaft nicht als eine abstrakte logische Folge, sondern als ein lebendiges Kind.
Und den Glauben, den stärkeren Glauben als mancher Naturforscher, der die Geistesforschung ablehnt, den stärkeren Glauben an die Naturforschung hat der Geistesforscher, daß diese Naturforschung stark genug ist, nicht nur zu ihren logischen Konsequenzen zu führen, sondern stark genug, ein ganz Lebendiges gleichsam aus sich heraus zu gebären, das entsteht mit eigener Lebenskraft, durch eigenes freies Leben gedeihen muß, und das sein muß: die von der Naturwissenschaft selber geforderte Geisteswissenschaft.

 

Fragenbeantwortung nach dem Vortrag in Zürich, 5. November 1917

Zum Thema der wiederholten Erdenleben wurden mehrere Fragen gestellt.

Sehr verehrte Anwesende! Die Fragen, die hier aufgeworfen worden sind, sie sind solche, daß vieles Unbefriedigende an der Antwort bleibt, wenn man sie kurz beantwortet, oder aber, daß man, wenn man sie richtig befriedigend beantworten wollte, ganze Bücher sprechen müßte. Zunächst liegt die Frage vor:

Was für einen Zweck hat die Reinkarnation?
Ja, sehr verehrte Anwesende, im Grunde genommen ist die Frage nach dem Zweck - ich muß schon der Antwort den wissenschaftlichen Charakter geben, sonst ist es ja nur ein Herumreden — geradeso wie die Frage nach dem Grunde— ob nun die Teleologie berechtigt ist oder nicht, darauf kann ich mich nicht einlassen -, eine Frage, die in der physischen Welt entspringt, innerhalb der physischen Welt ihre Bedeutung hat. Die Reinkarnation - wenn man so die wiederholten Erdenleben nennen will, ich vermeide gern Schlagworte, deshalb sprach ich auch heute von wiederholten Erdenlehen -, die Reinkarnation aber ist von Gesetzen getragen, welche der geistigen Welt angehören, welche in der geistigen Welt ihre Bedeutung haben. Und daran gewöhnt man sich am allerschwersten: daß man beim Übergang von der physischen Welt in die geistige Welt auch seine Begriffe wandeln, metamorphosieren muß, daß die Begriffe, welche für die physische Welt gelten, ihre Bedeutung, ihre Tragweite verlieren, wenn man in die geistige Welt eintritt. Wer begonnen hat, den eigentlichen Charakter der geistigen Welt zu kennen, der fragt nicht eigentlich, wie man nach dem Zwecke einer Maschine fragt, nach dem «Zweck des Menschen», viel weniger nach dem «Zweck der Reinkarnation».
Ich habe im Laufe des Vortrags gesagt: die Denkungsweise, die an Hand der Naturwissenschaft gewonnen wird -das ist ja im wesentlichen auch die Denkweise, die an der physischen Außenwelt gewonnen wird -, sie führt höchstens zu den richtigen Frage-Stellungen; aber die Antworten muß man dann versuchen, aus der geistigen Welt hereinzuholen.
Nun, natürlich, wer so etwas fragt: «Welchen Zweck hat die Reinkarnation?» -, der denkt sich etwas dabei. Es entspricht das einem gewissen Bedürfnis, etwas zu wissen, obwohl die Frage nach dem Zweck ja eigentlich in dieser Sphäre nicht anwendbar ist, um die es sich da handelt. Nun aber bitte ich Sie, folgendes zu bedenken. Ich möchte sagen, ich muß die Bausteine zur Fragenbeantwortung zusammentragen. Geisteswissenschaft ist eben etwas, was man nicht wie ein kleines Handbuch so schnell sich aneignen kann, sondern es ist etwas, was wirklich ein sehr umfassendes Gebiet ist.

