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Institut pour une tri-articulation sociale
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Collection c331  :

Conseils d'entreprise et socialisation / Betriebsräte und Sozialisierung




ANNEXE ANHANG

 


 

Les références Rudolf Steiner Œuvres complètes ga 331 289-302 (1989) 00/00/1989


Les éventuelles mises en évidence sont à usage interne, veuillez nous en excuser.

Original





Traducteur: FG v. 01 - 01/10/2021 Éditeur: SITE

I

Session plénière des conseils ouvriers du Grand-Stuttgart le 7 mai 1919

1. Demande à l'Assemblée générale du Conseil des travailleurs du Grand-Stuttgart

2. Rapport du «Social Democrat» du 13 mai 1919

3. Présentation de Rudolf Steiner, résumé


Remarque préliminaire (éditeur) : le 29 avril 1919, un cercle de travailleurs, qui n'est plus à déterminer, a adressé une demande à l'assemblée plénière du Conseil des travailleurs du Grand-Stuttgart pour inviter Rudolf Steiner à une conférence sur la question de socialisation. La demande a été immédiatement incluse dans la liste des tractants et acceptée à la « session plénière » qui a encore eu lieu le même jour. Si et sous quelle forme a été discutée la demande qui a été citée au troisième point de la liste des tractants sous le mot-clé "conférence du Dr Steiner", n'est plus à établir. Le rapport sur cette session, publié dans le "Korrespondenzblatt des Landesausschusses der Arbeiter- und Bauernräte Württembergs", nr. 2, mai 1919, contient simplement une note sur la conférence de Rudolf Steiner, et d'ailleurs à l'intérieur d'une motion du camarade Schmitt, un représentant du "Conseil des travailleurs spirituels". Là, il s'agit littéralement :



"J'étais fier d'être dans un parlement de travailleurs. Nous avons fondé une fraction de travailleurs spirituels. Aujourd'hui, personne n'a besoin d'avoir honte de nous. Moi aussi j'étais aussi membre de la Commission des dépourvus d'activité professionnelle... des conditions/rapports tristes existent sur le pays, là sont encore des circonstances, et nous avons dû faire l'expérience qu'il y avait des fonctionnaires de l'État qui n'avaient même pas lu les décrets du gouvernement. Ainsi reposent les choses. Conseils des travailleurs, ne vous trompez pas ! Il n'y a plus de 12 janvier ! Des districts entiers en Allemagne sont résolument passés à l'U.S.P. L'évolution nous pousse à cela, car le gouvernement n'a pas fourni ce que la masse attend à travers son travail. Rien n'a été fait ! Tout le système est morsch (pourri) ! Je vous demande/prie, revenez sur leurs demandes/exigences originelles et mettez-vous sur le sol du programme d'Erfurt et du marxisme et ne freinez pas plus loin. Le travailleur doit gagner l'influence sur le capital ! Chercher à représenter les véritables intérêts de l'internationale et les travailler pour le bien du peuple. Considérez mes exposés actuels et décidez de parler pour la tripartition sur laquelle vous entendrez la conférence du Dr. Steiner à la prochaine session. »


(Cité d'après EKolb and K. Schönhoven, «Organisation régionale et locale des conseils en Wurtemberg 1918/19», publié par la Commission pour l'histoire du parlementarisme et des partis politiques, Bonn, II, Düsseldorf 1976.)

La prochaine session a eu lieu le 7. Mai 1919. Le point 1 de l'ordre du jour était: présentation par Dr Steiner. Le rapport suivant du journal le «Social Democrat», sur lequel a été écrite à la main comme remarque, la date de publication du 13. 5. 1919, est citée selon la documentation entre autres de E. Kolb et K. Schönhoven p. 252 s. Cet article est presque identique au rapport écrit à la machine sur la réunion, qui se trouve dans l'archive principale d'état à Stuttgart. Alors que, dans le rapport, les motions des participants au débat sont reproduites exhaustivement, elles ont été résumées dans le «Sozialdemokrat». En outre, il est encore remarqué à la fin du rapport que « la demande d'appeler Steiner est adoptée ». Pour des renseignements plus détaillés sur cette demande voir dans le résumé de la conférence de Rudolf Steiner (3) du mai 1919, troisième dernier paragraphe, et appendice III.

01

I

Vollsitzung der Arbeiterräte Groß-Stuttgarts am 7. Mai 1919

1. Antrag an die Vollversammlung des Arbeiterrats Groß-Stuttgarts
2. Bericht aus dem «Sozialdemokrat» vom 13. Mai 1919
3. Vortrag von Rudolf Steiner, Zusammenfassung

Vorbemerkung (Hrsg.): Am 29. April 1919 wurde von einem namentlich nicht mehr festzustellenden Kreis von Arbeitern an die «Vollversammlung des Arbeiterrats Groß-Stuttgarts» der Antrag (s. u.) gerichtet, Rudolf Steiner zu einem Vortrag über die Sozialisierungs-Frage einzuladen. Der Antrag wurde umgehend in die Traktandenliste aufgenommen und an der noch am selben Tag abgehaltenen «Vollsitzung» angenommen. Ob und in welcher Form über diesen Antrag, der an dritter Stelle der Traktandenliste unter dem Stichwort «Vortrag des Herrn Dr Steiner» angeführt war, diskutiert wurde, ist nicht mehr festzustellen. Der Bericht über diese Sitzung, publiziert im «Korrespondenzblatt des Landesausschusses der Arbeiter- und Bauernräte Württembergs», Nr. 2, Mai 1919, enthält lediglich an einer Stelle einen Hinweis auf den Vortrag Rudolf Steiners, und zwar innerhalb eines Votums des Genossen Schmitt, einem Vertreter des «Rates der geistigen Arbeiter». Wörtlich heißt es dort:

«Ich war stolz, in einem Arbeiterparlament zu sein. Wir haben eine Fraktion der geistigen Arbeiter gegründet. Heute braucht sich niemand von uns zu schämen. Auch ich war Mitglied der Erwerbslosenkommission ... Traurige Verhältnisse bestehen auf dem Lande, dort sind noch Zustände, und wir mußten die Erfahrung machen, daß dort Staatsbeamte in Oberämtern fungieren, die nicht einmal die Verfügungen und Verordnungen der Regierung gelesen haben. So liegen die Dinge. Arbeiterräte, täuschen Sie sich nicht! Es ist kein 12. Januar mehr! Ganze Bezirke in Deutschland sind geschlossen zur U.S.P. übergetreten. Die Entwicklung treibt uns dazu, denn die Regierung hat durch ihre Arbeit nicht das geleistet, was die Masse erwartet. Nichts wurde getan! Das ganze System ist morsch! Ich bitte Sie, kommen Sie zurück auf Ihre Urforderungen und stellen Sie sich auf den Boden des Erfurter Programms und des Marxismus und bremsen Sie nicht weiter ab. Der Arbeiter muß den Einfluß auf das Kapital gewinnen! Suchen Sie die wahren Interessen der Internationale zu vertreten und arbeiten Sie für das Volkswohl. Überlegen Sie meine heutigen Ausführungen und entschließen Sie sich für die Dreiteilung, über die Sie in nächster Sitzung den Vortrag des Herrn Dr. Steiner hören werden.»

(Zitiert nach E. Kolb und K. Schönhoven, «Regionale und lokale Räteorganisation in Württemberg 1918/19», herausgegeben von der Kommission für Geschichte des Parlamentarismus und der politischen Parteien, Bonn, II, Düsseldorf 1976.)

Die nächste Sitzung fand am 7. Mai 1919 statt. Punkt 1 der Tagesordnung lautete: Vortrag von Dr Steiner. Der nachfolgende Bericht aus der Zeitung «Sozialdemokrat», auf der handschriftlich als Erscheinungsdatum der 13. 5. 1919 vermerkt wurde, ist zitiert nach der o. a. Dokumentation von E. Kolb und K. Schönhoven S. 252f. Dieser Artikel ist nahezu identisch mit dem maschinenschriftlichen Bericht über die Versammlung, der sich im Hauptstaatsarchiv in Stuttgart befindet. Während in dem Bericht die Voten der Diskussionsteilnehmer ausführlich wiedergegeben sind, wurden diese im «Sozialdemokrat» summarisch zusammengefaßt. Ferner ist am Schluß des Berichtes noch vermerkt: «Antrag, Steiner zu berufen, wird angenommen.» Näheres über diesen Antrag siehe in der Zusammenfassung von Rudolf Steiners Vortrag (3) vom 7. Mai 1919, drittletzter Abschnitt, und ANHANG III.

1

Demande à l’Assemblée plénière des Conseils de travailleurs du Grand-Stuttgart.


Feuerbach, 29 avril 1919

Les soussignés posent la demande suivante :



la réunion plénière siégeant dans la salle du dôme, le 29.4.1919, conclu d'inviter Monsieur le Dr Steiner qui a parlé dans diverses assemblées la semaine dernière devant des travailleurs et aussi d'autres couches de la population sur les "points clés de la question sociale" et son problème de la tripartition de la socialisation, à parler, dans une assemblée plénière, sur la question de socialisation. Celle-là même, en tenant compte de l'importance de cette question, devrait avoir lieu aussitôt que possible.

