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Collection/Sammlung: 000072 - Liberté, immortalité, vie sociale.
                                                                            Freiheit, Unsterblichkeit, Soziales Leben.



 L’ÂME HUMAINE DANS LE ROYAUME DU SUPRASENSIBLE ET SON RAPPORT AVEC LE CORPS  DIE MENSCHENSEELE IM  REICHE  DES  ÜBERSINNLICHEN UND  IHR VERHÄLTNIS  ZUM LEIB

 


 

Les références Rudolf Steiner Œuvres complètes GA072 p. 015 à 063, éd. 1990, 18/10/1917 à Bâle

Original





Traducteur: FG Editeur: SITE

 Vous entendrez toujours encore et encore, quand est parlé d'anthroposophie  - dans le sens où elle est pensée ici aussi à nouveau dans cette conférence, comme connaissance de la vie spirituelle de l'humain -, qu'elle jaillit de ce qui vient, fantastique, en rêve, à des personnalités particulières. Ainsi jugent au moins beaucoup d'êtres humains qui se tiennent compétents pour un tel jugement. Mais maintenant, on doit toutefois dire dès le départ que cette connaissance anthroposophique de l'esprit veut s'étendre sur un champ de recherche qui contient les intérêts les plus profonds et les plus significatifs de la vie intérieure humaine. C'est pourquoi toutefois aussi en tout temps, aussi dans le temps récent, dans lequels de tels efforts ont été masqués/assombris par les brillantes avancées de la science de la nature, des tentatives ont été faites toujours de nouveau et à nouveau, des tentatives isolées – pouvons-nous presque dire - de cultiver ce champ. Mais il devra être dit que, le plus souvent, tout de suite dans le temps récent, ce furent seulement des éclairs de lumière qui ont été lancés sur ce champ par telle ou telle personnalité éminente qui s'occupait de la réflexion sur la vie humaine de l'esprit, des éclairs de lumière dont on a toujours la sensation qu'ils proviennent de toutes autres sources de l'être humain que les connaissances qui se réfèrent à la nature extérieure, au champ de la perception sensorielle extérieure. [15]

 Il n'est pas surprenant que quelque chose comme un instinct de connaissance inconscient contraint les humains toujours de nouveau et à nouveau à éclaircir ce champ par de tels éclairs de lumière, car sur ce champ reposent les questions les plus significatives des âmes, ces énigmes de l'âme, auxquelles l'humain doit toujours de nouveau et à nouveau se voir confronter avec sa vie entière de sensation, de sentiment, aussi de représentation et de volonté. Et l'humain doit sentir que quand il ne gagne aucune position sur ces questions, alors cela a un effet sur son âme, qu'on peut comparer sur le domaine corporel avec une sorte de tendance à tomber malade (NDT : « Erkrankung » : décomposant les racines formant le mot allemand, on trouve aussi « souffrir de quelque chose »). La vie de l'âme se dépeuple/se sclérose ; elle se sent traversée - on aimerait utiliser l'ancien bon mot «dépendance» (NDT : « Sucht »)- de toutes sortes de dépendances, quand émergent les doutes, les incertitudes qui peuvent émerger vis-à-vis de ces questions.

Dans les temps récents, toutefois - on l'a donc vu à travers de nombreuses années - les humains ont peu cherché d'assouvissement de leur faim de connaissance qui provient d’impulsions qu'on pourrait appeler nourriture spirituelle. Qui ne le connait pas, ce cortège de ceux qui ont eu assez d'argent pour aller vers les différents sanatoriums du monde, - le triste temps du présent a toutefois pris à beaucoup l'occasion pour cela -, ce cortège vers les sanatoriums, où en fait quand même pour beaucoup, beaucoup trop, rien d'autre ne devait être éteint que ce désir de connaissance, duquel on voudrait en fait se priver dans la vie ordinaire du présent, dont on aimerait si volontiers se débarrasser en s'étourdissant, qu'ont aimerait satisfaire par des moyens tout à fait autres que des moyens spirituels. [16] Ce que les gens ont cherchés dans des sanatoriums et des institutions similaires était donc quand même, pris fondamentalement, seulement des suggestions auxquelles ils n'avaient pour ainsi dire pas besoin d'être présent avec leur âme et qui devaient venir en vis-à-vis de ces nostalgies pleines de mystère, dont j'ai justement parlé et qu'on n'est pas enclin à satisfaire de manière spirituelle.

Toujours de nouveau et à nouveau, quand je dois réfléchir sur de telles questions, émerge devant mon âme cette image qui se plaça une fois devant moi, il y a des années, lorsque j'étais - vraiment pas pour le rétablissement ou la guérison, mais pour visiter quelqu'un - dans un sanatorium, justement à un moment où l'on pouvait, pour ainsi dire, passer en revue les différents pensionnaires et où, par la suite, par la conversation avec certains, l'apparence de certains, je suis arrivé sur ce que celui qui avait le plus besoin de rafraîchissement et de restauration de son système nerveux était le médecin dirigeant. Tous les autres auraient eu beaucoup moins besoin de rafraîchissement de leur système nerveux que le médecin dirigeant.

 

Sur ce champ maintenant, sur lequel sera indiqué avec cela, des humains particuliers, qui s'occupaient intensément avec des questions de la vie spirituelle, ont laissé tomber, comme je disais, des éclairs de lumière isolés qui leur sont apparus des profondeurs de leur âme. A cela s'est toujours établi une chose qui, j'aimerais dire, comme un fil rouge, continuera à se tirer par la considération de ce soir; il s'en avéra que dans l'humain, comme il va ainsi par le monde avec sa vie ordinaire, dort en fait un autre être humain, dort et repose en réalité, un humain qui ne sera pas vraiment perçu par les rapports de la vie ordinaire, parce qu'il dort doucement dans l'humain ordinaire, [17] comme des représentations de rêves sont disponibles en lui, qui viennent et disparaissent aussi.

 

Mais une chose est tout de suite toujours venue à des humains pleins d'esprit quand ils sont arrivés sur comment un tel second humain repose au fond, dormant, dans l'humain ordinaire : ils ne pouvaient saisir la pensée de cet humain endormi/dormant, de ce deuxième humain inaperçu, sans le rapprocher de quelque manière avec ce que nous devons appeler la mort à l'intérieur des conditions de nos vies. Et vraiment, plus ou moins instinctivement, il est apparu à l'une ou l'autre personnalité que, tout comme les phénomènes de la vie naturelle tombant sous les sens extérieurs sont pendant aux lois de l'être-là/de l'existence, on peut trouver par l'observation de la croissance, de la naissance, de la provenance d'êtres à partir d'autres êtres, et ainsi de suite, que justement ainsi ce second humain dormant dans le premier, est intimement pendant avec ce que nous devons appeler la mort en rapport à notre vie, avec ce qui passe. Et on remarque que c'est un instant de grande et pleine signification pour les humains de la connaissance, quand ils ne doivent dans une certaine mesure pas penser l'être humain supérieur dans l'humain en pendant avec ce qui croit, prospère, mais tout de suite avec les forces qui se meuvent vers la mort.

 

 L'une de ces personnalités à qui ce pendant, j'aimerais dire, est venu devant l'âme dans une lumière particulièrement éclairante, c'est le philosophe et le psychologue Fortlage. Je veux partir d'une importante déclaration qu'il a faite en 1869, au cours de huit conférences psychologiques, des conférences qu'il a tenues sur la théorie de l'âme. Dans ces conférences, se trouve le passage suivant entièrement significatif : [18]

«Quand nous nous appelons des êtres vivants et nous attribuons ainsi une qualité que nous partageons avec les animaux et les plantes, ainsi nous comprenons quelque chose sous l'état vivant, qui ne nous quitte jamais, et qui se poursuit constamment en nous aussi bien dans le sommeil et que dans la veille. C’est la vie végétative de l'alimentation de notre organisme, une vie inconsciente, une vie de sommeil. Le cerveau fait ici en cela une exception, parce que cette vie de la nutrition, cette vie de sommeil, sera dominé chez lui par la vie de consommation, dans les pauses de la veille. Dans ces pauses, le cerveau se tient abandonné à une consommation majeure et se retrouve dans un état, qui, s'il s'étendait aux organes restant, amènerait en chemin un affaiblissement absolu du corps ou la mort ».

 

Et alors, après que Fortlage soit venu à cette ce propos étrange, il poursuit cette considération dans les paroles suivantes, j'aimerais dire, en créant de profondes fondations :

« La conscience est une mort plus petite et plus partielle, la mort est une conscience grande et totale, un éveil de l'être entier dans ses profondeurs les plus intérieures ».

On voit, par un tel éclair de lumière, venant des profondeurs de l'âme humaine, s'éclaire pour Fortlage le pendant entre ce qu'on peut appeler la mort et ce qu'est notre conscience, ce qui nous accompagne toujours pendant notre vie éveillée et, pris au fond, nous fait réellement humain. Fortlage vient à une idée de la parenté de la mort et de la conscience, en ce qu'il se rend clair, que la chose que l'humain saisit en une fois à l'instant de la mort, ce qui en une fois œuvre consommant pour la corporéité humaine [19], en petit, en petites quantités continues, pourrait-on dire, œuvre alors que nous déployons cette fleur de notre être-là d'âme/notre existence psychique, la conscience pendant notre vie éveillée. Chaque acte conscient est en petit la même chose, que ce qu’est la mort comme une grande somme. Ainsi que pour Fortlage la mort réelle, quand elle se présente, est l'émergence d'une conscience globale qui transplante l'humain dans un monde suprasensible, pendant qu’il a besoin du corps physique pour sa vie, quand comme âme, entre la naissance et la mort, il est transplanté dans le monde sensoriel.

 

 

Fortlage a beaucoup écrit sur la théorie des âmes, de nombreux volumes; de tels éclairs de lumière, ils se planquent et apparaissent seulement dans ses écrits. Le contenu restant de ses écrits s'occupe seulement de ce qu'on trouve couramment aujourd'hui dans la théorie de l'âme de la psychologie : avec la socialisation des représentations, le déroulement des représentation, l'émergence des instincts, et ainsi de suite, bref, avec toutes ces questions, auxquelles aujourd'hui on s'aventure uniquement et seulement dans la théorie de l'âme et qui se tiennent loin de ce qui intéresse en fait l'être humain, l'être humain plein, entier à la théorie de l'âme, reposant loin des deux questions principales : de la question après la liberté humaine et de la question après l'immortalité humaine.

Les considérations de la présente soirée auront principalement à faire avec la dernière question, alors que, dans quelques semaines, se tiendra ici une conférence qui traitera alors de la question de la liberté du même point de vue.


Quand maintenant aussi Fortlage dans la large étendue de sa recherche psychologique, sa théorie de l'âme, s’occupe seulement des questions subordonnées, et qu'ainsi [20] ce type d'activité ne peut pas le mener aux questions les plus élevées, de tels éclairs de lumière se trouvent malgré tout chez lui. Mais il a aussi été blâmé pour cela. Eduard von Hartmann - ces honorables auditeurs qui ont entendu des conférences antérieures de moi savent que je ne sous-estime absolument pas ce philosophe -, Eduard von Hartmann a vivement blâmé Fortlage qu'il aurait abandonné la voie de la science dans le moment où il introduit dans la science stricte un contexte tel qu’il est entre la conscience humaine et la mort.

 

 Maintenant, on peut dire : pas seulement Fortlage – celui-là le sait qui s'est rendu familier en une large étendue avec la littérature de science de l'esprit -, pas seulement Fortlage, beaucoup de personnalités ont produit en de tels éclairs de lumière quelque chose de la connaissance de leur âme qui s'étend sur ce deuxième être humain endormi caractérisé dans l'être humain sensoriel. Mais ce sont resté des éclairs de lumière isolés, tout de suite dans les temps récents.

L'anthroposophie n’a maintenant aucune autre tâche que d'instruire ce qui, sinon comme instinctif, est remonté sonnant dans des éclairs particuliers de lumière comme une révélation de la connaissance supérieure des profondeurs de l'âme humaine, j'aimerais dire, de systématiser, de réguler, de rendre méthodique afin que ce qui apparaît par cela puisse se placer comme une science pleine de validité, à côté de la si magnifique science de la nature des temps récents. Pour cela est toutefois nécessaire que celui qui veut se former un jugement sur cette anthroposophie ou science de l'esprit, raye maints préjugés, des préjugés dont on ne peut pas une fois dire que beaucoup d'humains qui les ont sont à blâmer [21], parce qu’ils sont tout de suite facilement explicables à partir de certains avantages/certaines qualités de la science du présent.

 Je devais donc dire: l'être humain dont il s'agit en fait quand des considérations de la science de l'esprit viennent en considération, est quelque chose comme dormant dans l'humain ordinaire veillant. Mais de là, est explicable que tout ce qui se rapporte à ce second humain, qui dort dans l'humain qui veille, se déroule tout d'abord absolument ainsi qu'on ne le remarque pas, se déroule comme un autre courant coulant sous les courants de la conscience ordinaires, mais qui sera couvert par le son, couvert par la lumière, par ce avec quoi on remplit la conscience d’après l'expérience sensorielle, d’après les besoins de la vie personnelle. Et quand, dans cette vie ordinaire, de tels éclairs de lumières clignotent de temps à autre, alors ils disparaissent plus vite qu'un rêve. Il n'est donc pas étonnant que la plupart des humains se soient déjà dit, selon le jugement absolument justifié du temps présent : oui ce qui monte là de l'âme et veut donner des éclaircissements, veut former une révélation sur cet humain dormant résonnant doucement, éclairant doucement, cela fait, quand cela apparaît chez ceux qui se nomment chercheur de l'esprit, l'impression de ce qui a force du rêve, du fantastique, cela fait l'impression d'être formé par la fantaisie, ce qui est produit de représentations sur cet humain. Et le présent ne veut donc pas se laisser aller à de telles structures de fantaisie. Là, il a vite fini avec le verdict : ah quoi, c'est quelque chose qui a jaillit de la fantaisie de l'individu, qu'un rêveur a façonné !

 

 Oui, mais quelque chose d'autre pourrait être correct. Comment cela serait-il, s'il était correct, que ce qui vit dans l'être humain de par delà la naissance et la mort, ce qui est [22] l'éternité de la nature humaine par rapport à l'éphémère, quand on pourrait tout d'abord recevoir seulement des représentations aussi faibles, j'aimerais dire, des représentations ainsi aussi décolorées qu’elles sont disponibles dans le rêve? Si cela était ainsi, alors on devrait renoncer soit à chaque connaissance de l'éternel dans l'humain, quant on ne voudrait pas recourir à des représentations qui se présentent sinon avec le caractère avec lequel l'imagination/la fantaisie ou le rêve se présentent, ou on doit déjà une fois porter dans ce monde, ce qu'on est habitué à avoir comme représentation de discipline logique, de sens de recherche méthodique, qui vont au monde des sens, , qui se présente sinon en premier de la force du rêve. Et on doit, par certains moyens, des moyens intérieurs des âmes, par l'excitation de certaines forces intérieures de l'âme, élever les représentations afin qu'elles ne puissent pas purement glisser furtivement tel du rêve, mais maintenir la clarté, la capacité à impressionner qu'ont les représentations de la vie ordinaire, la vie de veille ordinaire, la conscience ordinaire.

Peut-on cela ? Il est difficile aujourd'hui de rendre clair à un être humain qu'on le peut même dans un sens véritablement scientifique, parce qu'aujourd'hui, la science de la nature vaut pour la seule science qui a une méthodologie strictement fondée. Et quand on compare à d'autres sciences, ainsi on les laisse en fait valoir aussi loin qu'elles sont méthodologiquement fondées sur le modèle des sciences de la nature. On a absolument raison pour certains domaines, et on doit dire encore plus. On doit dire : ce que la science de la nature a soulevé de représentations dans les temps modernes, a montré qu'elles doivent être ainsi, quand elles veulent dominer [23] le domaine qui leur est assigné. Mais on doit aussi dire qu'on ne peut pas approcher la vie éternelle de l'humain avec elles. Ces représentations ne peuvent pas du tout être aussitôt appropriées à résoudre les énigmes de la nature et à résoudre les énigmes de l'âme humaine. Aux dernières, quelque chose de tout autre doit intervenir. Combien de chemins de toutes sortes devront être employés pour rendre l'âme si forte, la renforcer ainsi intérieurement, pour qu'elle puisse remonter des représentations qui reposent sinon comme dormant en bas dans la conscience et leur appliquer la discipline et la méthodologie strictes de la pensée, j'ai parlé là-dessus dans les différents écrits, notamment dans mon livre, « Comment obtient-on des connaissances des mondes supérieurs ? » Aujourd'hui je veux à nouveau, comme je l'ai fait ici dans des conférences précédentes, mettre en avant quelques points de vue de ces écrits. Le chemin détaillé que l'âme de l'humain a à amorcer pour arriver, par renforcement intérieur, à voir dans le monde spirituel, comme on voit avec des yeux sensoriels dans le monde physique, ce chemin détaillé on doit le chercher dans les écrits cités; aujourd'hui, je veux souligner particulièrement certains points de vue.

 

 On ne reçoit aucune représentation de comment le chercheur de l'esprit doit procéder en fait, ce qu'il doit réellement faire pour regarder dans le monde spirituel avec son âme, si on ne se rend pas clair ce qu'on peut vivre, comme un être humain plein et entier, doté des nostalgies de connaissances et des besoins de connaissances correspondantes, à certains points-frontière de la connaissance, auxquels conduit tout de suite la science moderne de la nature. [24]

 

Cette science moderne de la nature donne à celui qui s'y consacre, pas seulement des éclaircissements que personne ne peut admirer plus que le chercheur de l'esprit lui-même, sur le cours extérieur de la nature, sur maintes choses qui doivent aussi entrer dans la vie pratique, mais cette science de la nature donne à celui qui d'un certain point de vue, se consacre à elle plein de dévouement, une éducation intérieure de la vie humaine de l'âme. Et plus on était en situation de faire dans les premières étapes de la connaissance de science de la nature, plus on est aujourd'hui préparé à la mesure de la connaissance pour la recherche de l'esprit tout de suite par la science de la nature. On ne devrait seulement pas se laisser limiter par ce que la science de la nature a à dire sur le monde extérieur dans son propre domaine. On devrait beaucoup plus pouvoir se lancer dans une discipline intérieure, dans un élevage intérieur de la vie psychique par la façon et la manière dont on explore la nature. Les représentations que la science de la nature elle-même livre peuvent seulement donner un éclaircissement vis-à-vis de la nature extérieure ; d'après leurs contenus, ils ne diront rien sur la vie spirituelle. Mais en ce qu'on les utilise, en ce qu'on les utilise tout de suite plein de dévouement dans l'étude de la nature, dans la connaissance de la nature, elles éduquent, j'aimerais dire, conjointement cet humain là qui est en situation de donner de l’attention à ce qui se passe en lui, à certains rapports intérieurs de la vie, qui l'amène à un concept, un vécu/ une expérience intérieur/e de ce que signifie : vivre avec son âme en dehors du corps.

 

Je sais très bien que ce concept – vivre avec son âme à l'extérieur du corps - est aujourd'hui pour beaucoup le sommet de la bêtise. Cela ne fait quand même rien. Chacun peut se convaincre que l'expérience intérieure lui confère une certaine [25] vue dans la vie en dehors du corps, quand il passe par de tels exercices de la vie de l'âme, tels qu'ils sont indiqués dans mes écrits ou, comme je veux les exprimer ici en principe.

On peut passer par particulièrement significatif quand on arrive justement à ce lieu frontière de la vie de connaissance, auquel mène tant de fois la science de la nature. Lieu frontière ! Voyez-vous, beaucoup de gens parlent donc des grandes questions de frontières de la connaissance. On parle de ce que l'âme humaine arrive à une limite quand elle veut explorer sur si le monde, spatialement ou temporellement, est infini ou fini, quand l'âme veut explorer si elle est soumise à une contrainte irrésistible dans toutes ses actions, ou si elle est libre. Certes, ce sont les questions de frontières les plus élevées. Du Bois-Reymond, dans son célèbre discours sur les limites de la connaissance de la nature, sur les sept énigmes du monde, a posé d'autres questions de frontière. Une impression la plus profonde peut être faite, quand on sent si bien, j'aimerais dire, à partir de la douleur de la connaissance d'un humain de connaissance, comment un tel humain se trouve à un tel lieu frontière.

Je pourrais citer beaucoup d'exemples pour le fait que de vrais humains de la connaissance sont placés à de tels lieux frontière. Un tel exemple est celui qui nous est présenté dans les écrits du célèbre esthéticien et philosophe Friedrich Theodor Vischer, l'ainsi nommé V-Vischer, parce qu'il s’écrit avec un V(NDT : et se prononce donc probablement « fischer »). Quand on parcourt ses écrits, on doit souvent faire halte à ce que son âme vit à de tels lieux frontière de la connaissance. Il a écrit un beau traité sur un livre écrit par le philosophe Volkelt, qui travaille donc aussi ici à Bâle, sur la fantaisie du rêve. [26] Dans ce traité auquel toutefois V-Vischer a reproché - on ne devrait pas le croire, car V-Vischer a été aussi loin que possible éloigné de ce qui concerne ce reproche; mais même cela était possible -, qu’il aurait été parmi les spiritistes, là V-Vischer mentionne un endroit, où il montre ce qu'il a vécu aux lieux frontière de la connaissance. Il a dit : que l'âme humaine ne peut être dans le corps, cela est entièrement certain, mais qu'elle ne peut être en dehors du corps, est justement aussi certain.
Nous avons ici une telle question de frontière, une telle question de frontière qui est paradoxale parce qu'elle implique une contradiction complète en elle-même, une contradiction, comme le sont celles sur lesquelles on arrive alors toujours quand on s'approfondi plein de dévotion en la rigueur de la science de la nature, s'approfondi dans la vie absolument. C'est une contradiction à laquelle on sera conduit : l'âme ne peut être dans le corps, mais elle ne peut être en dehors du corps ! - Pourquoi sera-t-on amené à une telle contradiction ?