 

Wenn wir im Leben Fragen stellen, so können wir so verfahren, daß wir gewissermaßen mit den Fragen immer bis ans Ende gehen. Aber vielleicht wird das nicht in allen Fällen anwendbar sein. Sehen Sie, solch eine Frage wie diese, die wird einem hundert und hundertmal gestellt. Ich habe oftmals das Folgende dazu gesagt: Es kann Menschen geben, die wollen von Zürich nach Rom fahren, und sie wollen den Weg wissen. Ja, wenn ihnen jemand den genauen Weg mit allen Details nicht angeben kann in Zürich hier, so wollen sie überhaupt nicht nach Rom fahren. Es kann aber auch solche Menschen geben, welche befriedigt sind, den Weg von Zürich nach Lugano zu wissen, und die dann befriedigt sind, wenn sie in Lugano erfahren, wie sie weiterkommen, und dann, wie sie wieder weiterkommen. Das ist ein Vergleich. Er will das Folgende besagen: Wenn wir in einem Erdenleben stehen, so ist dieses hinblickend auf folgende Erdenleben. Darinnen drückt sich eine Entwickelung aus. Wir werden in anderen Erdenleben Dinge gewinnen, die wir in diesem Erdenleben nicht gewinnen. Wir gehen durch Erlebnisse, die uns andere Prüfungen, andere Erfahrungen bringen. Würden wir in diesem Erdenleben alle Fragen beantworten können, so würde dieses Erdenleben nicht folgende Erdenleben erzeugen !
So handelt es sich für Geisteswissenschaft darum, die Tatsache der Reinkarnation, wenn ich den Ausdruck schon gebrauchen soll, hinzustellen. So wie der Mensch dem einzelnen Erdenleben aus seinen freien Impulsen heraus den Zweck gibt, so gibt er aufeinanderfolgende Zwecke, von denen einer aus dem anderen hervorgeht, den wiederholten Erdenleben. Und er wird sich nicht einbilden, in einem Erdenleben den ganzen Umfang des menschlichen Daseins, das durch die wiederholten Erdenleben geht, zu definieren. Definitionen, die etwas umfassen wollen, gewöhnt man sich überhaupt ab, wenn man in das wirklich geistige Seelenerleben hineinkommt. Definitionen sind im gewöhnlichen physischen Leben ganz gut; im geistigen Leben, wo alles auf Aspekte hinausläuft, da wird man wirklich, wenn jemand just Definitionen verlangt, erinnert an das Beispiel, das in der griechischen Literatur gegeben ist, wo ausgeführt wird, was eine Definition ist. Auf die Frage, wie man einen Menschen definieren solle, wird gesagt - man kann ja immer nur aus einzelnen Merkmalen heraus definieren -: Ein Mensch ist eine Wesenheit, die zwei Beine und keine Federn hat. - Da brachte das nachste Mal einer einen Hahn mit, den er gerupft hatte - als «Menschen».
Nun, ich weiß selbstverständlich, was die Logik alles fordert von einer richtigen Definition. Dennoch, vor dem geistigen Auge nehmen sich Definitionen doch als Einseitigkeiten aus. Ebenso alle Zwecksetzungen, Kausalsetzungen und so weiter. Die Wirklichkeit ist etwas, in das man sich hineinfindet, in dem man lebt und webt, das man aber nicht mit einseitigen Begriffen umspannen wird. Man wird in den aufeinanderfolgenden Erdenleben die Zwecke finden. So daß also ein rechter Inhalt nicht da ist bei der Frage nach dem «Zweck der Reinkarnation».

Frage: Ist Reinkarnation ein Produkt der Vorstellung im Geistigen?
Ja, sehr verehrte Anwesende, das kann man schon sagen, aber man muß dazunehmen, was ich in meinem Buch «Von Seelenrätseln» gezeigt habe: Vorstellungen, so wie man sie im gewöhnlichen Bewußtsein hat, sind eigentlich vor dem geistigen Schauen keine wirklichen Vorstellungen, sondern sie sind abgelähmte Vorstellungen, sie sind wie die Leichen der Vorstellungen. Das ist das Merkwürdige. Was in der Seele lebt, ist weit mehr als das, was im gewöhnlichen Bewußtsein zum Bewußtsein kommt. Was in der Seele lebt, wird herabgelähmt, weil es nicht ertragen würde vom gewöhnlichen Bewußtsein, und lebt dann wie ein Vorstellungsleichnam. Daher die abstrakten Begriffe in der Seele. Was man da hat, das ist eigentlich nur ein Spiegelbild, das ist etwas, was auftritt und vergeht, was gar nicht erinnert wird, wie ich im Vortrag ausgeführt habe. Was aber dahintersteht, was in die Imagination hereinkommt, diese lebendige geistige Realität, das ist dasjenige, was durch den Tod hindurchgeht und was in den Kräften der Reinkarnation allerdings lebt. Vielleicht wird das die Antwort der Frage sein.