2.

Rapport tiré du «Social Democrat» du 13 mai 1919


Rapport de la session plénière des conseils de travailleurs du Grand-Stuttgart le 7 mai 1919 à la maison des syndicats.

À l'ordre du jour sont inscrits trois points : la conférence du Dr Steiner, rapport du congrès des conseils et demandes.

Gehring ouvre la session à 2 heures 30 avec un court préavis sur la stagnation et donne la parole au Dr Steiner.


Dr Steiner rappelle l'appel qu'il a publié il y a quelque temps « Au peuple allemand et au monde culturel » qui serait basé sur une conférence. Il ne serait pas un jeune parmi les prolétaires, mais se tiendrait bientôt cinq décennies dans la lutte politique. Au printemps de 1914, il aurait expliqué dans un rassemblement à Vienne : celui qui saisit la vie sociale et a suivi attentivement l'évolution doit avoir de sérieuses craintes pour l'avenir, car toute la situation est comme un ulcère qui viendra bientôt à la rupture. Jagov expliquait à ce moment-là que la détente augmenterait, que les relations avec la Russie seraient bonnes, etc. Peu après démarra la terrible guerre. La question sociale entre clairement dans une triarticulation : spirituelle, politique et économique. Beaucoup comparent le socialisme toujours seulement avec une répartition et en ont calculé que seulement 50 pfennige viendraient par tête. C'est naturellement un non-sens. Une tout autre science économique doit prendre place. Ce n'est pas seulement à la technique économique, mais aussi à la force économique que doit être accordée une beaucoup plus grande attention. La vie de l'esprit doit être construite sur une autre base, car tous les dirigeants émanent de cercles dans lesquels règne peu de compréhension pour le peuple. Cela crée un profond fossé entre le peuple travailleur et la vie de l'esprit. Une économie synthétiquement raisonnable doit prendre place. Au cours de/avant la guerre, une quantité déraisonnable de substances économiques a été gaspillée qui aurait été épargnée dans un processus économique correct. Cela a été gardé secret pour les prolétaires, mais, pour cela, d'autres choses leur ont été montrées, musées, théâtre, etc. Ces dernières, nées de toute autre vie de l'esprit bourgeoise, n'avaient aucun rapport avec le prolétaire. Non seulement la force de travail est vendue à l'entrepreneur, mais aussi à l'âme de l'ouvrier. Déjà à cause de cela, il se donne qu'ici du changement doit être créé. La vie de l'esprit doit être construite sur la confiance de toute l'humanité. Elle doit devenir indépendante de l'État et un professeur n'a plus la permission d'expliquer que la science serait la troupe de protection des Hohenzollern. Les actifs dans la vie de l'esprit doivent avoir un sentiment étroit avec le travail, avec lequel un aller vers et un venir de à constamment lieu. Plus loin, la vie de l'économie doit être complètement séparée de la politique et de l'État, seulement alors une socialisation peut être réalisée. Aussi les conseils d'entreprise peuvent alors seulement agir correctement quand ils ne sont pas en tutelle de l'État. Seulement dans la vie de l'esprit, est actuellement une conception dans une certaine mesure juste de la propriété, en ce que, après 30 ans, la propriété passe à la collectivité. Cela doit aussi devenir ainsi avec le capitalisme, par une circulation continue de l'argent. Par la triarticulation se réalisera la liberté dans l'esprit, l'égalité dans l'État et la fraternité dans l'économie.



Engelhardt exprime dans la discussion que le Dr Steiner a apporté peu de nouveautés avec son idéalisme. La question centrale, comme pour nous, repose aussi dans l'élimination/la mise de côté du capitalisme. Il a posé la question au Dr Steiner : comment le Dr Steiner se représente-t-il le démantèlement de la vie économique actuelle ? Il aimerait lui demander de répondre uniquement à cette question. Il aimerait également répondre à la question de savoir quelle puissance le prolétariat devrait utiliser pour être en mesure de réaliser immédiatement les objectifs de la triarticulation.


Tous les intervenants qui ont pris part à la discussion ont également abordé les questions posées par le camarade Engelhardt et ont souhaité qu'il y soit répondu.



Dans son discours de clôture, le Dr Steiner n'a pas abordé les questions posées ; au contraire, il était évident pour lui qu'il devait résoudre un problème difficile avec ces questions. Il a indiqué qu'il avait écrit une brochure et qu'elle contenait tout.



3.
Conférence de Rudolf Steiner (résumé)


Comme il l'a souvent fait ces derniers temps devant de grandes assemblées de travailleurs, le Dr Steiner a donné mercredi dernier une conférence pour le Conseil des travailleurs du Grand Stuttgart dans la salle de banquet de la Maison des syndicats sur ses propositions pour la réalisation du socialisme. Ses
explications, qui ont été exposées avec une grande force de pensée et chaleur, ont montré une profonde compréhension de la nostalgie du prolétariat à venir à une autre position sociale, et ont prouvé que le Dr Steiner ne sait pas seulement penser sur le prolétariat, mais avec lui.
Parmi la
richesse de pensées, seules les principales peuvent être distinguées. La première revendication du prolétariat est souvent considérée comme une pure revendication stomacale par ceux qui ne comprennent rien à la situation de vie du travailleur. C'est une demande de l'estomac et à juste titre. Mais derrière elle se cache quelque chose de bien plus profond : le désir brûlant d'une existence véritablement digne de l'humain. Ce n'est pas seulement l'estomac qui a faim, le spirituel en l'homme a faim d'une vraie nourriture. La vie spirituelle purement bourgeoise des derniers siècles est devenue sans vie, incapable de comprendre et de guider l'essence vivante de la réalité. Pas plus que ce qui a été légué par la science bourgeoise au prolétariat en tant que science.


Les cours au peuple, les événements/manifestations pour le peuple, les maisons du peuple sont un mensonge de vie. À quelques exceptions près, la vie de l'esprit et ses porteurs sont devenus dépendants de l'État. Ils sont élevés par l'État pour les besoins de l'État, depuis les écoles primaires jusqu'à l'université. Ainsi, la vie de l'esprit ne pouvait pas tenir le pas de l'industrie qui se développait puissamment. Nous n'avions pas de science industrielle qui aurait pu guider l'ordre, la distribution et l'utilisation bénéfiques de la production. Ce manque nous a conduits à la misère.



La vie de l'esprit doit s'affranchir de l'État, se développer à partir de ses propres besoins. De l'école unifiée à l'université, elle doit rendre justice à toutes les réalités, être accessible à tous. C'est alors qu'émergera une vie de l'esprit en état de guider la vie de l'économie.

La deuxième revendication prolétarienne s'étend sur la vie de l'État. Qu'a trouvé le prolétaire jusqu'à présent lorsqu'il contemplait l'État de droit ? Il a trouvé la lutte des classes, les avantages et les discriminations de classe. Le nouvel organisme politique de l'État doit être construit sur les droits des humains universels et égaux qui sont innés de la même manière à chaque âme saine. Seuls ces droits tombent dans son domaine ; il doit libérer la vie de l'esprit et libérer la vie de l'économie.





La troisième revendication éclaire comme un rayon d’éclair une parole de Karl Marx : la force de travail humaine est devenue une marchandise. - C'est un reste de l'ancien esclavage, car le prolétaire est contraint de vendre sa force de travail sur le marché du travail en fonction de la conjoncture et de la concurrence économique et lui-même avec. Et la vie économique existante doit partir de consommer sans reste la marchandise force de travail.



La force de travail doit être arrachée hors de la vie de l'économie. Le prolétaire exige le droit du travail. L'État constitutionnel indépendant/autonome doit déterminer la façon et la mesure du travail et la mesure du repos. Fort de/avec ses droits, le travailleur s'adresse au dirigeant du travail et conclut avec lui un contrat juridique, et non économique. La vie de l'économie est évidemment dépendante d'un côté, de la base naturelle ; de l'autre côté, elle doit justement ainsi être limitée par la base de droit.


Ces trois exigences peuvent seulement être satisfaites si l'organisme social ne reste pas comme un état unitaire, mais est véritablement divisé/partagé en trois membres indépendants : en l'organisme de droit respectivement étatique, en l'organisme de l'économie et l'organisme de culture. L'organisme de l'État doit être construit sur la liberté. L'organisme économique doit être construit sur la fraternité au sens le plus large.

Seulement avec de grands moyens englobants peut maintenant, à la douzième heure, être apportée une aide. L'orateur a dit qu'il sait en détail comment mettre en pratique ces idées fondamentales.

La conférence a été accueillie par de grands applaudissements, car les personnes présentes ont eu le sentiment que le Dr Steiner sait vraiment indiquer les voies qui conduisent hors de la détresse sociale actuelle, et qu'il ne veut pas seulement ébouler, mais qu'il peut aussi faire des suggestions qui doivent vraiment être prises à cœur quant à la manière dont la réorganisation de la vie sociale doit prendre forme.