 

À de tels lieux frontières, où de telles contradictions apparaissent, là la connaissance de science de la nature ne vous aide pas, c'est le plus souvent dérangeant quand on peut avoir la croyance que quelque chose de semblable aide. La plupart des humains ont toutefois  alors, dans le temps actuel, bientôt terminés avec leur jugement. Ils disent simplement dans un tel cas : maintenant oui, la connaissance humaine nous conduit à ce stade, nous ne pouvons arriver plus loin. - Mais ce n'est pas ainsi. Parce que Vischer était fiché dans le préjugé des temps récents, il a dans une certaine mesure seulement vécu la contradiction. Mais il n'a pas vécu ce qu'on peut faire pour continuer avec son âme à de tels lieux-frontière. Ici, la connaissance ordinaire doit arrêter et une expérience toute particulière de l'âme commencer. Ici, on doit [27] dans une certaine mesure pouvoir oublier ce que nous sont les représentations issues de la vie ordinaire, parce qu'elles nous portent justement seulement un à ce lieu-frontière. On doit pouvoir vivre cela ici. Ici, on doit pouvoir lutter comme âme avec ce qui nous vient en vis-à-vis, quand on s'engage dans ce qui là, j'aimerais dire, tourbillonne dans une telle contradiction comme tourbillonne l'air dans lequel nous devons entrer avec nos poumons. De telles contradictions veulent être expérimentées/vécues, veulent être expérimentées avec toute l'âme. Alors, comme de profondeurs grises de l'esprit, quelque chose de nouveau se présente à toute cette âme qu'elle ne peut expérimenter sans cette expérience avec de telles contradictions.

On s'est formé des représentations sur l'art et la manière, comme quelque peu les invertébrés, des organismes inférieurs qui n'ont encore aucun sens, développent les sens dans l'échange avec le monde extérieur. Une vie intérieure existait; cette vie intérieure bute contre le monde extérieur, s'adapte au monde extérieur expérimente les impulsions du monde extérieur. Et pendant qu'auparavant la vie pulse dans une certaine mesure dans l'organisme et alors cogne partout contre le sensoriel extérieur, au spatial, se forme à partir de ce heurt, de cet échange avec le monde extérieur, disons, un sens du tact. C'est en premier un fouiller intérieur, alors un cogner/heurter aux limites/frontières du spatial extérieur. Mais l'être apprend à s'adapter dans l'échange avec le monde extérieur ; des réactions aux heurts vers l'extérieur, les pressions, se forme, ce qui correspond à une sorte d'illustration du monde extérieur par le sens du toucher; par la collision à la frontière, se développe ce sens du toucher. Avec cette représentation - nous ne voulons pas examiner maintenant jusqu’où elle vaut - de ce qui œuvre dans les organismes inférieurs à la formation des sens extérieurs, [28] on peut comparer ce que l'âme vit quand elle arrive à de tels lieux-frontière de la connaissance comme ceux décrits. Là, c'est dans la vie de l'âme vraiment comme si on cognait en premier dans l'intérieur obscur à quelque chose qu'on a tout d'abord à l'extérieur. alors se spécifie, se différencie ce qu'on vit là dans de telles représentations pleines de contradiction qu'on se forme à des lieux-frontière-connaissance. Et ainsi comme l'organe du toucher se donne à partir de l'indifférencié comme un sens physique, ainsi se donne à partir de l'animique/du psychique en se que l'âme se cogne à la frontière du monde spirituel, un être-là/une existence spirituelle. On cogne vraiment au monde spirituel. Mais on s'adapte aussi à lui. Et on vit le significatif qu'on a dans une certaine mesure en premier l'âme comme un organisme sous-développé de l'âme auquel le monde de l'esprit dehors, le suprasensible, se tient vis-à-vis/s'oppose, mais alors, que cette âme développe dans une certaine mesure des organes spirituels du toucher et dans le processus plus large et plus profond aussi des yeux de l'esprit, des oreilles de l'esprit, pour utiliser ces expressions goethéennes, pour percevoir réellement ce à quoi elle cogne en premier seulement.

 

Je crois volontiers qu'aujourd'hui, les humains qui, déjà une fois, peut-être à partir d'un quelque instinct indéterminé, ont le besoin d'expérimenter quelque chose du monde spirituel aimeraient plus quand on pourrait leur approcher la faculté de percevoir le monde spirituel parce qu'on leur impose les mains mystiquement ou des choses semblables. Maints humains croient donc cela. Mais ce n'est pas ainsi. Ce qui nous ouvre le monde spirituel, c'est le travail intérieur, de l'âme/psychique. Ce travail intérieur, psychique conduit vraiment à ce que j'ai indiqué. L'humain qui transforme son âme en une âme organisée, [29] celui qui arrive là-dessus qu'il peut avoir une telle âme organisée en soi, il sait qu'au moment, où le heurt au spirituel deviendra perception de l'esprit, il vit avec son psychisme libre du corporel.

 

Cette vie-libre-du-corporel est absolument un résultat de perception intérieure. Car aussi ce que j'ai justement expliqué maintenant, intervient chez de véritables humains de connaissance toujours de nouveau et à nouveau. Il est étrange comment précisément le cours du chemin spirituel de recherche que je vous ai décrit, se développe chez ceux qui ont traversés la douleur, les nostalgies/aspirations de la connaissance. Permettez-moi encore une fois de vous donner un exemple de ce V-Vischer, l'exemple d'une de ses remarques, par laquelle il montre comment il s'est toujours ressenti lui-même placé à ce lieu-frontière de la connaissance, où on ne peut rien d'autre, comme humain complet, entier que de percevoir des contradictions, ressentir des contradictions, mais des contradictions qui ne se résolvent pas parce qu'on les résout logiquement, mais des contradictions qui se résolvent parce qu'on se vit en elles et développe ses organes de l'esprit.

Pour V-Vischer en particulier survint toujours de nouveau et de nouveau la contradiction : le cerveau devrait être l'organe de l'âme, devrait dans une certaine mesure produire des représentations; mais si on s'approfondit dans l'essence des représentations, on ne peut pas les considérer comme des produits du cerveau. C'est un tel lieu-frontière de la connaissance ; V-Vischer dit en rapport à cela :

« Aucun esprit, où aucun centre de nerfs, où aucun cerveau, disent les adversaires. » Vischer ne le dit pas lui-même! « Pas de centre de nerfs, pas de cerveau, disons-nous, quand ce ne serait pas préparé d'en bas sur d'innombrables niveaux; [30] il est facile de parler moqueur d'un hanter alentour (NDT Umrumoren) de l'esprit dans le granit et le calcaire - pas plus dur que ce serait pour nous de demander moqueur, comment la protéine dans le cerveau se lancerait à les idées. A la connaissance humaine disparaît la mesure des différences de niveau. Cela restera un secret/mystère comment cela vient et part, que la nature, sous laquelle l'esprit doit quand même sommeiller, se tient là comme un parfait contrecoup de l'esprit, que nous y faisons des bosses ; c'est une diremption de ces certificats de absoluité qu'avec l'être-autrement et l'être-hors-de-soi de Hegel, formule si plein d'esprit, quand même aussi bien dite que rien, la soudaineté du mur de séparation apparent est simplement cachée. Une reconnaissance correcte de l'arête de coupe et l'impact en ces représailles, on la trouve chez Fichte, mais aucune explication pour cela ».

Très étrange, cette description ! Friedrich Theodor Vischer se voit placé à une telle frontière de la connaissance ; il décrit son vécu. Comment doit-il le décrire ? Il vient à l'expression : « nous nous faisons des bosses à cela ».  Il vient à l'expression : «Césure et impact en contrecoup » - On voit l'âme qui veut se différencier, pour développer des organes intérieurs de l'esprit à travers lesquels elle peut vivre le monde extérieur suprasensible dans lequel elle se tient.

Longtemps dans l'histoire de l'évolution de l'humanité un obstacle était à se hisser/lancer de la façon et de la manière correcte, à ce que j'appelle ici les organes de l'Esprit par lesquels on perçoit un monde spirituel, exactement ainsi qu'on perçoit un monde sensoriel par les organes sensoriels- longtemps a été un obstacle, qu'on croyait que certaines questions, tout de suite les questions sur Dieu, la liberté et l'immortalité pouvaient seulement être résolue par la pensée humaine, [31] par la pensée qui se dégage des impressions tombant sous les  sens. Maintenant, la pensée est importante, car au fond il y a une grande partie de ces exercices que l’on doit faire pour arriver à des organes de l'esprit dans une évolution de la pensée, dans un développement plus élevé de la pensée, comme est la pensée dont on a besoin pour la science ordinaire de la nature. Mais quand on s’en remet seulement à la pensée dont on a besoin dans la vie ordinaire, c’est une pensée qui vient de l’humain ordinaire, pas de ce second humain dormant en lui.


Cette pensée ne mène pas dans le monde spirituel; cette pensée peut seulement se rendre clair par elle-même qu’elle se tient dans le monde spirituel. Ceci, cependant, n’admettra aucun humain dépourvu de préjugé, que les pensées sont quelque chose qui vit dans le monde sensible; mais ces pensées ne peuvent contenir que des impressions du monde sensible, lorsqu'elles sont retirées de la nature humaine ordinaire. De plus profonds –j’aimerais dire, si l'expression est permise – viveurs/expérimentateurs de la vie intérieure humaine l’ont aussi senti toujours à nouveau comment dans des éclairs d'inspiration, où conduit la pensée humaine, quand, émancipée de la perception sensorielle externe, elle se remet à elle-même.

 

Quand on a de l'expérience dans la littérature de sciences de l’esprit, on peut à nouveau trouver, chez de nombreuses personnalités allant profondément dans leurs recherches sur l’esprit, de de telles éclairs de lumière qui sont parfois toutefois des éclairs d’obscurité. Chez eux, nous devons à nouveau nous tenir silencieux et observer, à quels écueils mène la vie humaine de connaissance, quand cette vie est sincère et vraie et honnête avec elle-même et ne se fait pas toutes sortes de préjugés, veut aussi appliquer à la vie de l’âme elle-même, toutes sortes de méthodes reprises [32] d’autres domaines. A nouveau un exemple pour beaucoup :

Un homme qui a vraiment lutté avec des problèmes de connaissance et des énigmes de connaissance, est Gideon Spicker, qui jusqu'à peu d’années a présenté de la philosophie à l'Université de Münster. Gideon Spicker est parti de l'éducation au spirituel. A partir de la théologie, les questions les plus profondes de la connaissance se sont avancées dans son âme. Il y a quelques années, il a écrit un beau petit livre : «Confession philosophique d'un ancien capucin», deux petits volumes ; l’un donne sa vie, l'autre donne sa nostalgie de connaissance. On doit particulièrement faire halte à un endroit, où cet ancien Capucin, qui est alors devenu professeur de philosophie, s’exprime sur l'expérience qu'il avait avec la pensée qu'il avait certes amenée à être détachée de l'expérience sensorielle, mais qu’il n’avait, parce qu’il n’avait quand même pas le courage d’entrer dans la science de l’esprit, n'a pas formé jusque là où la puissance des pensées éveille elles-mêmes des organes de l’esprit, ainsi qu’on se tient en vis-à-vis d’un monde spirituel, se sent dans le domaine du suprasensible avec son âme. Parce qu'il était à un tel endroit-frontière, où il a vécu quelque chose avec la pensée, il s’exprima donc :

 « Quelque philosophie qu’on professe : qu'elle soit dogmatique ou sceptique, empirique ou transcendantale, critique ou éclectique : toutes sans exception procèdent d'un principe non prouvé et non prouvable, à savoir de la nécessité de la penser. Aucune enquête, aussi profonde qu'elle puisse être, ne reviendra jamais sur cette nécessité. Elle doit absolument être acceptée et ne se laisse justifier par rien » - il pense la nécessité [33] de du penser – « chaque tentative de vouloir prouver sa justesse, la présuppose toujours déjà. Sous elle bâille un abîme sans fond, une obscurité épouvantable qui n'est éclairée par aucun rayon de lumière. Nous ne savons donc pas d'où elle vient, ni où elle mène. Qu'un Dieu miséricordieux ou un démon maléfique l’a posée dans la raison synthétique (NDT : Vernunft), les deux sont incertains ».

 

Ainsi ne parle toutefois aucun humain, qui a appris seulement un petit peu quelque chose, peut être aussi appris correctement beaucoup, et alors, à partir des concepts appris, a mis en place toutes sortes de philosophies, et a combiné toutes sortes de visions monistes ou dualistes du monde ; ainsi parle un humain qui a passé par ce que le lutteur de la connaissance et le chercheur de la connaissance peut traverser quand, avec les forces de son âme, il creuse assez profond dans les soubassements de l'expérience intérieure dans laquelle on peut plonger, dans les soubassements où l’on butte aux écueils , aux les parois de séparation, qu’on pénètrent seulement quand les organes spirituels s’éveillent réellement, quand ils deviendront conscience.

Dans la vie, j'ai appris à connaître un certain nombre d’humains qui, comme Gideon Spicker, luttent après la connaissance, et j'ai essayé de reproduire de tels caractères de la connaissance dans l'image d'une personnalité de mes drames-mystères, dans l'image de Strader. J'ai toutefois dû vivre/faire l'expérience que j'ai souvent été mal compris, tout de suite par ceux qui se disent souvent partisans de la direction de l’esprit que je représente. Tandis que les personnalités représentées dans ces drames, j’aimerais dire, drames de la connaissance, sont tirés de la vie réelle et englobante, de cette vie qui doit tout de suite montrer la nécessité et la rationalité [34] de la science de l’esprit aux autres domaines de l'être-là/de l’existence d'aujourd'hui, se sont trouvé des humains étranges qui ont cru, que je voulais à de tels rôles de ceux, qu’ils devaient représenter, écrire sur le corps, tandis que j’étais évidemment plus éloigné de rien que tout de suite de cela.

 


 On pourrait représenter par une comparaison ce que vit un tel humain, qui ne vient pas jusqu’à la connaissance de l'esprit, mais volontiers à l'idée de la nécessité du/de penser. Quiconque vient à la connaissance de l'esprit sait que, quand on ne veut pas purement réfléchir la pensée, mais expérimente/vit - tout comme l'organisme inférieur l'a vit quand les organes sont formés à partir d'une substance de vie indéfinie -, il ne vit toutefois pas au-delà de la pensée, ce que Gideon Spicker dépeint, l'abîme sans fond, l'obscurité sombre, éclairée par aucun rayon de lumière, mais il vit le monde spirituel au-delà de cette pensée, lequel porte la réalité sensorielle. Il se vit avec son âme dans ce domaine supra sensoriel. Il le vit aussi qu'il ne reste aucune incertitude quant à savoir si un dieu miséricordieux ou un démon maléfique est placé dans la raison synthétique, mais il vit le spirituel qui rayonne dans la raison synthétique, alors par expérience spirituelle, observation spirituelle, comme le monde sensible rayonne dans l’observation sensorielle.

Mais on doit toutefois dire que la pensée, quand elle est seulement laissée à elle-même, quand est purement pensé, ne sera pas vécue, qu’alors un tel développement/une telle évolution de la vie de l'âme se laisse comparer – pardonnez-moi une comparaison quelque peu étrange, mais je dois la faire parce qu'elle découle effectivement de la nature de la chose elle-même - avec un organisme affamé. Et quand on croit, par pure pensée sur les plus hautes questions - Dieu, [35] liberté, immortalité – pouvoir définir quelque chose, alors on ressemble à un humain qui ne veut pas soulager la faim en mangeant des aliments de l'extérieur, mais que la faim se développe elle-même, se développe construite sur elle-même. Aussi peu on peut amener un organisme affamé au développement, de sorte qu’il se compense lui-même à nouveau ses besoins, justement aussi peu on peut, quand on s’en remet purement à la pensée, l'amener à l'accomplissement de l'âme avec un contenu spirituel, à une quelque solution des questions sur Dieu, la liberté, l'immortalité. Comme, quand on ne mange pas, on peut seulement toujours avoir faim, la faim jamais ne s’apaise à travers elle-même, ainsi on ne peut pas atteindre le développement spirituel quand seulement on pense toujours plus loin.

 

L'ancienne métaphysique philosophique a très souvent voulu cela. Et aussi dur que c’est, c’est quand même vrai : Cette métaphysique vieillie/dépassée, qui est toutefois quelque chose de nouveau pour maints humains du présent – on veut même de temps en temps la rafraîchir à nouveau et la regarde comme une grande conquête -, elle n'est rien d'autre qu'une science qui souffre de sous-nutrition, de la sous-nutrition d’âme. La métaphysique philosophique est une science affamée, selon l’âme.

 

 Mais ce n'est pas suffisant quand on atteint seulement cette connaissance pour comprendre vraiment correctement l'expérience intérieure. Comme il faut comprendre que la pure pensée conduit à à la métaphysique de la famine, quand cette pensée ne se renforce pas à l'expérience intérieure, ainsi on doit aussi comprendre que tant de découvertes de la réalité sensible externe qui se réfèrent à l'humain, encore tant de résultats de l’observation des sens et l’élaboration de cette observation des sens [36] par la raison analytique de l’humain, par la recherche méthodique, ne peuvent conduire à aucune connaissance de l'âme. Vous serez en mesure de vous convaincre si vous prenez en mains aujourd'hui des manuels scolaires ou d'autres livres sur la science de l'âme ; habituellement sera commencé parce que sera parlé du système nerveux. Ce qui sera dit sinon sur l'organisme humain, qui sera alors construit, est souvent déduit de ce qui est dérivé de la physiologie, de la science de la nature.

 

  

Maintenant on doit toujours de nouveau et de nouveau accentuer, pour ne pas être mal compris, que la science de l’esprit repose aussi loin que possible de mal comprendre la science de la nature; à ce que la science a apporté dans l'âge moderne, sur les mystères de la vie nerveuse, sur les mystères de l'organisme humain, n'est absolument pas à prendre sa valeur. Mais la valeur réside dans un domaine autre que celui de la connaissance de l'âme. On peut s’en remettre à la pure pensée, alors on meurt de faim, est semblable à un affamé; mais s’en remettre pour la connaissance de la vie de l’âme purement à l'observation extérieure que donne la science de la nature, l'anatomie, la physiologie, la biologie, cela est similaire de l'autre côté à l’introduction dans l'organisme humain non de nourritures utilisables, mais toutes sortes de choses qui sont indigestes. Si on rempli l'estomac de pierres indigestes, ou similaires, ainsi l'organisme humain est justement pas en état de faire quelque chose de ce truc indigeste. Ainsi, quand on prend les résultats de science de la nature [37] simplement tels qu'ils sont, ne les élabore pas selon l’âme, on ne peut aussi pas accepter qu’en apparaisse n’importe quelle explication sur le monde spirituel, sur la vie de l'âme dans le domaine du suprasensible.

Dans les temps modernes, on s’est remis aux différentes représentations qui devraient expliquer comment l'âme se tient en fait au corps. Pas seulement que là, les contes les plus étranges virevoltent dans ce qu'on appelle souvent la science. Les contes, les superstitions, on veut donc les éliminer de la vie extérieure, dans la science, elles prospèrent souvent si fortement comme elles ont seulement jamais fleuri dans la vie, seulement on les remarque justement ainsi peu dans la science qu’on les remarquait autrefois dans la vie extérieure. Ainsi, le conte des fils de télégraphe : que les nerfs eux-mêmes seraient des fils de télégraphe vers l’âme qui transmettent les impressions sensorielles externes, alors à nouveau d'autres nerfs qui dirigent les impulsions de volonté à la périphérie du corps. De ce conte, de ces comparaisons continuelles et récurrentes, on aimerait déjà ne pas parler du tout, car ce qui est pensé avec cette comparaison est tout à fait éloigné du réel état de fait et résulte seulement d'une superstition scientifique non remarquée.

 


 

Mais on aimerait mettre en avant deux représentations, qui sont aussi très répandues aujourd'hui chez ceux qui réfléchissaient sur le rapport du corps à l'âme. Les uns croient qu'ils doivent traiter le corps – de préférence ils parlent donc alors du système des nerfs -comme une sorte d'instrument de l'âme, comme si l'âme serait une sorte d'acteur, un être qui se sert du corps comme d’un outil. Les autres, qui ne peuvent pas envisager comment un être qui est d’âme-spirituel [38] - comme donc l'âme leur vaut - devrait trouver un point d'attaque pour travailler sur quelque chose de matériel, comme le corps, ceux la sont entièrement venus - beaucoup d'âmes actuelles de chercheurs y sont arrivé – à former la représentation étrange, que l’on nomme le parallélisme âme-corps. Là, les processus du corps devraient se dérouler pour eux-mêmes, tous les processus corporels possibles. Sans que l'âme agisse sur le corps comme une cause d’origine, ou le corps agisse en retour sur l'âme, la vie de l'âme devrait se dérouler parallèle aux processus corporels, ainsi deux courants parallèles à côté l’un de l’autre. L’un accompagne toujours l'autre, seulement l’un n’agit pas sur l'autre. Wundt, Ebbinghaus, tout un nombre de psychologues, Paulsen – je devrais en citer beaucoup -, s’adonnent à cette étrange théorie du parallélisme.

  Toutes ces théories souffrent de ce que justement elles n’arrivent absolument pas sur ce en quoi repose le pendant de l'âme avec le corps. Ce rapport se laisse notamment ni exprimer en ce qu’on dise : le corps est l'instrument de l'âme, ni se laisse exprimer en ce qu’on dise : les phénomènes de l’âme, les processus de l’âme, se déroulent parallèlement aux phénomènes du corps.

 

Je peux toutefois exposer seulement ce qui est à dire sur ce domaine qui englobe un vaste champ,– comme j’ai donc aussi annoncé - comme un résultat et une observation de l'anthroposophie, les justifications supplémentaires chacun peut les trouver dans mes différents écrits. Mais j'aimerais quand même développer aujourd’hui ici brièvement l'essentiel de ce à quoi les questions stimulées conduisent tout de suite la recherche anthroposophique.  Si l'on veut exprimer le rapport de l'âme au corps de la façon correcte, ainsi on doit dire : aussi loin [39] que l'humain vient en considération, s'avère nécessaire pour une véritable observation - pour une telle observation qui conduit à voir le spirituel sur le chemin que j'ai indiqué - tout corporel, qui est à l'humain, ni comme outil ni comme processus se déroulant à côté, mais comme une création de ce qui est d'âme, dans le petit et dans le grand comme création de ce qui est d'âme. Et il n'y a rien de corporel à l'humain qui e serait pas une création de ce qui est d'âme. On doit toutefois retirer maints préjugés, et on doit accepter/accueillir maints concepts nouveaux de la science de l'esprit, quand on veut saisir de l’oeil cette idée qui porte loin, que tout corporel est une création de ce qui est d'âme.