 

 

Frage: Ist Reinkarnation absolute gesetzmäßige Einrichtung, nicht ein Ergebnis der Bildekräfte?

Ein Ergebnis der Bildekräfte ist nur das Leben zwischen Geburt und Tod beziehungsweise Empfängnis und Tod. Aber das, was hier Reinkarnation genannt wird, steht unter weit höheren geistigen Gesetzen. Ob sie eine «gesetzmäßige Einrichtung» ist, das ist schwer zu beantworten; sie ist eben eine Tatsache. Die wiederholten Erdenleben sind eine Tatsache. «Ein Ergebnis der Bildekräfte?» Den Bildekräfteleib eignet sich der Mensch erst an, wenn er als Seele gegen die Empfängnis zugeht; den legt er auch nach dem Tode wieder ab; der Bildekräfteleib ist - wie ich im Vortrag ausgeführt habe — nichts Ewiges. Die Kräfte aber, die in Betracht kommen, wenn von den Gesetzen der Reinkarnation gesprochen wird, sind solche, die gar nicht hereintreten, nicht nur nicht ins Ich-Bewußtsein, sondern gar nicht in den Bereich der gewöhnlichen physischen Welt.
Sehen Sie, da könnte sich schon auf diesem Gebiete der Weg für viele Menschen eröffnen, wenn man nur suchen würde in der richtigen Weise. Es handelt sich darum - wie ich schon für einzelne Dinge angegeben habe —, daß die Erlebnisse in der geistigen Welt paradox wirken gegenüber den Erlebnissen des gewöhnlichen Daseins, daß in vieler Beziehung die Dinge ganz anders wirken, die man erlebt, wenn man in die geistige Welt eintritt, gegenüber den Dingen der physischen Welt. Und da muß man sagen: der Mensch kommt, weil er sein Vorstellungsvermögen nach den Erfahrungen des natürlichen Lebens, des natürlichen Geschehens einrichtet, mit seinen Begriffen kaum über Raumesvorstellungen hinaus. Eine genauere, eine wirklich ehrliche Selbsterkenntnis zeigt, wie wenig der Mensch über Raumesvorstellungen hinauskommt. Denn sehen Sie: die Zeitvorstellungen, woran gewinnt man sie? Eigentlich aus Raumvorstellungen! Die Raumänderungen, die Ortsänderungen der Sonne, des Mondes, der Zeiger der Uhr sogar bei uns, aus denen gewinnen wir Zeitvorstellungen. Aber es sind eigentlich Raumvorstellungen, die wir da haben. Das Geistige aber in seiner niedersten Form als Bildekräfteleib lebt schon in der Zeit. Da muß man schon eine wirkliche Vorstellung von der Zeit haben!

