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Institut pour une tri-articulation sociale
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Collection ga 192:

Traitement en science de l’esprit de questions sociales et pédagogiques.




SEIZIÈME CONFÉRENCE
Stuttgart, le 8 septembre 1919
SECHZEHNTER VORTRAG
Stuttgart, 8. September 1919

 


 

Les références Rudolf Steiner Œuvres complètes ga 192 348-367 (1991) 08/09/1919




Original





Traducteur: FG v.00 non relue - 01/2020 Éditeur: SITE

Je voulais vous parler à nouveau ce soir pour la raison que je tiens pour nécessaire de résumer en quelques perspectives maintes choses qui restent à faire, qui sont liées à tout ce qui s'est passé ici et qui s'est passé à partir d'ici en ce qui concerne le mouvement de culture de notre époque. Et notamment en rapport de ce qui, dans une certaine mesure, d'après la disposition, peut encore reposer dans ce qui s'est passé et est prévu à partir d'ici.

01

Ich wollte an diesem Abend noch einmal zu Ihnen sprechen aus dem Grunde, weil ich es für nötig halten muß, zusammenfassend in einigen Ausblicken manches noch vorzubringen, was zusammenhängt mit alledem, was hier geschehen ist und von hier aus geschehen ist mit Bezug auf die Kulturbewegung unserer Gegenwart. Und namentlich in bezug auf alles das, was gewissermaßen der Anlage nach in dem von hier aus Geschehenen und Beabsichtigten noch liegen kann.

Je n'aurai peut-être pas particulièrement beaucoup de choses nouvelles extraordinaires à exprimer aujourd'hui, mais des choses en résumé, qui devraient passer encore une fois par nos âmes, ce sera tout de suite nécessaire.

02

Ich werde Ihnen vielleicht heute nicht besonders viele außergewöhnlich neue Sachen zu sagen haben, aber Zusammenfassendes, das noch einmal durch unsere Seelen ziehen soll, das wird gerade notwendig sein, jetzt auszusprechen.

C'est le ton de base à partir duquel j’aimerais parler aussi aujourd'hui, qui a été pris ici à maintes reprises, tout de suite ces derniers temps, le ton de base qui devrait indiquer qu'un véritable approfondissement spirituel est nécessaire pour l'humanité dans le présent, un approfondissement spirituel avec ces nouvelles méthodes spirituelles de connaissance qui sont possibles dans le présent, et que j'ai donc assez souvent caractérisées.

03

Es ist der Grundton, aus dem heraus ich auch heute sprechen möchte, öfters schon hier angeschlagen worden gerade in der letzten Zeit, der Grundton, der andeuten soll, daß eine wirklich echte geistige Vertiefung für die Menschheit in der Gegenwart notwendig ist, eine geistige Vertiefung mit jenen neueren geistigen Erkenntnismethoden, die eben in der Gegenwart möglich sind, und die ich ja oft genug charakterisiert habe.

Cela a aussi toujours de nouveau été répété ces derniers temps : Dans les relations sociales aussi, on ne pourra pas progresser si la compréhension des faits sociaux ne procède pas d'un approfondissement spirituel correspondant avec les nouvelles méthodes de connaissance spirituelle correspondantes. Et on a fait remarquer que c'est justement avec les moyens de connaissance les plus récents qu'il faut rechercher très sérieusement, radicalement, cet approfondissement spirituel de l'humanité dans le présent, et que seul a une compréhension réelle des exigences du présent, celui qui est vraiment capable de prendre au sérieux ce qui se trouve dans l'appel à l'approfondissement spirituel, et qui, d'autre part, peut finalement gagner la conviction que cet approfondissement spirituel dans l'être le plus profond, du moins essentiellement, ne peut faire aucun compromis avec n’importe quelles voies plus anciennes d'accès au monde spirituel. Tout ce qui est recherché en termes de compromis, conduit quand-même seulement sur des détours. Peut-on en fait dire qu'à notre époque, des humains qui ont la présomption d'être dirigeants dans tel ou tel domaine, que ces humains savent prendre pleinement au sérieux ce qui est aujourd'hui la quête/l’effort vers l'esprit ? Ces humain doivent avoir un sentiment non seulement pour des théories sur l'esprit, mais elles doivent avoir un sentiment pour la réelle, vivante efficacité dans le spirituel et par le spirituel. Mais quand on parle de cette efficacité réelle dans le spirituel et par le spirituel, alors pour beaucoup de gens aujourd'hui, on parle encore de quelque chose d’absolument incompréhensible pour eux.

04

Es ist auch in der letzten Zeit immer wieder gesagt worden: Auch in sozialer Beziehung wird man nicht vorwärtskommen können, wenn das Verständnis für soziale Tatsachen nicht ausgeht von einer entsprechenden geistigen Vertiefung, mit den dazugehörigen neueren geistigen Erkenntnismitteln. Und es ist darauf hingewiesen worden, wie durchaus ernst, radikal ernst, gerade dieses Streben nach geistiger Vertiefung der Menschheit in der Gegenwart gesucht werden soll eben mit den neueren Erkenntnismitteln, und wie nur derjenige ein wirkliches Verständnis für die Anforderungen der Gegenwart hat, der wirklich ernst zu nehmen vermag, was in dem Rufe nach geistiger Vertiefung liegt, und der auf der anderen Seite endlich einmal die Überzeugung gewinnen kann, daß diese geistige Vertiefung im Innersten, im wesentlichen wenigstens, keinerlei Kompromisse abschließen kann mit irgendwelchen älteren Wegen in die geistige Welt hinein. Alles, was an Kompromissen angestrebt wird, führt doch nur auf Abwege. Kann man denn eigentlich sagen, daß in unserer Zeit Menschen, die durchaus bei sich selber die Anmaßung haben, in diesem oder jenem Gebiet führend zu sein, daß diese Menschen völlig Ernst zu machen wissen mit dem, was heute Streben nach dem Geiste ist? Da müßten diese Menschen ein Gefühl haben nicht nur für Theorien über den Geist, sondern sie müßten ein Gefühl haben für die reale, die lebendige Wirksamkeit im Geistigen und durch das Geistige. Wenn man aber von dieser realen Wirksamkeit im Geistigen und durch das Geistige spricht, dann spricht man für viele Leute heute noch von etwas durchaus für sie Unverständlichem.

Je veux vous illustrer aussitôt ce que je pense par un exemple. J'ai reçu une lettre récemment. Je veux seulement parler de cette lettre en manière d’exemple, sans mentionner un nom. J'ai reçu récemment une lettre d'un humain, je dirais, actif dans le domaine spirituel à l'heure actuelle, qui dit tout d'abord dans cette lettre qu'il a eu en mains « l'Appel au monde de la culture » et saisi l'idée la pensée de la tri-articulation de l'organisme social avec l'approbation la plus vive. Il est alors écrit que la personne concernée doit un enseignement et des suggestions précieuses au livre « Les points clés », et qu'elle l’a exprimé publiquement à plusieurs reprises. L'intéressé a ensuite déclaré qu'il avait récemment reçu une copie de la conférence que j'ai donnée un jour aux ouvriers des usines Daimler, envoyée par la direction de la Fédération pour la tri-articulation. Et il parle maintenant sur cette conférence, en parle ainsi qu'il dit qu'il ne risquerait aucune critique même aux remarques factuelles de cette conférence. Mais ensuite, sur les autres pages de la lettre, il fait une terrible mise au rebut de cette conférence, parce qu'il pense qu'elle devrait être tenue sur un ton différent de celui qu'elle a, parce qu'il se sent blessé, pour ainsi dire, par le fait, par exemple, que la culture bourgeoise précédente a été discutée d'une certaine manière désobligeante, et ainsi de suite. Je ne veux pas entrer dans les détails.

05

Ich will Ihnen gleich durch ein Beispiel illustrieren, was ich meine. Da bekam ich neulich einen Brief. Ich will nur gewissermaßen beispielsweise über diesen Brief sprechen, ohne einen Namen zu nennen. Da bekam ich neulich einen Brief von einem, ich will sagen, auf geistigem Gebiet in der Gegenwart tätigen Menschen, der in diesem Briefe zunächst sagt, daß er den «Aufruf an die Kulturwelt» in die Hand bekommen habe, und mit lebhaftester Zustimmung den Gedanken der Dreigliederung des sozialen Organismus aufgegriffen habe. Dann wird geschrieben, daß der Betreffende dem Buche «Die Kernpunkte» wertvolle Belehrung und Anregungen verdanke, die er wiederholt öffentlich zum Ausdruck gebracht habe. Dann geht der Betreffende aber dazu über mitzuteilen, daß ihm neulich von der Leitung des Bundes für Dreigliederung zugeschickt worden sei der Abdruck des Vortrages, den ich einmal vor den Arbeitern der Daimler-Werke gehalten habe. Und nun spricht er über diesen Vortrag, spricht so, daß er sagt, auch an den sachlichen Ausführungen dieses Vortrages wage er kein Wort der Kritik. Aber dann kanzelt er auf den übrigen Seiten des Briefes diesen Vortrag furchtbar ab, weil er findet, daß er im Tone anders gehalten sein sollte, als er gehalten ist, weil er sich gewissermaßen verletzt fühlt zum Beispiel dadurch, daß da die bisherige bürgerliche Kultur in einer gewissen abfalligen Weise besprochen worden ist und so weiter. Ich will auf die Einzelheiten nicht eingehen.

Qu'est-ce que cela suggère en fait ? Je veux examiner la chose entière conformément à la réalité.

06

Nun, was Hegt denn da eigentlich vor? Ich will heute die Sache ganz der Wirklichkeit gemäß betrachten.

Voyez-vous , c'est un humain – il est donc bien qu'il y en ait - qui est théoriquement d'accord avec ce qui est dans l'« appel », qui est théoriquement d'accord et qui a même repris une partie de ce qui est dans les « Points clés ». Qui est même d'accord avec le contenu de cette conférence que j'ai donnée pour les ouvriers des usines Daimler, mais qui critique le ton, trouve le ton démagogique et du genre.

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Sehen Sie, das ist ein Mann - es ist ja gut, daß es solche gibt -, der theoretisch einverstanden ist mit dem, was in dem «Aufruf» steht, der theoretisch einverstanden ist und sogar einiges aufgenommen hat von dem, was in den «Kernpunkten» steht. Der sogar mit dem Inhalt dieses Vortrages, den ich für die Arbeiter der Daimler-Werke gehalten habe, einverstanden ist, der aber den Ton kritisiert, den Ton demagogisch und dergleichen findet.

Que se passe-t-il en réalité ? L'humain est d'accord en théorie, même avec cette conférence. Mais cela n'aide pas aujourd'hui, d'être théoriquement d'accord avec une chose. L'humain n'a aucun sentiment pour l’état de faits. L'humain ne peut pas faire la distinction en rapport au traitement d'une chose. Quand je suis assis à Dornach et que j'écris un appel au monde de la culture, dans lequel j'ai devant moi, de manière idéelle, les humains du présent qui peuvent absorber/accueillir quelque chose comme ça, pas quelque chose que je débite, que j'inscris théoriquement, mais quelque chose que j'inscris dans un rapport vivant avec ceux qui pourraient ou devraient le comprendre, alors c'est quelque chose qui est sorti d'un rapport réel. En cela, l'esprit régnant dans le présent est absolument pris en compte. Et à nouveau : j'écris les « Points clés ». Je n'écris quand-même pas afin que les mots soient écrits en petits caractères sur le papier et peut-être que les théoriciens peuvent les critiquer, mais je les écris pour les humains du présent. J'écris ainsi que l'on parle de son bureau réellement, conformément à la réalité, à l’humain du présent. J'entre maintenant dans une salle où sont assis principalement les ouvriers des usines Daimler. Alors il est tout à fait évident pour moi, parce que je parle à partir de l'esprit vivant, immédiat, que dès l'instant où j'entre, je sache comment j’aurai à parler aux gens, comment placer les mots. Celui qui travaille aujourd'hui à partir de l'esprit vivant ne tient pas de conférences de professeurs. Les conférences de professeurs sont celles où l'on a réfléchi et où l'on jette au visage des gens ses propres opinions précieuses. Mais celui qui est dans l'esprit vivant parle du cœur, et non du front.