Déjà en petit c’est ainsi quand nous nous formons une quelque représentation, quand une sensation monte en nous. Oui, seulement parce qu’on n'a pas appris à observer vraiment spirituellement-corporellement, on croit que là œuvrerait quelque chose d'extérieur à un corps fini; l'effet extérieur se transmettrait par l'œil ou l'oreille au corps fini, alors l'effet irait plus loin à l'intérieur. Regardez-vous une fois, dépourvus de préjugés les théories correspondantes, qui parlent ainsi ; vous trouverez partout : elles ne sont pas du tout construites sur une observation réelle, mais elles sont en fait toutes construites sur des préjugés. Car ce qui se passe vraiment quand nous faisons une perception, quand nous entendons quelque chose, cela est au moment en fait déjà accompli dans sa partie la plus essentielle, lorsque la chose nous vient à la conscience, et est toujours, pris à la base, un processus de formation dans le corps. Un faisceau lumineux/rayon de lumière nous atteint ; le faisceau lumineux effectue quelque chose. Il est dans le même monde, dans lequel notre corps est également branché/inséré. Quelque chose se passe dans notre corps. Ce qui se passe là dedans, c’est entièrement du même genre, seulement en petit, j’aimerais [40] dire dans l'atomistique, comme c'est quand notre organisme d’ensemble sera formé de forces en grand. Comme notre organisme d’ensemble sera formé des forces de la croissance et à partir d’autres forces, ainsi sera formé quelque chose en nous quand un rayon de lumière nous atteint, quand un faisceau sonore nous atteint, et ainsi de suite. Ce qui sera formé là, ce qui est nouvelle formation en nous, ce qui est apparu en nous, ce qui est en nous qui tout de suite ainsi comme quelque chose de fin, d’atomistique est en nous comme si un nouveau doigt nous était poussé - ce serait seulement plus clair – cela se reflète alors dans l'âme, qui n'est pas dans le corps, mais toujours dans le domaine du suprasensible. Et l'image miroir, cela nous vient à la conscience. Mais le processus, qui doit se dérouler là pour la conscience éveillée, doit être un processus de consommation, un processus de démantèlement/déconstruction, vraiment une petite mort.

Aux processus ordinaires de la conscience, à ce que nous avons en tant que représentations, sentiment et volonté dans la vie ordinaire, nous ne pouvons à la base pas pleinement nous convaincre par l'observation corporelle-spirituelle, comme cela se comporte en fait avec la conscience et l’être de l'âme. Mais quand nous entrons sur quelque chose d'autre quand nous entrons sur ce qui accompagne aussi notre vie de veille ordinaire, sur la formation des représentations de (la) mémoire, sur le souvenir, là nous arrivons alors déjà plus près de ce qui a justement été dit. Qui se comprend à observer ce qui se passe dans l’humain, il sait : ce qu’en fait une représentation nous rend conscient, ce qui fait que je vois, entend, sent un objet, cela ne conduit pas aussitôt à des souvenirs. Non, quelque chose doit toujours courir/marcher à côté, un autre processus se déroule à côté. Si vous avez un sens pour l'observation, ainsi regardez un écolier qui bûche [41] si correctement; tout ce qu'il doit faire d’exercices secondaires, de sorte que ce qu'il absorbe deviendra aussi à la mesure de la mémoire, afin que ça passe dans le souvenir. Il doit toujours y avoir un processus inconscient, un processus d'accompagnement inconscient. Ce que nous savons, cela ne nous reste pas, mais ce qui se passe à côté de la conscience dans le subconscient. Mais ce qui se passe dans notre organisme par ce courant latéral de la conscience, cela est encore très similaire aux processus qui se déroulent quand nous grandissons quand nous grandissons de petit, quand nous nous formons. L'émergence de représentations de conscience est vraiment un processus de croissance atomistique en petit. Quelque chose pousse en nous, même quand c'est seulement quelque chose de minutieux. Sinon, nous poussons comme avec des forces géantes, en rapport/proportion du petit processus de croissance qui se déroule en nous, non remarqué pour la vie ordinaire, lorsque de la mémoire se forme. Sous la surface du courant de représentations conscientes, coule pendant que nous vivons en nous représentant, un événement qui porte la mémoire ; et c'est très similaire aux processus de croissance. Demandez pourquoi tout de suite dans la jeunesse on peut bien former le souvenir ? Parce que là encore justement ces forces, qui sont des forces de croissance, on les a encore fraîches en soi, parce qu'elles ne sont pas encore dépéries, fanées. Mais je peux toujours seulement donner de tels preuves particulières; ce j'ai dit, on peut le prouver par des centaines et des centaines d'observations particulières.

 

Mais ce qui est notre représentation ordinaire, cela aussi qu’est notre sentiment, qu’est notre volonté, qui est absolument le déroulement de notre vie de l'âme, cela intervient maintenant déjà ainsi que cela ne se reflète pas seulement, et par cela, qui se passe en fait, amène à la conscience; [42] mais ainsi, que comme dans le but de la mémoire un sous courant est là pour notre vie consciente, ainsi il y a aussi un courant supérieur. Et comme on ne remarque pas le sous-courant, - on le remarque au plus, lorsque l’écolier bûche et fait des mouvements, et frappe son cerveau pour faire une quelle chose pour promouvoir ce sous-courant -, on ne remarque en premier vraiment pas le courant supérieur. Mais à ce courant supérieur appartient avant toutes choses,  ce que je viens d'appeler le second humain, qui dort dans l'humain ordinaire, pendant que nous pensons, ressentons, voulons et amenons en l’état les fleurs de notre vie ordinaire, à ce qui se déroule entre la naissance et la mort, ou disons entre la conception et la mort.

 

Justement ainsi que le courant de la mémoire sous la conscience, ainsi se déroule quelque chose de purement d’âme par dessus la conscience, quelque chose qui n'interfère/intervient pas n’importe comment dans le corps dans la vie terrestre ordinaire. Et parce que cette vie consciente d'âme a, j’aimerais dire, survécue, c’est pourquoi, pour cette vie consciente d'âme, oui pour la complète vie de l’âme, ne suffisent pas du tout les forces que l'humain a comme force de croissance. Les forces qui mènent l'humain à la naissance ne suffisent pas. Ces forces pourraient seulement provoquer à l’être humain ce que nous percevons à l'organisme dormant. A l’instant, où la conscience intervient dans l'organisme avec son courant supérieur décrit, ces forces doivent intervenir dans l'organisme, qui, alors, dans leur somme d’ensemble, détruisent aussi cet organisme en tant que mort. Ces forces sont des forces de déconstruction, sont de telles forces qui de plus en plus interviennent en déconstruisant, de sorte que les forces de croissance doivent avoir un effet équilibrant dans le sommeil. En premier alors on comprend [43] la vie suprasensible de l'âme, quand on sait jusqu’où suffit sous-sensoriellement le purement organique.

Je ne parle pas volontiers - les auditeurs vénérés, qui m'ont entendu plus souvent ici, le savent - d'expériences purement personnelles; seulement, ce que je veux dire maintenant d'expériences purement personnelles est essentiellement pendant à ce que j’ai absolument à exposer.

J’ai volontiers la permission d’avouer que, par le travail intérieur, je poursuis les problèmes dont je parle aujourd'hui, dont je parle dans mes écrits, depuis largement plus de trente ans, de toutes les manières possibles sur tous les chemins qui se donnent. Ces chemins devraient conduire l'âme dans le domaine de la vie spirituelle et dans le pendant de cette vie d’esprit et d’âme avec la vie corporelle. J'ai trouvé que lorsque l'on est honnête et sincère en ce qui concerne les conquêtes scientifiques de notre époque, on peut vraiment gagner une quantité infinie de choses et des choses fructueuses en se disciplinant selon la science de la nature. [44] Sur ces chemins, on trouve alors aussi – tout de suite quand on va par la science de la nature - exactement ces questions, ces problèmes, pour la solution desquelles la science de la nature n'est pas suffisante. Oui, tout de suite à partir de la pensée de science de la nature, on obtient d'autres résultats, d'autres résultats d'observation sur ce qui est en fait présent dans la science de la nature.

 

 


 Je dois dire : aux plus grandes énigmes sur domaines de science de la nature-science de l’esprit appartenait de par des décennies, la question de la nature du système nerveux, ce système nerveux que les psychologues de science de la nature, des scientifiques psychologiques de la nature du présent, tiennent justement pour l’organe de l’âme, duquel ils se représentent que dans les nerfs se produit une activité interne similaire à d'autres activités internes d’organes. Eh bien, de telles activités se produisent également dans les nerfs, mais elles ne servent pas à la formation de représentations, de sentiments ou de volontés. Les processus qui se déroulent dans le système nerveux servent à la nourriture des nerfs, servent la production/fabrication de la substance nerveuse lorsqu'elle est consommée. Ils ne servent justement absolument pas à la vie de l'âme; mais ils doivent être là afin que la vie de l’âme puisse avoir lieu. J’ai la permission d’utiliser une comparaison que j'ai déjà utilisée une fois ici avant.

 

 Quand on regarde le système nerveux et le regarde comme quelque chose qui doit être là pour la vie de l'âme, on a justement quelque chose comme quand on dit : le sol doit être là afin que je ne tombe pas dans la profondeur quand je veux aller. Mais quand je vais, le sol est mou, et je laisse des traces derrière, alors ira, faisant entièrement fausse route, celui qui maintenant explore dans le sol et chercher les forces là dedans, dans le sol, que là ont faites mes empreintes (NDT : lit : marques de pieds), à partir d’elles. Aussi peu que ces forces à partir d’elles, aussi peu font n’importe quelles forces internes du cerveau et du système nerveux font les traces qui surgissent par représenter, vouloir et (res)sentir. Là œuvre ce qui est d’âme qui règne dans le domaine suprasensible. Ainsi peu, quand je vais, j'ai quelque chose à faire avec le sol, bien qu'il me soit nécessaire -, ainsi peu l'âme a à voir avec les nerfs, malgré que certes ce système nerveux est aussi nécessaire que m’est le sol (NDT : pour facilité le tout RS emploie « Fussboden » que les lexiques donnent pour « sol », mais qui littéralement signifie « Fuss »=pieds, « Boden »=sol).

 

Avant que l'on puisse envisager cela, avant que l'on vive cela comme une observation réelle, on ne peut absolument [45] arriver à aucune compréhension de la véritable essence de l'âme. Ce qui repose vraiment à la base de la vie d’âme dans la vie nerveuse ne sont pas les processus nutritionnels, ne sont pas des processus organiques du système nerveux, qui conduisent, comme nous l'avons dit, dans une autre direction - c'est ce que j’aimerai maintenant décrire de plus près. J'ai cité le personnel précédent, afin que vous voyez que je n’exprime pas inconsidérément un si important, que je veux exprimer maintenant, que c’est difficilement conquis, ce que je dis sur la vie nerveuse : en ce que l’humain se vive dans ses ramifications nerveuses; en ce que des force organiques entrent dans les ramifications nerveuses, il passe de la vie dans la mort. Dans les ramifications nerveuses de l'humain, l'homme meurt continuellement quand il utilise ces ramifications nerveuses pour penser, sentir ou vouloir. La vie organique ne se poursuit pas comme les conditions de croissance, mais elle meurt alors qu'elle se ramifie dans les nerfs. Et en ce qu’elle meurt, en ce qu’elle devient un cadavre, s'affame, se paralyse, se prépare la possibilité d'un sol pour le développement spirituel, pour le pur suprasensible d’âme. Exactement ainsi justement que lorsque, sous le récipient d'une pompe à air, je retire l'air qui y est, je crée un vide d’air, alors l'air afflue entièrement et s'affirme/se fait valoir à l'intérieur, ainsi afflue une vie d’âme dans la partie morte, quand l'organisme envoie perpétuellement la mort partielle dans le système nerveux, se rend perpétuellement mourant/mort.

 

C’est pourquoi, la mort, la mort partielle, est la base de la conscience. Si on apprend à reconnaitre que l'humain n'a pas besoin d’un déversement de ses forces organiques dans son corps pour faire de ce corps le siège de l'âme, [46] mais que l'humain est placé dans la nécessité de placer tout de suite des limites à son vécu organique, de créer la mort continuellement à son tissage organique, continuellement retirer cette vie organique des endroits où les nerfs donnent l'opportunité, alors on remarque comment la vie d’âme suprasensible peut se déployer dans le corps sensoriel, après toutefois qu’elle s’est tout d’abord construit ce corps sensoriel.   Car c'est la même âme qui, dans le temps de la naissance, ou nous disons de la conception jusqu’à la mort, pense, sent, et veut, c'est la même âme qui est aussi là auparavant. Le monde spirituel - je l'ai déjà souvent exprimé ici - n'est pas en quelque sorte dans un nid de coucou de nuages, il est là partout où le sensoriel est aussi; il l’imprègne; et partout où sont des effets sensoriels, ils sortent d’effets suprasensibles, spirituels. Cette âme, qui, pendant la vie, parce qu’elle s’est fini de de former le corps, parce qu'elle s'est transformée en lui en un appareil de réflexion qui lui rayonne en retour les processus que peuvent lui venir à la conscience, cette même âme qui donc se façonne consciemment parce qu'elle a dans une certaine mesure solidifié le corps, cette même âme vit dans le monde suprasensible avant qu’elle vienne à la naissance, ou disons à la conception, elle vit dans le monde suprasensible et, dans cette vie, elle est pendante avec le monde suprasensible. Cette âme est disponible, non des décennies, mais des siècles, avant qu'elle avance par la conception à l'existence/l’être-là sensoriel.

 

 Et ainsi comme pendant la vie entre la naissance et la mort, cette âme s’est créé son image dans le corps et déploie sa vie à travers cette image du corps, ainsi la vie de l'âme déploie de l'autre côté, [47] du monde suprasensible, à travers ses rayons et courants les forces qui conduisent ensemble, à travers des générations parents, père et mère, à nouveau père et mère une génération supplémentaire vers le haut et ainsi de suite, ainsi elles conduisent les humains ensemble, que se forment à travers les générations ces forces, qui alors apparaissent alors comme des forces héréditaires.

C'est correct - et en aucun cas la doctrine/théorie de science de la nature de l'hérédité devra être quelque peu contestée par la science de l’esprit - que ce que nous héritons apparaît dans la série de la génération sensorielle. Mais notre âme œuvre déjà dans cette série de la génération sensorielle. Nous déposons dans nos ancêtres par les effets de notre âme les forces que nous obtenons alors héritées. Ainsi nous formons, comme nous formons quelque chose dans la mémoire dans la petite croissance, notre organisme d’ensemble à partir du monde spirituel; et seulement le soubassement, l'occasion pour cela sera donnée par ce qui est dans le courant sensoriel de l'hérédité, dans la succession des générations. Le corps est absolument une créature de qui est d’âme-esprit. Tout comme l'expérience individuelle entre la naissance et la mort repose sur une création de l'activité spirituelle, ainsi repose aussi l’ensemble de la corporéité de l'humain sur la création de ce corporel à partir de ce qui est de spirituel-d’âme. Mais sera non seulement accueilli dans tout ce courant d’évolution/de développements, pas seulement ce que sont des forces de croissance, pas seulement ce que sont des forces progressant en avant, mais aussi ce que sont les forces qui apparaissent alors dans la somme totale comme mortes, qui est seulement le côté extérieur de l'immortalité.

Car, en ce qui est d’âme-spirituel place dans une certaine mesure le corps dans le monde, se reflète à lui, cela vit/expérimente [48] sa propre vie dans le domaine du suprasensible. Mais par ce que le courant supérieur décrit auparavant se développe, par cela il détruit en même temps le corps, par cela il porte la mort dedans. Et ainsi, comme chaque conscience repose sur une mort partielle, ainsi l’ensemble de la mort n'est rien d'autre que le retrait de ce qui est d'âme du corporel, qui est le début d'une  autre sorte d’expérience de l'âme. Nous savons : ainsi, comme nous formons les représentation de souvenir pour le temps entre la naissance et la mort, ainsi nous formons dans le courant suprasensible évoqué/mentionné, dans le courant sur-conscient, l'humain intérieur, qui passe par les naissances et les morts, qui est éternel.

Ce que j'ai indiqué comme l’expérience de l'âme, l'expérience de soi-même de l'âme dans le suprasensible, ce n'est maintenant pas quelque peu quelque chose que l'investigateur de l’esprit produit, c'est quelque chose qui comme le second humain caractérisé, mais qui sinon sera toujours endormi, est toujours dans l'humain. La recherche de l’esprit n'est rien d’autre chose que l’amener-à-la-conscience de ce qui est aussi perpétuel, qui est aussi éternel dans l'humain, ainsi qu’il puisse passer par la mort. Alors, quand de manière suggérée/indiquée on arrive dans la situation, de se mouvoir avec ce qui est d’âme dans le spirituel, tout de suite ainsi que l'on se meut avec ses sens dans le physique-sensible, alors on sait, que comme humain, comme humain spirituel-d’âme, on vit justement ainsi dans un monde spirituel, comme on vit à travers les sens dans un monde physique. Et, comme regardant sur le monde physique, on distingue des règnes - le règne minéral, le règne végétal, le règne animal -, ainsi on distingue dans le monde spirituel des règnes pleins d'êtres qui, ascendants, deviennent de plus en plus spirituels et spirituels, auxquels appartient l'humain à travers son âme [49] justement ainsi qu’il appartient aux règnes minéral, végétal, animal à travers son corps. Bref, l'âme entre consciemment dans le domaine du spirituel.

J'aimerais nommer cette façon de voir le monde, qui apparaît de la façon scientifique, comme je l'ai indiquée, de préférence par les sources - si on ne devais pas être mal compris, je la nommerais toujours ainsi -, selon les sources, d'où elle fait souche pour moi-même; je nommerais de préférence cette façon de voir le monde le goethéanisme, ainsi que je nommerais, si cela ne conduisait pas à des malentendus sur des malentendus, le bâtiment de Dornach dehors, qui est dédié à cette façon de voir le monde, de préférence Goetheanum.  Car non sur n’importe quelle rêveries, non sur n’importe quelles idées venant arbitrairement, mais sur l'hypothèse saine sur laquelle repose la façon goethéenne de voir le monde, repose aussi c'est ce qui est pensé par moi comme anthroposophie. Dans sa conception des choses de la nature, Goethe se différenciait tout de suite par de telles hypothèses de ce qui, après, est apparu comme science de la nature, certes avec un certain droit, car on avance avec des concepts seulement alors qu'on les utilise purement. Mais Goethe a formé de tels concepts de science de la nature que ces concepts ne reposent vraiment pas dans l’âme comme des pierres dans l'estomac, mais peuvent être transformés, ainsi que l'on monte/arrive à monter dans le domaine de ce qui est d’âme avec ces concepts de science de la nature. Goethe lui-même n'a pas encore fondé de science de l’esprit; il n'est pas arrivé à cela. Mais il a développé sa doctrine de la métamorphose de telle sorte qu'on a seulement besoin de développer conséquent l’expérience intérieure plus loin à partir des principes [50] dont la théorie Goethe de la métamorphose a coulé, alors on arrive aussi à une appréhension de l'expérience de ce qui est vécu d’âme-spirituel.

A quoi arrive en fait la psychologie courant le pays ? Le philosophe très, très significatif, comme je le crois, le plus significatif du présent, Franz Brentano, qui est décédé à Zurich ce printemps, a une riche expérience de la vie derrière lui: il était un combattant dans ce domaine; finalement, il a trouvé un asile à Zurich pendant le temps de cette guerre ; au printemps de cette année, il est mort. Tout au long de sa vie, il a essayé, à côté de ses recherches approfondies dans le domaine de la vie de l'âme, de s'en sortir avec ce qu'on appelle penser ou représenter, sentir et vouloir. Ces trois concepts jouent un rôle tout particulier dans la science de l'âme. Maintenant, Franz Brentano aussi n'a pas avancé plus loin qu'en fait seulement à une division, n'est pas arrivé où, en principe tout de suite, dans ce qui est d’âme, pourra en premier être vu ce qui vit là comme ce qui est d’âme, où ce qui est d’âme pourra même être saisi en premier comme une chose vivante. Quand on groupe si simplement mécaniquement: représenter, sentir, vouloir - on a trois classes. Pour saisir ce qui est d’âme/psychique, dans lequel vivent donc penser, sentir et vouloir, en tant qu'être vivant, on doit appréhender ce qui est d’âme, maintenant toutefois comme spirituel-d’âme, dans le sens où Goethe a cherché à saisir les éléments naturels extérieurs dans sa théorie de la métamorphose, comme Goethe a essayé - on aimerait maintenant lui donner plus ou moins droit là dedans; il ne s’agit maintenant pas de cela, dans le détail il a peut-être manqué, il s’agit du principe, du méthodique -, comme Goethe a essayé de voir dans le pétale, ou même dans les organes du fruit des étamines vertes [51] transformées. Comment il a tenté de s'expliquer tous les organes au moyen d'une transformation métamorphique l'un dans l'autre, ainsi on ne doit pas purement laisser planté l’un à côté de l’autre penser, sentir et vouloir, mais gagner d'eux la transition vivante.

 Là, je peux à nouveau citer les résultats de recherche maturés de l'anthroposophie de par des décennies: ce que nous voulons  dans la vie ordinaire, ce que nous appelons la volonté habituelle, ce que nous appelons volonté, n'est pas placé purement ainsi extérieurement à côté du sentiment et à côté du représenter, mais le sentir est simplement apparu d’une métamorphose du vouloir, se forme à partir de la volonté, comme le pétale se forme à partir de la feuille-tige; et le représenter se forme à nouveau à partir du sentiment. En fin de compte, l'anthroposophe arrive au résultat : ce que nous reconnaissons comme un vouloir est, en substance, un être jeune, encore enfantin, qui quand il devient vieux, se transforme au sentir, se métamorphose et quand il est encore plus vieux, se métamorphose en pensées, en représentations.

Dans ce que nous expérimentons comme représenter, est toujours de manière mystérieuse la même essence, qui est aussi dans le sentir et le vouloir. Seulement nous ne vivons pas - parce que nous expérimentons dans la vie ordinaire ce que l'âme éprouve avec l'aide du corps, à l'aide de l'image, de la créature qu'elle s'est créée elle-même -, nous n'éprouvons pas comment tout représenter provient du sentir. Mais quand l'âme s’est développé ses organes de l’esprit, alors elle vit dans toutes les représentions un sentir plein de secret, seulement pas un sentir qui est lié à notre corps, mais un sentir qui, sur le détour par la représentation nous conduit dehors dans les étendues du monde de l'esprit. On éprouve/vit alors, quand on ne sera pas [52] [conduit dans son corporel, mais inversement sera conduit hors dans les étendues du monde spirituel, ce suprasensible, dans lequel nous sommes entre la mort et une nouvelle naissance dans laquelle l'âme vit avant qu’elle avance à la naissance et après qu'elle ai passé par la porte de la mort. Et on expérimente alors dans un savoir supérieur, comment les représentations ordinaires sont dans le savoir spirituel et d’âme, le monde suprasensible.