Aber eine wirkliche Vorstellung von der Zeit verschaffen sich heute die wenigsten Menschen. Und noch weniger verschafft man sich eine wirkliche Vorstellung von den verschiedenen Geschwindigkeiten — also jetzt nicht Zeiten, sondern Geschwindigkeiten —, die im Seelisch-Geistigen herrschen. Unser seelisches Leben beruht darauf, daß zum Beispiel das Denken, das Vorstellen, mit einer ganz anderen Geschwindigkeit abläuft als das Fühlen, und dieses wiederum mit einer ganz anderen Geschwindigkeit als das Wollen. Diese Dinge - daß innerlich im Seelenleben verschiedene ineinandergeschichtete Geschwindigkeiten sind -bewirken gerade das innere Entstehen des Bewußtseins. Bewußtsein entsteht nur da, wo irgend etwas sich stört. Daher ist Bewußtsein sogar verwandt mit dem Tode: weil der Tod das Leben stört. Aber überhaupt: es stört sich etwas! Daher ist zum Beispiel die Bergsonsche Vorstellung so falsch, daß man überall aufs Leben sehen muß und auf die Bewegung; während man geradezu zum Wesen der Bewegung kommt, wenn man die Bewegung hindert, zum Wesen des Lebens kommt dadurch, daß man sieht, wie das Leben vom Tode erfaßt wird. Etwas anderes, als das Leben auffassen, ist es, in das Wesen des Lebens eindringen.
Diese Dinge führen dazu, einzusehen, daß Gesetzmäßigkeit selbst etwas anderes wird, wenn man in das geistige Leben eintritt, was vielen Menschen höchst unbequem ist. Sie fassen daher gar nicht den Mut, in die geistige Welt einzudringen mit ihren Begriffen und Ideen: weil diese Begriffe und Ideen sich verändern müßten! Wenn man wirklich geistig forscht, lernt man das im Grunde genommen sehr, sehr gründlich kennen. Ich rede sehr ungern von Persönlichem, weil das Persönliche mit dem Objektiven nicht viel zu tun hat. Aber vor vielen Jahren schon trat mir eine wichtige Frage entgegen, die auf einem gewissen Spezialgebiet für mich fruchtbar geworden ist: Herbart und andere Psychologen haben das Rechnen, die Mathematik angewendet auf die Seelenforschung; sie versuchten, seelische Tatsachen zu berechnen. Eduard von Hartmann hat dann sogar moralisch zu nehmende Tatsachen zu berechnen versucht, indem er den Pessimismus mathematisch zu begründen unternahm; auf die eine Seite, die Soll-Seite des Lebens buchte er alle Lusterlebnisse, auf die Haben-Seite alle Unlusterlebnisse und sagte dann: die Bilanz ergibt einen Überschuß an Unlust - also ist das Leben schlecht.
Ich habe gezeigt, daß die ganze Rechnung unsinnig ist. Sie können diesen Beweis finden in dem entsprechenden Kapitel meiner «Philosophie der Freiheit», die 1894 geschrieben ist. Wenn man hier von Rechnung sprechen will, so ist der Rechnungsanfang ganz anders zu machen. Er ist so zu machen, daß man nicht eine Subtraktion macht, eine zur Bilanz führende Subtraktion, sondern daß man eine Division aufschreibt, einen Bruch, daß man als Zähler aufschreibt alles, was man an Lust, an Freude, an Erhebung erlebt in seinem Lebenslauf, und als Nenner allen Schmerz, alles Leid. Betrachten wir diesen Bruch. Wann würde das Leben nicht mehr lebenswert erscheinen? Wenn der Nenner Null wäre, gar kein Schmerz da wäre, so wäre der Wert unendlich groß. Aber der Nenner muß unendlich groß werden, wenn der Bruch den Wert Null haben sollte. Das heißt: erst dann würde das Leben nicht mehr lebenswert erscheinen, wenn die Schmerzen unendlich groß wären. Die Entscheidung darüber gibt uns keine abstrakte Rechnung, sondern die Entscheidung gibt uns das Leben selber. Das Leben rechnet so!
Wenn man auf seelische Ereignisse sieht, so kann man das Verhältnis der Rechnung zum seelischen Ereignis nicht so machen, wie Herbart oder wie Hartmann in diesem Falle. Sondern das Leben gibt das Resultat, und wenn man dann hinaufkommt in die geistigen Welten, so zerteilt sich das Resultat auseinander - eine Summe in Summanden, ein Bruch in Zähler und Nenner. Gerade ins Umgekehrte kommt man hinein. Während man hier im physischen Leben die einzelnen Summanden und Zähler und Nenner hat und dann das Resultat bekommt, ist es umgekehrt: im geistigen Erleben ist das Resultat da; es wird erlebt, und in die geistige Welt hinein gehen die einzelnen Elemente, die zum Resultat führen. Sie sehen also: man muß viele Vorstellungen gründlich umdenken, wenn man die Schwelle überschreiten will zwischen der physischen und der geistigen Welt.
Vielleicht können solche Ausführungen, die ich an diese Frage angeknüpft habe, doch bei Ihnen die Vorstellung hervorrufen, daß wirklich diese Geisteswissenschaft nicht etwas ist, das so aus dem Ärmel herausgeschüttelt oder aus der Phantasie herausgeboren ist, sondern daß sie etwas ist, was schon wirklich — wie ich im Vortrag gesagt habe -mit nicht geringeren Kräften erarbeitet wird, als in irgendeiner anderen wissenschaftlichen Arbeit Kräfte angewendet werden. Nur stehen sie auf einem anderen Gebiete. So daß man sagen muß: es ist Gesetzmäßiges in jenem Verlaufe, der durch die wiederholten Erdenleben ausgedrückt wird. Aber die Natur dieses Gesetzmäßigen muß man sich eigentlich erst verschaffen. Daher sagte ich, es handelt sich nicht darum, daß man deutet die Naturerscheinungen, sondern daß man sich wirklich erhebt über die Naturerscheinungen und das Geistige frei in sich erlebt. Damit habe ich die Frage beantwortet.