La résolution adoptée presque chaque fois à l'unanimité dans les autres assemblées ouvrières, exigeant la nomination du Dr Steiner au gouvernement afin de mettre en œuvre la tripartition de l'organisme social, a également été adoptée par le conseil des travailleurs du Grand-Stuttgart contre peu de voix.

Il doit être ajouté que les pensées du Dr Steiner ne sont pas du tout contraires aux programmes de notre parti et ne représentent en aucun cas le point de vue d'un autre parti. On ne peut donc que se réjouir lorsque des propositions sérieuses parviennent à nos oreilles, et l'on doit s'attendre à ce que chacun étudie ces impulsions de la manière la plus approfondie possible, afin de voir si elles sont capables d'apporter les innovations auxquelles nous aspirons tous. Le Dr Steiner est convaincu que sa triarticulation est la seule base pour une socialisation complète et qu'il n'existe pas de meilleure solution à la question sociale, d'où qu'elle vienne. Il dit, bien sûr, qu'il pousserait immédiatement ses propositions de côté si de meilleures propositions étaient faites par d'autres. Mais si ce n'est pas le cas, il pense pouvoir s'attendre à ce que ces propositions ne restent pas lettre morte, mais qu'elles soient traitées avec sérieux.






En ce qui concerne les conseils d'entreprise à venir, l'orateur est d'avis qu'ils doivent être mis en place de manière totalement indépendante de l'État, car sinon ils seraient à nouveau la cinquième roue du carrosse économique. Les conseils d'entreprise doivent se familiariser aussi vite avec les activités de leur entreprise ainsi qu'ils puissent intervenir dans sa gestion/direction, avant toutes choses qu'ils comprennent quelque chose lorsqu'il s'agit de promouvoir l'entreprise dans un avenir proche. Il suggère de créer le plus grand nombre possible de conseils d'entreprise, mais insiste à plusieurs reprises sur le fait que l'État n'a pas la permission d'intervenir, parce que les conseils d'entreprise sont une affaire purement économique qui doit purement être fondée sur confiance et contrat et qui n'a pas la permission d'être patronnée/mise en tutelle respectivement inhibée par des lois.

02

1

Antrag an die Vollversammlung des Arbeiterrats Groß-Stuttgart

Feuerbach, den 29. April 1919

Unterzeichnete stellen folgenden Antrag:

die am 29.4.1919 im Kuppelsaal tagende Vollversammlung beschließt, Herrn Dr Steiner, welcher in vergangener Woche in verschiedenen Versammlungen vor Arbeitern und auch sonstigen Schichten der Bevölkerung über den «Kernpunkt der sozialen Frage» und seines Problems der Dreiteilung der Sozialisierung gesprochen hat, einzuladen, in einer Vollversammlung über die Sozialisierungs-Frage zu sprechen. Dieselbe sollte in Anbetracht der Wichtigkeit dieser Frage sobald als irgend . möglich stattfinden.

2.
Bericht aus dem «Sozialdemokrat» vom 13. Mai 1919

Bericht über die Vollsitzung der Arbeiterräte Groß-Stuttgarts am 7. Mai 1919 im Gewerkschaftshaus

Auf der Tagesordnung stehen drei Punkte: Vortrag von Dr. Steiner, Bericht vom Rätekongreß und Anträge.

Gehring eröffnet 2 Uhr 30 die Sitzung mit kurzem Hinweis auf die Vertagung und erteilt Dr. Steiner das Wort.


Dr Steiner erinnert an den vor einiger Zeit von ihm herausgegebenen Aufruf «An das deutsche Volk und an die Kulturwelt», dem ein Vortrag zugrunde gelegt sei. Er sei kein Junger unter den Proletariern, sondern stehe schon bald fünf Jahrzehnte im politischen Kampf. Im Frühjahr 1914 habe er in einer Versammlung in Wien erklärt: Wer das soziale Leben erfaßt und die Entwicklung aufmerksam verfolgt hat, muß schlimme Befürchtungen hegen für die Zukunft, denn die ganze Lage gleicht einem Geschwür, das bald zum Aufbruch kommen wird. Jagow erklärte damals, die Entspannung nehme zu, mit Rußland seien die Beziehungen gut usw. Kurz darauf ging der schreckliche Krieg los. Die soziale Frage tritt deutlich in einer Dreigliederung auf: geistig, politisch und wirtschaftlich. Viele vergleichen den Sozialismus immer nur mit einer Aufteilung und haben ausgerechnet, daß hierbei auf den Kopf nur 50 Pfennig kämen. Dies ist natürlich Unsinn. Eine ganz andere Wirtschaftswissenschaft muß Platz greifen. Nicht nur der Wirtschaftstechnik, sondern auch der Wirtschaftskraft muß eine viel größere Aufmerksamkeit geschenkt werden. Das Geistesleben muß auf anderer Grundlage aufgebaut werden, denn alle Führer entstammen Kreisen, in denen für das Volk wenig Verständnis herrscht. Dadurch wird eine tiefe Kluft zwischen dem arbeitenden Volk und dem Geistesleben geschaffen. Eine vernünftige Wirtschaft muß Platz greifen. Vor dem Kriege sind eine Unmenge Wirtschaftsstoffe vergeudet worden, die bei einem richtigen Wirtschaftsprozeß erspart geblieben wären. Dies wurde den Proletariern geheimgehalten, dafür aber wurden ihnen andere Dinge gezeigt, Museen, Theater usw. Letzteres, hervorgegangen aus ganz anderem bürgerlichen Geistesleben, hatte keine Beziehung zum Proletarier. Nicht nur die Arbeitskraft wird dem Unternehmer verkauft, sondern auch die Seele des Arbeiters. Schon daraus ergibt sich, daß hier Wandel geschaffen werden muß. Das Geistesleben muß auf dem Vertrauen der ganzen Menschheit aufgebaut werden. Es muß unabhängig werden vom Staate, und ein Professor darf nicht mehr erklären, daß die Wissenschaft die Schutztruppe der Hohenzollern sei. Die im Geistesleben Tätigen müssen enge Fühlung haben mit der Arbeit, womit ein Hinüber und Herüber fortwährend stattfindet. Ferner muß das Wirtschaftsleben von der Politik und vom Staate vollständig getrennt werden, nur dann kann eine Sozialisierung vorgenommen werden. Auch die Betriebsräte können nur richtig tätig sein, wenn sie durch den Staat nicht bevormundet werden. Nur im Geistesleben ist gegenwärtig eine einigermaßen gerechte Eigentumsauffassung vorhanden, indem nach 30 Jahren das Eigentum an die Allgemeinheit übergeht. So muß es auch beim Kapitalismus werden, durch eine fortwährende Zirkulation des Geldes. Durch Dreigliederung wird sich verwirklichen: die Freiheit im Geiste, Gleichheit im Staate und Brüderlichkeit in der Wirtschaft.

Engelhardt bringt in der Diskussion zum Ausdruck, daß Dr. Steiner mit seinem Idealismus wenig Neues gebracht hat. Der Kernpunkt liegt auch wie bei uns in der Beseitigung des Kapitalismus. Er stellte an Herrn Dr. Steiner die Frage: Wie stellt sich Herr Dr. Steiner den Abbau des heutigen Wirtschaftslebens vor? Er möchte ihn bitten, nur auf diese Frage eingehen zu wollen. Ebenfalls möchte er beantworten, welche Macht das Proletariat anwenden sollte, um die Ziele der Dreigliederung sofort zur Ausführung bringen zu können.

Sämtliche Redner, die in der Diskussion sprachen, schnitten ebenfalls die vom Genossen Engelhardt gestellten Fragen an und wünschten deren Beantwortung.

In seinem Schlußwort ging Dr Steiner nicht auf die gestellten Fragen ein, im Gegenteil, man merkte es ihm an, daß er mit diesen Fragen ein schweres Problem lösen müßte. Er wies darauf hin, er hätte ja eine Broschüre geschrieben und dort wäre alles enthalten.

3.
Vortrag von Rudolf Steiner (Zusammenfassung)

Wie in letzter Zeit öfters vor großen Arbeiterversammlungen, hielt Herr Dr. Steiner am letzten Mittwoch auch für den Arbeiterrat Groß-Stuttgarts einen Vortrag im Festsaale des Gewerkschaftshauses über seine Vorschläge zur Verwirklichung des Sozialismus. Seine mit großer Gedankenkraft und Wärme vorgetragenen Ausführungen zeigten tiefes Verständnis für die Sehnsucht des Proletariats, zu einer anderen sozialen Stellung zu kommen, und bewiesen, daß Dr. Steiner nicht nur über, sondern mit dem Proletariat zu denken versteht.

Aus dem Reichtum der Gedanken seien nur die leitenden herausgehoben. Die erste Forderung des Proletariats wird oft als eine bloße Magenforderung betrachtet von solchen, die nichts verstehen von der Lebenslage des Arbeiters. Sie ist eine Magenforderung und mit Recht. Aber dahinter liegt etwas viel Tieferes: das brennende Verlangen nach einem wahrhaft menschenwürdigen Dasein. Nicht nur der Magen hungert, mehr hungert das Geistige im Menschen nach wirklicher Nahrung. Das rein bürgerliche Geistesleben der letzten Jahrhunderte ist unlebendig geworden, kann das lebendige Wesen der Wirklichkeit nicht verstehen und nicht leiten. Auch das, was von der bürgerlichen Wissenschaft dem Proletariat als Wissenschaft vererbt wurde, kann es nicht.