La plupart des gens aimeraient toutefois expérimenter ce monde suprasensible selon les méthodes, selon le modèle du sensoriel. Ils ne sont pas contentent avec les éprouver purement en images - comme je l'ai indiqué dans mes écrits -, en imaginations. Ils aimeraient les éprouver aussi durs que la sensualité. Seulement, comme le corps doit d'abord mourir, afin de devenir pur esprit, ainsi doit ce qui est  connaissance sensorielle, en premier radier d’elle ce qui se relie avec le matériel, avec la matière et la connaissance imagination doit devenir imaginative, afin que dans l'expérience imaginative, qui est aussi fine que la vie de fantaisie, mais pas aussi arbitraire, mais intérieurement régulée méthodiquement, afin que ce vécu suprasensible, qui maintenant n’est pas un rêve sera radié le sensoriel-matériel qui appartient à la perception sensorielle, et une image déjà entre la naissance et la mort sera gagné de ce qui est réalité, lorsque l'humain entre dans le monde suprasensible par la porte de la mort. Tout ce qui vient du corps est matériel dans la connaissance; cela doit être dépouillé/radié de la connaissance, quand on veut conduire cette connaissance au suprasensible.

 

C’est pourquoi personne ne peut espérer vraiment reconnaître le suprasensible qui veut le mettre si grossièrement dans [53] l'esprit comme les spiritistes qui aimeraient avoir des voix ou d'autres effets matériels, pendant qu’en fait ils sont inhibés, dans une étrange auto-illusion, voulant au fond se lacher au suprasensible et s’être placé dans un sensoriel. Ce/chaque vécu finement spirituel, chaque vécu vraiment aussi déguisée/habillé de connaissance matérielle, qui doit entrer quand on veut vivre l’humain éternel, impérissable, avec cela se contentent beaucoup de gens en nos jours. Mais ce vécu suprasensible est seulement ce qui peut nous conduire à une connaissance réelle de l’être de l'âme dans le domaine du suprasensible, comme je l'ai montré - je pouvais seulement le montrer esquissé - lequel nous conduit à une vraie façon de voir sur le rapport du corps à l'âme et à l'âme au corps.



 

Comment le sentir se transforme en représenter, ainsi aussi le vouloir. Et comment on peut trouver mystérieusement un sentiment dans chaque représentation, ainsi on découvre aussi un vouloir, qui ne nous conduit pas dans un vouloir qui ne mène pas dans les mouvements humains des membres, dans l'action sensorielle humaine, mais nous conduit hors de la vie de représentation dans le domaine du monde suprasensible. Si l'on découvre dans l'être d’âme devenu vieux du représenter, le jeune être de l’âme de vouloir, alors on découvre dans ce vouloir qui sera vécu purement spirituellement, ces forces qui jouent par-dessus dans cette vie terrestre de vies terrestres précédentes, que l'humain a vécues. Et alors, les vies terrestres répétées seront, alors le passage de l'âme comme être suprasensible à travers des vies terrestres répétées, avec des vies reposant là entre dans le monde purement suprasensible, devient un véritable objet d'observation; alors l'être humain entre dans la connaissance suprasensible réelle. [54]

Cette connaissance suprasensible réelle - on pourrait penser qu’elle serait seulement là pour la satisfaction de la connaissance humaine. Laissez-moi très brièvement, pour conclusion, indiquer seulement avec peu de mots que ce n'est pas le cas.

De ce que l'on pourrait croire que seule la faim de connaissance humaine, le besoin de connaissances pourraient être satisfaits, cela a sa profonde signification pratique. Certes, on a donc, dans le développement de l'humanité, à faire avec un progrès. La façon de voir le monde copernicienne, la science moderne de la nature sont venues en premier après que l'humanité ait traversée d'autres étapes. Ainsi, la science de l’esprit orientée anthroposophiquement, comme elle est pensée ici, se manifestera seulement, comme à la fin du Moyen Âge, l'envie est apparue l'envie de regarder l’édifice de l’univers d'une manière différente qu’au Moyen Âge, lorsque l’envie de reconnaitre le suprasensible deviendra assez forte dans les humains. Beaucoup d’humains qui savent qu'il y a un monde suprasensible, croient encore que les humains ne sont pas encore assez mûrs aujourd'hui à développer ces forces libres de connaissance, à déployer l’humain endormi. Le contraire est le cas ! L'humain a aujourd'hui soif, dans ses profondeurs d'âme, d’un savoir du suprasensible. Il s'étourdit seulement, comme je l'ai dit lors de l'ouverture de la conférence.

 


Mais son anesthésie ne durera pas longtemps, aussi pour d'autres raisons. On peut connaître la nature sans qu’on grimpe à des lois qui expliquent la vie de l'âme, oui on peut même dire que l’on connaitra la nature de plus en plus purement, d’autant plus que, lors de la formation des lois de la nature, on se tiendra loin de toute interférence d'un qui est d’âme-spirituel. Les lois de la nature seront d’autant plus adaptées pour leur champ, [55] qu’elle elles seront moins perturbées par des lois qui se rapportent seulement à ce qui est d’âme-spirituel. Cela doit être dit. Mais aussitôt qu’il s’agit de comprendre la vie humaine dans son intégralité, comprendre ainsi que notre compréhension peut intervenir dans le développement de cette vie humaine dès que nous nous intéressons à la compréhension de la cohabitation sociale, politique et sociétale, aussitôt qu’il s'agit seulement de trouver un rapport approprié d’humain à humain, alors une autre est nécessaire, alors les formes de pensée qui sont formées par le modèle de la science de la nature ne suffisent pas.

 O, l'humanité n'a que trop d'habitude de penser à toute la vie selon ces formes de pensée, selon lesquelles les processus naturels, les processus conformes à la nature, sont pensés. Et ainsi on s’est aussi, j’aimerais dire, instinctivement retrouvé à penser la vie sociale, la coexistence politique des humains ainsi et auusi à la façonner comme l'esprit façonne, qui justement s’habitue seulement à penser des lois naturelles. Toujours de plus en plus, cela s'est développé au cours des quatre derniers siècles jusqu’à notre époque. Comme c’est tout de suite correct pour la science de la nature d'exclure l'esprit pour purifier son champ, ainsi c’est tout à fait insuffisant pour la vie en commun humaine, pour tout ce qui est pendant avec société, avec science sociale, de façonner des formes de pensée, qui sont seulement tirées de la science de la nature. Il n'est pas possible de faire face à la manière dont les êtres humains doivent vivre ensemble de par la terre si l'on veut façonner cette coexistence selon les idéaux politiques, sociaux et sociétaux, qui sont faits selon le modèle de lois faites selon la science de la nature. [56]

 


 

Un exemple pour beaucoup : lorsque cette guerre tragique s'est produite, on pouvait entendre de beaucoup de côtés, tout de suite de gens qui ont bénéficié d'expériences concernant les lois de la coexistence humaine – maintenant oui, on l'a entendu plusieurs fois -: cette guerre ne peut durer plus d'un maximum de quatre à cinq mois. – En tout sérieux, les humains ont déclaré cela en tout sérieux de leurs pensées qu'ils se sont développées de la discipline de la formation en science de la nature, qui est aussi disponible chez celui qui n'est pas un scientifique de la nature. C'était précisément les «plus compétents» qui avaient parlés ainsi. Comment de manière triste la réalité a réfuté ces représentations ! Personne qui voit à travers le monde par la science de l’esprit ne peut s’adonner à de telles erreurs, pour la simple raison qu'il sait quelle est la différence entre les représentations éloignées de la réalité et les représentations proches de la réalité, imprégnant la réalité.

 

 Ce qui remplit nos âmes en tant que science de l’esprit, comme anthroposophie, cela nous rapproche de la réalité, cela nous place dans la pleine, entière réalité. Une science sociale, une science de la coexistence humaine, qui a réellement grandi à cette coexistence des humains de par le monde entier, qui ne devrait pas apporter des instincts, des impulsions dans les humains qui se déchargent ainsi comme se déchargent les événements terribles, catastrophiques d'aujourd'hui - une telle science sociale, une telle science de la société peut seulement grandir à partir des présuppositions/hypothèses que donne la science de l’esprit, la science de l’esprit anthroposophiquement orientée. Car elle seule n'a pas à faire avec une partie de la vie, mais [57] a à faire avec la vie toute pleine; qui seule peut produire des représentations et des concepts qui grandissent à la réalité.

 

Et quand les êtres humains ne se sentent pas à l'aise de construire leur pensée sociale sur le terrain de la science de l’esprit orientée selon l’anthroposophie, - c'est ma plus intime conviction -, ainsi l'humanité ne sortira pas des calamités qui se déchargent tellement aujourd'hui. Je sais apprécier ce qui provient de gens qui se disent aujourd'hui pacifistes ou semblables, qui sont enthousiastes à l'égard de toutes sortes de mouvements de paix. Mais ces choses ne peuvent être décidées par de simples commandements, ne peuvent être décidées en décrétant que cela ou ceci doit être. On peut bien être d'accord avec ce qui doit être. Mais quand on apporte seulement les commandements, seulement les lois de la pensée ordinaire, c'est comme si on disait au poêle qui se trouve là : cher poêle, il est de ton devoir de chauffer la pièce; donc réchauffe joliment la pièce. - Il ne chauffera pas la pièce sans qu’on y mette du bois, et allume le feu, bien que ce serait soit très agréable de nos jours. Mais ce ne peut justement pas être, mais on doit charger le poêle avec du bois et allumer le feu. Justement aussi peu suffisent toutes les idées régulières ordinaires sur le maintien de la paix et ainsi de suite. Ce qui est en cause ici, c'est que l'on ne dise pas purement: « Humains, aimez-vous les uns les autres », mais qu’on amène, parler par comparaison, du carburant aux âmes des humains. Mais cela, ce sont des concepts qui proviennent de l'appréhension vivante de la vie de l’esprit. Car l'âme humaine n’appartient pas seulement au matériel, elle appartient à la vie spirituelle. [58] Dans de nombreux cas, on ne comprend pas du tout encore aujourd’hui ce que cela signifie que cette âme humaine appartient au domaine du suprasensible. On croit généralement que les lois qui sont développées aujourd'hui se tiendraient déjà dans le domaine du suprasensible. On ne fait pas cela.

 


Tout de suite dans les domaines de la science sérieuse, il est souvent admis aujourd'hui de reconnaître qu'il est également important d'examiner non seulement ce que les préjugés scientifiques ont montrés au cours des dernières décennies, mais aussi que d’autres concepts, d'autres représentations sont nécessaires.

Dans les derniers temps, nous avons quand même assisté à l’étrange spectacle que l'un des disciples les plus fidèles de Haeckel, Oscar Hertwig, célèbre physiologiste, biologiste, a écrit un livre dans lequel, même s'il était l'un des disciples les plus fidèles de Haeckel, prend congé de toute l'externalité de la théorie de Darwin, de cette théorie qui, seulement par une simple somme de hasards, veut expliquer le devenir, qui ne veut pas, que des forces interfèrent dans ce devenir, qui ne peuvent être reconnues par une pure observation extérieure. Ainsi on a vécu le fait étrange qu'Oscar Hertwig a écrit, dans les derniers temps, un livre significatif: « Le devenir des organismes. Une réfutation de la théorie du hasard de Darwin ». Et dans ce livre, dans lequel la science sérieuse elle-même cherche à sortir du pendre aux purs matériel, cherche à monter dans le spirituel, Oscar Hertwig conclut ses remarques de la manière suivante à partir de ces considérations - et c'est le descriptif que vous me permettez de mener à la conclusion :

 [60]  

« L'interprétation de la doctrine de Darwin, qui est si ambiguë avec son indétermination, a également permis une utilisation très polyvalente dans d'autres domaines de la vie économique, sociale et politique. D’elle, chacun d'eux, comme d'un oracle delphique, selon ce qu’il souhaite, pourrait tirer ses application utiles aux questions sociales, politiques, hygiéniques, médicales et autres, et confirmer ses affirmations à la science de la biologie darwinienne, avec ses inaltérables lois naturelles. Mais si maintenant ces lois présumées ne sont pas telles » - ce qu’Oscar Hertwig croit avoir prouvé - « leur application utile sur d’autres domaines ne pourraient-elle pas  aussi comporter des dangers sociaux ? On ne croit quand même pas que la société humaine puisse passer un demi-siècle à parler de la lutte implacable pour l'existence, de la sélection de ce qui convient, de l'utilité, de la détermination, de la perfection de la race, etc., dans leur transfert dans les domaines les plus divers, comme le pain quotidien, sans être plus profondément et profondément influencée dans l'ensemble de sa formation d’idées. La preuve de l'affirmation ne serait pas difficile à tirer de nombreux phénomènes des temps modernes. Pour cette raison, la décision sur la vérité et l'erreur du darwinisme s'étend bien au-delà du cadre de la science biologique ».

 



On voit là, comment voit un scientifique  de la nature : ce que les humains pensent et ce qui passe de leurs pensées dans leurs impulsions, prépare et forme ce qui se décharge dans la réalité extérieure; aussi dans le domaine social, est spirituel le créateur du matériel. [60] Et lorsque le matériel se présente sous une forme telle qu’à présent, alors, alors d'autres raisons, devront être recherchées dans le spirituel que celles qui sont recherchées par celui qui s’éduque avec ses concepts sur le social seulement d’après le modèle des sciences de la nature. Une science de l’esprit qui est basée sur l'occultisme pourra agir différemment sur la vie sociale; elle ne parlera pas seulement d'une «lutte pour l'existence» implacable, mais elle verra ce qui se place comme spirituel dans ce qui se passe dans le naturel seulement comme une lutte pour l'existence; elle ne regardera pas purement l’être-là d’après l'extérieur, mais d’après ce que l'esprit a déversé dedans, ne jugera pas seulement le déroulement de l’évolution d’après ce qui à mesure de but, mais aussi d’après ce qui sera éthiquement précieux dans le cours de l'opportunité; elle ne parlera pas seulement de la perfection par la race, mais de l'esprit créateur qui s'écoule dans le flux du développement, et se crée le choix de la race seulement tout comme l'âme crée son propre corps. Elle cherchera les lois fondamentales pour les lois sociales dans l'esprit.

 

 

Là nous pouvons déjà voir que la science de l’esprit, la science de l’esprit orientée anthroposophiquement, n'est pas une simple satisfaction de la connaissance, mais quelque chose qui est intimement lié au besoin pratique, avec tout le déroulement de la vie. Et le futur exigera ces fondements de pensée précisément pour promouvoir la vie pratique, qui peut seulement découler de la science de l’esprit.


Pourquoi les gens aujourd'hui refusent-ils si souvent d'absorber la science de l’esprit dans leur âme ? C'est précisément de ce qui a été dit ce soir [61] que nous pouvons répondre à cette question. Ce soir nous a occupé comment la science de l’esprit poursuit l'énigme de l'immortalité. Seule la mort nous sépare de cette immortalité. Et nous avons donc vu : tout de suite au cours de la vie, nous devons reconnaître la constante intervention de la mort. Dans l'Antiquité, quand on a parlé d’une autre façon, mais quand même de la connaissance du monde spirituel, on a toujours dit que celui qui entre dans le monde spirituel doit vivre la mort symboliquement. - Maintenant, c'est peut-être une expression radicale, mais c'est vrai. Entre notre monde des sens et la raison analytique qui décompose l'observation des sens, et le monde, dans lequel l'immortalité est, ne repose pas un monde de la croissance, pas un monde de la floraison, pas un monde de la prospérité; mais là, entre, repose la mort. Et on doit regarder la mort des yeux, les forces de déconstruction, qui agissent contre les forces que tout de suite la science de la nature regarde, les forces de la naissance, de la croissance. Cela amène dans le domaine de la connaissance quelque chose de semblable, qui est la peur de la mort dans le domaine de la vie extérieure. On peut déjà parler d'une connaissance-peur de la mort, du fait que les humains n'ont pas le courage de pénétrer dans le domaine par lequel on doit passer, si l'on veut entrer dans le suprasensible. Les humains reculent d’effroi. Ils ne le savent pas. Ils s'inquiètent de toutes sortes de théories et de préjugés sur les «limites de la connaissance», sur une quelque signification matérielle de la vie. Ils prétendent plutôt qu'ils entrent hardiment par cette porte par laquelle on peut seul sortir du monde sensoriel dans le monde suprasensible. [62] La porte, cependant, est celle par laquelle on doit reconnaître l'essence de la mort et tout ce qui est apparenté à la mort. Car c’est vrai: l'harmonie satisfaisant l'âme intérieure, l'homme la trouvera seulement s'il peut absorber dans son âme les secrets de l'immortalité.

 

 

 

Mais au fruit de la connaissance, qui se laisse apprécier comme immortalité, on peut seulement pénétrer en apprivoisant le sol de la mort et de l’apparenté à la mort. Mais on n’a pas la permission de s’effrayer de cela. Dans la mesure où les humains dans le domaine de la connaissance surmontent cette peur de connaissance de la mort, apparaîtra une science de l'immortel, une science du suprasensible.

Demain, je parlerai de la façon dont cette science du suprasensible, la science de l’esprit anthroposophiquement orientée, ne dérange personne dans sa confession religieuse.

J'espère que je ne vous entretiendrai pas si longtemps demain; mais l’exposé posant fondement d’aujourd’hui ne pouvait pas être plus court.  [63]

 Sie werden immer wieder und wieder hören, wenn von Anthroposophie die Rede ist - in dem Sinne, wie sie hier auch wiederum in diesem Vortrag als Erkenntnis des geistigen Lebens des Menschen gemeint ist -, daß sie entspringe aus den träumerischen, den phantastischen Einfällen einzelner Persönlichkeiten. So wenigstens urteilen viele Menschen, welche sich für kompetent zu einem solchen Urteile halten. Nun muß man aber allerdings von vornherein sagen, daß sich diese anthroposophische Geisteserkenntnis erstrecken will über ein Forschungsfeld, das die tiefsten, die bedeutungsvollsten Interessen des menschlichen inneren Lebens überhaupt enthält. Daher sind allerdings auch zu allen Zeiten, auch in der neueren Zeit, in der solche Bestrebungen von den glänzenden Fortschritten der Naturwissenschaft verdunkelt worden sind, immer wieder und wiederum Versuche gemacht worden, vereinzelte - können wir fast sagen - Versuche gemacht worden, dieses Feld zu bebauen. Aber gesagt werden muß, daß es zumeist gerade in der neueren Zeit nur Lichtblitze waren, welche auf dieses Feld geworfen worden sind bei dieser oder jener hervorragenden Persönlichkeit, die sich mit Nachdenken über das menschliche Geistesleben befaßte, Lichtblitze, von denen man immer die Empfindung hat, sie kommen aus ganz anderen Quellen des menschlichen Wesens heraus als die Erkenntnisse, die sich auf die äußere Natur, auf das Feld der äußeren sinnlichen Wahrnehmung beziehen.

Zu verwundern ist es nicht, daß etwas wie ein unbewußter Erkenntnisinstinkt die Menschen immer wieder und wiederum dazu zwingt, dieses Feld durch solche Lichtblitze zu erhellen, denn auf diesem Felde liegen die bedeutungsvollsten Seelenfragen, Seelenrätsel, jene Seelenrätsel, denen sich der Mensch immer wieder und wiederum gegenübergestellt sehen muß mit seinem ganzen Empfindungs-, mit seinem ganzen Gefühls-, auch Vorstellungs- und Willensleben. Und fühlen muß der Mensch: Wenn er keine Stellung zu diesen Fragen gewinnt, dann hat das eine Wirkung auf seine Seele, die man vergleichen kann auf dem leiblichen Gebiete mit einer Art Erkrankung. Das Seelenleben verödet; es fühlt sich von allerlei - man mochte das alte gute Wort «Sucht» gebrauchen -, von allerlei Suchten durchweht, wenn die Zweifel, die Ungewißheiten auftauchen, die auftauchen können gegenüber diesen Fragen.

 

In der neueren Zeit allerdings - man hat es ja gesehen durch viele Jahre hindurch - haben die Menschen wenig Stillung des Erkenntnishungers, der aus solchen Impulsen hervorgeht, gesucht durch das, was man geistige Nahrung nennen könnte. Wer kennt ihn nicht, jenen Zug derjenigen, die Geld genug dazu hatten, nach den verschiedensten Sanatorien der Welt - die traurige Zeit der Gegenwart hat vielen die Gelegenheit dazu allerdings genommen-, jenen Zug nach den Sanatorien, wo eigentlich doch für viele, viele, allzu viele, nichts anderes gelöscht werden sollte als jene Erkenntnissehnsucht, über die man sich eigentlich im gewöhnlichen Leben der Gegenwart so gerne hinwegbetäuben möchte, die man gar so gerne durch etwas ganz anderes als geistige Mittel befriedigen möchte. Was die Menschen in Sanatorien und ähnlichen Anstalten gesucht haben, waren ja doch im Grunde genommen nur Anregungen, bei denen sie sozusagen mit ihrer Seele nicht dabeizusein brauchten und die entgegenkommen sollten jenen geheimnisvollen Sehnsuchten, von denen ich eben gesprochen habe und die man nicht geneigt ist, auf geistige Weise zu befriedigen.

Immer wieder und wiederum taucht, wenn ich über solche Fragen nachdenken muß, jenes Bild vor meiner Seele auf, das sich einmal vor mich hinstellte vor Jahren, als ich - wirklich nicht zur Erholung oder Gesundung, sondern um jemanden zu besuchen — in einem Sanatorium war gerade zu einer Zeit, wo man sozusagen Revue passieren lassen konnte die verschiedenen Insassen und wo ich nachher durch das Gespräch mit einzelnen, das Ansehen einzelner darauf kam, daß derjenige, der am meisten Auffrischung und Gesundung seines Nervensystems gebraucht hätte, eigentlich der dirigierende Arzt war. Die anderen alle hätten viel weniger Auffrischung ihres Nervensystems gebraucht als der dirigierende Arzt.



 

Auf dieses Feld nun, auf das hiermit gedeutet wird, haben einzelne Menschen, die sich intensiver befaßten mit Fragen des geistigen Lebens, wie ich sagte, einzelne Lichtblitze fallen lassen, die ihnen aufgegangen sind aus den Tiefen ihrer Seelen. Dabei hat sich immer eines herausgestellt, das, ich möchte sagen, wie ein roter Faden sich auch heute durch die Betrachtungen dieses Abends ziehen wird; es hat sich herausgestellt, daß in dem Menschen, wie er so mit seinem gewöhnlichen Leben heute durch die Welt geht, eigentlich ein anderer Mensch schlaft, in Wirklichkeit schläft und ruht, ein Mensch, der durch die Verhältnisse des gewöhnlichen Lebens eigentlich nicht wahrgenommen wird, weil er leiser in dem gewöhnlichen Menschen schläft, als Traumesvorstellungen in ihm vorhanden sind, die auch kommen und verschwinden.