08

Was liegt da eigentlich vor? Der Mann ist theoretisch einverstanden, sogar mit diesem Vortrag. Das hilft aber nichts heute, theoretisch mit einer Sache einverstanden zu sein. Der Mann hat nämlich gar keine Empfindung für den Tatbestand. Der Mann kann nicht unterscheiden in bezug auf die Behandlung einer Sache. Wenn ich in Dornach sitze und einen Aufruf an die Kulturwelt schreibe, worin ich in ideeller Weise die Menschen der Gegenwart, die so etwas aufnehmen können, vor mir habe, nicht irgend etwas, was ich mir theoretisch ausspintisiere, aufschreibe, sondern etwas, was ich aufschreibe im lebendigen Zusammenhang mit denen, die es verstehen könnten oder verstehen sollten, so ist das etwas aus realem Zusammenhang Herausgegriffenes. Dabei ist der in der Gegenwart waltende Geist durchaus berücksichtigt. Und wiederum: ich schreibe die «Kernpunkte». Ich schreibe doch nicht, damit die Worte in kleinen gedruckten Buchstaben auf dem Papier stehen und eventuell Theoretiker sie kritisieren können, sondern ich schreibe sie für die Menschen der Gegenwart. Ich schreibe so, wie man vom Schreibtisch aus zu den Menschen der Gegenwart real, wirklichkeitsgemäß spricht. Nun gehe ich in einen Saal hinein, wo in der Hauptsache Arbeiter der Daimler-Werke sitzen. Dann ist es für mich ganz selbstverständlich, weil ich aus dem lebendigen, unmittelbaren Geiste heraus spreche, daß in dem Augenblick, wo ich hineingehe, ich weiß, wie ich zu den Leuten zu sprechen habe, wie ich die Worte zu setzen habe. Wer heute aus dem lebendigen Geiste heraus wirkt, hält keine Professorenvorträge. Professorenvorträge sind solche, worin man sich die Dinge gedacht hat und seine eigenen werten Meinungen den Leuten ins Gesicht wirft. Wer aber im lebendigen Geiste drinnensteht, der redet aus dem Herzen heraus, nicht an die Stirnen heran.

C'est quelque chose qui doit être exprimé une fois. Des humains qui peuvent même suivre les choses théoriquement, n'ont aucun pressentiment que quelqu'un qui veut travailler dans l'esprit, doit travailler à partir de l'esprit dans lequel il est tout de suite incorporé. Cela pourra donc aussi être critiqué extérieurement. Je peux vous donner l’assurance que la conférence que j'ai tenue devant les gens de Daimler à l'époque a été comprise par les personnes présentes. Si j'avais parlé comme l'écrivain l’aime, alors les gens se seraient évidemment moqués de moi ; cela n'aurait eu d'autre conséquence que de faire rire les gens de moi. Il ne s'agit pas aujourd'hui de préserver ces habitudes théoriques anciennes - car elles sont aujourd'hui antiques - d'être personnellement d'accord ou non avec quelque chose, mais plutôt d'avoir un sentiment vivant pour l’action et l’essence et le tissage de l'esprit, pour l'esprit qui est. Par conséquent, chaque fois que nos amis, au fil des ans, ont évoqué ceci ou ce qui avait été dit ici ou là, et qui ressemblait extérieurement à certaines des choses que je disais, je devais dire : cette harmonie dans les mots et les phrases et même dans les paragraphes n'est pas importante. Ce qui compte, c'est de quel coin de l'esprit vient le réel qui est dit. Il y a encore beaucoup à comprendre ici pour l'humain du présent. Car les humain croient toujours encore que lorsqu'ils ont absorbé le contenu d'une chose, ils auraient absorbé la chose. Si on a absorbé le contenu aujourd'hui, on a seulement la formulation en soi et peut se tenir très éloignés de l'esprit d'une chose.

09

Das ist etwas, was einmal ausgesprochen werden muß. Menschen selbst, die theoretisch die Dinge verfolgen können, haben keine Ahnung, daß jemand, der im Geiste wirken will, aus dem Geiste heraus wirken muß, dem er gerade einverleibt ist in diesem Augenblick. Das kann ja auch äußerlich kritisiert werden. Ich kann Ihnen die Versicherung geben, der Vortrag, den ich dazumal vor den Daimler-Leuten gehalten habe, er ist damals von den Anwesenden verstanden worden. Hätte ich so gesprochen, wie der Schreiber es liebt, dann hätten mich die Leute selbstverständlich ausgelacht; es hätte nichts anderes zur Folge gehabt, als daß mich die Leute ausgelacht hätten. Es handelt sich heute nicht darum, daß man diese uralten - für heute sind es uralte -, theoretischen Gewohnheiten bewahre, persönlich mit irgend etwas einverstanden oder nicht einverstanden sein zu können, sondern heute handelt es sich darum, eine lebendige Empfindung zu haben für das Wirken und Wesen und Weben des Geistes, für den das seienden Geist. Daher mußte ich immer wiederum, wenn auch unsere Freunde im Laufe der Jahre dieses oder jenes heranbrachten, was da oder dort gesagt worden war, und was äußerlich so klang, wie manches, was auch ich sage, ich mußte sagen: Auf diesen Gleichklang in den Worten und Sätzen und selbst Absätzen kommt es gar nicht an. Es kommt darauf an, aus welcher Ecke des Geistes her das real kommt, was gesagt wird. Hier ist viel zu verstehen noch für den Menschen der Gegenwart. Denn noch immer glauben die Menschen, wenn sie den Inhalt einer Sache heute aufgenommen haben, so hätten sie die Sache aufgenommen. Wenn man heute den Inhalt aufgenommen hat, so hat man nur den Wortlaut in sich und kann dem Geiste einer Sache sehr ferne stehen.

Pour comprendre cela, il est particulièrement nécessaire de savoir où, dans notre présent matérialiste, doit couler ce que la science de l’esprit a à dire également en relation sociale. Sinon, on ne pourra pas comprendre le rapport entre l'être spirituel-scientifique orienté anthroposophiquement et l'efficacité sociale.

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Das zu verstehen ist ganz besonders notwendig, wo hereinfließen soll in unsere materialistische Gegenwart dasjenige, was Geisteswissenschaft auch in sozialer Beziehung zu sagen hat. Sonst wird man den Zusammenhang des anthroposophisch orientierten, geisteswissenschaftlichen Wesens mit der sozialen Wirksamkeit nicht verstehen können.

Nous vivons une fois aujourd'hui, plus que nous ne le croyons, dans la vague d'une culture matérialiste dans tous les domaines. Et ce qui serait dit souvent aujourd'hui : qu'ici et là cette culture matérialiste serait dépassée, c'est une chimère. Car la culture matérialiste est bien combattue dans les termes ici et là, mais pas à partir de l'esprit. Aujourd'hui, on peut remettre/commettre un manifeste professoral très idéaliste ou écrire un livre : mais cela peut malgré tout être entièrement à partir de l'esprit matérialiste. Il est avant tout nécessaire d’envisager une chose aujourd'hui, c’est : par quoi nous avons réellement été amenés dans ce matérialisme du présent. Car si nous ne l’envisageons pas, nous ne pourrons pas nous élaborer hors de lui.

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Wir leben einmal heute mehr, als wir es glauben, in der Welle einer materialistischen Kultur auf allen Gebieten. Und was vielfach heute gesägt wird: daß da und dort überwunden wäre diese materialistische Kultur, das ist ein Wahn. Denn es wird wohl im Wortlaut da oder dort die materialistische Kultur bekämpft, aber nicht aus dem Geiste heraus. Man kann heute ein sehr idealistisches professorales Manifest erlassen oder ein Buch schreiben: das kann aber trotzdem ganz aus dem materialistischen Geiste heraus sein. Es ist vor allen Dingen heute notwendig, eines einzusehen, das ist: wodurch wir eigentlich in diesen Materialismus der Gegenwart hereingebracht worden sind. Denn wenn wir das nicht einsehen, so werden wir uns auch nicht aus ihm herausarbeiten.

En quoi consiste alors la nature réellement funeste des pulsions matérialistes de notre temps ? Elle consiste dans ce qu'en fait, très bientôt, quelque chose flamboie alors lorsque aujourd'hui, du spirituel est rendu valable à partir de l'expérience vivante de la réalité. Supposons que quelqu'un, à travers ses expériences, serai une fois amené à parler du monde animal et qu'il en parlerait ainsi qu'il veuille lui voudrait rendre compréhensible que des forces spirituelles œuvrent dans le monde animal et son évolution. Il devra alors peut-être parler à partir de la connaissance de ces forces spirituelles qui oeuvrent dans le monde animal de telle sorte que tel ou tel groupe de théologiens protestants ou catholiques s'enflammera immédiatement, qui le critiqueront en fond et sol/de fond en comble sans absolument entrer dans le contenu de ce qu'il prétend, purement parce qu'il ose/risque parler de l'esprit à partir de la connaissance de la réalité du monde animal. Ou bien on parle qu'il serait nécessaire d'introduire des forces spirituelles dans la vie sociale de l'humanité, car on pourrait seulement parvenir à un véritable réaménagement social parce qu'on reconnaîtrait les forces spirituelles et les introduirait dans l'ordre social. A la volée, l'agressivité des marxistes et de maints socialistes est ravivée, comme dans l'autre cas l'agressivité des pasteurs protestants ou catholiques. Et le ton à partir duquel sera parlé des deux côtés n'est pas très différent. Ion doit seulement tenir compte du fait que l'un - je dis cela avec bienveillance - a grandi dans une atmosphère plus sentimentale, théologique et religieuse, l'autre dans une atmosphère plus rude - je ne veux pas prétendre que cette dernière est pire que la sentimentale - mais le ton sur lequel les choses sonnent réellement est le même dans certains cas.

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Worin besteht denn das eigentlich Verderbliche der materialistischen Impulse in unserer Zeit? Es besteht darin, daß eigentlich sehr bald irgend etwas aufflammt, wenn heute aus lebendigem Erleben der Wirklichkeit Geistiges geltend gemacht wird. Nehmen Sie einmal an, jemand sei gerade durch seine Erfahrungen darauf hingewiesen, über die Tierwelt zu sprechen, und er spräche darüber so, daß er begreiflich machen wollte: in der Tierwelt und ihrer Entwickelung wirken geistige Kräfte. Er wird dann vielleicht aus der Erkenntnis derjenigen geistigen Kräfte, die in der Tierwelt wirken, so sprechen müssen, daß sogleich aufflammt diese oder jene Gruppe von evangelischen oder katholischen Theologen, die ihn in Grund und Boden hinein kritisieren, ohne überhaupt auf den Inhalt dessen, was er behauptet, einzugehen, bloß deshalb, weil er es wagt, aus der Wirklichkeitserkenntnis der Tierwelt über den Geist zu sprechen. Oder aber man redet, daß es notwendig sei, in das soziale Menschheitsleben hereinzubringen geistige Kräfte, weil man zu einer wirklichen sozialen Neugestaltung nur dadurch kommen könne, daß man geistige Kräfte erkenne und in die soziale Ordnung hineinbringe. Flugs lebt die Angriffslust der Marxisten und mancher Sozialisten auf, wie im anderen Falle die Angriffslust der protestantischen oder katholischen Pfarrer. Und der Ton, aus dem heraus von beiden Seiten gesprochen wird, ist gar kein so sehr verschiedener. Man muß nur manchmal darauf Rücksicht nehmen, daß der eine - ich meine das ganz gutmütig jetzt - mehr in einer sentimental-theologischen, religiösen Atmosphäre, der andere mehr in einer rauhbeinigen Atmosphäre aufgewachsen ist - ich will nicht behaupten, daß die letztere schlimmer sei als die sentimentale -; dasjenige aber, woraus eigentlich die Dinge tönen, es ist in bestimmten Fällen das gleiche.