Die Volkskurse, Volksveranstaltungen, Volkshäuser sind eine Lebenslüge. Das Geistesleben und seine Träger sind, mit wenigen Ausnahmen, vom Staate abhängig geworden. Sie werden vom Staat für die Zwecke des Staates herangezüchtet, von der Volksschule an bis hinauf zur Hochschule. So konnte das Geistesleben nicht Schritt halten mit der mächtig sich entwickelnden Industrie. Wir hatten keine Industriewissenschaft, welche die nutzbringende Ordnung, Verteilung und Verwendung der Produktion hätte leiten können. Dieser Mangel hat uns mit ins Elend getrieben.

Das Geistesleben muß frei werden vom Staat, muß sich aus seinen eigenen Bedürfnissen heraus entfalten. Von der Einheitsschule bis zur Hochschule muß es aller Wirklichkeit gerecht werden, allen zugänglich sein. Dann wird ein Geistesleben entstehen, das imstande ist, das Wirtschaftsleben zu leiten.

Die zweite prolatarische Forderung bezieht sich auf das Staatsleben. Was fand der Proletarier bisher, wenn er den Rechtsstaat betrachtete? Den Klassenkampf fand er, Klassenvorteile und Klassenbenachteiligung. Der neue politische Staatsorganismus muß aufgebaut werden auf den allgemeinen, gleichen Menschenrechten, die jeder gesunden Seele in gleicher Weise eingeboren sind. Nur diese Rechte fallen in sein Gebiet; er muß freigeben das Geistesleben und freigeben das Wirtschaftsleben.


Die dritte Forderung beleuchtet wie ein Blitzstrahl ein Wort von Karl Marx: Die menschliche Arbeitskraft ist Ware geworden. — Da ist ein Rest der alten Sklaverei, denn der Proletarier ist genötigt, seine Arbeitskraft auf dem Arbeitsmarkt nach der wirtschaftlichen Konjunktur und Konkurrenz zu verkaufen und sich selbst mit. Und das bestehende Wirtschaftsleben muß darauf ausgehen, die Ware Arbeitskraft restlos zu verbrauchen.

Die Arbeitskraft muß herausgerissen werden aus dem Wirtschaftsleben. Der Proletarier fordert das Arbeitsrecht. Der selbständige Rechtsstaat hat festzusetzen Art und Maß der Arbeit und das Maß der Arbeitsruhe. Mit seinen Rechten tritt der Arbeiter an den Arbeitsleiter heran und schließt mit ihm einen rechtlichen, nicht einen wirtschaftlichen Vertrag. Das Wirtschaftsleben ist selbstverständlich abhängig einerseits von der Naturgrundlage; ebenso muß es auf der anderen Seite begrenzt sein von der Rechtsgrundlage.

Die drei Forderungen können nur erfüllt werden, wenn der soziale Organismus nicht als Einheitsstaat bestehen bleibt, sondern wirklich geteilt wird in die drei selbständigen Glieder: in den Rechts- bzw. Staatsorganismus, in den Wirtschaftsorganismus und in den Kulturorganismus. Auf Freiheit muß aufgebaut werden der Staatsorganismus. Auf Brüderlichkeit im weitesten Sinn muß aufgebaut werden der Wirtschaftsorganismus.

Nur mit großen, umfassenden Mitteln kann jetzt, in zwölfter Stunde, noch geholfen werden. Der Redner sagte, daß er bis in die Einzelheiten die praktische Durchführung dieser tragenden Ideen anzugeben weiß.

Der Vortrag wurde mit großem Beifall aufgenommen, weil die Anwesenden das Gefühl hatten, daß Dr. Steiner wirklich die Wege zu weisen versteht, die aus der heutigen sozialen Not hinausführen, und daß er nicht nur einstürzen will, sondern daß er auch wirklich zu beherzigende Vorschläge machen kann, wie die Neuordnung des sozialen Lebens sich gestalten muß.

Die in anderen Arbeiterversammlungen fast jedesmal einstimmig angenommene Resolution, die die Berufung Dr. Steiners in die Regierung zwecks Durchführung der Dreiteilung des sozialen Organismus verlangt, wurde auch von dem Arbeiterrate Groß-Stuttgarts gegen wenige Stimmen angenommen.

Es muß hinzugefügt werden, daß die Gedanken Dr. Steiners durchaus nicht gegen unsere Parteiprogramme verstoßen und keinesfalls den Standpunkt irgendeiner anderen Partei darstellen. Daher ist es nur zu begrüßen, wenn einmal ernsthafte Vorschläge an unser Ohr dringen, und es müßte erwartet werden, daß jedermann sich möglichst eingehend mit diesen Impulsen befaßt, um zu prüfen, ob sie die Neuerungen zu bringen imstande sind, die unser aller Streben sind. Dr. Steiner ist der Überzeugung, daß seine Dreigliederung die einzige Grundlage für eine durchgreifende Sozialisierung ist, und daß eine bessere Lösung der sozialen Frage von keiner Seite vorliegt. Er sagt freilich, daß er seine Vorschläge sofort auf die Seite schieben würde, wenn von anderer Seite bessere Vorschläge gemacht würden. Wenn dies aber nicht der Fall ist, so glaubt er, erwarten zu können, daß man diese Vorschläge nicht ungeprüft liegen läßt, sondern sich ernsthaft mit ihnen auseinandersetzt.

Wegen der kommenden Betriebsräte ist der Redner der Ansicht, daß diese vollständig unabhängig vom Staate gegründet werden müßten, weil sie sonst wieder das fünfte Rad am Wirtschaftswagen wären. Die Betriebsräte müssen sich so rasch in den Geschäftsgang ihres Betriebes einarbeiten, daß sie in kurzer Zeit bei der Leitung desselben mitsprechen können, vor allen Dingen, daß sie etwas verstehen, wenn es in Bälde dazu kommen wird, den Betriebsgang zu fördern. Er regt an, möglichst viele Betriebsräte zu gründen, betont aber wiederholt, daß vom Staate aus nicht eingegriffen werden darf, weil die Betriebsräte eine rein wirtschaftliche Angelegenheit sind, die rein auf Vertrauen und Vertrag aufgebaut sein müssen und . die von Gesetzen nicht bevormundet werden bzw. gehemmt werden dürfen.

II
Commission de socialisation du Wurtemberg. Stuttgart, le 28 avril 1919
N° S. K. 145
O
Beil.
Sur proposition du Kommerzienrat Mott, je vous
prie d'assister à la session de la sous-commission IV de la Commission de socialisation du Wurtemberg (participation aux bénéfices des travailleurs), le mercredi 30 mars, à 15 heures, dans la salle de réunion du ministère de l'Intérieur, Dorotheenstr. 1, premier étage.
Le président du sous-comité.
M.
Dr S t e i n e r
S t u t t g a r t .
Landhausatr. 79

03

II

III
R é s o l u t i o n
Lors des réunions d'entreprise qui se sont tenues ces dernières semaines dans de nombreuses entreprises industrielles du Wurtemberg, parmi lesquelles Daimler et Bosch, ainsi que l'usine de machines d'Esslingen, et auxquelles ont participé plus de 10 000 ouvriers et employés, la résolution suivante a été adoptée à l'unanimité sous l'impression des conférences données par le Dr Rudolf Steiner.
"La Comission de travail pour la triarticulation de l'
organisme social aimerait exiger que le Dr Rudolf Steiner soit nommé sans délai pour promouvoir la triarticulation de l'organisme social, qui semble être le seul moyen de se sauver de la menace de déclin".
Travailleurs et travailleuses ! Soutenez cette résolution et déclarez votre accord avec elle en signant cette
feuille.
Continuez à faire campagne pour
la triarticulation (économie, politique, culture), car elle nous apporte la solution au besoin social ! L'unification du prolétariat est possible sur cette base seule !
Le comité de travail pour la triarticulation sociale :
Benzinger, Dorfner, Gönnewein, Hammer, Hüttelmeyer, Mössel, Lohrmann
Stuttgart, mai 1919
Champignystr. 17
Nom : Lieu :
Profession : Logement :

04

III

R e s o l u t i o n





IV
Aux commissions de travailleurs et de
préposés tout comme aux Conseils d'entreprise des grandes entreprises de Stuttgart

La prochaine soirée de discussion, prévue le mercredi, ne pourra avoir lieu que le jeudi S juin, dans la salle de fête de la maison des syndicats, à 19 heures. Nous demandons à nouveau une forte participation, car la question de l'établissement des conseils d'entreprise, qui a été discutée la dernière fois, doit être poursuivie.
Pour
ces commissions qui n'étaient pas présentes la dernière fois, il convient de répéter qu'une résolution a été adoptée (contre une voix), demandant que des conseils d'entreprise soient mis en place dans l'ensemble de l'industrie le plus rapidement possible avant que la législation attendue du gouvernement ne soit publiée, ce qui aurait pour conséquence que les conseils d'entreprise deviennent une cinquième roue du carrosse et ne reçoivent pas de réelle
influence sur le cours des affaires. Si, en revanche, les co
nseils d'entreprise sont élus immédiatement par les travailleurs et les préposés sur invitation de la direction, et d'ailleurs de telle sorte que chaque candidat doit être élu par l'ensemble de l'entreprise, et que l'ensemble du conseil d'entreprise doit être composé de pas moins de 3 et généralement de pas plus de 8 membres au maximum, de tels conseils d'entreprise de nombreuses entreprises pourront être réunis en une compagnie de conseils d'entreprise.