Aber eines ist gerade geistvollen Menschen immer aufgefallen, wenn sie darauf gekommen sind, wie ein solcher, im Grunde schlafender zweiter Mensch im gewöhnlichen Menschen ruht: Sie konnten den Gedanken dieses schlafenden Menschen, dieses unbemerkten zweiten Menschen, nicht fassen, ohne ihn in irgendeiner Weise zusammenzubringen mit dem, was wir innerhalb der Verhältnisse unseres Lebens den Tod nennen müssen. Und wirklich mehr oder weniger instinktiv ging es der einen oder anderen Persönlichkeit auf, daß ebenso, wie die Erscheinungen des äußeren sinnenfälligen Naturlebens zusammenhängen mit den Gesetzen des Daseins, die man finden kann durch die Beobachtung des Wachstums, der Geburt, des Hervorgehens von Wesen aus anderen und so weiter, daß ebenso dieser zweite, im ersten schlafende Mensch innig zusammenhängt mit dem, was man den Tod nennen muß im Verhältnisse unseres Lebens, mit dem Vergehen. Und man merkt, daß es für Erkenntnismenschen ein großer, bedeutungsvoller Augenblick ist, wenn sie gewissermaßen den höheren Menschen im Menschen nicht mit dem Wachsenden, Gedeihenden in Zusammenhang denken müssen, sondern gerade mit den Kräften, die sich nach dem Tode zu bewegen.

Eine derjenigen Persönlichkeiten, denen dieser Zusammenhang, ich möchte sagen, in besonders erhellendem Licht vor die Seele getreten ist, ist der Philosoph und Psychologe Fortlage. Ich will ausgehen von einer bedeutungsvollen Äußerung, die er 1869 getan hat im Verlaufe von acht psychologischen Vorträgen, Vorträgen über Seelenkunde, die er gehalten hat. In diesen Vorträgen findet sich die folgende, ganz bedeutungsvolle Stelle:

«Wenn wir uns lebendige Wesen nennen und so uns eine Eigenschaft beilegen, die wir mit Tieren und Pflanzen teilen, so verstehen wir unter dem lebendigen Zustand notwendig etwas, das uns nie verläßt und sowohl im Schlaf als im Wachen stets in uns fortdauert. Dies ist das vegetative Leben der Ernährung unseres Organismus, ein unbewußtes Leben, ein Leben des Schlafs. Das Gehirn macht hier dadurch eine Ausnahme, daß dieses Leben der Ernährung, dieses Schlafleben, bei ihm in den Pausen des Wachens überwogen wird von dem Leben der Verzehrung. In diesen Pausen steht das Gehirn einer überwiegenden Verzehrung preisgegeben und gerät folglich in einen Zustand, welcher, wenn er sich auf die übrigen Organe mit erstreckte, die absolute Entkräftung des Leibes oder den Tod zuwege bringen würde.»

Und dann, nachdem Fortlage zu dieser merkwürdigen Äußerung gekommen ist, setzt er diese Betrachtung fort in den folgenden, ich möchte sagen, tiefgründigen Worten:

«Das Bewußtsein ist ein kleiner und partieller Tod, der Tod ist ein großes und totales Bewußtsein, ein Erwachen des ganzen Wesens in seinen innersten Tiefen.»

Man sieht, durch einen solchen Lichtblitz, aus den Tiefen der menschlichen Seele kommend, erhellt sich für Fortlage der Zusammenhang zwischen dem, was man Tod nennen kann, und dem, was unser Bewußtsein ist, was uns während unseres wachen Lebens immer begleitet und im Grunde genommen eigentlich zum Menschen macht. Fortlage kommt zu einer Idee von der Verwandtschaft des Todes und des Bewußtseins, indem er sich klarmacht, daß das, was auf einmal im Augenblicke des Todes den Menschen ergreift, das, was auf einmal im Tode verzehrend für die menschliche Leiblichkeit wirkt, im Kleinen, in fortwährenden kleinen Mengen, könnte man sagen, dann wirkt, wenn wir diese Blüte unseres seelischen Daseins, das Bewußtsein wahrend unseres wachen Lebens, entfalten. Jeder bewußte Akt ist im Kleinen dasselbe, was wie eine große Summe der Tod ist. So daß für Fortlage der wirkliche Tod, wenn er eintritt, das Auftauchen eines umfassenden Bewußtseins ist, das den Menschen hineinversetzt in eine übersinnliche Welt, während er, wenn er als Seele zwischen Geburt und Tod den physischen Leib zu seinem Leben braucht, in die sinnliche Welt hineinversetzt ist.

Fortlage hat viel über Seelenkunde geschrieben, viele Bände; solche Lichtblitze, sie tauchen nur ab und zu in seinen Schriften auf. Der übrige Inhalt seiner Schriften beschäftigt sich auch nur mit dem, was man so gewöhnlich heute in den Seelenkunden der Psychologie findet: mit der Vergesellschaftung der Vorstellungen, dem Ablauf der Vorstellungen, dem Auftauchen von Trieben und so weiter, kurz, mit all denjenigen Fragen, an die man sich heute einzig und allein in der Seelenkunde heranwagt und die weit abstehen von dem, was eigentlich den Menschen, den vollen, ganzen Menschen interessiert an der Seelenkunde, weit abliegen von den zwei Hauptfragen: von der Frage nach der menschlichen Freiheit und der Frage nach der menschlichen Unsterblichkeit.

 

Mit der letzteren Frage werden es hauptsächlich die Betrachtungen des heutigen Abends zu tun haben, während in einigen Wochen hier von mir ein Vortrag gehalten werden soll, der dann auf die Frage der Freiheit von demselben Gesichtspunkte aus eingehen wird.

Wenn nun auch Fortlage in dem breiten Umfang seiner psychologischen Forschung, seiner Seelenkunde, sich nur mit den untergeordneten Fragen befaßt, und so, daß ihn diese Art der Betätigung nicht zu den höchsten Fragen führen kann, immerhin finden sich bei ihm solche Lichtblitze. Aber auch dafür wurde er getadelt. Eduard von Hartmann — diejenigen verehrten Zuhörer, die frühere Vorträge von mir gehört haben, wissen, daß ich diesen Philosophen durchaus nicht unterschätze —, Eduard von Hartmann hat Fortlage scharf getadelt, daß er die Bahn der Wissenschaft verlassen habe in einem Moment, wo er einen solchen Zusammenhang in die strenge Wissenschaft hineinbringt, wie der ist zwischen dem menschlichen Bewußtsein und dem Tode.

Nun kann man sagen: Nicht allein Fortlage - derjenige weiß es, der sich in einem größeren Umfange mit der geisteswissenschaftlichen Literatur bekanntgemacht hat —, nicht allein Fortlage, viele Persönlichkeiten haben in einzelnen solchen Lichtblitzen etwas von Erkenntnis herausgebracht aus ihrer Seele, das sich bezieht auf diesen charakterisierten zweiten, im sinnlichen Menschen schlafenden Menschen. Aber es sind - gerade in der neueren Zeit - vereinzelte Lichtblitze geblieben.

Anthroposophie hat nun keine andere Aufgabe, als dasjenige, was sonst wie instinktiv in einzelnen Lichtblitzen wie eine Offenbarung höherer Erkenntnis aus den Tiefen der menschlichen Seele heraufgeklungen ist, ich möchte sagen, zu systematisieren, zu regeln, methodisch zu machen, so daß dasjenige, was dadurch entsteht, sich als eine vollgültige Wissenschaft neben die so herrliche Naturwissenschaft der neueren Zeit hinstellen kann. Dazu ist allerdings notwendig, daß derjenige, welcher sich ein Urteil bilden will über diese Anthroposophie oder Geisteswissenschaft, mancherlei Vorurteile abstreift, Vorurteile, von denen man nicht einmal sagen kann, daß viele Menschen, die sie haben, deshalb zu tadeln sind, Vorurteile, die aus gewissen Vorzügen der Wissenschaft der Gegenwart heraus gerade leicht erklärlich sind.


Ich mußte ja sagen: Der Mensch, um den es sich eigentlich handelt, wenn Betrachtungen der Geisteswissenschaft in Betracht kommen, ist etwas wie Schlafendes in dem gewöhnlich wachenden Menschen. Daraus aber ist erklärlich, daß alles, was sich auf diesen zweiten, den im wachenden Menschen schlafenden Menschen bezieht, zunächst überhaupt so verläuft, daß man es nicht merkt, verläuft wie ein unter den Strömen des gewöhnlichen Bewußtseins verlaufender anderer Strom, der aber übertönt, überleuchtet wird von dem, womit man das Bewußtsein ausfüllt nach der Sinneserfahrung, nach den Bedürfnissen des persönlichen Lebens. Und wenn in diesem gewöhnlichen Leben ab und zu solche Lichtblitze herauftauchen, dann verschwinden sie schneller als ein Traum. Kein Wunder daher, daß die meisten Menschen schon einmal nach dem durchaus berechtigten Urteil der heutigen Zeit sich sagen: Ja, was da heraufkommt aus der Seele und Aufschluß geben will, eine Offenbarung bilden will über diesen leise klingenden, leise leuchtenden schlafenden Menschen, das macht, wenn es auftritt bei denen, die sich Geistesforscher nennen, den Eindruck des Traumhaften, des Phantastischen, es macht den Eindruck von Phantasiegebilden, was an Vorstellungen über diesen Menschen vorgebracht wird. Und auf solche Phantasiegebilde will sich ja die Gegenwart nicht einlassen. Da ist sie gleich fertig mit dem Urteil: Ach was, das ist etwas, was aus der Phantasie des einzelnen entsprungen ist, was ein Träumer geprägt hat!

Ja, etwas anderes könnte aber richtig sein. Wie wäre es, wenn es richtig wäre, daß man über das, was im Menschenwesen über Geburt und Tod hinaus lebt, was gegenüber dem Vergänglichen das Ewige der Menschennatur ist, wenn man über dieses zunächst nur so schwache Vorstellungen, so, ich möchte sagen, abgetönte Vorstellungen bekommen könnte, wie sie im Traum vorhanden sind? Wenn das so wäre, dann müßte man entweder auf jede Erkenntnis des Ewigen im Menschen verzichten, wenn man nicht zu Vorstellungen seine Zuflucht nehmen wollte, die mit dem Charakter auftreten, mit dem sonst die Phantasie oder der Traum auftreten, oder man muß schon einmal das, was man gewöhnt ist, an logischer Disziplin, an methodischem Forschungssinn in den Vorstellungen zu haben, die auf die Sinneswelt gehen, hineintragen in diese Welt, die einem sonst traumhaft vorkommt. Und man muß durch gewisse Mittel, innere Seelenmittel, durch Erregung gewisser innerer Seelenkräfte die Vorstellungen heraufheben, damit sie nicht bloß traumhaft vorbeihuschen, sondern die Deutlichkeit, die Eindrucksfähigkeit erhalten, welche die Vorstellungen des gewöhnlichen Lebens, des gewöhnlichen Wachlebens, des gewöhnlichen Bewußtseins haben.



Kann man dieses? Es ist heute schwer, einem Menschen klarzumachen, daß man es sogar in echt wissenschaftlichem Sinne kann, weil heute Naturwissenschaft als die einzige Wissenschaft gilt, die eine streng begründete Methodik hat. Und wenn man andere Wissenschaften unterscheidet, so läßt man sie eigentlich nur insoferne gelten, als sie nach dem Muster der Naturwissenschaft methodisch begründet sind. Man hat für gewisse Gebiete durchaus Recht, und man muß sogar noch mehr sagen. Man muß sagen: Was die Naturwissenschaft in der neueren Zeit heraufgebracht hat an Vorstellungen, zeigte, daß sie so sein müssen, wenn sie das Gebiet beherrschen wollen, das ihnen zugewiesen ist. Man muß aber auch sagen, daß man mit ihnen sich dem ewigen Leben des Menschen nicht nähern kann. Diese Vorstellungen können gar nicht gleich geeignet sein, die Rätsel der Natur zu lösen und die Rätsel der menschlichen Seele zu lösen. Zu dem letzteren muß etwas ganz anderes eintreten. Wie vielerlei Wege, wie vielerlei Mittel angewendet werden müssen, um die Seele so stark zu machen, so innerlich zu erkraften, daß sie Vorstellungen, die sonst wie schlafend unten im Bewußtsein ruhen, heraufholen kann und auf sie die strenge Disziplin und Methodik des Denkens anwenden kann, ich habe darüber in den verschiedenen Schriften, namentlich in meinem Buche «Wie erlangt man Erkenntnisse der höheren Welten?» gesprochen. Heute will ich wiederum, wie ich es in früheren Vorträgen hier getan habe, einige Gesichtspunkte aus diesen Schriften herausheben. Den ausführlichen Weg, den die Menschenseele einzuschlagen hat, um durch innerliche Erkraftung wirklich dahin zu kommen, hineinzusehen in die geistige Welt, wie man mit sinnlichen Augen hineinsieht in die physische Welt, diesen ausführlichen Weg muß man in den genannten Schriften suchen; allein ich will heute einige Gesichtspunkte besonders hervorheben.


Man bekommt keine Vorstellung von dem, wie eigentlich der Geistesforscher vorgehen muß, was er eigentlich tun muß, um mit seiner Seele hineinzuschauen in die geistige Welt, wenn man sich nicht klarmacht, was man erleben kann als voller, ganzer Mensch, mit den entsprechenden Erkenntnissehnsuchten und Erkenntnisbedürfnissen ausgestattet, an gewissen Grenzorten des Erkennens, zu denen einen gerade die moderne Naturwissenschaft führt.


Diese moderne Naturwissenschaft gibt dem, der sich ihr widmet, nicht nur Aufschlüsse, die niemand mehr bewundern kann als der Geistesforscher selbst, über den äußeren Naturverlauf, über mancherlei, was auch einzuschlagen hat in das praktische Leben, sondern diese Naturwissenschaft gibt dem, der sich ihr von gewissen Gesichtspunkten aus hingebungsvoll widmet, eine innere Erziehung des menschlichen Seelenlebens. Und mehr als man dazu in früheren Stadien naturwissenschaftlichen Erkennens in der Lage war, ist man heute erkenntnismäßig eigentlich gerade durch die Naturwissenschaft zur Geistesforschung vorbereitet. Man soll sich nur nicht einengen lassen durch das, was die Naturwissenschaft auf ihrem eigenen Gebiete über die Außenwelt zu sagen hat. Man soll sich vielmehr aufschwingen können zu einer inneren Disziplinierung, zu einer inneren Zucht des seelischen Lebens durch die Art und Weise, wie man an der Natur forscht. Die Vorstellungen, die die Naturwissenschaft selbst liefert, können nur Aufschluß geben über die äußere Natur; ihrem Inhalte nach werden sie nichts sagen über das geistige Leben. Aber indem man sie gebraucht, indem man sie gerade hingebungsvoll gebraucht bei der Naturforschung, bei der Naturerkenntnis, erziehen sie, ich möchte sagen, nebenbei in demjenigen Menschen, der in der Lage ist achtzugeben auf das, was in ihm da vorgeht, gewisse innere Lebensverhältnisse, die ihn dahin bringen, einen Begriff, ein inneres Erlebnis zu erhalten von dem, was es heißt: mit seiner Seele außerhalb des Leibes leben.



Ich weiß sehr wohl, daß dieser Begriff- mit seiner Seele außerhalb des Leibes leben — heute für viele der Gipfel des Unsinns ist. Doch das macht nichts. Jeder kann sich überzeugen, daß die innere Erfahrung ihm die gewisse Einsicht in das Leben außerhalb des Leibes gibt, wenn er solche Übungen des Seelenlebens durchmacht, wie sie in meinen Schriften angedeutet sind oder wie ich sie im Prinzip hier aussprechen will.

Besonders Bedeutungsvolles kann man durchmachen, wenn man eben an jenen Grenzort des Erkenntnislebens kommt, an den einen die Naturwissenschaft so vielfach führt. Grenzort! Sehen Sie, von den großen Grenzfragen des Erkennens sprechen ja viele Leute. Man spricht davon, daß die menschliche Seele an eine Grenze kommt, wenn sie darüber forschen will, ob die Welt, räumlich oder zeitlich, unendlich oder endlich ist, wenn die Seele forschen will, ob sie einem unwiderstehlichen Zwang in allen ihren Handlungen unterliegt oder ob sie frei ist. Gewiß, das sind höchste Grenzfragen. Du Bois-Reymond hat in seiner berühmten Rede über die Grenzen des Naturerkennens, über die sieben Welträtsel, andere solche Grenzfragen hingestellt. Tiefsten Eindruck kann auf einen machen, wenn man so recht, ich möchte sagen, aus dem Erkenntnisschmerze eines Erkenntnismenschen heraus fühlt, wie ein solcher Mensch an einem solchen Grenzorte steht.

Ich könnte viele Beispiele anführen für die Tatsache, daß wahre Erkenntnismenschen an solche Grenzorte gestellt werden. Ein solches Beispiel ist das, welches uns vorliegt in den Schriften des berühmten Ästhetikers und Philosophen Friedrich Theodor Vischer, des sogenannten V-Vischer, weil er sich mit V schreibt. Wenn man seine Schriften durchliest: man muß oftmals haltmachen an dem, was seine Seele an solchen Grenzorten des Erkennens erlebt. Er hat eine schöne Abhandlung geschrieben über ein Buch, das der ja auch einmal in Basel hier wirkende Philosoph Volkelt geschrieben hat über die Traum-Phantasie. In dieser Abhandlung, die allerdings V-Vischer den Vorwurf zugezogen hat - man sollte es nicht glauben, denn V-Vischer war von dem, was diesen Vorwurf betrifft, so weit als möglich entfernt; aber selbst dieses war möglich -, er sei unter die Spiritisten gegangen, da führt V-Vischer eine solche Stelle an, wo er zeigt, was er an den Grenzorten des Erkennens erlebte. Er sagte: Daß die menschliche Seele nicht im Leibe sein kann, das ist ganz gewiß, daß sie aber auch nicht außer dem Leibe sein kann, das ist ebenso gewiß. Hier haben wir eine solche Grenzfrage, eine solche Grenzfrage, die deshalb paradox ist, weil sie einen vollständigen Widerspruch in sich schließt, einen Widerspruch, wie diejenigen sind, auf die man eben immer gerade dann kommt, wenn man sich hingebungsvoll in strenge Naturwissenschaft vertieft, in das Leben überhaupt vertieft. Es ist ein Widerspruch, auf den man geführt wird: Die Seele kann nicht im Leibe sein, sie kann aber auch nicht außerhalb des Leibes sein! — Warum wird man zu solchem Widerspruch geführt?

An solchen Grenzorten, an denen solche Widersprüche auftreten, da hilft einem das naturwissenschaftliche Erkennen nichts, und am meisten störend ist es, wenn man den Glauben haben kann, daß einem dasselbe etwas hilft. Die meisten Menschen sind allerdings dann in der heutigen Zeit bald fertig mit ihrem Urteil. Sie sagen in einem solchen Falle einfach: Nun ja, bis hierher führt eben die menschliche Erkenntnis, weiter können wir nicht. — So ist es aber nicht. Weil Vischer in dem Vorurteile der neueren Zeit steckte, hat er gewissermaßen nur den Widerspruch erlebt. Aber er hat nicht erlebt, was man tun kann, um mit seiner Seele weiterzukommen an solchen Grenzorten. Hier muß das gewöhnliche Erkennen aufhören und ein ganz besonderes Erleben der Seele beginnen. Hier muß man gewissermaßen vergessen können, was einem die Vorstellungen aus dem gewöhnlichen Leben sind, weil sie einen eben nur bis zu diesem Grenzorte tragen. Das muß man hier erleben können. Hier muß man ringen können als Seele mit dem, was einem entgegentritt, wenn man sich einläßt in das, was da, ich möchte sagen, wirbelt in einem solchen Widerspruche, wie die Luft wirbelt, in die wir uns mit unserer Lunge hineinbegeben müssen. Solche Widersprüche wollen erlebt sein, wollen erlebt sein mit der ganzen Seele. Dann tritt dieser ganzen Seele wie aus grauer Geistestiefe etwas Neues entgegen, was sie ohne dieses Erleben mit solchen Widersprüchen eben nicht erfahren kann.

 

 

 

Man hat sich Vorstellungen gebildet über die Art und Weise, wie etwa niedere Tiere, niedere Organismen, die noch keine Sinne haben, die Sinne im Verkehre mit der Außenwelt entwickeln. Ein inneres Leben bestand; dieses innere Leben stößt an die äußere Welt, paßt sich der äußeren Welt an, erfährt die Impulse der äußeren Welt. Und während vorher das Leben gewissermaßen in dem Organismus pulsiert und dann überall anstößt an das äußerlich Sinnliche, an das Räumliche, bildet sich aus diesem Anstoßen, aus diesem Verkehr mit der Außenwelt, sagen wir, ein Tastsinn heraus. Erst ist es ein inneres Wühlen, dann ein Stoßen an die Grenzen des äußerlich Räumlichen. Aber das Wesen lernt im Verkehr mit der Außenwelt, sich anzupassen; aus den Rückwirkungen gegen die Stöße nach außen, die Drücke, bildet sich, was eine Art Abbildung der Außenwelt durch den Tastsinn ergibt; durch das Anprallen an die Grenze entwickelt sich dieser Tastsinn. Mit dieser Vorstellung — wir wollen jetzt nicht untersuchen, inwieweit sie gilt - von dem, was da in den niederen Organismen zur Bildung äußerer Sinne wirkt, kann man vergleichen, was die Seele erlebt, wenn sie an solche Grenzorte des Erkennens wie die bezeichneten kommt. Da ist es im Seelenleben wirklich so, wie wenn man zuerst im dunkeln Inneren an irgend etwas stoßen würde, was man zunächst äußerlich hat. Dann spezifiziert sich, differenziert sich, was man da in solchen widerspruchsvollen Vorstellungen erlebt, die man sich an Erkenntnis-Grenzorten bildet. Und so, wie sich aus dem Undifferenzierten heraus das Tastorgan als physischer Sinn ergibt, so ergibt sich aus dem Seelischen heraus, indem die Seele anschlägt an die Grenze der geistigen Welt, ein geistiges Dasein. Man stößt wirklich an die geistige Welt an. Aber man paßt sich ihr auch an. Und man erlebt das Bedeutsame, daß man gewissermaßen zuerst die Seele wie einen unentwickelten Seelenorganismus hat, dem die Geistwelt draußen, das Übersinnliche, gegenübersteht, dann aber, daß diese Seele gewissermaßen geistige Tastorgane und im weiteren, tieferen Prozeß auch Geistesaugen, Geistesohren, um diese Goetheschen Ausdrücke zu gebrauchen, entwickelt, um das, an das sie erst nur stößt, wirklich wahrzunehmen.