Ce sont les choses sur lesquelles nous devons nous interroger : D'où vient en fait l'esprit matérialiste du présent ? Qui l'a cultivé ? - Cet esprit matérialiste est en fait cultivé par les confessions religieuses. Et le fait qu'aujourd'hui il pulse aussi dans la vision sociale du monde est uniquement dû au fait que la vision sociale du monde est un fidèle disciple de tout ce qui est fondamentalement issu des confessions religieuses au cours des siècles. Il était vraiment plus important que l'on pense que l'Église catholique ait aboli l'esprit en 869 lors du Conseil général de Constantinople, que j'ai déjà mentionné souvent. Depuis cette époque, n’était plus permis de parler du fait que l'humain a l'esprit en lui dans l'érudition catholique. Il était seulement permis de parler dans une certaine mesure que l'humain aurait un corps et une âme en soi. Ce fut ainsi tout au long du Moyen Âge. Et rien ne faisait plus peur aux érudits catholiques médiévaux que de parler de la trichotomie, c'est-à-dire de la tri-articulation de l'être humain en corps, âme et esprit. Car le Conseil de Constantinople a décrété.. : L'humain est constitué d'un corps et d'une âme, et l'âme a quelques forces et des particularités spirituelles ; quelque esprit est déjà dans l'âme, mais on n’a pas la permission de parler d'un esprit particulier. Alors les scientifiques et les philosophes ont cru que, par science dépourvue de présupposés, ils distinguaient seulement le corps et l'âme, tandis qu'ils le faisaient seulement sous l'influence du dogme de l'église venant du IXe siècle. De braves professeurs comme Wilhelm Wundt sont seulement des élèves de la dogmatique catholique, aussi en tant que psychologues. On ne décèle ordinairement pas ce pendant/rapport.

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Diesen Dingen gegenüber muß eben gefragt werden: Woher kommt denn eigentlich der materialistische Geist der Gegenwart? Wer hat ihn gezüchtet? - Diesen materialistischen Geist gezüchtet haben eigentlich die religiösen Bekenntnisse. Und daß er heute auch in der sozialen Weltanschauung pulsiert, ist nur aus dem Grunde der Fall, weil die soziale Weltanschauung ein getreuer Schüler ist alles desjenigen, was im Grunde genommen von den religiösen Bekenntnissen in den Jahrhunderten gekommen ist. Es war wirklich wichtiger, als man denkt, daß die katholische Kirche im Jahre 869 auf dem allgemeinen Konzil zu Konstantinopel, das ich ja schon öfter erwähnt habe, den Geist abgeschafft hat. Seit dieser Zeit durfte innerhalb der katholischen Gelehrsamkeit nicht davon geredet werden, daß der Mensch Geist in sich habe. Es durfte nur gewissermaßen gesprochen werden davon, daß der Mensch Leib und Seele habe. So war es das ganze Mittelalter hindurch. Und vor nichts fürchteten sich die katholischen mittelalterlichen Gelehrten mehr als vor einem Sprechen von der Trichotomie, das heißt von der Dreigliederung des menschlichen Wesens in Leib, Seele und Geist. Denn das Konzil zu Konstantinopel hat bestimmt: Der Mensch besteht aus Leib und Seele, und die Seele hat einige geistige Kräfte und Eigenschaften; etwas Geist ist schon in der Seele, aber man darf nicht von einem besonderen Geiste sprechen. Dann haben die Wissenschafter und Philosophen geglaubt, daß sie aus voraussetzungsloser Wissenschaft nur Leib und Seele unterscheiden, während sie es doch nur unter dem Einfluß des kirchlichen Dogmas aus dem neunten Jahrhundert taten. Solche braven Professoren wie Wilhelm Wundt sind nur die Schüler der katholischen Dogmatik, auch als Psychologen. Diesen Zusammenhang durchschaut man nur gewöhnlich nicht.

Comment se fait-il qu'en parlant de science séculière, on n’ai absolument pas la permission de parler de d'esprit ? C’est en partie venu de ce dogme. Mais on n'a même pas la permission de parler d'âme. On n’a pas la permission de parler d'âme réelle, parce que les confessions religieuses revendiquent pour elles le droit de parler sur l'âme et, aussi loin que le dogme le permet, sur l'esprit ; c’est monopolisé pour elles. On parle en fait sur quelque chose qui ne revient pas à quelqu'un quand on parle sur l'âme et l'esprit, car que cela appartient à ceux qui parlent aux humains du point de vue d'une confession religieuse. Que reste-t-il d'autre à la vraie science, ces pauvres zoologie, physiologie, chimie et physique, que de parler des processus matériels. Quand quelque chose flamboie ici ou là, quand ils parlent d'esprit, ils s'immiscent dans les affaires des confessions religieuses. Cette pauvre science laïque n'a pas d'autre choix que de devenir matérielle, matérialiste, parce que les confessions religieuses l'ont privée de la possibilité de toucher à un quelque spirituel.

14

Wodurch ist es gekommen, daß man, wenn man weltliche Wissenschaft bespricht, überhaupt nicht von Geist reden darf? Zum Teil ist es von diesem Dogma gekommen. Man darf aber nicht einmal von Seele reden. Von wirklicher Seele darf man nicht reden, weil die religiösen Bekenntnisse für sich das Recht beanspruchen, über Seele und, soweit sie wollen, soweit es das Dogma gestattet, über Geist zu sprechen; es ist für sie monopolisiert. Man redet eigentlich über etwas, was einem nicht zukommt, wenn man über Seele und Geist redet, denn das gehört denjenigen, die vom Standpunkte eines religiösen Bekenntnisses aus zu den Menschen sprechen. Was blieb denn der wirklichen Wissenschaft anderes übrig, dieser armen Zoologie, Physiologie, Chemie und Physik, als von materiellen Vorgängen zu sprechen. Wenn da oder dort etwas aufflammt, wenn sie vom Geiste sprechen, da mischen sie sich ein in die Angelegenheiten der religiösen Bekenntnisse. Es bleibt dieser armen weltlichen Wissenschaft nichts anderes übrig, als materiell, materialistisch zu werden, weil die religiösen Bekenntnisse ihr die Möglichkeit benahmen, irgend etwas Geistiges zu berühren.

La dedans repose quelque chose de très important. De très important à connaître que ces puissances qui ont apporté le matérialisme sont les puissances ecclésiastiques/ecclésiales de l'Occident. Nous devons le matérialisme aux églises. Et le matérialisme deviendra toujours plus fort si les églises, en tant qu'administrations religieuses et confessionnelles, ne perdent pas leur pouvoir. En cette relation, il n'y a aucune possibilité de s’adonner à n’importe quelles illusions si l'on veut le prendre au sérieux avec la culture. Mais aujourd'hui, il s'agit qu’on le prenne au sérieux avec ces choses. Aujourd'hui, on n’a pas la permission de faire compromis sur compromis par une quelque faiblesse humaine. Si on est obligés de faire un compromis dans l'efficacité extérieure, nous devons en être conscients et ne pas en parler à la légère. On doit tranquillement se dire : la violence doit évidemment être évitée. Mais nous ne devons pas nous compromettre avec nous-mêmes en matière de connaissance. On ne doit pas croire que ce que l'on fait sous l'influence de la violence est juste.

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Darin liegt etwas sehr Wichtiges. Sehr wichtig ist, zu erkennen, daß diejenigen Mächte, welche den Materialismus gebracht haben, die kirchlichen Mächte des Abendlandes sind. Den Kirchen verdanken wir den Materialismus. Und der Materialismus wird immer stärker und stärker werden, wenn die Kirchen als religiöse, konfessionelle Verwaltungen nicht ihre Macht verlieren. In dieser Beziehung gibt es keine Möglichkeit, sich irgendwelchen Illusionen hinzugeben, wenn man es mit der Kultur ernst nehmen will. Heute handelt es sich aber darum, daß man es mit diesen Dingen ernst nimmt. Heute darf man nicht aus irgendeiner menschlichen Schwäche heraus Kompromiß über Kompromiß schließen wollen. Ist man genötigt, in der äußeren Wirksamkeit einen Kompromiß zu schließen, so muß man sich dessen bewußt werden und nicht in leichtfertiger Weise darüber hinwegreden. Man muß sich ruhig sagen: Der Gewalt muß selbstverständlich gewichen werden. Aber man muß nicht bei sich selber in der Erkenntnis Kompromisse schließen. Man muß nicht glauben, daß das richtig ist, was man tut unter dem Einfluß der Gewalt.

Il est donc nécessaire de créer ici une base de connaissances qui soit enfin une fois une base sûre. Aujourd'hui, les choses doivent être accentuées de façon très nette, très nette. Et ici sur ce terrain reposent les choses qui doivent être accentuées très nettement. Car nous sommes aujourd'hui une fois en un temps où la connaissance du monde spirituel doit être faite sérieuse. La connaissance de science de la nature qui est montée dans la cinquième période post-atlantique, qui a commencé avec Galilée, Giordano Bruno, Kepler, Copernic, cette période de science de la nature, qui avait par exemple l'un des plus importants représentants au XIXe siècle en Julius Robert Mayer, suit des méthodes de science de la nature et part d'une attitude/mentalité de science de la nature, qui est une nouveauté vis-à-vis de ce qui était disponible comme méthodes et attitude/mentalité dans les confessions de foi qui se vivaient vers en haut dans le passé. Il n'y a aucune possibilité d'union/d’association entre ces méthodes et attitudes de science de la nature scientifique et les méthodes des confessions de foi. Mais la science de l’esprit, la science de l’esprit vraiment grandie dans la culture actuelle, doit se tenir au même niveau de la culture que la science de la nature. Elle doit prendre au sérieux ce que j'ai exprimé une fois dans mon livre « La mystique dans la montée de la vie moderne de l’esprit ». Avec de telles choses doit être absolument fait sérieusement. Mais il ne sera pas fait au sérieusement si on n’amène pas à valoir que dans tout ce que nous observons dans le monde, l'esprit agit sur nous en retour. La matière est disponible nulle part purement unilatérale comme matière. Partout en même temps, matière concrète est à trouver avec esprit concret. Et quand l'humain dit aujourd'hui qu'il se tient comme humain dans le monde, sous lui les trois règnes, règne animal, règne végétal, règne minéral, ainsi il prétend une demi-mesure, s'il ne reconnaît pas en même temps que justement ainsi que se tienne son corps vers en bas se tiennent le règne animal, le règne végétal, le règne minéral, de même vers en haut se tiennent trois règnes spirituels, les règnes des hiérarchies spirituelles, que nous appelons les règnes desAngeloi, Archangeloi, Archai. Personne n'a un droit à parler de règne animal, règne végétal, règne minéral comme descendant dans le physique, s'il ne sait pas que trois autres règnes montent dans le spirituel. Car l'humain, tel qu'il se tient dans le monde physique, il se tient par son corps en relation avec les trois règnes, règne animal, règne végétal, règne minéral ; il se tient par ce qui est d’âme-esprit en relation aux trois règnes sur-ordonnés, qui sont des réalités spirituelles pour la perception humaine complète, comme les trois règnes subordonnés sont des réalités physiques pour les sens physiques. Et tant qu'on ne reconnaîtra pas que par une observation complète dans la réalité extérieure on arrive à la reconnaissance de l'esprit lui-même et qu'on ne se laissera empêcher par aucune confession religieuse traditionnelle en cela, de prétendre quelque chose sur le monde spirituel – justement aussi peu qu’on peut être empêché de prétendre qu'il y a des baleines - tant qu'on n'y arrivera pas, on ne pourra pas saisir ce qui doit agir comme une impulsion dans le présent. Ces choses doivent justement être sérieusement pensées aujourd'hui.