Cette compagnie de conseils d'entreprise peut, lors d'une première réunion plénière, déterminer sa propre organisation et définir ses pouvoirs et ses droits. Si la direction ne veut pas être représentée dans de telles entreprises, ou ne jouit pas de la confiance des travailleurs et des employés, les travailleurs et les employés ne sont pas responsables de cela. En général, il est souhaitable que les travailleurs spirituels soient impliqués.


Camarades et collègues ! Depuis le début de la révolution, on crie après socialisation, mais vous savez vous-mêmes ce qui a été réalisé jusqu'à présent. Il n'est jamais possible de socialiser des entreprises particulières par l'État, car alors l'État lui-même devient le plus grand capitaliste de tous. L'ensemble de l'industrie du Wurtemberg doit être socialisé en même temps, et cela doit d'ailleurs être fait parce que la compagnie des travailleurs elle-même prend les choses en main ; à cette fin, la compagnie des conseils d'entreprise est nécessaire et appropriée pour réaliser aussitôt la socialisation partout à la fois.
N'attendez pas
sur des demi-mesures d'en haut, mais saisissez l'occasion qui s'offre maintenant de prendre en main le destin de l'industrie l'appel à la vie immédiate d'une compagnie de conseils d'entreprise !
Il est maintenant grand temps de procéder à une socialisation complète.
Si votre direction
n'est pas assez progressiste pour s'y joindre, sera procédé sans elle.
La
Fédération pour la triarticulation
de l'organisme social
Pour la commission de travail pour l'Allemagne
Benzinger, Dorfner, Gönnewein,
Hammer, Huth, Hüttelmeyer, Lohrmann, Mittwich, Mössel, Roser

05

IV

An die Arbeiter- und Angestelltenausschüsse sowie die Betriebsräte der großen Betriebe Stuttgarts

Der auf Mittwoch angesetzte nächste Diskussionsabend kann erst am Donnerstag, den 5. Juni, im Festsaale des Gewerkschaftshauses um 7 Uhr abends stattfinden. Wir bitten wieder um zahlreiches Erscheinen, weil die das letzte Mal besprochene Frage über die Errichtung von Betriebsräten ihren Fortgang nehmen soll.

Für diejenigen Ausschüsse, die das letzte Mal nicht anwesend waren, sei wiederholt, daß eine Entschließung (gegen eine Stimme) angenommen wurde, die fordert, daß so schnell wie möglich in der gesamten Industrie Betriebsräte gegründet werden, bevor das von der Regierung zu erwartende Gesetz herauskommt, das wiederum dazu führen würde, daß die Betriebsräte das fünfte Rad am Wagen werden und keinen tatsächlichen Einfluß auf den Geschäftsgang bekämen. Werden hingegen von den Arbeitern und Angestellten unter Einladung der Leitung Betriebsräte sofort gewählt und zwar so, daß jeder Kandidat vom gesamten Betriebe gewählt werden muß, und daß der gesamte Betriebsrat aus nicht weniger als 3 und im allgemeinen nicht mehr als 8 Mitgliedern bestehen soll, so können solche Betriebsräte vieler Betriebe zu einer Betriebsräteschaft zusammengeschlossen werden.

Diese Betriebsräteschaft kann in einer ersten Voll-Sitzung ihre Organisation selbst bestimmen und ihre Befugnisse und Rechte festlegen. Wenn die Leitung in solchen Betrieben nicht vertreten sein will, oder das Vertrauen der Arbeiter und Angestellten nicht genießt, so sind die Arbeiter und Angestellten dafür nicht verantwortlich. Im allgemeinen ist es wünschenswert, daß die geistigen Arbeiter hinzugezogen werden.

Genossen und Kollegen! Seit Beginn der Revolution schreit man nach Sozialisierung, aber was bis jetzt verwirklicht worden ist, wißt Ihr selbst. Es ist niemals möglich, einzelne Betriebe von Staatswegen zu sozialisieren, denn dann wird der Staat selbst zum allergrößten Kapitalisten. Die ganze württembergische Industrie muß gleichzeitig sozialisiert werden und zwar dadurch, daß die Arbeiterschaft die Sache selbst in die Hand nimmt; dazu ist die Betriebsräteschaft notwendig und geeignet, die Sozialisierung allerorts sofort durchzuführen.

Wartet nicht auf halbe Maßnahmen von oben, sondern ergreift die sich jetzt bietende Gelegenheit, die Geschicke der Industrie selbst in die Hand zu nehmen durch sofortiges Ins-Leben-Rufen einer Betriebsräteschaft!

Jetzt wird es höchste Zeit, eine umfassende Sozialisierung durchzuführen.

Wenn Eure Leitung nicht fortschrittlich genug ist, mitzumachen, so wird ohne die Leitung gehandelt werden.

Der Bund für Dreigliederung
des sozialen Organismus

Für den Arbeitsausschuß für Deutschland

Benzinger, Dorfner, Gönnewein,

Hammer, Huth, Hüttelmeyer, Lohrmann, Mittwich, Mössel, Roser

V

Aux travailleurs manuels ! - Aux travailleurs
spirituels !
Aux
fabricants !
Les
négociations de paix touchent à leur fin. Qu'elles soient acceptées ou rejetées :
Le Reich
allemand se tient devant sa chute ! Le malheur pèse sur nous et inhibe la joie créative et la force d'entreprise. Nous sommes donc en train de périr corporellement et par l'âme - nous et nos descendants. Aucun geste,
aucune
lamentation peut nous sauver. Seule une grande action commune, une véritable socialisation globale de grand style, elle emplit toute la compagnie des travailleurs de nouvelle motivation et éveille des forces de vie dans tout le peuple laborieux qui sont insurmontables.
Elle nous
préserve de la servitude du capital anglo-américain, qui menace d'entrer et dissout une véritable socialisation pour des décennies.
Elle crée
des conditions qui nous permettent une entente avec l'Est. Reliés de manière saine avec l'étranger, nous y trouvons de la nourriture, des ventes et une protection contre l'oppression occidentale !


Ce n'est que par la mise en place de

conseils d'entreprise corrects

que nous atteindrons notre grand objectif ! De vous le fabricant Bruckmann dit à l'assemblée du pays/Land : "il avait la création de conseils d'entreprise comme seul moyen de rendre notre économie efficace/capable de prestation". En guise de tâche, il présente les éléments suivants :
"Possibilité d'avoir un aperçu plus précis des conditions des entreprises.
Création d'un droit de co-détermination.
Traiter les questions de matières premières, de la formation de prix, de bilan
/d'équilibrage".
Les choses doivent
devenir différentes avec les anciennes conditions, dont parle le même orateur :
"Dans de très rares cas, la compagnie des travailleurs
a reçu les bonnes informations de la part de la direction d'usine."
Fini l
a vieille non-véracité, laissez la confiance s'établir ! Seul cela aide à la reconstruction !
Le nouveau projet de loi du gouvernement a l'effet inverse - il
approfondit la distinction de classe et détruit l'image des véritables conseils d'entreprise. Si cette loi est adoptée, tous les espoirs de progrès humain sont enterrés.
Choisissez/élisez vos propres co
nseils d'entreprise à partir des besoins de l'époque et de la vie économique elle-même.
Limitez-vous à un minimum de 3, à un maximum
de 7 têtes.
Ne prenez que les
gens les plus capables des travailleurs de tête et de mains !
N'oubliez pas les travailleurs spirituels - nous en avons
besoin ! Sinon, ce sera comme en Russie, où ils ont été stupidement éliminés au détriment de la révolution.
Faites appel à vos dirigeants, s'ils ont le cœur et le sens d'un grand mouvement d'humanité !
Unissez-vous en une
grande compagnie de conseils d'entreprise,
qui comprend toutes les professions, tous les
humains qui travaillent, qu'ils soient de mains ou de tête, et qui se donne lui-même sa propre constitution. Les expériences pratiques y sont échangées, les problèmes résolus en commun, la vie économique globale est régulée et les décisions nécessaires sont prises du côté d'un conseil central. Et avec votre aide, une véritable socialisation s'effectue sans délai, à laquelle un vrai travailleur, même s'il est dirigeant, n'a pas besoin de s'effaroucher. Ce n'est pas un renversement, c'est l'adaptation de toutes les forces laborieuses disponibles dans l'intérêt de l'ensemble du peuple. Et avec elle, la reconstruction ! Elle nous relie aux humains travailleurs de l'étranger actuellement hostile/ennemi, elle est notre allié naturel et nous donne l'occasion d'une coopération fraternelle des peuples !
Travailleurs !
Ainsi l'avenir se tient devant vous ! Vous le réaliserez vous-même, si seulement vous le voulez ! Le premier pas dans cette direction est les conseils d'entreprise.
Debout, aux actes !