 

 


 

 

Ich glaube gern, daß heute die Menschen, die schon einmal vielleicht aus irgendwelchen unbestimmten inneren Instinkten heraus den Drang haben, etwas von der geistigen Welt zu erfahren, es mehr lieben würden, wenn man ihnen die Fähigkeit, die geistige Welt wahrzunehmen, dadurch beibringen könnte, daß man ihnen mystisch die Hände auflegt oder dergleichen. Das glauben ja manche Menschen. Aber so ist es nicht. Was uns die geistige Welt erschließt, ist innere, seelische Arbeit. Diese innere, seelische Arbeit führt wirklich zu dem, was ich angedeutet habe. Der Mensch, der seine Seele zu einer organisierten Seele umwandelt, der darauf kommt, daß er eine solche organisierte Seele in sich haben kann, der weiß, daß er in dem Moment, wo das Anstoßen an das Geistige zum Wahrnehmen des Geistes wird, mit seinem Seelischen frei vom Leiblichen lebt.

Dieses Frei-vom-Leiblichen-Leben ist durchaus ein Ergebnis innerer Wahrnehmung. Denn auch das, was ich eben jetzt auseinandergesetzt habe, tritt bei wirklichen Erkenntnismenschen immer wieder und wiederum auf. Es ist merkwürdig, wie genau der Gang, den ich Ihnen aus dem geistigen Forschungsweg heraus geschildert habe, sich bei denjenigen ausbildet, die die Schmerzen, die Sehnsuchten der Erkenntnis durchgemacht haben. Lassen Sie mich Ihnen noch einmal ein Beispiel gerade von diesem V-Vischer anführen, das Beispiel eines Ausspruches von ihm, durch den er zeigt, wie er sich immer wieder und wiederum an jene Grenzorte des Erkennens hingestellt fühlte, wo man nicht anders kann als voller, ganzer Mensch, denn Widersprüche wahrzunehmen, Widersprüche zu empfinden, aber Widersprüche, die sich nicht dadurch lösen, daß man sie logisch löst, sondern Widersprüche, die sich dadurch lösen, daß man sich in sie einlebt und seine Geistorgane entwickelt.

Insbesondere trat für V-Vischer immer wieder und wieder der Widerspruch auf: Das Gehirn soll das Organ der Seele sein, soll gewissermaßen Vorstellungen hervorbringen; aber vertieft man sich in das Wesen der Vorstellungen, so kann man sie nicht als Gehirnprodukte ansehen. Das ist solch ein Grenzort des Erkennens; V-Vischer sagt mit Bezug darauf:

 

«Kein Geist, wo kein Nervenzentrum, wo kein Gehirn, sagen die Gegner.» Vischer sagt es ja selbst nicht! «Kein Nervenzentrum, kein Gehirn, sagen wir, wenn es nicht von unten auf unzähligen Stufen vorbereitet wäre; es ist leicht, spöttlich von einem Umrumoren des Geistes in Granit und Kalk zu reden - nicht schwerer, als es uns wäre, spottweise zu fragen, wie sich das Eiweiß im Gehirn zu Ideen aufschwinge. Der menschlichen Erkenntnis schwindet die Messung der Stufenunterschiede. Es wird Geheimnis bleiben, wie es kommt und zugeht, daß die Natur, unter welcher doch der Geist schlummern muß, als so vollkommener Gegenschlag des Geistes dasteht, daß wir uns Beulen daran stoßen; es ist eine Diremtion von solchem Scheine der Absolutheit, daß mit Hegels Anderssein und Außersichsein, so geistreich die Formel, doch so gut wie nichts gesagt, die Schroffheit der scheinbaren Scheidewand einfach verdeckt ist. Die richtige Anerkennung der Schneide und des Stoßes in diesem Gegenschlag findet man bei Fichte, aber keine Erklärung dafür.»

 



Sehr merkwürdig, diese Schilderung! Friedrich Theodor Vischer sieht sich an eine solche Erkenntnisgrenze gestellt; er schildert sein Erlebnis. Wie muß er es schildern? Er kommt zu dem Ausdruck: «Wir stoßen uns Beulen daran.» Er kommt zu dem Ausdruck: «Schneide und Stoß im Gegenschlag.» — Man sieht die Seele, die sich differenzieren will, um innere Geistorgane zu entwickeln, durch die sie die übersinnliche Außenwelt erleben kann, in der sie drinnensteht.

Eine lange Zeit in der Entwickelungsgeschichte der Menschheit war ein Hindernis, in der richtigen Art und Weise sich aufzuschwingen zu dem, was ich hier Geistorgane nenne, durch die man eine geistige Welt wahrnimmt, genau so, wie man durch die sinnlichen Organe eine sinnliche Welt wahrnimmt — eine lange Zeit war ein Hindernis, daß man glaubte, gewisse Fragen, gerade die Fragen über Gott, Freiheit und Unsterblichkeit, könnten nur gelöst werden durch das menschliche Denken, durch das Denken, das von den sinnenfälligen Eindrücken ausgeht. Nun ist das Denken wichtig, denn im Grunde genommen besteht ein großer Teil jener Übungen, die man machen muß, um zu Geistorganen zu kommen, in einer Entwickelung des Denkens, in einer höheren Entwickelung des Denkens, als das Denken ist, das man zur gewöhnlichen Naturwissenschaft braucht. Aber wenn man sich dem Denken nur überläßt, das man im gewöhnlichen Leben braucht, so ist es ein Denken, das aus dem gewöhnlichen Menschen kommt, nicht aus jenem zweiten, in ihm schlafenden Menschen. Dieses Denken führt nicht in die geistige Welt hinein; dieses Denken kann sich nur von sich klarmachen, daß es in der geistigen Welt steht. Das wird allerdings kein vorurteilsloser Mensch zugeben, daß Gedanken etwas sind, was in der sinnlichen Welt lebt; aber enthalten können diese Gedanken nichts anderes als Eindrücke der sinnlichen Welt, wenn sie aus der gewöhnlichen Menschennatur heraus genommen sind. Tiefere -ich möchte sagen, wenn der Ausdruck erlaubt ist - Erleber des menschlichen Innenlebens haben es auch wiederum wie in Geistesblitzen immer gefühlt, wohin das menschliche Denken führt, wenn es sich, emanzipiert von der äußeren sinnlichen Wahrnehmung, sich selbst überläßt.



Man kann wiederum, wenn man Erfahrung hat in der geisteswissenschaftlichen Literatur, bei zahlreichen, in ihrer Forschung über den Geist tiefgehenden Persönlichkeiten solche Lichtblitze, die manchmal allerdings Finsternisblitze sind, finden. Bei ihnen muß man wiederum stillstehen und beobachten, zu welchen Klippen das menschliche Erkenntnisleben führt, wenn dieses Leben aufrichtig und wahr und ehrlich mit sich selber ist und sich nicht allerlei Vorurteile vormacht, allerlei von anderen, sichergestellten Gebieten hergenommene Methoden auch auf das Seelenleben selber anwenden will. Wiederum ein Beispiel für viele:

Ein Mann, der wirklich mit Erkenntnisproblemen und Erkenntnisrätseln gerungen hat, ist Gideon Spicker, der bis vor wenigen Jahren an der Universität in Münster Philosophie vorgetragen hat. Gideon Spicker ist ausgegangen von der Erziehung zum Geistigen. Aus der Theologie heraus haben sich die tiefsten Erkenntnisfragen in seiner Seele festgelegt. Vor einigen Jahren hat er ein schönes Büchelchen geschrieben: «Philosophisches Bekenntnis eines ehemaligen Kapuziners», zwei Bändchen; das eine gibt sein Leben, das andere gibt seine Erkenntnissehnsucht. An einer Stelle muß man besonders haltmachen, wo dieser ehemalige Kapuziner, der dann Philosophie-Professor geworden ist, sich über das Erlebnis ausspricht, das er mit dem Denken hatte, das er zwar losgebracht hat von der sinnlichen Erfahrung, das er aber, weil er in die Geisteswissenschaft hineinzugehen doch nicht den Mut hatte, nicht bis dahin ausbildete, wo die Kraft der Gedanken selber Geistorgane erweckt, so daß man einer geistigen Welt gegenübersteht, mit seiner Seele sich im Bereich des Übersinnlichen fühlt. Weil er an einem solchen Grenzorte war, an dem er mit dem Denken etwas erlebte, sprach er sich also aus:

«Zu welcher Philosophie man sich bekenne: ob zur dogmatischen oder skeptischen, empirischen oder transzendentalen, kritischen oder eklektischen: alle ohne Ausnahme gehen von einem unbewiesenen und unbeweisbaren Satz aus, nämlich von der Notwendigkeit des Denkens. Hinter diese Notwendigkeit kommt keine Untersuchung, so tief sie auch schürfen mag, jemals zurück. Sie muß unbedingt angenommen werden und läßt sich durch nichts begründen» - er meint die Notwendigkeit des Denkens -, «jeder Versuch, ihre Richtigkeit beweisen zu wollen, setzt sie immer schon voraus. Unter ihr gähnt ein bodenloser Abgrund, eine schauerliche, von keinem Lichtstrahl erhellte Finsternis. Wir wissen also nicht, woher sie kommt, noch wohin sie führt. Ob ein gnädiger Gott oder ein böser Dämon sie in die Vernunft gelegt, beides ist ungewiß.»

So spricht allerdings kein Mensch, der nur ein bißchen etwas gelernt hat, vielleicht auch recht viel gelernt hat und dann aus den gelernten Begriffen heraus allerlei Philosophien aufstellt, allerlei monistische oder dualistische Weltanschauungen zusammenzimmert; so spricht ein Mensch, der durchgemacht hat, was der Erkenntnisringer und Erkenntnisforscher durchmachen kann, wenn er mit den Kräften seiner Seele nur tief genug in jene Untergründe des inneren Erlebens eintaucht, in die man eintauchen kann, in jene Untergründe, wo man an die Klippen, an die Scheidewände stößt, die man nur durchdringt, wenn die geistigen Organe wirklich erwachen, wenn sie Bewußtsein werden.


Ich habe eine Reihe solcher Menschen, die, wie Gideon Spicker, nach Erkenntnis ringen, kennengelernt im Leben, und ich habe versucht, solche Erkenntnis-Charaktere wiederzugeben in dem Bilde einer Persönlichkeit in meinen Mysterien-Dramen, in dem Bilde des Strader. Ich habe allerdings dabei erleben müssen, daß ich gerade von denen, die sich oftmals Anhänger der Geistesrichtung, die ich vertrete, nennen, am allertiefsten mißverstanden worden bin. Während die Persönlichkeiten, die in diesen Dramen, in diesen, ich möchte sagen, Erkenntnisdramen dargestellt sind, aus dem wirklichen, weit umfassenden Leben herausgenommen sind, aus jenem Leben, das gerade die Notwendigkeit und die Begründetheit der Geisteswissenschaft aus den anderen Gebieten des heutigen Daseins heraus zeigen soll, haben sich sonderbare Menschen gefunden, die geglaubt haben, ich wolle solche Rollen denen, die sie darstellen sollten, auf den Leib schreiben, wahrend ich selbstverständlich von nichts weiter entfernt war als gerade von diesem.

Man könnte durch einen Vergleich darstellen, was ein solcher Mensch erlebt, der nicht bis zur Geisterkenntnis, wohl aber bis zur Einsicht in die Notwendigkeit des Denkens kommt. Wer bis zur Geisterkenntnis kommt, der weiß, daß, wenn man das Denken nicht bloß bedenken will, sondern erlebt - so wie der niedere Organismus es erlebt, wenn sich aus einer unbestimmten Lebenssubstanz die Organe herausbilden—, der erlebt allerdings jenseits des Denkens nicht, was Gideon Spicker schildert, den bodenlosen Abgrund, die schauerliche, von keinem Lichtstrahl erhellte Finsternis, sondern er erlebt jenseits dieses Denkens die geistige Welt, welche die sinnliche Wirklichkeit trägt. Er erlebt sich mit seiner Seele in diesem übersinnlichen Bereich. Er erlebt es auch, daß es keine Ungewißheit bleibt, ob ein gnädiger Gott oder ein böser Dämon in die Vernunft gelegt ist, sondern er erlebt das Geistige, das in die Vernunft hereinstrahlt, dann durch geistige Erfahrung, geistige Beobachtung, wie die sinnliche Welt in die sinnliche Beobachtung hereinstrahlt.

Aber man muß allerdings sagen, daß das Denken, wenn es nur sich selbst überlassen ist, wenn es bloß gedacht, nicht erlebt wird, daß dann eine solche Entwickelung des Seelenlebens sich vergleichen läßt - verzeihen Sie den etwas sonderbaren Vergleich, aber ich muß ihn machen, weil er eigentlich aus der Natur der Sache selbst folgt -mit einem hungrigen Organismus. Und wenn man glaubt, durch bloßes Denken über die höchsten Fragen – Gott, Freiheit, Unsterblichkeit - etwas ausmachen zu können, dann gleicht man einem Menschen, der dem Hunger nicht dadurch abhelfen will, daß von außen Nahrung zugeführt wird, sondern daß der Hunger sich selber entwickelt, auf sich selbst gebaut entwickelt. So wenig man nämlich einen hungrigen Organismus zur Entwicklung bringen kann, so daß er in sich selbst wiederum seine Bedürfnisse ausgleicht, ebensowenig kann man, wenn man sich bloß dem Denken überläßt, es zu irgendeiner Erfüllung der Seele mit einem geistigen Gehalt bringen, zu irgendeiner Lösung der Fragen über Gott, Freiheit, Unsterblichkeit. Wie man, wenn man nicht ißt, nur immer weiter hungern kann, der Hunger niemals sich durch sich selbst stillt, so kann man zur geistigen Entwicklung nicht gelangen, wenn man nur immer weiter denkt.


Das hat vielfach die ältere philosophische Metaphysik gewollt. Und so hart es ist, wahr ist es doch: Diese veraltete Metaphysik, die allerdings für manche Menschen der Gegenwart etwas Neues ist - man will sie sogar ab und zu wiederum auffrischen und betrachtet es als eine große Errungenschaft, wiederum diese Fragen der Metaphysik aufzufrischen—, sie ist nichts anderes als eine Wissenschaft, welche an Unterernährung, an seelischer Unterernährung, leidet. Philosophische Metaphysik ist verhungerte Wissenschaft, seelisch.

 

Aber es genügt nicht, wenn man nur diese Erkenntnis erringt, um das innere Erleben wirklich richtig zu verstehen. Wie man verstehen muß, daß bloßes Denken zur Verhungerungsmetaphysik führt, wenn dieses Denken sich nicht aufkraftet zu innerlichem Erleben, so muß man auch verstehen, daß noch so viele Erkenntnisse der äußeren sinnenfälligen Wirklichkeit, die sich auf den Menschen beziehen, noch so viele Ergebnisse der Sinnesbeobachtung und der Verarbeitung dieser Sinnesbeobachtung durch den Verstand der Menschen, durch methodische Forschung, zu keiner Seelenerkenntnis führen können. Sie werden sich ja überzeugen können, wenn Sie heute gebräuchliche Lehrbücher oder sonstige Bücher über Seelenwissenschaft in die Hand nehmen; begonnen wird gewöhnlich damit, daß über das Nervensystem gesprochen wird. Was sonst über den menschlichen Organismus gesprochen wird, was dann aufgebaut wird, das ist oftmals sogar nur erflossen aus dem, was über den menschlichen Organismus aus der Physiologie, aus der Naturwissenschaft entlehnt ist.

Nun muß man immer wieder und wieder betonen, um nicht mißverstanden zu werden, daß es der Geisteswissenschaft so fern als möglich liegt, die Naturwissenschaft zu verkennen; dem, was die Naturwissenschaft auch in der neueren Zeit über die Geheimnisse des Nervenlebens, über die Geheimnisse des menschlichen Organismus überhaupt gebracht hat, dem soll sein Wert nicht genommen werden. Aber der Wert liegt auf einem anderen Gebiete als auf dem der Seelenerkenntnis. Man kann das bloße Denken sich überlassen, dann verhungert man, ist einem Verhungernden ähnlich; aber zur Erkenntnis des Seelenlebens sich bloß der äußeren Beobachtung zu überlassen, welche die Naturwissenschaft, die Anatomie, die Physiologie, die Biologie gibt, das gleicht von der anderen Seite dem Hineinführen in den menschlichen Organismus nicht von brauchbaren Nahrungsmitteln, sondern von allerlei Zeug, das unverdaulich ist. Wenn man sich den Magen anfüllt mit unverdaulichen Steinen oder mit dergleichen, so ist eben der menschliche Organismus nicht imstande, aus diesem unverdaulichen Zeug etwas zu machen. So kann man, wenn man die naturwissenschaftlichen Ergebnisse einfach so nimmt, wie sie sind, sie seelisch nicht verarbeitet, auch nicht annehmen, daß daraus irgendeine Aufklärung über die geistige Welt, über das Leben der Seele im Bereich des Übersinnlichen entsteht. Man hat sich in der neueren Zeit den verschiedensten Vorstellungen überlassen, die erklären sollen, wie eigentlich die Seele zum Leibe steht. Nicht nur, daß da die sonderbarsten Märchen herumschwirren in dem, was man oftmals Wissenschaft nennt. Märchen, Aberglaube, man will ihn ja aus dem äußeren Leben ausmerzen, in der Wissenschaft floriert er oftmals so stark, wie er nur jemals im Leben floriert hat, nur bemerkt man ihn in der Wissenschaft ebensowenig, wie man ihn damals im äußeren Leben bemerkte. So das Märchen von den Telegraphendrähten: daß die Nerven selber Telegraphendrähte wären nach der Seele hin, welche die äußeren Sinneseindrücke weiterleiten, dann wiederum andere Nerven, welche die Willensimpulse nach der Peripherie des Leibes lenken. Von diesem Märchen, von diesem immer wieder und wiederkehrenden Vergleiche möchte man schon gar nicht reden, denn was mit diesem Vergleich gemeint wird, ist ganz fern von dem wirklichen Tatbestand und entspringt nur einem eben nicht bemerkten wissenschaftlichen Aberglauben.

Aber zwei Vorstellungen möchte man doch hervorheben, welche auch heute sehr verbreitet sind bei denjenigen, die über das Verhältnis des Leibes zur Seele nachdachten. Die einen glauben, sie müssen den Leib - vorzugsweise reden sie ja dann von dem Nervensystem - wie eine Art Werkzeug der Seele behandeln, wie wenn also die Seele so eine Art Akteur wäre, ein Wesen, welches sich des Leibes wie eines Werkzeuges bedient. Die anderen, die nicht einsehen können, wie ein seelisch-geistiges Wesen - als was ihnen ja die Seele gilt - einen Angriffspunkt finden soll, um auf etwas Materielles wie den Leib zu wirken, die sind gar darauf gekommen - sehr viele heutige Seelenforscher sind darauf gekommen -, die sonderbare Vorstellung auszubilden, die man nennt den seelisch-leiblichen Parallelismus. Da sollen die Vorgänge des Leibes für sich ablaufen, alle möglichen leiblichen Vorgänge. Ohne daß die Seele auf den Leib wirkt wie eine Ursache oder der Leib zurück auf die Seele wirkt, soll das Seelenleben parallel mit den leiblichen Vorgängen ablaufen, so nebeneinander zwei Parallelströmungen. Eins begleitet immer das andere, nur wirkt das eine nicht auf das andere. Wundt, Ebbinghaus, eine ganze Anzahl von Psychologen, Paulsen - ich müßte viele anführen - geben sich dieser sonderbaren Parallelismustheorie hin.

Alle diese Theorien leiden daran, daß sie eben durchaus nicht darauf kommen, worinnen der Zusammenhang der Seele mit dem Leib eigentlich beruht. Dieser Zusammenhang läßt sich nämlich weder dadurch ausdrücken, daß man sagt: Der Leib ist das Werkzeug der Seele-, noch läßt er sich dadurch ausdrücken, daß man sagt: Die Seelenerscheinungen, die Seelenvorgänge laufen parallel mit den Leibeserscheinungen ab.

Ich kann allerdings dasjenige, was auf diesem Gebiete zu sagen ist, was ein weites Feld umspannt, nur vorbringen - wie ich ja auch angekündigt habe — als Ergebnis und Beobachtung der Anthroposophie; die weiteren Begründungen kann jeder in den verschiedenen Schriften von mir finden. Aber ich möchte das Wesentliche, wozu gerade die angeregten Fragen die anthroposophische Forschung führen, denn doch heute hier in Kürze entwickeln.

Will man das Verhältnis der Seele zum Leib in der richtigen Art ausdrücken, so muß man sagen: Insofern der Mensch in Betracht kommt, erweist sich für eine wirkliche Beobachtung - für eine solche Beobachtung, die dazu vordringt, Geistiges zu schauen auf dem Wege, den ich angedeutet habe - alles Leibliche, was am Menschen ist, weder als Werkzeug noch als nebenherlaufender Vorgang, sondern als Schöpfung des Seelischen, im Kleinen und im Großen als Schöpfung des Seelischen. Und es ist nichts Leibliches am Menschen, das nicht eine Schöpfung des Seelischen wäre. Man muß allerdings manches Vorurteil abstreifen, man muß manche neuen Begriffe aufnehmen aus der Geisteswissenschaft, wenn man diese weittragende Idee, daß alles Leibliche eine Schöpfung des Seelischen ist, ins Auge fassen will.