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Es ist also notwendig, hier eine Grundlage zu schaffen für die Erkenntnis, die endlich einmal eine sichere Grundlage ist. Heute müssen die Dinge scharf, sehr scharf betont werden. Und hier auf diesem Boden liegen die Dinge, die sehr scharf betont werden müssen. Denn wir stehen heute einmal in einer Zeit, in der mit der Erkenntnis der geistigen Welt Ernst gemacht werden muß. Die naturwissenschaftliche Erkenntnis, die aufgekommen ist in der fünften nachatlantischen Periode, die begonnen hat mit Galilei, Giordano Bruno, Kepler, Koper-nikus, diese naturwissenschaftliche Periode, die zum Beispiel einen der bedeutendsten Vertreter im neunzehnten Jahrhundert in. Julius Robert Mayer hatte, verfolgt naturwissenschaftliche Methoden und geht aus von einer naturwissenschaftlichen Gesinnung, welche ein Neues ist gegenüber dem, was als Methoden und Gesinnung in den Glaubensbekenntnissen, die sich aus alten Zeiten heraufgelebt haben, vorhanden war. Zwischen diesen naturwissenschaftlichen Methoden der naturwissenschaftlichen Gesinnung und den Methoden der Glaubensbekenntnisse gibt es keine Möglichkeit einer Vereinigung. Die Geisteswissenschaft, die wirklich heute der Kultur gewachsene Geisteswissenschaft, muß aber auf demselben Erkenntnisboden stehen wie die Naturwissenschaft. Sie muß Ernst machen mit dem, was ich einmal ausgesprochen habe in meinem Buche «Die Mystik im Aufgange des neuzeitlichen Geisteslebens ». Mit solchen Dingen muß durchaus Ernst gemacht werden. Es wird aber nicht Ernst gemacht, wenn man nicht zur Geltung bringt, daß das alles, was wir in der Welt beobachten, uns der Geist entgegenwirkt. Materie ist nirgends vorhanden bloß einseitig als Materie. Überall ist konkrete Materie mit konkretem Geiste zugleich zu finden. Und wenn der Mensch heute sagt, er stehe als Mensch in der Welt da, unter ihm die drei Reiche, Tierreich, Pflanzenreich, Mineralreich, so behauptet er eine Halbheit, wenn er nicht zugleich anerkennt, daß ebenso, wie von seinem Leibe nach abwärts stehen Tierreich, Pflanzenreich, Mineralreich, so auch nach aufwärts stehen drei geistige Reiche, die Reiche der geistigen Hierarchien, die wir bezeichnen als die Reiche der Angeloi, Archangeloi, Archai. Niemand hat ein Recht, von Tierreich, Pflanzenreich, Mineralreich zu sprechen als heruntergehend in das Physische, wenn er nicht weiß, daß hinauf in das Geistige die drei anderen Reiche gehen. Denn der Mensch, wie er in der physischen Welt steht, er steht durch seinen Leib in Verbindung mit den drei Reichen, Tierreich, Pflanzenreich, Mineralreich; er steht durch sein Seelisch-Geistiges in Verbindung mit den drei übergeordneten Reichen, die für das vollständige menschliche Wahrnehmen ebenso geistige Wirklichkeiten sind, wie die drei untergeordneten Reiche physische Wirklichkeiten für die physischen Sinne sind. Und ehe das nicht anerkannt wird, daß man durch ein vollständiges Beobachten in der äußeren Wirklichkeit selber zur Anerkenntnis des Geistes kommt und sich von keinem hergebrachten religiösen Bekenntnis daran hindern läßt, etwas zu behaupten über die geistige Welt - ebensowenig wie man sich verhindern lassen kann an der Behauptung, daß es Walfische gibt -, ehe man nicht dazu kommt, eher kann man nicht dasjenige, was als Impuls in der Gegenwart wirken muß, ergreifen. Über diese Dinge muß heute eben ernst gedacht werden.

La chose repose donc ainsi : Nous sommes entrés dans une période de l’évolution humaine dans laquelle l'humain est devenu un autre être qu'il n’était à des époques antérieures d’évolution de l’évolution de la terre. Dans un certain développement, l'humain était toujours à l'intérieur. Lorsque la grande inondation atlantique avait faibli/était retombée et se sont développés, d'une culture beaucoup plus ancienne, les premières fleurs de culture post-atlantiques dans l'ancien temps indien, là l’humain se développa d’après sa corporéité, pas encore très fortement vers en haut. Ainsi justement la deuxième période de culture, dans le temps persan originel. Encore justement ainsi dans la troisième période de culture, dans la période égypto-chaldéenne ; même d'une certaine manière dans la période gréco-latine, qui alla jusqu'au milieu du XVe siècle. Depuis ce temps, le développement/l’évolution vers l'avant, le développement/l’évolution vers le haut de l'humain en rapport au corporel, s’arrête absolument. Le développement corporel de l'humain est clos. Nous ne faisons pas face à l'avenir d'une manière que nous pouvons dire : Tout comme le développement au cours de la première, deuxième, troisième et quatrième période post-atlantique était ascendant, le développement corporel de l'humain le sera également à l'avenir. - Non, ce ne sera pas le cas. Le corps humain ne monte plus dans les restes du développement/de l’évolution de la terre. Le corps humain a dépassé le sommet de son développement ascendant et, en tant que corps, comme rempli de forces corporelles, il n'approche plus d'un développement ascendant mais d'un développement descendant. Si on demande après cela avec ces moyens de connaissance de l’esprit que nous connaissons bien de la littérature qui vit parmi nous, et nous demandons après pourquoi c’est ainsi, alors on doit dire que tout comme l'humain est entré aujourd'hui dans une autre relation au monde animal - par exemple, pendant la période égypto-chaldéenne, il avait beaucoup plus d'animal en lui qu'aujourd'hui, la vie était beaucoup plus animale-instinctive -, ainsi il développe aujourd'hui aussi une autre relation avec les trois règnes supérieurs. Ces trois règnes supérieurs avaient un intérêt tout particulier à s’occuper avec les humains jusqu'à notre propre époque. Les humains du présent devront commencer à saisir que lorsqu’on parle sur ces choses, on parle de réalités. Les esprits des hiérarchies de l'Angeloi, de l'Archangeloi, de l'Archai, avaient un vif intérêt à s’occuper avec les humains. Maintenant, cet intérêt s'arrête au présent. Il a commencé à s'arrêter au milieu du XVe siècle, lorsque la cinquième période post-atlantique débuta. Ces êtres/entités des hiérarchies supérieures considéraient comme leur idéal d'obtenir une image de l'humain, une image parfaite/complète de l'humain. Ils n'ont pu l'obtenir jusque dans notre époque, car l'humain n'avait pas encore atteint le sommet de sa perfection. Ils devaient attendre. Aujourd'hui, quand on a les représentations confuses de Dieu qui font si facilement un athée de l'humain, on ne peut pas comprendre que les êtres spirituels se tenant au-dessus de l'humain doivent aussi attendre quelque chose. Ils ont dû attendre d'avoir amené l'humain si loin qu'il place une image de sa perfection devant leurs yeux spirituels. C'est pourquoi, dans les temps anciens, des cognitions/connaissances instinctives, des sensations, des impulsions de volonté se sont manifestées dans le subconscient : c’étaient les actes de ces êtres. L'humain ne pouvait pas produire cela de lui-même volontairement, il l'a fait instinctivement, mais c'était les actes de ces êtres. Et ces êtres s'intéressaient à ce que l'humain aille de l’avant, car ce n'est que lorsqu'il leur réussi d’amener l'humain aussi loin qu'il l'est depuis le milieu du XVe siècle qu'ils ont eu devant eux l'image qu'ils devaient avoir à cause de leur propre développement/évolution. Maintenant, ils ont les humain aussi loin. Or, de ce point de vue, l'humain ne continue pas à les intéresser. C'est pourquoi l'humain est aussi délaissé d'esprit dans le présent, parce que les esprits ont perdu un certain intérêt pour lui. C'est pourquoi il devient si facilement l'adversaire de toute connaissance des esprits dans le présent parce que les esprits ne travaillent plus sur lui. Pour ces entités qui se trouvent directement dans l'ordre hiérarchique au-dessus de nous, l'intérêt est éteint en cette relation. Et cet intérêt, l'humain doit maintenant le réveiller de sa propre volonté. Il doit, comme il y a été incité par son corps auparavant, se développer dans ses instincts vers l'esprit en soi, se développer maintenant à partir de sa libre connaissance vers l'esprit vis-à-vis de l'avenir . Il doit, dans une certaine mesure à partir de lui-même, donner aux êtres supérieurs une nouvelle substance pour l'occupation des êtres supérieurs en ce qu’il s’appuie sur/s’adosse à eux et cherche à obtenir des concepts qui sont leurs concepts, qui vont maintenant au-delà de ce qui est instinctivement planté en nous.

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Die Sache liegt ja so: Wir sind in einen Zeitraum der menschlichen Entwickelung eingetreten, in dem der Mensch ein anderes Wesen geworden ist, als er in früheren Entwickelungsepochen der Erdenentwickelung war. In einer gewissen Entwickelung war der Mensch immer drinnen. Als die große atlantische Flut abgeflaut war und sich herausentwickelten aus einer viel älteren Kultur die ersten nachatlantischen Kulturblüten in der altindischen Zeit, da entwickelte sich der Mensch seiner Körperlichkeit nach noch sehr stark nach aufwärts. Ebenso in der zweiten Kulturperiode, in der urpersischen Zeit. Ebenso noch in der dritten Kulturperiode, in der ägyptisch-chaldäischen Zeit; sogar noch in einer gewissen Weise in der griechisch-lateinischen Zeit, die bis in die Mitte des fünfzehnten Jahrhunderts ging. Seit jener Zeit hört langsam die Vorwärtsentwickelung, die Aufwärtsentwickelung des Menschen in bezug auf das Körperliche überhaupt auf. Die körperliche Entwickelung des Menschen ist abgeschlossen. Wir stehen nicht vor der Zukunft so, daß wir sagen können: Wie die Entwickelung durch die erste, zweite, dritte, vierte nachatlantische Zeit aufwärtssteigend war, so wird auch in der Zukunft die leibliche Entwickelung des Menschen aufwärtssteigen. - Nein, das wird sie nicht. Der menschliche Leib steigt nicht mehr aufwärts im Reste der Erdenentwickelung. Der menschliche Leib hat seinen Höhepunkt der Aufwärtsentwickelung überschritten und geht als Leib, als erfüllt von leiblichen Kräften, nicht mehr einer Aufwärtsentwickelung, sondern einer Abwärtsentwickelung entgegen. Fragt man nämlich danach mit denjenigen Mitteln der Geisteserkenntnis, die wir gut kennen aus der Literatur, die unter uns lebt, fragen wir danach, warum das so ist, dann muß man sagen: So wie der Mensch heute in eine andere Beziehung eingetreten ist zur Tierwelt - er hatte zum Beispiel während der ägyptisch-chaldäischen Zeit noch viel mehr vom Tier in sich als heute, das Leben war viel tierisch-instinktiver -, so entwickelt er heute auch eine andere Beziehung zu den drei höheren Reichen. Diese drei höheren Reiche hatten nämlich ein ganz besonderes Interesse daran, sich mit dem Menschen zu beschäftigen bis in unser Zeitalter herein. Die Menschen der Gegenwart werden anfangen müssen, zu begreifen, daß, wenn man über diese Dinge redet, man von Wirklichkeiten redet. Die Geister der Hierarchien der Angeloi, der Archangeloi, der Archai, hatten ein lebendiges Interesse daran, sich mit den Menschen zu beschäftigen. Nun hört dieses Interesse in der Gegenwart auf. Es fing an aufzuhören in der Mitte des fünfzehnten Jahrhunderts, als der fünfte nachatlantische Zeitraum begann. Diese Wesenheiten der höheren Hierarchien betrachteten es als ihr Ideal, ein Bild des Menschen, ein vollkommenes Bild des Menschen zu bekommen. Das konnten sie nicht bekommen bis in unsere Zeit herein, weil der Mensch noch nicht den Gipfel seiner Vollkommenheit erstiegen hatte. Sie mußten warten. Heute, wo man die konfusen Gottesvorstellungen hat, die den Menschen so leicht zum Atheisten machen, kann man das nicht begreifen, daß die über dem Menschen stehenden geistigen Wesenheiten auch auf etwas warten müssen. Sie mußten warten, bis sie den Menschen so weit gebracht hatten, daß er ein Bild seiner Vollkommenheit vor ihre geistigen Augen stellte. Daher stiegen in den Menschen in früheren Zeiten im Unterbewußtsein instinktive Erkenntnisse, Empfindungen, Willensimpulse auf: das waren die Taten dieser Wesen. Der Mensch konnte das nicht freiwillig aus sich hervorbringen, das tat er instinktiv; aber es waren die Taten dieser Wesen. Und diese Wesen interessierten sich dafür, daß der Mensch vorwärts komme, denn nur wenn es ihnen gelang, den Menschen so weit zu bringen, wie er seit der Mitte des fünfzehnten Jahrhunderts ist, hatten sie das Bild vor sich, das sie vor sich haben mußten wegen ihrer eigenen Entwickelung. Jetzt haben sie den Menschen so weit. Jetzt interessiert sie der Mensch von diesem Gesichtspunkte aus nicht weiter. Daher ist der Mensch auch in der Gegenwart so geistverlassen, weil die Geister ein gewisses Interesse an ihm verloren haben. Daher wird er in der Gegenwart so leicht Gegner aller Geist-Erkenntnis, weil die Geister nicht mehr an ihm arbeiten. Für diejenigen Wesenheiten, die unmittelbar in der hierarchischen Ordnung über uns stehen, ist in dieser Beziehung das Interesse erloschen. Und dieses Interesse, das muß nun der Mensch aus seinem eigenen Willen heraus wieder erwecken. Er muß, wie er früher durch seinen Leib veranlaßt worden ist, in seinen Instinkten nach dem Geiste hin sich zu entwickeln, nun aus seinem freien Erkennen heraus gegen die Zukunft hin zu dem Geiste sich entwickeln. Er muß gewissermaßen von sich aus neuen Stoff zur Beschäftigung den höheren Wesen geben, indem er sich an sie anlehnt und Begriffe zu bekommen sucht, die ihre Begriffe sind, die nun über das hinausgehen, was instinktiv in uns gepflanzt ist.