F a b r i c a n t s ! Votre leader Bruckmann a pris la parole devant l'assemblée du Land :
En ce qui concerne notre influence sur les employeurs, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les informer et les influencer
pour aider ces vues à la victoire !"
Tenez votre parole sans délai ! L'heure est grave et amère. Pas les mots, seuls les actes peuvent nous sauver du
chaos.
C'est pourquoi : debout à l'élection immédiate de conseils d'entreprise !
Pour la commission de travail de la
Fédération pour la triarticulation de l'organisme
social.
Bureau Champignystrasse 17.

06

V















VI
Assemblée
publique du peuple

Dr R. Steiner
parle le
lundi 30 juin 1919, dans la soirée 1|2 8 heures
dans l'ancienne salle de théâtre (Harmonie)
sur
"Socialisation et co
nseils d'entreprise".
Tous acti
fs dans la vie économique, en particulier les travailleurs et les employés, apparaissez résolus et prenez position sur cette question brûlante pour notre présent et notre avenir.
Ouverture de la salle à 1/2 7 h. Débat libre. Frais de salle 30 Pfg.
Pour les
employés : Comité local des employés privés de Heilbronn.
Pour les travailleurs :
Gg. Bartelmäs
chez S. Weipert & Söhne
Hermann Faber chez Carl Berberich
Richart Gimmi chez Maschinenbaugesellschaft Heilbronn U.-G.
E. Reisser chez P. Bruckmann &
fils
Karl Roth chez Ernst Mayer
L'ensemble de la commission des travailleurs de Carl Hagenbucher & F
ils.  U. Stegmaier.
Groupe local Association libre de toutes les professions,
Syndicalistes.  U. : Wacker.
Fédération pour la triarticulation de l'organisme social, groupe local Heilbronn.

07

VI




VII
Socialisation
par des conseils d'entreprise !
Lorsque l'impérialisme capitaliste d'Europe centrale s'est effondré à la fin de l'automne 1918, le prolétariat allemand a cru que le moment était venu pour lui de réaliser sa demande de socialisation de la vie économique. Aujourd'hui, elle se voit spoliée des fruits de la révolution.

Comment cela est-il devenu possible ? C'est la question que doit se poser le prolétaire qui réfléchit. Pour y répondre, il ne suffit pas de blâmer les anciens dirigeants. Les raisons sont plus profondes :

Les pensées des programmes des partis socialistes, qui avaient suffi à critiquer le capitalisme privé, se sont révélées insuffisantes au moment où un nouvel ordre social devait être construit avec leur aide. En conséquence de quoi, nous voyons aujourd'hui les personnalités portées au pouvoir par le prolétariat, cherchant appui chez ce même capitalisme qu'ils avaient combattu auparavant.

En revanche, le prolétariat allemand voit dans le système des conseils d'entreprise un organe approprié pour la socialisation de la vie économique. Le gouvernement se sent obligé de faire enfin quelque chose pour répondre à la demande de création de conseils d'entreprise. Mais qu'offre-t-il à travers le "Projet de loi sur les conseils d'entreprise" ? -

Une extension formelle très modeste, mais en pratique assez inefficace, des droits des travailleurs et des employés au sein des entreprises, mais qui doivent eux-mêmes rester entièrement au service du capital privé. Les "travailleurs salariés" et les "entrepreneurs" devraient avoir les mêmes droits. C'est l'idéal d'un gouvernement socialiste ! Il semble que la révolution n'ait pas été faite dans le but de réaliser le socialisme, mais de le mettre sur un pied d'égalité à côté du capitalisme !! Comment vont-ils bien s'entendre sur la durée ?! -

Selon le projet de loi, les conseils d'entreprise ont également pour mission de "protéger l'entreprise (NB. Capitaliste)" des ébranlements." - Cette disposition devrait sans doute s'avérer très bénéfique dans ses conséquences (interdiction des grèves, etc.) - pour le capitalisme.


Dans ce projet de loi, ce n'est pas l'esprit de la "
socialisation" qui s'exprime, mais plutôt celui de la "politique sociale" avec ses lois sur le bien-être et l'aide sociale. Ces conseils d'entreprise ne seraient rien d'autre que des commissions de travailleurs et d'employés réchauffées et, tout de suite pour cela, ne pourraient pas être un organe pour la transformation de l'ordre capitaliste privé en un socialiste. Ils seraient absolument appropriés pour empêcher la socialisation et aider le capitalisme privé (avec l'aide de l'Entente) à s'épanouir à nouveau.
Comment
peut être effectuée une socialisation de notre vie économique ?
Non pas par la loi d'un parlement politique, mais seulement par les mesures de corporations/corps qui se forment des actifs dans la vie économique eux-mêmes et comprenant donc les choses.
Non pas par des dispositions relatives aux rapports entre "entrepreneurs" et "travailleurs", mais par des propositions montrant comment l'opposition entre "entrepreneurs" et "travailleurs" peut être abolie et les moyens de production transférés de la possession des capitalistes privés à l'administration de la collectivité.



À cette fin, nous demandons l'élection de conseils d'entreprise dans les entreprises particulières, qui devraient s'unir pour former un corps/une compagnie de conseils d'entreprise pour, en tant que telle, se saisir de la tâche, non pas de socialiser l'entreprise particulière ou la branche d'activité, mais de réorganiser l'ensemble de l'économie sur un espace économique fermé de telle sorte que la production ne soit plus réalisée dans un but de profit, mais que la production soit mise au service de sa tâche réelle : servir à la meilleure satisfaction possible des besoins de tous les humains. Dans une telle vie de l'économie, le pouvoir et les privilèges des individus ne seront plus disponibles. Par contre, les talents spirituels et les capacités individuelles qui sont développés à partir d'une vie de l'esprit libre pourront affluer dans cette vie de l'économie. Ce n'est qu'à cette condition qu'il sera possible d'organiser la production d'une manière vraiment fructueuse et d'éviter le gaspillage de la force de travail humaine que l'économie désordonnée de la concurrence capitaliste privée entraîne nécessairement. Ce n'est qu'alors qu'il sera possible de parvenir à une formation saine des prix, sans laquelle tous les efforts de socialisation resteront vains.
La manière dont les co
nseils d'entreprise doivent naître dans les entreprises particulières et comment ils doivent s'unir sur un territoire économique fermé pour former une compagnie de conseils d'entreprise ; plus loin, quelles fonctions et quelles tâches auront ces conseils d'entreprise, ne doit pas être décidé de manière théorique-bureaucratique par une loi dictée à l'organisme économique de l'extérieur ou par des directives de partis politiques qui ne seront jamais d'accord là-dessus, mais par une assemblée originelle de la compagnie de conseils d'entreprise. Tous les travailleurs de main et de tête qui sont prêts à travailler à la transformation de notre vie économique dans le sens d'une socialisation réelle et qui sont soutenus par la confiance de leurs camarades de travail doivent être élus à cette assemblée originelle de la compagnie des conseils d'entreprise de la manière la plus libre possible. Les dirigeants des entreprises aussi devraient être élus à cette assemblée originelle, à condition qu'ils puissent se libérer des préjugés capitalistes et qu'ils soient prêts à travailler à la réorganisation de notre vie économique dans le sens de la justice sociale.



De cette manière un corps d'humains, comprenant les choses, verra le jour,
dont les propositions
se donneront d'une pratique vivante et seront à cause de cela non seulement véritablement pratiques, mais auront aussi du poids par la signification de la grande masse de tous les acteurs de la vie économique, qui ne sont pas désunis par les querelles de partis, mais sont unis derrière elle.
Le 23 juillet, les conseils d'entreprise de Gross-Stuttgart, fondés sur la pensée de triarticulation de l'organisme social, ont décidé à l'unanimité de se constituer en compagnie de conseils d'entreprise préparatoire du Wurtemberg.


Promouvez le rattachement ! Réclamez du matériel d'information et des intervenants !
Fédération pour la triarticulation de l'organisme social
Compagnie de conseils d'entreprise préparatoire du Wurtemberg.

Bureau : Stuttgart, Champignysfrasse 17
Téléphone 2555.