Schon im Kleinen ist das so, wenn wir irgendeine Vorstellung uns bilden, wenn ein Gefühl auftritt in uns. Ja, nur weil man nicht gelernt hat, wirklich geist-leiblich zu beobachten, glaubt man, da wirke etwas Äußerliches auf einen fertigen Leib; die äußerliche Wirkung übertrage sich durch das Auge oder Ohr auf den fertigen Leib, dann gehe die Wirkung im Innern weiter. Sehen Sie sich einmal wirklich vorurteilslos die entsprechenden Theorien, die so sprechen, an; Sie werden überall finden: Auf wirkliche Beobachtung sind sie gar nicht gebaut, sondern sie sind eigentlich alle auf Vorurteile gebaut. Denn was wirklich vorgeht, wenn wir eine Wahrnehmung machen, wenn wir etwas hören, das ist in dem Moment eigentlich in seinem wesentlichsten Teile schon vollzogen, wenn uns die Sache zum Bewußtsein kommt, und ist immer im Grunde genommen ein Bildungsvorgang im Leibe. Ein Lichtstrahl trifft uns; der Lichtstrahl bewirkt etwas. Er ist in derselben Welt, in der auch unser Leib eingeschaltet ist. In unserem Leib geht etwas vor. Was darinnen vorgeht, das ist von ganz derselben Art, nur im Kleinen, ich möchte sagen im Atomistischen, wie das ist, wenn aus Kräften im Großen unser Gesamtorganismus gebildet wird. Wie unser Gesamtorganismus gebildet wird aus den Kräften des Wachstums und aus anderen Kräften heraus, so wird etwas gebildet in uns, wenn ein Lichtstrahl uns trifft, wenn ein Tonstrahl uns trifft und so weiter. Was da gebildet wird, was Neubildung ist in uns, was entstanden ist in uns, was geradeso als etwas Feines, Atomistisches in uns ist, wie wenn uns ein neuer Finger gewachsen wäre -das wäre nur deutlicher -, das spiegelt sich dann zurück in die Seele, die nicht im Leibe ist, sondern immer im Bereich des Übersinnlichen.



Und das Spiegelbild, das kommt uns zum Bewußtsein. Der Vorgang aber, der sich da vollziehen muß für das wache Bewußtsein, muß ein Verzehrungsvorgang, ein Abbauvorgang, wirklich ein kleiner Tod sein.


 Wir können an den gewöhnlichen Bewußtseinsvorgängen, an dem, was wir als Vorstellung, Fühlen und Wollen im gewöhnlichen Leben haben, im Grunde genommen uns nicht völlig überzeugen durch leiblich-geistige Beobachtung, wie es sich eigentlich mit dem Bewußtsein und mit dem Seelenwesen verhält. Aber wenn wir auf etwas anderes eingehen, wenn wir eingehen auf das, was auch unser gewöhnliches Wachleben begleitet, auf die Bildung der Erinnerungsvorstellungen, auf das Gedächtnis, da kommen wir dem schon näher, was eben gesagt worden ist. Wer zu beobachten versteht, was im Menschen vorgeht, der weiß: Was eigentlich eine Vorstellung uns bewußt macht, was macht, daß ich einen Gegenstand sehe, höre, fühle, das führt nicht sogleich zu Erinnerungen. Nein, sondern es muß immer etwas nebenherlaufen, ein anderer Vorgang nebenherlaufen. Haben Sie Sinn für Beobachtung, so sehen Sie sich an einen Schüler, der so recht ochst; was er alles für Nebenübungen machen muß, damit das, was er aufnimmt, auch gedächtnismäßig wird, damit es in die Erinnerung übergeht. Es muß nämlich immer ein unterbewußter Vorgang, ein unbewußter Begleitvorgang vor sich gehen. Das, was wir wissen, das bleibt uns nicht, sondern was neben dem Bewußtsein im Unterbewußtsein hergeht. Das aber, was da geschieht in unserem Organismus durch diese Nebenströmung des Bewußtseins, das ist noch sehr ähnlich den Vorgängen, die vor sich gehen, wenn wir wachsen, wenn wir von klein auf wachsen, wenn wir uns bilden. Das Entstehen von Bewußtseinsvorstellungen ist wirklich ein atomistischer Wachstumsvorgang im Kleinen. Es wächst etwas in uns, wenn es auch nur etwas Minuziöses ist. Sonst wachsen wir wie mit Riesenkräften im Verhältnis zu dem kleinen Wachstumsvorgang, der sich in uns vollzieht, unbemerkt für das gewöhnliche Leben, wenn Erinnerung sich bildet. Unter der Oberfläche des Stromes der bewußten Vorstellungen fließt, während wir vorstellend erleben, ein Geschehen, das die Erinnerungen trägt; und das ist sehr ähnlich den Wachstumsvorgängen. Fragen Sie, warum man gerade in der Jugend das Gedächtnis gut ausbilden kann?




Weil man da noch eben jene Kräfte, die Wachstumskräfte sind, frisch in sich hat, weil sie noch nicht abgestorben, abgewelkt sind. Aber ich kann immer nur solche einzelnen Belege geben; man kann, was ich gesagt habe, durch Hunderte und Hunderte von einzelnen Beobachtungen belegen.

 



Dasjenige aber, was unser gewöhnliches Vorstellen ist, das auch, was unser Fühlen, was unser Wollen ist, was überhaupt der Verlauf unseres Seelenlebens ist, das greift nun schon so ein, daß es nicht nur sich spiegelt und dadurch das, was eigentlich geschieht, zum Bewußtsein bringt; sondern so, wie behufs der Erinnerung eine Unterströmung da ist zu unserem bewußten Leben, so gibt es auch eine Oberströmung. Und wie man die Unterströmung nicht bemerkt - man bemerkt sie höchstens, wenn der Schüler ochst und Bewegungen macht und sein Gehirn anstößt, um irgend etwas zu tun, diese Unterströmung zu fördern —, die Oberströmung bemerkt man erst recht nicht. Diese Oberströmung gehört aber vor allen Dingen dem an, was ich vorhin den zweiten Menschen genannt habe, der da schläft in dem gewöhnlichen Menschen, während wir denken, fühlen, wollen und auf diese Weise die Blüten unseres gewöhnlichen Lebens zustande bringen, das zwischen Geburt und Tod, oder sagen wir zwischen Empfängnis und Tod verläuft.


Ebenso wie die Erinnerungsströmung unter dem Bewußtsein, so verläuft über dem Bewußtsein etwas rein Seelisches, etwas, was nun gar nicht irgendwie im gewöhnlichen Erleben in den Leib eingreift. Und weil dieses bewußte Seelenleben ein solches, ich möchte sagen, Übererleben hat, deshalb reichen für dieses bewußte Seelenleben, ja für das vollständige Seelenleben die Kräfte gar nicht aus, die der Mensch als Wachstumskräfte hat. Die Kräfte, die den Menschen zur Geburt führen, reichen nicht aus. Diese Kräfte könnten am Menschen nur hervorrufen, was wir am schlafenden Organismus wahrnehmen. In dem Augenblicke, wo in den Organismus das Bewußtsein mit seinen bezeichneten Überströmungen eingreift, müssen in den Organismus diejenigen Kräfte eingreifen, die dann in ihrer Gesamtsumme als Tod diesen Organismus auch zerstören. Diese Kräfte sind Abbaukräfte, sind solche Kräfte, die immer mehr und mehr abbauend eingreifen, so daß die Kräfte des Wachstums ausgleichend im Schlafe wirken müssen. Erst dann versteht man das übersinnliche Leben der Seele, wenn man weiß, wie weit untersinnlich das rein Organische reicht.

 

 

Ich spreche nicht gern - die verehrten Zuhörer, die öfter mich hier gehört haben, wissen das - von rein persönlichen Erlebnissen; allein, was ich jetzt von rein persönlichen Erlebnissen sagen will, hängt ja wesentlich mit dem zusammen, was ich überhaupt vorzubringen habe.

Ich darf wohl gestehen, daß ich durch innere Arbeit die Probleme, von denen ich auch heute spreche, von denen ich in meinen Schriften spreche, seit weit mehr als dreißig Jahren intensiv verfolge, verfolge auf allen Wegen, die sich ergeben können. Diese Wege sollen die Seele hineinführen in das Gebiet des geistigen Lebens und in den Zusammenhang dieses geistig-seelischen Lebens mit dem leiblichen Leben. Ich habe gefunden, daß man, wenn man heute in Gemäßheit der wissenschaftlichen Errungenschaften unserer Zeit ehrlich und aufrichtig zu Werke geht, wirklich unendlich vieles und Fruchtbares gerade gewinnen kann, indem man sich naturwissenschaftlich diszipliniert, indem man sich naturwissenschaftlich schult. Man findet auf diesem Wege dann auch - gerade wenn man durch die Naturwissenschaft geht — genau diejenigen Fragen, diejenigen Probleme, zu deren Lösung die gewöhnliche Naturwissenschaft nicht ausreicht. Ja, gerade aus naturwissenschaftlichem Denken heraus bekommt man andere Ergebnisse, andere Beobachtungsresultate über das, was in der Naturwissenschaft eigentlich vorliegt.

Ich muß sagen: Zu den größten Rätseln auf naturwissenschaftlich-geisteswissenschaftlichem Gebiete gehörte für mich durch Jahrzehnte die Frage nach dem Wesen des Nervensystems, dieses Nervensystems, das naturwissenschaftliche  Psychologen, psychologische Naturwissenschafter der Gegenwart eben für das Organ der Seele halten, von dem sie sich vorstellen, daß in den Nerven eine innere Tätigkeit vor sich geht, die so ähnlich ist wie andere Organtätigkeiten. Nun ja, es gehen auch solche Tätigkeiten in den Nerven vor sich, aber sie dienen eben nicht der Bildung von Vorstellungen, von Gefühlen und vom Willen. Die Vorgänge, die im Nervensystem vor sich gehen, dienen der Ernährung der Nerven, dienen der Herstellung der Nervensubstanz, wenn sie verbraucht ist. Sie dienen eben durchaus nicht dem seelischen Leben; sie müssen aber da sein, damit das seelische Leben stattfinden kann. Ich darf einen Vergleich gebrauchen, den ich hier schon einmal gebraucht habe.

Wenn man das Nervensystem ansieht und es betrachtet als etwas, was da sein muß zum Seelenleben, so hat man eben so etwas, wie wenn man sagt: Der Boden muß da sein, damit ich nicht in die Tiefe falle, wenn ich gehen will. Aber wenn ich gehe, der Boden ist weich, und ich lasse Spuren zurück, dann wird derjenige ganz fehlgehen, der nun den Boden untersucht und die Kräfte darinnen sucht, in dem Boden, die da meine Fußspuren gemacht haben, von innen heraus. So wenig wie diese Kräfte von innen heraus, ebensowenig machen irgendwelche inneren Kräfte des Gehirns und Nervensystems die Spuren, die durch Vorstellen, Wollen und Fühlen entstehen. Da wirkt das Seelische, das im übersinnlichen Gebiet waltet. Sowenig ich, wenn ich gehe, etwas zu tun habe mit dem Fußboden - trotzdem er mir notwendig ist-, sowenig hat die Seele etwas zu tun mit den Nerven, trotzdem gewiß dieses Nervensystem so notwendig ist wie mir der Fußboden.

 

 

 

Ehe man das nicht einsieht, ehe man das nicht als wirkliche Beobachtung erlebt, eher kann man überhaupt zu keinem Verständnis des wahren Wesens der Seele kommen. Was dem seelischen Leben wirklich zugrunde liegt im Nervenleben, sind nicht die Ernährungsvorgänge, sind nicht organische Vorgänge des Nervensystems - die führen, wie gesagt, zu einer anderen Richtung hin —, das ist dasjenige, was ich nun näher bezeichnen möchte. Ich habe das vorhergehende Persönliche angeführt, damit Sie sehen, daß ich nicht leichtsinnig ein so Gewichtiges ausspreche, was ich jetzt aussprechen will, daß es schwer errungen ist, was ich über das Nervenleben sage: Indem der Mensch in seine Nervenverästelungen sich hineinlebt, indem organische Kräfte in die Nervenverästelungen hineingehen, geht er über aus dem Leben in den Tod. In die Nervenverästelungen hinein stirbt der Mensch fortwährend, wenn er diese Nervenverästelungen zum Denken, Fühlen oder Wollen gebraucht. Das organische Leben geht nicht etwa wie die Wachstumsverhältnisse fort, sondern es erstirbt, indem es sich in die Nerven hinein verästelt. Und indem es erstirbt, indem es Leichnam wird, abhungert, sich ablähmt, bereitet es die Möglichkeit eines Bodens für die geistige Entwickelung, für das rein übersinnliche Seelische. Genau ebenso, wie wenn ich unter dem Rezipienten einer Luftpumpe die Luft wegschaffe, die darinnen ist, luftleeren Raum schaffe, dann die Luft ganz von selber einströmt und sich drinnen geltend macht, so strömt, wenn der Organismus in das Nervensystem hinein fortwährend den partiellen Tod sendet, fortwährend sich abgestorben macht, in den abgestorbenen Teil seelisches Leben ein.

Daher ist der Tod, der partielle Tod die Grundlage des Bewußtseins. Lernt man erkennen, daß der Mensch nicht ein Hineinergießen seiner organischen Kräfte in seinen Leib braucht, um diesen Leib zum Sitz der Seele zu machen, sondern daß der Mensch in die Notwendigkeit versetzt ist, seinem organischen Erleben gerade Grenzen zu setzen, seinem organischen Weben der Kräfte immerfort den Tod zu schaffen, immerfort zurückzuziehen dieses organische Leben aus den Stellen, zu denen die Nerven Gelegenheit geben, dann merkt man, wie das übersinnliche Seelenleben in dem sinnlichen Leib darinnen sich entfalten kann, nachdem es sich allerdings diesen sinnlichen Leib zuerst aufgebaut hat. Denn dieselbe Seele ist es, die in der Zeit von der Geburt, oder sagen wir der Empfängnis bis zum Tode denkt, fühlt und will, dieselbe Seele ist es, die auch vorher da ist. Die geistige Welt - ich habe es hier auch schon öfter ausgesprochen - ist nicht irgendwie in einem Wolkenkuckucksheim, sie ist überall da, wo die sinnliche auch ist; sie durchdringt, durchsetzt sie; und überall, wo sinnliche Wirkungen sind, gehen sie heraus aus übersinnlichen, aus geistigen Wirkungen. Diese Seele, die während des Lebens, weil sie sich den Leib fertig gebildet hat, weil sie sich ihn umgebildet hat zum Spiegelungsapparat, der ihr zurückstrahlt die Vorgänge, die ihr zum Bewußtsein kommen können, dieselbe Seele, die also sich bewußt gestaltet, weil sie gewissermaßen den Leib verfestigt hat, dieselbe Seele lebt in der übersinnlichen Welt, bevor sie zur Geburt, oder sagen wir Empfängnis kam, sie lebt in der übersinnlichen Welt, und in diesem Leben hängt sie mit der übersinnlichen Welt zusammen. Diese Seele ist vorhanden, nicht Jahrzehnte, sondern Jahrhunderte, bevor sie durch die Empfängnis zum sinnlichen Dasein schreitet.

Und so, wie während des Lebens zwischen Geburt und Tod diese Seele im Leibe sich ihr Abbild geschaffen hat und durch dieses Abbild des Leibes ihr Leben entfaltet, so entfaltet das Leben der Seele von der anderen Seite, von der übersinnlichen Welt her, durch ihr Strahlen und Strömen die Kräfte, welche durch Generationen Eltern, Vater und Mutter, wiederum Vater und Mutter eine weitere Generation hinauf und so weiter, zusammenführen, so führen sie die Menschen zusammen, daß sich durch die Generationen hindurch jene Kräfte ausbilden, die dann als Vererbungskräfte auftreten.

Es ist richtig - und keineswegs soll die naturwissenschaftliche Lehre von der Vererbung etwa angefochten werden von der Geisteswissenschaft-, daß, was wir vererben, in der sinnlichen Generationenreihe entsteht. Aber in diese sinnliche Generationenreihe wirkt schon unsere Seele hinein. Wir legen in unsere Vorfahren durch die Wirkungen unserer Seele die Kräfte, die wir dann vererbt erhalten. So bilden wir, wie wir in der Erinnerung im kleinen Wachstum etwas bilden, unseren Gesamtorganismus aus der geistigen Welt heraus; und nur die Unterlage, die Gelegenheit dazu wird gegeben durch das, was in der sinnlichen Vererbungsströmung, in der Generationenfolge ist. Der Leib ist durchaus Geschöpf des Seelisch-Geistigen. So wie das einzelne Erlebnis zwischen Geburt und Tod auf einer Schöpfung des geistigen Wirkens beruht, so beruht auch das Gesamtleibliche des Menschen auf der Schöpfung dieses Leiblichen aus dem Geistig-Seelischen heraus. Aber aufgenommen wird in diese ganze Entwickelungsströmung nicht nur, was Wachstumskräfte sind, nicht nur, was vorwärtsschreitende Kräfte sind, sondern auch was die Kräfte sind, die sich dann in der Gesamtsumme als Tod zeigen, der nur die Außenseite für die Unsterblichkeit ist.

 



Denn indem das Seelisch-Geistige gewissermaßen den Leib in die Welt hineinstellt, an ihm sich spiegelt, erlebt es sein eigenes Leben im Bereich des Übersinnlichen. Dadurch aber, daß die Ihnen vorhin geschilderte Oberströmung sich entwickelt, dadurch zerstört es zugleich den Leib, dadurch trägt es den Tod hinein. Und so, wie jedes Bewußtsein auf einem partiellen Tod beruht, so ist der gesamte Tod nichts anderes als das Zurücknehmen des Seelischen vom Leiblichen, das der Beginn eines andersartigen Erlebens des Seelischen ist. Wir wissen: So, wie wir für die Zeit zwischen Geburt und Tod die Erinnerungsvorstellungen ausbilden, so bilden wir in der angedeuteten übersinnlichen Strömung, in der überbewußten Strömung, den inneren Menschen aus, der durch Geburten und Tode geht, der ewig ist.

Was ich angedeutet habe als das Erleben der Seele, das Sich-selbst-Erleben der Seele im Übersinnlichen, das ist nun nicht etwa etwas, was der Geistesforscher erzeugt, das ist etwas, was als der charakterisierte zweite Mensch, der sonst aber nur verschlafen wird, immer in dem Menschen ist. Geistesforschung ist nichts anderes als das Zum-Bewußtsein-Bringen desjenigen, was im Menschen fortwährend ist, was auch ewig ist im Menschen, so daß es durch den Tod hindurchgehen kann. Dann, wenn man auf die angedeutete Weise in die Lage kommt, sich mit seinem Seelischen im Geistigen zu bewegen, geradeso, wie man sich mit seinen Sinnen im Physisch-Sinnlichen bewegt, dann weiß man, daß man als Mensch, als geistigseelischer Mensch, ebenso in einer Geisteswelt lebt, wie man durch die Sinne in einer physischen Welt lebt. Und wie man, hinschauend auf die physische Welt, Reiche unterscheidet - das Mineralreich, das Pflanzenreich, das Tierreich -, so unterscheidet man in der geistigen Welt Reiche voller Wesen, die, hinaufgehend, immer geistiger und geistiger werden, denen der Mensch durch seine Seele ebenso angehört, wie er durch seinen Leib dem mineralischen, dem pflanzlichen, dem tierischen Reich angehört. Kurz, die Seele tritt bewußt ein in das Gebiet des Geistigen.

 

Ich möchte diese Weltanschauung, welche auf die Art wissenschaftlich entsteht, wie ich es angedeutet habe, am liebsten nennen nach den Quellen — wenn man nicht mißverstanden werden würde, würde ich es auch immer so nennen —, nach den Quellen, aus denen sie für mich selber stammt; ich würde diese Weltanschauung am liebsten Goetheanismus nennen, so wie ich, wenn dadurch nicht Mißverständnisse über Mißverständnisse sich ergeben würden, den Bau in Dornach draußen, der dieser Weltanschauung gewidmet ist, am liebsten Goetheanum nennen würde. Denn nicht auf irgendwelchen Träumereien, nicht auf irgendwelchen willkürlichen Einfällen, sondern auf der gesunden Voraussetzung, auf welcher die Goethesche Weltanschauung beruht, beruht auch dasjenige, was von mir als Anthroposophie gemeint ist. Goethe unterschied sich in seiner Auffassung der Naturdinge gerade durch solche Voraussetzungen von demjenigen, was nachher als Naturwissenschaft - zwar mit einem gewissen Recht, denn man kommt mit Begriffen nur dann vorwärts, wenn man sie reinlich gebraucht - entstanden ist. Goethe aber bildete solche naturwissenschaftliche Begriffe aus, daß diese Begriffe wirklich nicht der Seele wie Steine im Magen liegen, sondern umgebildet werden können, so daß man heraufkommt mit diesen naturwissenschaftlichen Begriffen in das Gebiet des Seelischen. Goethe selbst hat noch nicht Geisteswissenschaft begründet; er ist nicht dazu gekommen. Aber er hat seine Metamorphosenlehre so ausgebildet, daß man nur konsequent das innere Erleben aus den Prinzipien heraus weiter auszugestalten braucht, aus denen die Goethesche Metamorphosenlehre geflossen ist, dann kommt man auch zu einer Erfassung des seelisch-geistigen Erlebens.

Wozu kommt denn eigentlich die landläufige Psychologie? Ein sehr, sehr bedeutender, wie ich glaube, der bedeutendste Philosoph der Gegenwart, der in diesem Frühling in Zürich verstorbene Franz Brentano, er hat ein reiches Erkenntnisleben hinter sich, er war ein Kämpfer auf diesem Gebiet; zuletzt hat er ein Asyl gefunden, während der Zeit dieses Krieges, in Zürich; im Frühling dieses Jahres starb er. Er hat sein ganzes Leben hindurch, neben seinen anderen tiefgründigen Forschungen auf dem Gebiet des Seelenlebens, versucht, zurechtzukommen mit dem, was man nennt: Denken oder Vorstellen, Fühlen und Wollen. Es spielen ja diese drei Begriffe in der Seelenwissenschaft eine ganz besondere Rolle. Nun, auch Franz Brentano ist nicht weitergekommen als eigentlich nur zu einer Einteilung, ist nicht bis dahin gekommen, wo im Grunde genommen gerade im Seelischen erst gesehen werden kann, was da lebt als Seelisches, wo das Seelische selbst erst als ein Lebendiges erfaßt werden kann. Wenn man so einfach mechanisch gruppiert: Vorstellen, Fühlen, Wollen - hat man drei Klassen. Um das Seelische, in dem ja Denken, Fühlen und Wollen leben, als Lebendiges zu erfassen, muß man das Seelische, jetzt allerdings Geistig-Seelische, in dem Sinne erfassen, wie Goethe die äußeren Naturdinge zu erfassen suchte in seiner Metamorphosenlehre, wie Goethe versuchte — man mag ihm darinnen nun mehr oder weniger Recht geben, darauf kommt es jetzt nicht an; im einzelnen mag er gefehlt haben, auf das Prinzipielle, auf das Methodische kommt es an-, wie Goethe versucht hat, in dem Blütenblatt, ja noch in den Fruchtorganen umgewandelte  grüne  Stengelblätter zu sehen. Wie er alle Organe durch eine metamorphosische Umwandlung ineinander sich zu erklären versuchte, so muß man nicht bloß stehenlassen nebeneinander Denken, Fühlen und Wollen, sondern den lebendigen Übergang von ihnen gewinnen.