Nous devons donc trouver la possibilité de placer à l'esprit d'une façon totalement nouvelle. Naturellement, cela doit encore être exprimé à l'humanité aujourd'hui dans une forme prudente. Hier, j'ai essayé d'en parler très précautionneusement. Mais tout de suite parce que doit être parler avec prudence, doit de l’autre côté être indiquer sur ces choses de façon précise et radicale. Car s'il n'y avait aucun humain qui pouvaient supporter la vérité dans ce domaine aujourd'hui, la culture spirituelle d'aujourd'hui serait en très mauvais état.

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Wir müssen daher die Möglichkeit finden, uns in ganz neuer Art zum Geiste zu stellen. Das muß natürlich heute zur Menschheit noch in vorsichtiger Form ausgesprochen werden. Ich habe gestern versucht, recht vorsichtig davon zu sprechen. Aber gerade weil auf der einen Seite vorsichtig gesprochen werden muß, muß auf der andern Seite scharf und radikal auf diese Dinge hingedeutet werden. Denn gäbe es gar keine Menschen, die die Wahrheit auf diesem Gebiete heute ertrügen, so wäre es sehr schlimm um die Geisteskultur der Gegenwart bestellt.

Qu'est-ce qui s'est donc arrêté, par exemple, en rapport à la nature de l'être humain en devenir? Autrefois, on disait à juste titre d’un quelque humain qu’il était doué, qu'il avait des dispositions pour le génie. Et on cherchait à juste titre les conditions préalables à sa disposition géniale dans sa constitution physique. En tant qu'éducateur, on ne pouvait que se tourner vers sa constitution corporelle, et en la développant correctement, son génie en sortait. Ses dispositions en sortaient absolument. A partir d'aujourd'hui, le développement corporel est clos. Quand on veut juste développer le corps selon une quelque pédagogie physique, rien n'en ressort. Aujourd'hui, il faut se tourner vers l'âme. Aujourd'hui, on doit compter avec ce qui monte seulement dans l’évolution physique héréditaire, parce que là rien ne monte plus, mais il faut se tourner vers ce que l'humain porte en lui, parce que dans cette vie sur Terre, il a la répétition des vies précédentes sur Terre. Aujourd'hui, on doit aller à l'humain en devenir avec la conscience vivante que l'on a une âme devant soi. Les dons du corps ont cessé ainsi qu'il serait absurde d'en parler dans l'humanité future. On ne pourra plus parler de ce que l'humain est doué de l'une ou l'autre chose dans son corps, mais de ce que l'humain est doué de l'une ou l'autre chose par son âme. C'est une chose qui est d'une immense importance dans la vie de l'humanité d’aujourd'hui. Car une grande partie de ce qui a été dit sur l'humain dans le passé est faux quand on le dit aujourd'hui. Si aujourd'hui nous ne lisons pas encore des pédagogies imprégnées de science de l’esprit, ainsi elles sont toutes encore fondées sur l'ancienne foi qui était justifiée à l'époque, la foi en la dotation physiologique de l'humain. Aujourd'hui, elles ne sont plus valables. Aujourd'hui, cela n'a de sens que lorsque l'on parle du don d’âme de l'humain.

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Was hat denn zum Beispiel aufgehört mit Bezug auf das Wesen des werdenden Menschen? Man hat in früherer Zeit mit vollem Recht gesprochen von irgendeinem Menschen, er sei begabt, er habe Anlage zur Genialität. Und man suchte mit Recht die Vorbedingungen zu seiner genialen Anlage in seiner leiblichen Beschaffenheit. Man konnte als Erzieher sich wenden bloß an seine leibliche Beschaffenheit, und indem man diese richtig entwickelte, kam seine Genialität heraus. Es kamen überhaupt seine Anlagen heraus. Von heute ab ist abgeschlossen die leibliche Entwickelung. Wenn man bloß den Leib entwickeln will nach irgendeiner physischen Pädagogik, kommt nichts heraus. Heute muß man sich an die Seele wenden. Heute muß man mit dem rechnen, was nicht bloß in physischer Vererbungs-Entwickelung heraufkommt, denn da kommt nichts mehr herauf, sondern man muß sich wenden an dasjenige, was der Mensch in sich trägt, weil er in diesem Erdenleben die Wiederholung früherer Erdenleben hat. Man muß heute mit dem lebendigen Bewußtsein an den werdenden Menschen gehen, daß man eine Seele vor sich hat. Die Begabungen des Leibes haben so aufgehört, daß es ein Unsinn sein würde, in der künftigen Menschheit davon zu reden. Man wird nicht mehr davon sprechen können, daß der Mensch seinem Leibe nach zu dem einen oder anderen begabt ist, sondern davon, daß der Mensch durch seine Seele zu dem einen oder anderen begabt ist. Das ist etwas, was von einer ungeheuren Bedeutung ist im Leben der Menschheit der Gegenwart. Denn vieles von dem, was man gesagt hat in früheren Zeiten über den Menschen, ist falsch, wenn man es heute sagt. Wenn wir heute noch nicht von der Geisteswissenschaft durchdrungene Pädagogiken lesen, so sind diese alle noch aufgebaut auf dem alten Glauben, der damals berechtigt war, dem Glauben von der physiologischen Begabung des Menschen. Heute gelten sie nicht mehr. Heute hat es nur einen Sinn, wenn wir von der seelischen Begabung des Menschen reden.

Nous devons donc commencer à éduquer d'une nouvelle façon. L’évolution de l'humanité exige cela elle-même dans le présent. Lorsque nous parlons avec des concepts anciens, nous ne parlons pas de quelque chose qui est encore applicable au présent. Certes, il est beau/charmant de parler historiquement aux gens aujourd'hui de comment on regarde/contemple le Christ correctement, quand on le regarde dans le sens de Luther. Mais l'humain du présent ne peut pas le regarder ainsi, parce que cette vision n'a plus de réalité en elle et devient seulement un mensonge lorsqu'il veut la représenter. L'humain du présent, s'il veut trouver le Christ, doit le trouver dans contemplation immédiate. Tout comme nous trouvons la nature par la vision extérieure, nous trouvons le Christ par la vision intérieure. Ce que la science de l’esprit nous a fait valoir perpétuellement depuis de nombreuses années, avec cela aurait pu être fondée une compréhension pour une impulsion sociale à cette heure où une telle impulsion sociale est devenue nécessaire par l’évolution de l'humanité civilisée moderne. Les choses doivent être vues en pendant/rapport. Les apparences/superficialités montrent suffisamment qu'il est aujourd'hui nécessaire de rappeler déjà aux humains de prendre au sérieux les impulsions les plus primitives de leurs propres confessions religieuses. Car, voyez-vous, il y a même un commandement pour les chrétiens, selon lequel le nom de Dieu ne devrait pas être prononcé en vain. Mais quand quelqu'un vient et parle d'affaires sociales, alors les gens viennent bientôt et disent : « Oui, il ne parle pas du tout du Christ ; ce n'est pas chrétien. - Cela ne devient vraiment pas chrétien que l’on prononce le nom du Christ à chaque troisième ligne. Il suffit qu'il soit prononcé ainsi qu'on puisse être imprégné de ce que c'est prononcé à partir de l'attitude dont le Christ veut que ce soit prononcé dans le présent. Mais lorsque sera prononcé à partir de l'esprit du temps présent lui-même, et que l’on s’efforce pour parler à partir de cet esprit du temps présent, alors les gens viennent et disent : "Oui, il ne parle pas du Christ. Il devrait absolument parler plus intérieurement. - Et alors, l’ainsi nommé intérieur est mis en avant de la manière la plus extérieure. Comme vous le savez, c'est à partir d’une certaine qualité de tante que cette attaque est arrivée, qui disait qu'o aurait en fait à parler d'"intériorité" après chaque cinquième mot. Évidemment, ce serait beaucoup plus confortable pour moi de ne pas toucher du tout à cette qualité de tante. Mais il est nécessaire dans le présent de toucher à la qualité de tante et à la qualité d’oncle, parce qu’elles causent de trop de dégâts en rapport à ce qui doit réellement se passer. J’aimerais vraiment demander si de telle qualité de tante et qualité d’oncle s’efforce vraiment de pénétrer dans ce qui doit être amené en validité comme le véritablement spirituel dans le présent. Nous devons avoir le courage de nous dire que ce que nous faisons dans le détail, par exemple en enseignant dans le détail, doit être fait en sachant que l'humanité porte en elle aujourd'hui des impulsions de développement différentes de celles qu'elle portait il y a relativement peu de temps, que les principaux esprits du monde suprasensible avaient en fait intérêt jusqu'à il y a quelque temps à amener les humains jusqu’à un certain point. Seule l'image de l'humain est close et l'humain lui-même doit chercher le lien avec la spiritualité depuis son être intérieur, de sorte que ce que l'humain produit maintenant en plus de son corporel, sa prédisposition corporelle, le rend à nouveau intéressant pour les esprits se tenant au-dessus de lui. Sinon, notre culture sera désertée, ensablée, envasée. Rien ne peut nous sauver de cette situation, qui veut de quelque manière réchauffer du vieux. Seul le courage de commencer le spirituel à partir de la même attitude/mentalité qu’a été commencé naturalistement à partir du XVe siècle vis-à-vis des anciennes confessions peut nous sauver de cela. C'est ce que je voulais développer principalement devant vous aujourd'hui : que nous regardons seulement correctement vers certains esprits se tenant au-dessus de nous que lorsque nous admettons qu'avec la fin du XIXe siècle, l'ancien rapport avec eux est écouléé, et que depuis le dernier tiers du XIXe siècle, l'humanité a besoin d’entrer dans un nouveau rapport avec le monde spirituel. Que l’on soit vrai en ce point. Que l’on soit vrai, par exemple, dans ce qui suit ; on n’a pas besoin d'être aussitôt inhumain quand on est vrai, mais on serait vrai. En rapport à l'extérieur, l'humain ne peut pas participer aussitôt à l'ensemble de la métamorphose de l'humanité. Il y sera éduqué par ce qui se poursuit à partir d’anciennes impulsions. Ainsi y ont été éduqué par ce qui se poursuivi à partir d’anciennes impulsions ces humains là qui aujourd'hui proclament les anciennes confessions du haut des chaires. Pourquoi ne devrait-on pas être humainement très gentil avec ce qui vient de ce côté-là ? On le peut donc, mais on ne devrait seulement pas, pour l'amour de Dieu, le prendre au sérieux pour le fondement de la vérité dans le présent. On devrait se dire : Certes, les gens sont éduqués pour cela ; ils ne peuvent pas changer leur profession dans des années ultérieures ; enfin/donc aimerais-ils parler. Mais on ne devrait quand-même pas penser que c'est nécessaire, autrement que de manière extérieure, en ce qu’on se défende d’aller quelque peu dans les discussions qui viennent de ce côté-là. Et plus de semblable.