08

VII

















































































   Français seulement

01

I

Session plénière des conseils ouvriers du Grand-Stuttgart le 7 mai 1919

1. Demande à l'Assemblée générale du Conseil des travailleurs du Grand-Stuttgart

2. Rapport du «Social Democrat» du 13 mai 1919

3. Présentation de Rudolf Steiner, résumé


Remarque préliminaire (éditeur) : le 29 avril 1919, un cercle de travailleurs, qui n'est plus à déterminer, a adressé une demande à l'assemblée plénière du Conseil des travailleurs du Grand-Stuttgart pour inviter Rudolf Steiner à une conférence sur la question de socialisation. La demande a été immédiatement incluse dans la liste des tractants et acceptée à la « session plénière » qui a encore eu lieu le même jour. Si et sous quelle forme a été discutée la demande qui a été citée au troisième point de la liste des tractants sous le mot-clé "conférence du Dr Steiner", n'est plus à établir. Le rapport sur cette session, publié dans le "Korrespondenzblatt des Landesausschusses der Arbeiter- und Bauernräte Württembergs", nr. 2, mai 1919, contient simplement une note sur la conférence de Rudolf Steiner, et d'ailleurs à l'intérieur d'une motion du camarade Schmitt, un représentant du "Conseil des travailleurs spirituels". Là, il s'agit littéralement :


"J'étais fier d'être dans un parlement de travailleurs. Nous avons fondé une fraction de travailleurs spirituels. Aujourd'hui, personne n'a besoin d'avoir honte de nous. Moi aussi j'étais aussi membre de la Commission des dépourvus d'activité professionnelle... des conditions/rapports tristes existent sur le pays, là sont encore des circonstances, et nous avons dû faire l'expérience qu'il y avait des fonctionnaires de l'État qui n'avaient même pas lu les décrets du gouvernement. Ainsi reposent les choses. Conseils des travailleurs, ne vous trompez pas ! Il n'y a plus de 12 janvier ! Des districts entiers en Allemagne sont résolument passés à l'U.S.P. L'évolution nous pousse à cela, car le gouvernement n'a pas fourni ce que la masse attend à travers son travail. Rien n'a été fait ! Tout le système est morsch (pourri) ! Je vous demande/prie, revenez sur leurs demandes/exigences originelles et mettez-vous sur le sol du programme d'Erfurt et du marxisme et ne freinez pas plus loin. Le travailleur doit gagner l'influence sur le capital ! Chercher à représenter les véritables intérêts de l'internationale et les travailler pour le bien du peuple. Considérez mes exposés actuels et décidez de parler pour la tripartition sur laquelle vous entendrez la conférence du Dr. Steiner à la prochaine session. »


(Cité d'après EKolb and K. Schönhoven, «Organisation régionale et locale des conseils en Wurtemberg 1918/19», publié par la Commission pour l'histoire du parlementarisme et des partis politiques, Bonn, II, Düsseldorf 1976.)

La prochaine session a eu lieu le 7. Mai 1919. Le point 1 de l'ordre du jour était: présentation par Dr Steiner. Le rapport suivant du journal le «Social Democrat», sur lequel a été écrite à la main comme remarque, la date de publication du 13. 5. 1919, est citée selon la documentation entre autres de E. Kolb et K. Schönhoven p. 252 s. Cet article est presque identique au rapport écrit à la machine sur la réunion, qui se trouve dans l'archive principale d'état à Stuttgart. Alors que, dans le rapport, les motions des participants au débat sont reproduites exhaustivement, elles ont été résumées dans le «Sozialdemokrat». En outre, il est encore remarqué à la fin du rapport que « la demande d'appeler Steiner est adoptée ». Pour des renseignements plus détaillés sur cette demande voir dans le résumé de la conférence de Rudolf Steiner (3) du mai 1919, troisième dernier paragraphe, et appendice III.

02

1

Demande à l’Assemblée plénière des Conseils de travailleurs du Grand-Stuttgart.

Feuerbach, 29 avril 1919

Les soussignés posent la demande suivante :

la réunion plénière siégeant dans la salle du dôme, le 29.4.1919, conclu d'inviter Monsieur le Dr Steiner qui a parlé dans diverses assemblées la semaine dernière devant des travailleurs et aussi d'autres couches de la population sur les "points clés de la question sociale" et son problème de la tripartition de la socialisation, à parler, dans une assemblée plénière, sur la question de socialisation. Celle-là même, en tenant compte de l'importance de cette question, devrait avoir lieu aussitôt que possible.

2.

Rapport tiré du «Social Democrat» du 13 mai 1919

Rapport de la session plénière des conseils de travailleurs du Grand-Stuttgart le 7 mai 1919 à la maison des syndicats.

À l'ordre du jour sont inscrits trois points : la conférence du Dr Steiner, rapport du congrès des conseils et demandes.

Gehring ouvre la session à 2 heures 30 avec un court préavis sur la stagnation et donne la parole au Dr Steiner.

Dr Steiner rappelle l'appel qu'il a publié il y a quelque temps « Au peuple allemand et au monde culturel » qui serait basé sur une conférence. Il ne serait pas un jeune parmi les prolétaires, mais se tiendrait bientôt cinq décennies dans la lutte politique. Au printemps de 1914, il aurait expliqué dans un rassemblement à Vienne : celui qui saisit la vie sociale et a suivi attentivement l'évolution doit avoir de sérieuses craintes pour l'avenir, car toute la situation est comme un ulcère qui viendra bientôt à la rupture. Jagov expliquait à ce moment-là que la détente augmenterait, que les relations avec la Russie seraient bonnes, etc. Peu après démarra la terrible guerre. La question sociale entre clairement dans une triarticulation : spirituelle, politique et économique. Beaucoup comparent le socialisme toujours seulement avec une répartition et en ont calculé que seulement 50 pfennige viendraient par tête. C'est naturellement un non-sens. Une tout autre science économique doit prendre place. Ce n'est pas seulement à la technique économique, mais aussi à la force économique que doit être accordée une beaucoup plus grande attention. La vie de l'esprit doit être construite sur une autre base, car tous les dirigeants émanent de cercles dans lesquels règne peu de compréhension pour le peuple. <<<<<< Cela crée un profond fossé entre le peuple travailleur et la vie de l'esprit. Une économie synthétiquement raisonnable doit prendre place. Au cours de/avant la guerre, une quantité déraisonnable de substances économiques a été gaspillée qui aurait été épargnée dans un processus économique correct. Cela a été gardé secret pour les prolétaires, mais, pour cela, d'autres choses leur ont été montrées, musées, théâtre, etc. Ces dernières, nées de toute autre vie de l'esprit bourgeoise, n'avaient aucun rapport avec le prolétaire. Non seulement la force de travail est vendue à l'entrepreneur, mais aussi à l'âme de l'ouvrier. Déjà à cause de cela, il se donne qu'ici du changement doit être créé. La vie de l'esprit doit être construite sur la confiance de toute l'humanité. Elle doit devenir indépendante de l'État et un professeur n'a plus la permission d'expliquer que la science serait la troupe de protection des Hohenzollern. Les actifs dans la vie de l'esprit doivent avoir un sentiment étroit avec le travail, avec lequel un aller vers et un venir de à constamment lieu. Plus loin, la vie de l'économie doit être complètement séparée de la politique et de l'État, seulement alors une socialisation peut être réalisée. Aussi les conseils d'entreprise peuvent alors seulement agir correctement quand ils ne sont pas en tutelle de l'État. Seulement dans la vie de l'esprit, est actuellement une conception dans une certaine mesure juste de la propriété, en ce que, après 30 ans, la propriété passe à la collectivité. Cela doit aussi devenir ainsi avec le capitalisme, par une circulation continue de l'argent. Par la triarticulation se réalisera la liberté dans l'esprit, l'égalité dans l'État et la fraternité dans l'économie.


Engelhardt exprime dans la discussion que le Dr Steiner a apporté peu de nouveautés avec son idéalisme. La question centrale, comme pour nous, repose aussi dans l'élimination/la mise de côté du capitalisme. Il a posé la question au Dr Steiner : comment le Dr Steiner se représente-t-il le démantèlement de la vie économique actuelle ? Il aimerait lui demander de répondre uniquement à cette question. Il aimerait également répondre à la question de savoir quelle puissance le prolétariat devrait utiliser pour être en mesure de réaliser immédiatement les objectifs de la triarticulation.
Tous les intervenants qui ont pris part à la discussion ont également abordé les questions posées par le camarade Engelhardt et ont souhaité qu'il y soit répondu.
Dans son discours de clôture, le
Dr Steiner n'a pas abordé les questions posées ; au contraire, il était évident pour lui qu'il devait résoudre un problème difficile avec ces questions. Il a indiqué qu'il avait écrit une brochure et qu'elle contenait tout.


3.
Conférence de Rudolf Steiner (résumé)

Comme il l'a souvent fait ces derniers temps devant de grandes assemblées de travailleurs, le Dr Steiner a donné mercredi dernier une conférence pour le Conseil des travailleurs du Grand Stuttgart dans la salle de banquet de la Maison des syndicats sur ses propositions pour la réalisation du socialisme. Ses explications, qui ont été exposées avec une grande force de pensée et chaleur, ont montré une profonde compréhension de la nostalgie du prolétariat à venir à une autre position sociale, et ont prouvé que le Dr Steiner ne sait pas seulement penser sur le prolétariat, mais avec lui.
Parmi la
richesse de pensées, seules les principales peuvent être distinguées. La première revendication du prolétariat est souvent considérée comme une pure revendication stomacale par ceux qui ne comprennent rien à la situation de vie du travailleur. C'est une demande de l'estomac et à juste titre. Mais derrière elle se cache quelque chose de bien plus profond : le désir brûlant d'une existence véritablement digne de l'humain. Ce n'est pas seulement l'estomac qui a faim, le spirituel en l'homme a faim d'une vraie nourriture. La vie spirituelle purement bourgeoise des derniers siècles est devenue sans vie, incapable de comprendre et de guider l'essence vivante de la réalité. Pas plus que ce qui a été légué par la science bourgeoise au prolétariat en tant que science.