Nun eine merkwürdige Frage - merkwürdig nach diesem Vortrage: "Welches sind die geistigen Tastorgane?

Ja, etwas Sinnliches darf man sich nicht vorstellen darunter. Ich habe scharf hervorgehoben, daß es sich um etwas Seelisch-Geistiges handelt, das man nur mit dem vergleichen kann, was in der Erinnerung auflebt. Also wenn man das so beantwortet haben will, daß man zum Unterbegriff «geistige Tastorgane» einen Oberbegriff sucht, den man schon kennt, dann wird man mit dieser Sache nicht zurechtkommen. Sondern man muß sich eben hindurchwinden durch das, was gezeigt worden ist: Die Seele gerat an Grenzen, differenziert sich und entwickelt «geistigeTastorgane», die, auf seelisch-geistigem Gebiet, verglichen werden können mit den Tastorganen auf physischem Gebiet, so wie «Geistesaugen» und «Geistesohren» mit physischen Augen und physischen Ohren.

Frage: Gibt es klare Definitionen davon, was man unter «Glaube» versteht?
Nun müßte ich Ihnen natürlich eine Sprachgeschichte des Wortes «Glaube» geben, wenn ich vollständig sein wollte, und von da ausgehend dann die verschiedenen Formen des Glaubens entwickeln. Ich möchte aber das Folgende sagen: Das Wort «Glaube» hat in unserer neueren Zeit die eingeschränkte Bedeutung erhalten des Fürwahrhaltens aus subjektiven Gründen heraus, also eine Erkenntnis, die eigentlich keine Erkenntnis ist, sondern nur ein subjektives Surrogat für eine Erkenntnis. Das hat man nicht zu allen Zeiten unter «Glaube» verstanden. Will man verstehen, woraus die Glaubensvorstellung eigentlich entstanden ist, so muß man sich folgendes vorhalten.
Wie ich nur angedeutet habe im heutigen Vortrage, war früher die Seele in einer anderen Weise mit der Wirklichkeit verknüpft. So abgesondert hat die Seele eine Naturwirklichkeit von sich selber erst in neueren Zeitläuften. In jenen älteren Zeiten, in denen die Seele noch mehr mit der geistigen Wirklichkeit verknüpft war und ein inneres Bewußtsein von seelischem Gehalt in einer anderen Art entwickelt hat, als das jetzige moderne Anthroposophische sein muß, da wußte man: wenn man etwas für wahr hält, so ist das nicht bloß ein theoretisches Verhalten, sondern es ist in diesem Fürwahrhalten zugleich eine Kraft des Seins drin. Wenn ich ein Ideal habe und glaube an mein Ideal, so ist dieses glauben an das Ideal nicht bloß das Präsentmachen der Idee des Ideals im Bewußtsein, sondern es verbindet sich eine seelische Kraft mit dem Ideal. Und diese Verbindung einer seelischen Kraft mit dem Ideal gehört von seiten des Menschen der Wirklichkeit an. Man arbeitet an der Wirklichkeit mit. Es ist also eine positive Kraftentfaltung, die im «Glauben» liegt.
In einer entsprechenden Weise kommt in dem interessanten Buch von Ricarda Huch: «Luthers Glaube», der Glaubebegriff zum Vorschein. Da ist wiederum gefunden der Glaubebegriff nicht bloß als ein Fürwahrhalten, sondern als ein Mit-dem-Realwerden-sich-Verbinden; so daß man, ich möchte sagen, indem man in der Glaubenskraft drinnen-steht, etwas in sich hat wie den Keim, den die Pflanze in sich hat, der auch noch keine wirkliche Pflanze ist, aber die Kraft hat, eine wirkliche Pflanze zu werden.

Es ist nicht ein Erkenntnisabbild, was man also im Glauben haben wollte, aber es ist ein Vorstellungselement, das sich mit einer wirklichen Kraft verbindet, so daß man mit dem Glauben in der Realität steht. Und würde jemand selbst behaupten wollen, daß der Glaube ihm keine Erkenntnis bringt, so würde er trotzdem noch zugeben müssen, wenn er den Glaubebegriff in dieser Weise anwendet, daß ihn das, was dieser Glaubebegriff als Realität enthält, in die Wirklichkeit hineinstellt. - Das sind so kleine Andeutungen, Skizzen.