20

Wir müssen also in neuer Art anfangen zu erziehen. Das fordert die Entwickelung der Menschheit selbst in der Gegenwart. Wenn wir mit alten Begriffen reden, dann reden wir nicht von etwas, was auf die Gegenwart noch anwendbar ist. Gewiß ist es schön, heute geschichtlich den Leuten davon zu reden, wie man richtig den Christus anschaut, wenn man ihn im Sinne Luthers anschaut. Aber der Mensch der Gegenwart kann ihn so nicht anschauen, weil diese Anschauung keine Reahtät mehr in ihm hat und nur zur Lüge wird, wenn er sie vertreten will. Der Mensch der Gegenwart muß, wenn er den Christus finden will, ihn in der unmittelbaren Anschauung finden. So wie wir durch die äußere Anschauung die Natur finden, so finden wir durch die innere Anschauung den Christus. Das, was uns fortwährend die Geisteswissenschaft seit vielen Jahren geltend macht, damit hätte ein Verständnis begründet werden können für einen sozialen Impuls in dem Zeitpunkte, wo ein solcher sozialer Impuls durch die Entwickelung der modernen zivilisierten Menschheit notwendig geworden ist. Die Dinge müssen im Zusammenhang betrachtet werden. Es zeigen ja die Äußerlichkeiten hinlänglich, daß es heute notwendig ist, die Menschen schon daran zu erinnern, die allerprimitivsten Impulse ihrer eigenen Religionsbekenntnisse ernst zu nehmen. Denn, sehen Sie, es gibt sogar für die Christen ein Gebot, daß der Name des Gottes nicht eitel ausgesprochen werden soll. Wenn aber dann jemand kommt und von sozialen Angelegenheiten spricht, dann kommen gleich die Leute und sagen: Ja, der redet ja gar nicht von dem Christus; das ist also nicht christlich. - Es wird wahrhaftig nicht dadurch christlich, daß man in jeder dritten Zeile den Namen des Christus ausspricht. Es braucht nur so gesprochen zu werden, daß man davon durchdrungen sein kann, daß es aus der Gesinnung heraus gesprochen ist, aus der der Christus will, daß in der Gegenwart gesprochen werde. Wenn aber aus dem Geiste der Gegenwart selbst heraus einmal gesprochen wird, und man sich bemüht, aus diesem Geiste der Gegenwart heraus zu sprechen, dann kommen die Leute und sagen: Ja, der redet ja nicht von dem Christus. Der sollte überhaupt mehr innerlich reden. - Und dann wird in alleräußerlichster Weise das sogenannte Innerliche vorgebracht. Sie wissen ja, daß aus einer gewissen Tantenhaftigkeit heraus jener Angriff kam, der da besagte, daß man eigentlich so nach jedem fünften Wort von «Innerlichkeit» zu reden gehabt hätte. Selbstverständlich wäre es mir viel bequemer, diese Tantenhaftigkeit gar nicht zu berühren. Aber es ist notwendig in der Gegenwart, Tantenhaftigkeit und Onkelhaftigkeit zu berühren, weil sie zu großen Schaden anrichten in bezug auf das, was wirklich geschehen muß. Ich möchte wirklich fragen, ob solche Tantenhaftigkeit und Onkelhaftigkeit sich wirklich bemüht, in dasjenige einzudringen, was als das wahrhaft Geistige in der Gegenwart zur Geltung gebracht werden muß. Wir müssen den Mut haben, uns zu sagen: Das, was wir im einzelnen tun, zum Beispiel indem wir im einzelnen unterrichten, das muß getan werden aus der Erkenntnis heraus, daß die Menschheit jetzt andere Entwickelungsimpulse in sich trägt als vor verhältnismäßig noch kurzer Zeit, daß tatsächlich führende Geister der übersinnlichen Welt bis vor einiger Zeit ein Interesse daran hatten, den Menschen bis zu einem gewissen Punkte zu bringen. Allein, das Bild des Menschen ist abgeschlossen, und der Mensch muß aus seinem Innern heraus selber den Anschluß an die Geistigkeit suchen, damit das, was der Mensch nun über sein Leibliches, sein leiblich Veranlagtes hinaus produziert, ihn wiederum interessant macht für die über ihm stehenden Geister. Sonst wird unsere Kultur veröden, versanden, versumpfen. Davor kann uns nichts retten, was in irgendeiner Weise Altes aufwärmen will. Davor kann uns nur retten der Mut, das Spirituelle aus einer gleichen Gesinnung heraus anzufangen, wie naturalistisch angefangen worden ist vom fünfzehnten Jahrhundert ab gegenüber den alten Bekenntnissen. Das ist es hauptsächlich, was ich heute vor Ihnen entwickeln wollte: daß wir zu gewissen über uns stehenden Geistern nur richtig hinaufsehen, wenn wir uns gestehen, daß mit dem Ende des neunzehnten Jahrhunderts das alte Verhältnis zu ihnen abgelaufen ist, und daß seit dem letzten Drittel des neunzehnten Jahrhunderts die Menschheit notwendig hat, ein neues Verhältnis zur geistigen Welt einzugehen. Man sei in diesem Punkte wahr. Man sei zum Beispiel in folgendem wahr; man braucht ja nicht gleich unmenschlich zu sein, wenn man wahr ist, aber man sei wahr. Mit Bezug auf das Äußere kann ja nicht gleich der Mensch die gesamte Metamorphose der Menschheit mitmachen. Er wird heranerzogen durch das, was sich aus alten Impulsen heraus fortsetzt. So wurden heranerzogen durch das, was sich aus alten Impulsen heraus fortsetzte, diejenigen Menschen, die heute von den Kanzeln herunter die alten Bekenntnisse verkünden. Warum sollte man denn nicht menschlich ganz lieb sein mit dem, was von jener Seite kommt? Das kann man ja, aber man soll nur um Gottes willen nicht es ernst nehmen für die Ergründung der Wahrheit in der Gegenwart. Man soll sich sagen: Gewiß, die Leute sind dazu erzogen; sie können nicht in späteren Jahren ihren Beruf ändern; also mögen sie reden. Aber man soll doch nicht glauben, daß es notwendig ist, anders als in äußerlicher Weise, indem man sich wehrt, auf Diskussionen, die von jener Seite kommen, etwas zu geben. Und ähnliches mehr.

Comme je l'ai dit, ce serait plus confortable de laisser ces choses inexprimées. Mais nous allons vers des temps si lourds et sérieux qu'il est tout à fait impossible de laisser ces choses inexprimées. Et la faiblesse humaine qui consiste à ne pas prendre ces choses au sérieux est bien trop répandue. Certainement, chacun aimerait dire : je ne peux pas quitter ma peau, ou mon bureau, ou quoi que ce soit. Mais il ne le justifie quand même pas, il admet lui-même qu'il conclu des compromis pour l'instant. Le représenter de la vérité, aussi quand on considère cette vérité comme nécessaire seulement à partir des circonstances/rapports extérieurs de l'époque, est la chose importante en notre temps. Quand on considère comment l'humanité actuelle s'est précipitée dans de si terribles catastrophes de ces dernières années, ainsi on ne trouverons pas d'autre raison que les gens se sont jusqu'à présent éloignés de toujours regarder des choses aux mots, et des mots aux choses. Aujourd'hui, dans de nombreux cas, ce ne sont que des mots qui sont prononcés, et les gens pensent alors qu'ils savent quelque chose sur les choses. Cette tendance à développer ce qui a qualité de phrasé jusqu'au bout, c'est la tendance/l’inclination de base de notre présent, et alors : ne pas voir que lorsque les mots sont là, les choses ne sont pas encore là.

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Wie gesagt, es wäre bequemer, diese Dinge unausgesprochen zu lassen. Aber wir gehen so schweren und ernsten Zeiten entgegen, daß es ganz unmöglich ist, diese Dinge unausgesprochen zu lassen. Und viel zu sehr ist die menschliche Schwäche verbreitet, in diesen Dingen nicht Ernst zu machen. Gewiß, jeder mag sagen: Ich kann ja nicht heraus aus meiner Haut, oder aus meinem Amt, oder was auch. Aber er rechtfertige es doch nicht, sondern er gestehe sich, daß er eben vorläufig Kompromisse schließt. Das Vertreten der Wahrheit, auch wenn man diese Wahrheit nur aus den äußeren Zeitverhältnissen heraus als notwendig betrachtet, das ist das Wichtige in unserer Zeit. Wenn man beachtet, wie die gegenwärtige Menschheit hineingesaust ist in jene so furchtbaren Katastrophen der letzten Jahre, so findet man ja als Grund keinen anderen als den, daß die Menschen so sehr davon abgekommen sind, von den Dingen immer hinzusehen zu den Worten, und von den Worten immer hinzusehen zu den Dingen. Es werden ja heute vielfach eben bloß die Worte angeschlagen, und dann glaubt man, von den Dingen etwas zu wissen. Diese Neigung, Phrasenhaftigkeit bis ans Ende zu entwickeln, das ist die Grundneigung unserer Gegenwart, und dann: nicht zu sehen, daß, wenn die Worte da sind, ja noch nicht die Sachen da sind.

Ces dernières semaines, nous avons eu à nous occupé à nous procurer le cursus pour la compagnie des enseignants de l'école Waldorf. La devrait être transformer ce qui est une pédagogie morte en un art éducatif vivant. Là nous sont apparues devant les yeux une vérité, qui souvent est seulement négligée parce qu’on laisse des mots être des mots. Là nous sont apparues par exemple devant les yeux, quand on devait s’expliquer, des choses épaisses, des choses épaisse imprimées, avec le mot « journal officiel » écrit à l'extérieur. Car c'est une partie d'un journal officiel. Ou alors est écrit dessus « plan scolaire » pour telle ou telle chose épaisse/tel ou tel truc épais. « Plan scolaire », là n’est pas seulement dedans : dans telle ou telle classe de telle ou telle école, ceci ou cela doit être enseigné, ou ce qui pourrait encore être mobile : tel ou tel devrait être maîtrisé jusqu'à tel ou tel but ; mais il dit en fait - on ne devrait pas le croire - comment on doit enseigner, comment on doit traiter la substance. C'est déjà le contenu d'un règlement aujourd’hui, le contenu des règlements d'État.

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Wir haben uns in diesen letzten Wochen damit zu beschäftigen gehabt, den Kursus für die Lehrerschaft der Waldorfschule zu besorgen. Da sollte dasjenige, was tote Pädagogik ist, in lebendige erzieherische Kunst umgewandelt werden. Da trat einem lebendig vor Augen Wahrheit, die oftmals doch nur übersehen wird, weil man Worte Worte sein läßt. Da traten einem zum Beispiel lebendig vor Augen, wenn man sich auseinandersetzen mußte, dicke Dinge, gedruckte dicke Dinge, außen steht «Amtsblatt» drauf. Denn es ist ein Abschnitt aus einem Amtsblatt. Oder «Lehrplan» steht darauf für das oder jenes dicke Ding. «Lehrplan», da steht nicht nur drinnen: in der oder jener Klasse dieser oder jener Schule soll das oder jenes gelehrt werden, oder, was auch noch beweglich sein könnte: das oder jenes soll bis zu diesem oder jenem Ziel gekonnt werden; sondern da steht tatsächlich - man sollte es nicht glauben -, wie man unterrichten soll, wie man den Stoff behandeln soll. Das ist heute schon Inhalt einer Verordnung, der Inhalt von Staatsverordnungen.

Qu'est-ce que cela signifie quand on le saisit d’après la réalité ? Oui, quand on le dit ainsi : dans un journal officiel, on décrète, avec bienveillance, paternalisme condescendant, comment devrait être enseigné, et on ne pense pas sur ce que, qu’on puisse ainsi ne pas en tenir compte. Mais si l'on y réfléchit - ce qui est une occupation inconfortable pour la plupart des humains du présent -, alors on en vient à savoir Aujourd'hui, ce n'est pas la pédagogie qui est enseignée et la didactique qui est enseignée dans les écoles supérieures que les humains comprennent cela, mais la pédagogie est plutôt prescrite par des lois. Tout comme on prescrit aux humains qu’ils ne devraient pas voler, ainsi on leur prescrit par des journaux officiels, par des décrets officiels, comment ils devraient enseigner. Et on ne ressent pas, ce qui repose là dedans. Et c'est ainsi que dans le sentiment de ce qui n'est en fait apparu que dans les temps récents, pourrait seul reposer le point de départ pour la guérison des conditions/des rapports. Cinquante humains qui se tiennent à de tels endroits/fonctions, où l'on entend leurs paroles comme on a entendu les paroles des membres de l'Assemblée nationale de Weimar, cinquante humains qui ressentent quelque chose comme l'anomalie de la législation sur la pédagogie, cela signifierait plus pour la reprise/guérison du monde que les bavardages fades qui y ont été prononcés ces derniers mois.<<<<<<<<<<<

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Was heißt das, wenn man es der Wirklichkeit nach erfaßt? Ja, wenn man es so sagt: In einem Amtsblatt wird verordnet, wohlwollend, väterlich bevormundend, wie unterrichtet werden soll, und man denkt nicht darüber nach, so kann man sich darüber hinwegsetzen. Wenn man aber nachdenkt - was eine unbequeme Beschäftigung ist für die meisten Menschen der Gegenwart -, dann kommt man darauf, zu wissen: Es wird heute nicht Pädagogik gelehrt und Didaktik gelehrt an den höheren Schulen, daß die Menschen das begreifen, sondern es wird Pädagogik durch Gesetze verordnet. Wie man den Menschen verordnet, daß sie nicht stehlen sollen, so verordnet man ihnen durch Amtsblätter, durch amtliche Verfügungen, wie sie unterrichten sollen. Und das empfindet man nicht, was da drinnen liegt. Und es ist so, daß in der Empfindung desjenigen, was da eigentlich erst in der neueren Zeit aufgetreten ist, allein der Ausgangspunkt für die Gesundung der Verhältnisse liegen könnte. Fünfzig Menschen, die an solchen Stellen stehen, wo man ihre Worte so hört, wie man die Worte der Mitglieder der Weimarer Nationalversammlung gehört hat, fünfzig Menschen, die so etwas empfinden wie die Anomalie der Gesetzgebung über Pädagogik, das würde mehr bedeuten für die Gesundung der Welt als das fade Geschwätz, welches an jener Stelle gesprochen worden ist in den letzten Monaten.