Les cours au peuple, les événements/manifestations pour le peuple, les maisons du peuple sont un mensonge de vie. À quelques exceptions près, la vie de l'esprit et ses porteurs sont devenus dépendants de l'État. Ils sont élevés par l'État pour les besoins de l'État, depuis les écoles primaires jusqu'à l'université. Ainsi, la vie de l'esprit ne pouvait pas tenir le pas de l'industrie qui se développait puissamment. Nous n'avions pas de science industrielle qui aurait pu guider l'ordre, la distribution et l'utilisation bénéfiques de la production. Ce manque nous a conduits à la misère.

La vie de l'esprit doit s'affranchir de l'État, se développer à partir de ses propres besoins. De l'école unifiée à l'université, elle doit rendre justice à toutes les réalités, être accessible à tous. C'est alors qu'émergera une vie de l'esprit en état de guider la vie de l'économie.

La deuxième revendication prolétarienne s'étend sur la vie de l'État. Qu'a trouvé le prolétaire jusqu'à présent lorsqu'il contemplait l'État de droit ? Il a trouvé la lutte des classes, les avantages et les discriminations de classe. Le nouvel organisme politique de l'État doit être construit sur les droits des humains universels et égaux qui sont innés de la même manière à chaque âme saine. Seuls ces droits tombent dans son domaine ; il doit libérer la vie de l'esprit et libérer la vie de l'économie.

La troisième revendication éclaire comme un rayon d’éclair une parole de Karl Marx : la force de travail humaine est devenue une marchandise. - C'est un reste de l'ancien esclavage, car le prolétaire est contraint de vendre sa force de travail sur le marché du travail en fonction de la conjoncture et de la concurrence économique et lui-même avec. Et la vie économique existante doit partir de consommer sans reste la marchandise force de travail.

La force de travail doit être arrachée hors de la vie de l'économie. Le prolétaire exige le droit du travail. L'État constitutionnel indépendant/autonome doit déterminer la façon et la mesure du travail et la mesure du repos. Fort de/avec ses droits, le travailleur s'adresse au dirigeant du travail et conclut avec lui un contrat juridique, et non économique. La vie de l'économie est évidemment dépendante d'un côté, de la base naturelle ; de l'autre côté, elle doit justement ainsi être limitée par la base de droit.

Ces trois exigences peuvent seulement être satisfaites si l'organisme social ne reste pas comme un état unitaire, mais est véritablement divisé/partagé en trois membres indépendants : en l'organisme de droit respectivement étatique, en l'organisme de l'économie et l'organisme de culture. L'organisme de l'État doit être construit sur la liberté. L'organisme économique doit être construit sur la fraternité au sens le plus large.

Seulement avec de grands moyens englobants peut maintenant, à la douzième heure, être apportée une aide. L'orateur a dit qu'il sait en détail comment mettre en pratique ces idées fondamentales.

La conférence a été accueillie par de grands applaudissements, car les personnes présentes ont eu le sentiment que le Dr Steiner sait vraiment indiquer les voies qui conduisent hors de la détresse sociale actuelle, et qu'il ne veut pas seulement ébouler, mais qu'il peut aussi faire des suggestions qui doivent vraiment être prises à cœur quant à la manière dont la réorganisation de la vie sociale doit prendre forme.

La résolution adoptée presque chaque fois à l'unanimité dans les autres assemblées ouvrières, exigeant la nomination du Dr Steiner au gouvernement afin de mettre en œuvre la tripartition de l'organisme social, a également été adoptée par le conseil des travailleurs du Grand-Stuttgart contre peu de voix.

Il doit être ajouté que les pensées du Dr Steiner ne sont pas du tout contraires aux programmes de notre parti et ne représentent en aucun cas le point de vue d'un autre parti. On ne peut donc que se réjouir lorsque des propositions sérieuses parviennent à nos oreilles, et l'on doit s'attendre à ce que chacun étudie ces impulsions de la manière la plus approfondie possible, afin de voir si elles sont capables d'apporter les innovations auxquelles nous aspirons tous. Le Dr Steiner est convaincu que sa triarticulation est la seule base pour une socialisation complète et qu'il n'existe pas de meilleure solution à la question sociale, d'où qu'elle vienne. Il dit, bien sûr, qu'il pousserait immédiatement ses propositions de côté si de meilleures propositions étaient faites par d'autres. Mais si ce n'est pas le cas, il pense pouvoir s'attendre à ce que ces propositions ne restent pas lettre morte, mais qu'elles soient traitées avec sérieux.

En ce qui concerne les conseils d'entreprise à venir, l'orateur est d'avis qu'ils doivent être mis en place de manière totalement indépendante de l'État, car sinon ils seraient à nouveau la cinquième roue du carrosse économique. Les conseils d'entreprise doivent se familiariser aussi vite avec les activités de leur entreprise ainsi qu'ils puissent intervenir dans sa gestion/direction, avant toutes choses qu'ils comprennent quelque chose lorsqu'il s'agit de promouvoir l'entreprise dans un avenir proche. Il suggère de créer le plus grand nombre possible de conseils d'entreprise, mais insiste à plusieurs reprises sur le fait que l'État n'a pas la permission d'intervenir, parce que les conseils d'entreprise sont une affaire purement économique qui doit purement être fondée sur confiance et contrat et qui n'a pas la permission d'être patronnée/mise en tutelle respectivement inhibée par des lois.

03

II
Commission de socialisation du Wurtemberg. Stuttgart, le 28 avril 1919
N° S. K. 145
O
Beil.
Sur proposition du Kommerzienrat Mott, je vous
prie d'assister à la session de la sous-commission IV de la Commission de socialisation du Wurtemberg (participation aux bénéfices des travailleurs), le mercredi 30 mars, à 15 heures, dans la salle de réunion du ministère de l'Intérieur, Dorotheenstr. 1, premier étage.
Le président du sous-comité.
M.
Dr S t e i n e r
S t u t t g a r t .
Landhausatr. 79

04

III
R é s o l u t i o n
Lors des réunions d'entreprise qui se sont tenues ces dernières semaines dans de nombreuses entreprises industrielles du Wurtemberg, parmi lesquelles Daimler et Bosch, ainsi que l'usine de machines d'Esslingen, et auxquelles ont participé plus de 10 000 ouvriers et employés, la résolution suivante a été adoptée à l'unanimité sous l'impression des conférences données par le Dr Rudolf Steiner.
"La Comission de travail pour la triarticulation de l'
organisme social aimerait exiger que le Dr Rudolf Steiner soit nommé sans délai pour promouvoir la triarticulation de l'organisme social, qui semble être le seul moyen de se sauver de la menace de déclin".
Travailleurs et travailleuses ! Soutenez cette résolution et déclarez votre accord avec elle en signant cette
feuille.
Continuez à faire campagne pour
la triarticulation (économie, politique, culture), car elle nous apporte la solution au besoin social ! L'unification du prolétariat est possible sur cette base seule !
Le comité de travail pour la triarticulation sociale :
Benzinger, Dorfner, Gönnewein, Hammer, Hüttelmeyer, Mössel, Lohrmann
Stuttgart, mai 1919
Champignystr. 17
Nom : Lieu :
Profession : Logement :

05

IV
Aux commissions de travailleurs et de
préposés tout comme aux Conseils d'entreprise des grandes entreprises de Stuttgart

La prochaine soirée de discussion, prévue le mercredi, ne pourra avoir lieu que le jeudi S juin, dans la salle de fête de la maison des syndicats, à 19 heures. Nous demandons à nouveau une forte participation, car la question de l'établissement des conseils d'entreprise, qui a été discutée la dernière fois, doit être poursuivie.
Pour
ces commissions qui n'étaient pas présentes la dernière fois, il convient de répéter qu'une résolution a été adoptée (contre une voix), demandant que des conseils d'entreprise soient mis en place dans l'ensemble de l'industrie le plus rapidement possible avant que la législation attendue du gouvernement ne soit publiée, ce qui aurait pour conséquence que les conseils d'entreprise deviennent une cinquième roue du carrosse et ne reçoivent pas de réelle
influence sur le cours des affaires. Si, en revanche, les co
nseils d'entreprise sont élus immédiatement par les travailleurs et les préposés sur invitation de la direction, et d'ailleurs de telle sorte que chaque candidat doit être élu par l'ensemble de l'entreprise, et que l'ensemble du conseil d'entreprise doit être composé de pas moins de 3 et généralement de pas plus de 8 membres au maximum, de tels conseils d'entreprise de nombreuses entreprises pourront être réunis en une compagnie de conseils d'entreprise.

Cette compagnie de conseils d'entreprise peut, lors d'une première réunion plénière, déterminer sa propre organisation et définir ses pouvoirs et ses droits. Si la direction ne veut pas être représentée dans de tell