Da kann ich wiederum nur durch Jahrzehnte gereifte Forschungsergebnisse der Anthroposophie anführen: Was wir im gewöhnlichen Leben Wollen, was wir unseren Willen nennen, ist nicht bloß so äußerlich neben das Fühlen und neben das Vorstellen hingestellt, sondern das Fühlen ist einfach durch eine Metamorphose aus dem Wollen entstanden, bildet sich aus dem Wollen heraus, so, wie sich das Blütenblatt aus dem Stengelblatt bildet; und das Vorstellen bildet sich wiederum aus dem Fühlen heraus. Der Anthroposoph kommt am Schluß zu dem Ergebnis: Was wir als ein Wollen erkennen, ist im Grunde ein junges, ein noch kindliches Wesen, das, wenn es alt wird, älter wird, zum Fühlen sich verwandelt, metamorphosiert, und wenn es noch älter wird, zum Gedanken, zur Vorstellung sich hinmetamorphosiert.

In dem, was wir als Vorstellen erleben, ist immer in geheimnisvoller Weise dasselbe wesenhaft drinnen, das auch im Fühlen und Wollen drinnen ist. Nur erleben wir nicht - weil wir im gewöhnlichen Leben das erleben, was die Seele mit Hilfe des Leibes, mit Hilfe des Abbildes, des Geschöpfes, das sie sich selbst gemacht hat, erlebt -, wir erleben nicht, wie alles Vorstellen aus dem Fühlen hervorgeht. Wenn aber die Seele sich ihre Geistorgane ausgebildet hat, dann erlebt sie in allen Vorstellungen ein geheimnisvolles Fühlen, nur nicht ein Fühlen, das an unseren Leib gebunden ist, sondern ein Fühlen, das uns auf dem Umwege durch die Vorstellung hinausführt in die Weiten der geistigen Welt. Man erlebt dann, wenn man durch das Fühlen nicht hineingeführt wird in sein Leibliches, sondern umgekehrt, hinausgeführt wird in die Weiten der geistigen Welt, dasjenige Übersinnliche, in dem wir sind zwischen dem Tode und einer neuen Geburt, in dem die Seele lebt, bevor sie zur Geburt schreitet und nachdem sie durch die Pforte des Todes gegangen ist. Und man erlebt dann in höherem Wissen, als die gewöhnlichen Vorstellungen sind, in geistig-seelischem Wissen, die übersinnliche Welt.



Die meisten Menschen möchten allerdings diese übersinnliche Welt so nach den Methoden, nach dem Vorbilde der sinnlichen erleben. Sie sind nicht zufrieden damit, sie bloß im Bilde - wie ich in meinen Schriften angedeutet habe -, in Imaginationen zu erleben. Sie möchten sie so derb erleben wie die Sinnlichkeit. Allein, wie der Leib erst sterben muß, um reiner Geist zu werden, so muß das, was sinnliche Erkenntnis ist, erst aus sich abstreifen, was sich mit dem Materiellen, mit dem Stofflichen verbindet, und es muß die Erkenntnis Imagination, imaginativ werden, damit im imaginativen Erleben, das so fein ist wie das Phantasieleben, aber nicht so willkürlich, sondern innerlich methodisch geregelt, damit in diesem übersinnlichen Erleben, das jetzt kein Traum ist, abgestreift wird das Sinnlich-Stoffliche, das der sinnlichen Wahrnehmung angehört, und ein Bild schon zwischen Geburt und Tod gewonnen wird von dem, was Wirklichkeit ist, wenn der Mensch durch die Pforte des Todes in die übersinnliche Welt eintritt. Alles, was vom Leib kommt, ist stofflich in der Erkenntnis; das muß abgestreift werden von der Erkenntnis, wenn man diese Erkenntnis zum Übersinnlichen führen will.

Daher kann niemand hoffen, das Übersinnliche wirklich zu erkennen, der es so derb in die Sinnes weit hereinstellen will wie die Spiritisten, die Stimmen oder sonstige materielle Wirkungen haben möchten, während sie eigentlich, in einer sonderbaren Selbsttäuschung befangen, im Grunde auf das Übersinnliche losgehen wollen und sich ein Sinnliches hingestellt haben. Jenes feingeistige Erleben, jenes wirklich auch der stofflichen Erkenntnis entkleidete Erleben, das eintreten muß, wenn man den ewigen, den unvergänglichen Menschen erleben will, mit dem begnügen sich eben viele Leute in unseren Tagen nicht. Aber dieses übersinnliche Erleben ist es allein, was uns zu einer wirklichen Erkenntnis des Seelenwesens im Bereich des Übersinnlichen führen kann, wie ich gezeigt habe - ich konnte es nur skizzenhaft zeigen —, welches uns zu einer wahren Anschauung über das Verhältnis des Leibes zur Seele und der Seele zum Leibe führt.

 

Wie das Fühlen sich umwandelt zu dem Vorstellen, so auch das Wollen. Und wie man geheimnisvoll in jeder Vorstellung ein Gefühl finden kann, so entdeckt man auch ein Wollen, aber ein Wollen, das einen nicht hineinführt in die menschlichen Gliederbewegungen, in das menschliche sinnliche Handeln, sondern das einen hinausführt aus dem Vorstellungsleben in den Bereich der übersinnlichen Welt. Entdeckt man in dem altgewordenen Seelenwesen des Vorstellens das junge Seelenwesen des Wollens, dann entdeckt man in diesem Wollen, das rein geistig erlebt wird, diejenigen Kräfte, die herüberspielen in dieses Erdenleben aus vorhergehenden Erdenleben, die der Mensch durchlebt hat. Und dann werden die wiederholten Erdenleben, dann wird der Durchgang der Seele als übersinnliches Wesen durch wiederholte Erdenleben, mit dazwischenliegenden Leben in der rein übersinnlichen Welt, ein wirkliches Beobachtungsobjekt; dann tritt der Mensch ein in die wirkliche übersinnliche Erkenntnis.


Diese wirkliche übersinnliche Erkenntnis - man könnte meinen, sie sei nur zur Befriedigung des menschlichen Erkenntnisbedürfnisses da. Lassen Sie mich ganz kurz, zum Schlüsse, nur mit wenigen Worten noch andeuten, daß dies nicht der Fall ist.

Wovon man glauben könnte, daß nur der menschliche Erkenntnishunger, das Wissensbedürfnis befriedigt werden könnte, das hat seine tiefe praktische Bedeutung. Gewiß, man hat es ja in der Entwickelung der Menschheit mit einem Fortschritt zu tun. Die kopernikanische Weltanschauung, die moderne Naturwissenschaft sind erst gekommen, nachdem die Menschheit andere Stufen voraus durchgemacht hatte. So wird anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft, wie sie hier gemeint ist, erst entstehen, wenn, so wie dazumal am Ende des Mittelalters der Drang entstanden ist, in anderer Weise als im Mittelalter das Weltengebäude anzuschauen, wenn der Drang, das Übersinnliche zu erkennen, in den Menschen stark genug sein wird. Viele Menschen, die wissen, daß es eine übersinnliche Welt gibt, glauben noch, die Menschen seien heute nicht reif, jene freien Erkenntniskräfte zu entwickeln, den schlafenden Menschen zu entfalten. Das Gegenteil ist der Fall! Der Mensch dürstet heute in seinen Seelentiefen nach einem Wissen des Übersinnlichen. Er betäubt sich nur, wie ich es ja in dem Eingang des Vortrages gesagt habe.

 

Aber auch aus anderen Gründen wird seine Betäubung nicht mehr lange standhalten können. Man kann die Natur erkennen, ohne daß man zu Gesetzen aufsteigt, die das Seelenleben erklärlich machen, ja man kann sogar sagen: Man wird die Natur um so reiner erkennen, je mehr man sich bei der Ausbildung der Naturgesetze fernhält von allem Einmischen eines Seelisch-Geistigen. Die Naturgesetze werden um so geeigneter sein für ihr Feld, je weniger sie beirrt werden von Gesetzen, die sich nur auf das Seelisch-Geistige beziehen. Das muß man schon sagen. Aber sobald es sich darum handelt, das Menschenleben in seiner Gänze zu verstehen, so zu verstehen, daß unser Verständnis eingreifen kann in die Entwickelung dieses Menschenlebens, sobald es sich darum handelt, das soziale, das politische, das gesellschaftliche Zusammenleben zu verstehen, sobald es sich nur darum handelt, überhaupt ein richtiges Verhältnis von Mensch zu Mensch zu finden, dann ist ein anderes notwendig, dann reichen die Denkformen nicht aus, die nur an dem Muster der Naturwissenschaft gebildet sind.

O, die Menschheit hat sich nur zu sehr gewöhnt, alles Leben nach solchen Denkformen zu denken, nach denen natürliche Vorgänge, naturgemäße Vorgänge, gedacht werden. Und so hat man sich auch, ich möchte sagen, instinktiv hineingefunden, das soziale Leben, das politische Zusammenleben der Menschen so zu denken und auch so zu gestalten, wie der Geist gestaltet, der sich eben nur gewöhnt, Naturgesetze zu denken. Immer mehr und mehr hat sich das durch die letzten vier Jahrhunderte bis in unsere Zeit herein ausgebildet. Wie es für die Naturwissenschaft gerade recht ist, den Geist auszuschließen, um ihr Feld rein zu bekommen, so ist es völlig ungenügend für das menschliche Zusammenleben, für alles das, was mit Gesellschaft, mit sozialer Wissenschaft zusammenhängt, Denkformen auszubilden, die nur aus der Naturwissenschaft herausgezogen sind. Man wird nicht fertig mit der Art und Weise, wie die Menschen über die Erde hin zusammenleben müssen, wenn man dieses Zusammenleben nach politischen, nach sozialen, nach gesellschaftlichen Idealen gestalten will, die nach dem Muster naturwissenschaftlicher Gesetze gemacht sind.

Ein Beispiel für viele: Als dieser tragische Krieg entstanden ist, da konnte man von vielen Seiten her hören, gerade von Leuten, die sich zugute taten, Erfahrungen zu haben in bezug auf die Gesetze des menschlichen Zusammenlebens - nun ja, man hat es vielfach gehört -: Dieser Krieg kann nicht länger als höchstens vier bis fünf Monate dauern. - Ganz im Ernste, in vollem Ernste haben das die Menschen gesagt aus ihrem Denken, das sie sich herausgebildet haben aus der Zucht naturwissenschaftlicher Schulung, die auch bei demjenigen, der nicht Naturwissenschafter ist, vorhanden ist. Gerade die «Kundigsten» waren es, die so gesprochen haben. Wie hat in trauriger Weise die Wirklichkeit diese Vorstellungen widerlegt! Niemand, der geisteswissenschaftlich die Welt durchschaut, kann sich solchen Irrtümern hingeben, aus dem einfachen Grunde nicht, weil er weiß, was für ein Unterschied besteht zwischen wirklichkeitsfernen Vorstellungen und wirklichkeitsnahen, die Wirklichkeit durchdringenden Vorstellungen.

Was als Geisteswissenschaft, als Anthroposophie unsere Seelen erfüllt, das bringt uns zusammen mit der Wirklichkeit, das stellt uns in die ganze, volle Wirklichkeit hinein. Eine Sozialwissenschaft, eine Wissenschaft über das menschliche Zusammenleben, die wirklich gewachsen ist diesem Zusammenleben der Menschen über die ganze Erde hin, die nicht Instinkte, Impulse in die Menschen hineinbringen soll, die sich so entladen, wie sich die heutigen furchtbaren, katastrophalen Ereignisse entladen - eine solche Sozialwissenschaft, eine solche Gesellschaftswissenschaft kann nur erwachsen aus den Voraussetzungen heraus, die die Geisteswissenschaft, die anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft, gibt. Denn die allein hat es nicht mit einem Lebensteil, sondern mit dem ganzen vollen Leben zu tun; die allein kann daher der Wirklichkeit gewachsene Vorstellungen und Begriffe erzeugen.

Und wenn sich die Menschen nicht bequemen werden, ihr soziales Denken auf dem Boden anthroposophisch orientierter Geisteswissenschaft aufzubauen - das ist meine innigste Überzeugung-, so wird die Menschheit aus den Kalamitäten, die sich heute so furchtbar entladen, nicht herauskommen. Ich weiß zu würdigen, was ausgeht von den Leuten, die sich heute pazifistisch oder ähnlich nennen, die für allerlei Friedensbewegungen enthusiasmiert sind. Allein, solche Dinge lassen sich nicht durch bloße Gebote entscheiden, lassen sich nicht dadurch entscheiden, daß man dekretiert: das oder jenes müsse sein. Man kann durchaus einverstanden sein mit dem, was sein muß. Wenn man aber nur die Gebote, nur die Gesetze bringt aus dem gewöhnlichen Denken heraus, so ist das so, als wenn man zu dem Ofen, der da steht, sagen würde: Lieber Ofen, es ist deine Ofenpflicht, das Zimmer zu heizen; also heize das Zimmer hübsch. — Er wird das Zimmer nicht heizen, ohne daß man Holz hineintut und Feuer anmacht, obwohl es heutzutage ganz angenehm wäre. Aber es kann eben nicht sein, sondern man muß den Ofen mit Holz beladen und Feuer anmachen. Ebensowenig reichen alle gewöhnlichen regulären Vorstellungen über Friedenserhaltung und so weiter aus. Um was es sich handelt, das ist, daß man nicht bloß spricht: Menschen, liebet einander-, sondern daß man, vergleichsweise gesprochen, in die Menschenseelen Heizmaterial hereinbringt. Dieses aber sind Begriffe, die aus dem lebendigen Erfassen des Geisteslebens hervorgehen. Denn die menschliche Seele gehört nicht allein dem materiellen,  sie gehört dem  geistigen Leben an. Und vielfach versteht man heute noch gar nicht, was es heißt, daß diese menschliche Seele dem Bereich des Übersinnlichen angehört. Man glaubt eben gewöhnlich, daß man mit den Gesetzen, die man heute entwickelt, schon im Bereich des Übersinnlichen stehe. Das tut man nicht.

Gerade auf den Gebieten der ernsten Wissenschaft fängt man vielfach an, heute schon einzusehen, daß es auch eine Bedeutung hat, nicht bloß dasjenige, was naturwissenschaftliches Vorurteil in den letzten Jahrzehnten vorgezeichnet hat, auf das menschliche Erleben hin zu prüfen, sondern daß da andere Begriffe, andere Vorstellungen nötig sind.

Haben wir doch das merkwürdige Schauspiel erlebt in der letzten Zeit, daß einer der treuesten Schüler Haeckels, Oscar Hertwig, der berühmte Physiologe, Biologe, ein Buch geschrieben hat, in dem er, trotzdem er einer der treuesten Schüler Haeckels war, Abschied nimmt von der ganzen Äußerlichkeit der darwinschen Theorie, von jener Theorie, die nur durch eine Summe von Zufälligkeiten, von Zufällen das Werden erklären will, die nicht will, daß Kräfte eingreifen in dieses Werden, die nicht durch bloße äußere Beobachtung erkannt werden können. So hat man das Merkwürdige erlebt, daß Oscar Hertwig in der letzten Zeit ein bedeutsames Buch geschrieben hat: «Das Werden der Organismen. Eine Widerlegung von Darwins Zufallstheorie». Und in diesem Buche, in dem die ernste Wissenschaft selber herauszukommen sucht aus dem Hängen an dem bloß Materiellen, aufzusteigen sucht in das Geistige, schließt Oscar Hertwig aus diesen Erwägungen heraus - und das ist das Bezeichnende, das Sie mir gestatten, zum Schlüsse anzuführen - seine Ausführungen in der folgenden Weise:

«Die Auslegung der Lehre Darwins, die mit ihren Unbestimmtheiten so vieldeutig ist, gestattete auch eine sehr vielseitige Verwendung auf anderen Gebieten des wirtschaftlichen, des sozialen und des politischen Lebens. Aus ihr konnte jeder, wie aus einem delphischen Orakelspruch, je nachdem es ihm erwünscht war, seine Nutzanwendungen auf soziale, politische, hygienische, medizinische und andere Fragen ziehen und sich zur Bekräftigung seiner Behauptungen auf die Wissenschaft der darwinistisch umgeprägten Biologie mit ihren unabänderlichen Naturgesetzen berufen. Wenn nun aber diese vermeintlichen Gesetze keine solchen sind» - was Oscar Hertwig glaubt bewiesen zu haben -, «sollten da bei ihrer vielseitigen Nutzanwendung auf andere Gebiete nicht auch soziale Gefahren bestehen können? Man glaube doch nicht, daß die menschliche Gesellschaft ein halbes Jahrhundert lang Redewendungen wie unerbittlicher Kampf ums Dasein, Auslese des Passenden, des Nützlichen, des Zweckmäßigen, Vervollkommnung durch Zuchtwahl etc. in ihrer Übertragung auf die verschiedensten Gebiete, wie tägliches Brot, gebrauchen kann, ohne in der ganzen Richtung ihrer Ideenbildung tiefer und nachhaltiger beeinflußt zu werden! Der Nachweis für die Behauptung würde sich nicht schwer aus vielen Erscheinungen der Neuzeit gewinnen lassen. Eben darum greift die Entscheidung über Wahrheit und Irrtum des Darwinismus auch weit über den Rahmen der biologischen Wissenschaft hinaus.»

Da sieht man, wie ein Naturforscher einsieht: Was die Menschen denken und was von ihren Gedanken in ihre Impulse übergeht, das bereitet vor und gestaltet aus, was dann in der äußeren Wirklichkeit sich entladet; auch auf sozialem Gebiete ist Geistiges der Schöpfer des Materiellen. Und wenn das Materielle in solcher Gestalt auftritt wie gegenwärtig, dann, dann muß nach anderen Gründen im Geistigen gesucht werden, als sie von dem gesucht werden, der mit seinen Begriffen über das Soziale sich nur nach dem Muster der Naturwissenschaft erzieht. Eine Geisteswissenschaft, die auf Okkultismus gegründet ist, wird anders auf das soziale Leben wirken können; sie wird nicht bloß sprechen von einem unerbittlichen «Kampf ums Dasein», sondern sie wird durchschauen, was sich hineinstellt als Geistiges in das, was im Natürlichen nur als Kampf ums Dasein auftritt; sie wird nicht bloß das Dasein nach dem Äußeren anschauen, sondern nach dem, was der Geist hineingegossen hat, wird nicht bloß nach dem Zweckmäßigen den Verlauf der Entwickelung beurteilen, sondern auch nach dem, was als ethisch Wertvolles in den Verlauf der Zweckmäßigkeit hineingestellt wird; sie wird nicht bloß von Vervollkommnung durch Zuchtwahl sprechen, sondern von dem schöpferischen Geist, der in die Entwickelungsströmung einströmt und sich die Zuchtwahl nur schafft, so wie die Seele sich ihren Leib schafft. Sie wird im Übersinnlichen vor allem die Grundlagen für die sozialen Gesetze suchen.

Da können wir schon sehen, daß Geisteswissenschaft, anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft, nicht etwas zur bloßen Erkenntnisbefriedigung ist, sondern etwas ist, was mit dem praktischen Bedürfnis, mit dem ganzen Verlauf des Lebens innig zusammenhängt. Und die Zukunft wird jene Grundlagen des Denkens gerade für das praktische Leben fordern, die nur aus Geisteswissenschaft fließen können.


Warum sträuben sich die Menschen heute noch so vielfach dagegen, Geisteswissenschaft in ihre Seelen aufzunehmen? Gerade aus dem heute abend Gesagten kann man sich eine Antwort bilden in bezug auf diese Frage. Es hat uns heute abend vorzugsweise beschäftigt, wie Geisteswissenschaft dem Rätsel der Unsterblichkeit nachgeht. Allein es trennt uns von dieser Unsterblichkeit der Tod. Und wir haben ja gesehen: Gerade im Verlaufe des Lebens müssen wir das fortwährende Hereingreifen des Todes anerkennen. In alten Zeiten, in denen man in anderer Art, aber doch gesprochen hat von der Erkenntnis der geistigen Welt, hat man immer gesagt: Derjenige, der eintritt in die geistige Welt, muß symbolisch den Tod erleben. - Nun ist das vielleicht eine radikale Ausdrucksweise, aber wahr ist es. Zwischen unserer Welt der Sinne und des Verstandes, der die Sinnesbeobachtungen zergliedert, und der Welt, in der Unsterblichkeit west, liegt nicht eine Welt des Wachsens, nicht eine Welt des Blühens, nicht eine Welt des Gedeihens, sondern dazwischen liegt der Tod. Und man muß dem Tod, man muß den Abbaukräften, man muß den Kräften ins Auge schauen, die den Kräften, die gerade die Naturwissenschaft betrachtet, den Kräften der Geburt, des Wachstums, entgegenwirken. Das bringt auf dem Gebiete der Erkenntnis etwas Ähnliches hervor, wie es auf dem Gebiet des äußeren Lebens die Todesfurcht ist. Man kann schon sprechen von einer Erkenntnis-Todesfurcht, davon, daß die Menschen nicht den Mut haben, durch dasjenige Gebiet durchzudringen, durch das durchgegangen werden muß, wenn man ins Übersinnliche eintreten will. Die Menschen schrecken zurück. Sie wissen es nicht. Sie machen sich allerlei vor an Theorien und Vorurteilen über «Erkenntnisgrenzen», über irgendeine nur materielle Bedeutung des Lebens. Lieber machen sie sich das vor, als daß sie kühn hineintreten durch jenes Tor, durch das man allein aus der sinnlichen in die übersinnliche Welt kommen kann. Das Tor ist aber dasjenige, durch das man das Wesen des Todes und alles dessen, was todverwandt ist, erkennen muß. Denn es ist wahr: Befriedigende innere Seelenharmonie, der Mensch wird sie nur finden, wenn er aufnehmen kann in sein Seeleninneres die Geheimnisse der Unsterblichkeit.

Aber zu der Erkenntnisfrucht, die sich als Unsterblichkeit genießen läßt, zu der dringt man nur, indem man umackert den Boden des Todes und des Tod-Verwandten. Davor aber darf man sich nicht fürchten. In dem Maße, als die Menschen auf dem Gebiete des Erkennens diese Erkenntnis-Todesfurcht überwinden, wird eine Wissenschaft des Unsterblichen, eine Wissenschaft des Übersinnlichen, entstehen.

Morgen werde ich darüber sprechen, wie diese Wissenschaft des Übersinnlichen, diese anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft, niemanden in seinem religiösen Bekenntnisse stört.


Ich hoffe, daß ich Sie morgen nicht so lange aufhalte; aber der heutige grundlegende Vortrag ließ sich nicht kürzer machen.