C’est pourquoi aussi, à nouveau, un sentiment doit être là, et ce sentiment ne viendra de rien d’autre que du fait que les forces de la connaissance spirituelle retournent dans les âmes et les cœurs humains. Pas de a pure théorie qui nous permet d'être d'accord avec les choses théoriquement et qui ne nous apprend ensuite rien sur faire sérieux avec l'esprit. Faire sérieux avec l'esprit signifie que lorsqu’on entre dans une salle, on est un avec l'esprit et l'âme des humains qui s'y trouvent. Les confessions de foi, saisies théoriquement, ne sont rien aujourd'hui. Le se sentir et le s’éprouver dans l'esprit, c'est la seule chose qui peut rendre l'humanité saine aujourd'hui.

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Dafür muß auch wiederum eine Empfindung da sein, und diese Empfindung wird von nichts anderem kommen als davon, daß lebendig in den menschlichen Seelen und in den menschlichen Herzen einkehren die Kräfte der geistigen Erkenntnis. Nicht die bloße Theorie, die uns gestattet, mit den Dingen einverstanden zu sein theoretisch, und die uns dann nichts lehrt darüber, mit dem Geiste Ernst zu machen. Mit dem Geiste Ernst machen, heißt: wenn man einen Saal betritt, ist man eins mit dem Geiste und der Seele der Menschen, die da drinnen sind. Glaubensbekenntnisse, theoretisch gefaßt, sind heute ein Nichts. Das Sich-Erfühlen und Sich-Empfinden im Geiste, das ist es, was heute einzig und allein die Menschheit gesund machen kann.

Cela était pensé lorsque a commencé ici d’œuvrer socialement. Œuvrer à partir de l'esprit vivant, cela était pensé. Jusqu'à présent, les humains sont seulement venus dire : je suis d'accord avec ceci ou cela, selon le contenu des mots, le contenu des phrases. - Que les humains d'aujourd'hui soient si intelligents qu'ils peuvent facilement être d'accord avec le contenu d'une phrase est certainement quelque chose qui est le moins nié par celui qui, par la connaissance-esprit intérieure, se fie à prétendre : les êtres spirituels qui ont travaillé jusqu'à présent à l’évolution, que l'humain l'a maintenant si loin qu'il a atteint leur idéal de perfection. Que les humains d'aujourd'hui sont intelligents, qu'ils peuvent critiquer, qu'ils sont intellectuellement très loin, qu'ils sont même, à certains égards, des créatures terrestres parfaites, cela ne sera pas démenti. Mais tout de suite parce qu'ils le sont, ils doivent ouvrir une nouvelle source en eux, mais une source entièrement nouvelle.

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Das war gemeint, als hier begonnen worden ist, sozial zu wirken. Aus dem lebendigen Geiste heraus zu wirken, das war gemeint. Bis jetzt sind die Menschen nur dazu gekommen, zu sagen: Ich bin mit dem oder jenem einverstanden, dem Wortinhalt, dem Satzinhalt nach.-Daß die Menschen heute so gescheit sind, mit einem Satzinhalt leicht einverstanden sein zu können, das leugnet gewiß derjenige am allerwenigsten, der da aus der inneren Geist-Erkenntnis heraus sich getraut zu behaupten: Die geistigen Wesen, die bis jetzt an der Entwickelung gearbeitet haben, die haben den Menschen jetzt so weit, daß er bei ihrem Vollkommenheitsideal angelangt ist. Daß die Menschen heute gescheit sind, daß sie kritisieren können, daß sie intellektuell sehr weit sind, daß sie in gewisser Beziehung sogar irdisch vollkommene Geschöpfe sind, das wird nicht geleugnet. Aber gerade weil sie das sind, müssen sie eine neue Quelle in sich selber aufmachen, aber eine ganz neue Quelle.

Certes le connaisseur de la vie spirituelle tient les humains d'aujourd'hui pour parfaits. Mais c'est tout de suite parce qu'ils sont parfaits, parce qu'ils sont devenus parfaits grâce à d'autres êtres que par eux-mêmes, qu'ils doivent maintenant commencer à faire quelque chose d'eux-mêmes.

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Gewiß, der Erkenner des geistigen Lebens hält die Menschen von heute für vollkommen. Aber gerade deshalb, weil sie vollkommen sind, weil sie durch andere Wesen als durch sich selbst vollkommen geworden sind, müssen sie jetzt anfangen, aus sich selbst etwas zu machen.

C'est ce qui m'a amené, il y a des décennies, à placer la science morale, par exemple, sur une nouvelle base et à parler dans ma « Philosophie de la liberté » d'« imagination morale », c'est-à-dire de ce qui est créatif de l'humain également dans le domaine moral. Parce qu'il était clair pour moi que ce que l'humain développe instinctivement de l'intérieur de lui-même, et ce qu'on a toujours appelé l'éthique, n'a aucun avenir.

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Das war es, was mich vor Jahrzehnten dazu veranlaßt hat, zum Beispiel die Moralwissenschaft auf eine neue Basis zu stellen und in meiner «Philosophie der Freiheit» von «Moralischer Phantasie» zu sprechen, das heißt von dem aus dem Menschen heraus Schöpferischen auch auf moralischem Gebiet. Weil mir vor Augen stand: Was der Mensch instinktiv aus sich selbst heraus entwickelt, und was man immer Ethik genannt hat, das hat keine Zukunft.

J'ai déjà souvent exprimé ici, à la fin de mon intervention, que je serais très heureux s’il me réussissait de trouver une véritable résonance dans le cœur des amis, malgré la manière imparfaite dont ces choses doivent bien sûr être mises en avant. Car il ne s'agit jamais pour moi de leur rendre simplement plausible telle ou telle théorie, mais d'interpréter ce que les signes des temps pour le présent aimeraient imprimer à l'humain. Il ne m'importe pas de surprendre ou de ne pas surprendre par telle ou telle affirmation, mais il m'importe seulement de dire ce qui est vraiment nécessaire pour le présent.

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Ich habe schon oft hier, am Schlüsse meiner Ausführungen, ausgesprochen, daß ich so froh wäre, wenn es mir gelänge, trotz der unvollkommenen Art, in der selbstverständlich so etwas vorgebracht werden muß, Widerhall in den Herzen der Freunde zu rinden, wirklichen Widerhall zu finden. Denn es kommt mir niemals darauf an, ihnen bloß theoretisch dies oder jenes plausibel zu machen, sondern es kommt mir darauf an, dasjenige zu deuten, was die Zeichen der Zeit für die Gegenwart dem Menschen einprägen möchten. Es kommt mir nicht darauf an, durch diese oder jene Behauptung zu überraschen, oder nicht zu überraschen, sondern es kommt mir nur darauf an, das zu sagen, was für die Gegenwart wirklich notwendig ist.

Ces principes ne sont-ils pas à la base de la science spirituelle d'orientation anthroposophique que je soutien/représente ? Vis-à-vis de tout autre principe, il aurait peut-être été mieux de s'abstenir d’œuvrer pour cette science de l’esprit orientée anthroposophiquement. S'abstenir pour la simple raison qu'il est tout à fait naturel qu'à partir de ce qui vit dans les humains du présent, l'individu qui a à représenter la science de l’esprit se voit jeter toutes sortes d’immondices. C'est tout à fait évident. Cela ne peut être autrement, car c'est justement le présent dans l’actuelle époque de transition. Il peut seulement s'agir de représenter la science de l’esprit, d’annoncer la science de l’esprit, parce qu’on envisage la nécessité pressante d’amener, ce qui est annoncé par la science de l’esprit, à l'humanité dans le présent. On n’a justement pas la permission de parler d'une pure évolution successive, mais on doit parler d'un revirement dans l’évolution. La plante se développe aussi successivement, mais la transition de la feuille du feuillage au pétale coloré en est un plus abrupte. Ainsi, l'humanité s'est développée successivement, mais la transition entre l'époque où le développement de l'humanité a été mené par des êtres divins et spirituels qui ont amené l'humain à la perfection et l'époque où l'humain doit se bouger/manifester est abrupte, et il doit être achevé. Et sans l'aveu/la confession d'une transition brutale, on ne peut pas passer le Rubicon de la misère culturelle actuelle. Celui qui veut tout le temps faire ceci ou cela, parce qu'il est commode de transborder de l'ancien chenal, ne traversera pas vraiment, dans les zones à partir desquelles les impulsions de la culture future peuvent se développer.

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Lagen nicht der anthroposophisch orientierten Geisteswissenschaft, wie ich sie vertrete, diese Prinzipien zugrunde? Jedem anderen Prinzip gegenüber wäre es vielleicht besser gewesen, das Wirken für diese anthroposophisch orientierte Geisteswissenschaft zu unterlassen. Zu unterlassen aus dem einfachen Grunde, weil es ganz selbstverständlich ist, daß aus dem, was in den Menschen der Gegenwart lebt, der Einzelne, der Geisteswissenschaft zu vertreten hat, mit allem möglichen Unrat beworfen wird. Das ist ganz selbstverständlich. Das kann nicht anders sein, denn so ist eben die Gegenwart in der heutigen Übergangsepoche. Es kann sich nur darum handeln, Geisteswissenschaft zu vertreten, Geisteswissenschaft zu verkünden, weil man die dringende Notwendigkeit einsieht, das, was durch die Geisteswissenschaft verkündet wird, gerade in der Gegenwart an die Menschheit heranzubringen. Man darf eben nicht von einer bloß sukzessiven Entwickelung sprechen, sondern man muß sprechen von Umschwüngen in der Entwicklung. Die Pflanze entwickelt sich auch sukzessiv, aber der Übergang vom Laubblatt zum farbigen Blumenblatt ist ein schroffer. So hat sich die Menschheit sukzessiv entwickelt; aber der Übergang von der Zeit, wo die Entwickelung der Menschheit geführt wurde von göttlich-geistigen Wesen, die den Menschen zur Vollkommenheit brachten, zu der Zeit, wo der Mensch sich selbst regen muß, dieser Übergang ist ein schroffer, und er muß vollzogen werden. Und ohne das Bekenntnis zu einem schroffen Übergang kommt man über den Rubikon der heutigen Kulturmisere nicht hinweg. Wer immerzu dieses oder jenes will, weil es gerade bequem ist, aus dem alten Fahrwasser mit hinüberzunehmen, der kommt nicht wirklich drüben an, in den Gebieten, von denen aus sich die Impulse der Zukunftskultur entwickeln können.

En vérité, les choses qui doivent être entreprises aujourd'hui ne sont pas du genre, si elles doivent être prometteuses, comme elle seront pensées ici ou là, mais elles sont du genre de notre école Waldorf, par exemple. Avec l'école Waldorf, sera entrepris quelque chose dont on ne peut pas dire autre chose, que cela devient la plus grande préoccupation de la vie pour celui qui est sérieux avec cela. Moi, par exemple, je vous avoue tout à fait ouvertement : Lorsque je regarde la constitution spirituelle du temps présent et que je vois la nécessité de collaborer à la fondation d’une telle école, alors quelque chose me vient dans le coeur que j’ai déjà la permission de décrire ainsi : que j'ai déjà eu beaucoup de soucis, mais que cette école Waldorf appartient à mes plus grands soucis. Cela ne peut pas m'empêcher d’entreprendre ces choses. Pas purement parce que je crois qu'elle échouerait. Elle réussira déjà. Mais parce que nous devrons veiller à ce que toujours la chose correcte arrive pour ce succès. Il serait vain de ne pas admettre que ces soucis existent. Mais peut-être avons-nous déjà fait quelque chose pour cette tâche particulière en essayant d'être vrai, d'être vrai sans reste dans la discussion de ce chapitre. Et pour que les choses ne soient pas prises de telle manière que nous ne voyions que l’unilatéral, je voulais vous parler aujourd'hui de ce que j’ai justement parlé. Bien sûr, je ne pouvais pas utiliser le même ton dans mon discours d'ouverture hier. Je ne pouvais pas parler aux gens qui étaient rassemblés là de l’interêt des hiérarchies supérieures, et de ce que l'image de l’humain est terminée, qu'autre chose doit prendre sa place, et semblable. Mais quand on photographie un arbre d'un côté, ainsi on doit aussi être photographié de l'autre côté afin qu’apparaisse une image complète. C'est pourquoi j'ai dû ajouter ce dont je vous ai parlé aujourd'hui. Car en notre temps, ce qui est vrai doit être exprimé de manière vraie. Nous devons aussi apprendre cette phrase selon laquelle nous ne devons pas purement représenter la vérité, mais que nous avons aussi représenter vrais la vérité. Car aujourd'hui, par l’évolution de l'humanité, nous sommes arrivés dans l’époque où l’on peut aussi représenter la vérité de manière non vraie. Il devra être appris à dire vrai, la vérité. Car dans maintes régions, la vérité est aujourd'hui aussi bon marché que les mûres, parce qu’on peut la cueillir seulement ici ou là. La culture humaine est à cet égard parfaite. Mais seuls ceux remplissent la tache pour l’avenirqui ne font pas seulement ce qui est facile à faire aujourd'hui, car il est facile de lier n'importe quel concept à une nouvelle vision du monde. Ce ne sont pas ceux qui procèdent ainsi qui a un effet sur l'avenir qui le font, mais seulement ceux qui parlent sur la vérité à partir l’âme vraie, font quelque chose de fructueux. Il ne s’agit pas seulement de la formulation aujourd'hui, mais du fluide spirituel qui traverse cette formulation. Mais pour cela, il faut s’acquérir un sentiment aujourd'hui. Les gens sont souvent bien éloignés de ce sentiment. Même aujourd'hui, on peut lire des pages entières sans se rendre compte que la personne qui les a écrites est un fieffé menteur. Pour ce faire, les gens devront acquérir la faculté de ressentir non seulement la logique mais aussi la source de vérité. Beaucoup plus intérieurement que ceux qui pensent aujourd'hui parler d'intériorité, beaucoup plus intérieur sera ce qui permettra à l'humain de vraiment travailler pour l'avenir, de vraiment faire quelque chose, même dans le plus petit cercle, qui portera l'humanité vers l'avenir.

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Wahrhaftig, die Dinge, die heute unternommen werden müssen, sie sind nicht von der Art, wenn sie aussichtsvoll sein sollen, wie sie gedacht werden da oder dort, sondern sie sind von der Art, wie zum Beispiel unsere Waldorfschule ist. Mit der Waldorfschule wird etwas unternommen, von dem man gar nicht anders sagen kann, als daß es dem, dem es ernst damit ist, zur schwersten Sorge des Lebens wird. Ich zum Beispiel gestehe Ihnen ganz offen: Betrachte ich die geistige Konstitution der Gegenwart, und sehe ich die Notwendigkeit, bei der Begründung einer solchen Schule mitzuwirken, dann wird mir etwas im Herzen, das ich schon so bezeichnen darf: daß ich ja schon mancherlei Sorge gehabt habe, daß aber diese Waldorfschule zu meinen allergrößten Sorgen gehört. Das kann nicht abhalten davon, diese Dinge zu unternehmen. Nicht deshalb bloß, weil ich etwa glaube, sie würde mißlingen. Sie wird schon gelingen. Aber weil wir werden sorgen müssen dafür, daß immer das Richtige geschieht zu diesem Gelingen. Es wäre ganz eitel, wenn man nicht gestehen wollte, daß diese Sorgen vorhanden sind. Aber vielleicht haben wir doch schon einiges gerade auch für diese spezielle Aufgabe dadurch getan, daß wir uns bemüht haben, auch bei der Besprechung dieses Kapitels wahr, restlos wahr zu sein. Und damit ja nicht die Dinge so genommen werden können, daß man nur das Einseitige sieht, wollte ich heute zu Ihnen das sprechen, was ich eben gesprochen habe. Ich konnte natürlich gestern in der Eröffnungsrede nicht dieselben Töne anschlagen. Ich konnte den Leuten, die dort versammelt waren, nicht sprechen von dem Interesse der höheren Hierarchien, und davon, daß des Menschen Bild fertig ist, daß etwas anderes an die Stelle treten muß und dergleichen. Aber wenn man einen Baum von einer Seite photographiert, so muß er auch von der andern Seite photographiert werden, damit ein vollständiges Bild entsteht. Deshalb mußte ich auch das noch hinzufügen, was ich heute zu Ihnen gesprochen habe. Denn ausgesprochen muß in unserer Zeit werden das, was wahr ist, in einer wahren Weise. Wir müssen auch diesen Satz lernen, daß wir nicht bloß die Wahrheit zu vertreten haben, sondern daß wir auch die Wahrheit wahr zu vertreten haben. Denn heute sind wir durch die Menschheitsentwickelung in der Epoche angekommen, wo man die Wahrheit auch unwahr vertreten kann. Es wird gelernt werden müssen, die Wahrheit wahr zu sagen. Denn auf manchem Gebiete sind heute die Wahrheiten billig wie Brombeeren, weil man sie nur da oder dort aufzulesen hat. Die Menschheitskultur ist in dieser Beziehung eine vollkommene. Aber nur diejenigen erfüllen die Aufgabe für die Zukunft, die nicht nur dasjenige machen, was heute leicht zu machen ist; denn irgendwelche Begriffe zu verknüpfen selbst zu einer neuen Weltanschauung, das ist leicht zu machen. Nicht diejenigen machen etwas, was in die Zukunft hineinwirkt, die so verfahren, sondern nur die machen etwas Fruchtbares, die über die Wahrheit aus der wahren Seele heraus sprechen. Nicht allein auf den Wortlaut kommt es heute an, sondern auf das geistige Fluidum, das diesen Wortlaut durchzieht. Dafür muß man sich heute aber ein Gefühl aneignen. Von diesem Gefühl sind die Leute vielfach recht weit entfernt. Man kann heute noch ganze Seiten lesen, ohne daß man darauf kommt, daß der Betreffende, der sie geschrieben hat, ein verlogener Kerl ist. Dazu werden sich die Menschen die Fähigkeit aneignen müssen, nicht allein das Logische zu empfinden, sondern den Wahrheitsquell zu fühlen. Viel innerlicher als diejenigen es glauben, die heute von Innerlichkeit zu sprechen glauben, viel innerlicher wird dasjenige sein, was den Menschen für die Zukunft wird befähigen können, wirklich zu wirken, wirklich etwas zu tun, sei es auch im kleinsten Kreise, was die Menschheit hinüberträgt in die Zukunft.

C'est pourquoi il a été nécessaire, il y a toutes ces années, que les choses dont nous discutons entre nous soient examinées sous les angles les plus divers. Cela seul nous donne la possibilité de les vivre pleinement et puissamment. Avec cette nostalgie intérieure à approcher les secrets du monde et à les sentir intérieurement vrais et puissants, avec cette nostalgie, nous devons nous équiper /armer. Avec ces mots, je ne voulais rien d'autre tout de suite aujourd'hui que vous appreniez à ressentir en vous-même quelque peu la nécessité de cette nostalgie et du règne de tant de non vrai en notre temps et entre les humains de notre temps. Que la vérité devienne ! C'est à ce demander que l'on aimerait toujours de nouveau et à nouveau en appeler à l'humanité, tout de suite du sang de cœur le plus soucieux.

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Deshalb war es schon die ganzen Jahre her notwendig, daß die Dinge, die unter uns besprochen werden, von den verschiedensten Gesichtspunkten aus besprochen werden. Dadurch allein gewinnen wir die Möglichkeit, sie vollständig und kraftvoll zu durchleben. Mit dieser inneren Sehnsucht, heranzutreten an die Weltengeheimnisse und sie innerlich wahr und kraftvoll zu empfinden, mit dieser Sehnsucht müssen wir uns ausrüsten. Nichts anderes wollte ich gerade heute mit diesen Worten, als daß Sie etwas in sich selbst erfühlen lernen von der Notwendigkeit dieser Sehnsucht und von dem Walten von so viel Unwahrem in unserer Zeit und zwischen den Menschen unserer Zeit. Daß Wahrheit werde! Dieses Verlangen möchte man gerade aus dem sorgenvollsten Herzblute heraus heute immer wieder und wiederum der Menschheit zurufen.

De choses comme celle dont je suis parti : que quelqu'un est pleinement d’accord avec quelque chose selon la formulation, mais ne peut pas le comprendre parce que cela vient de l'esprit, de telles choses beaucoup, beaucoup reste à apprendre. Essayez de comprendre l'apprentissage de cette manière, et vous servirez les tâches que le présent vous demande. Vous trouverez beaucoup d'autres choses que celles que vous avez déjà trouvées, et beaucoup de choses qui reposent encore au sein du présent doivent être trouvées pour que la guérison puisse venir dans l'humanité. Mais tout ce qui a été exprimé par l'humanité n'a pas encore été trouvé. Et celui qui voit à travers les choses telles qu'elles sont aujourd'hui ne sait que trop bien qu'en disant une chose ou une autre, l'humanité ne l'a pas encore trouvée. Si vous aidez à comprendre correctement un tel mot, alors vous ne manquerez pas d’aider à diffuser la vérité, pas purement sous la forme extérieure, logique, mais véritablement dans l'humanité. Ce n'est qu'alors que vous serez membres de cet ordre dont nous avons besoin, cet ordre dont la devise est de représenter véritablement la vérité. Et dont le secret est qu'il est possible de répandre la vérité, mais de répandre la vérité d'une façon fausse et de faire ainsi plus de mal que ce qui est souvent fait en répandant le mensonge. Ceci, mes chers amis, mérite d'être pris en considération : ce que cela signifie de causer du tort que l’on fait valoir, non vrai, la vérité.

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Von solchen Dingen wie das, von dem ich ausgegangen bin: daß jemand vollständig einverstanden ist mit einer Sache dem Wortlaute nach, sie aber nicht begreifen kann, weil sie aus dem Geiste kommt, von solchen Dingen muß noch viel, viel gelernt werden. Versuchen Sie gerade das Lernen auf diese Art zu verstehen, und Sie werden den Aufgaben dienen, welche die Gegenwart an Sie stellt. Sie werden noch manches andere finden, als Sie bisher schon gefunden haben, und vieles ruht noch im Schöße der Gegenwart, was gefunden werden muß, damit Gesundung in die Menschheit hineinkommt. Aber gefunden ist noch nicht alles Ausgesprochene von der Menschheit. Und wer die Dinge durchschaut, wie sie heute wirken, der weiß nur zu gut, daß dadurch, daß er das eine oder andere gesagt hat, es noch nicht gefunden worden ist von der Menschheit. Helfen Sie dazu, solch ein Wort richtig zu verstehen, dann werden Sie nicht mehr verfehlen, auch dazu zu helfen, daß die Wahrheit nicht bloß der äußeren, logischen Gestalt nach, sondern wahrhaftig in der Menschheit verbreitet werde. Erst dann werden Sie Glieder jenes Ordens sein, den wir brauchen, jenes Ordens, dessen Devise ist, die Wahrheit wahr zu vertreten. Und dessen Geheimnis ist, daß es möglich ist, zwar Wahrheit zu verbreiten, aber die Wahrheit auf unwahre Art zu verbreiten und dadurch mehr zu schaden, als durch die Verbreitung der Lüge oftmals geschadet wird. Dies, meine lieben Freunde, ist wert, bedacht zu werden : was es heißt, Schaden dadurch anzurichten, daß man die Wahrheit unwahr geltend macht.



Français seulement

01

Je voulais vous parler à nouveau ce soir pour la raison que je tiens pour nécessaire de résumer en quelques perspectives maintes choses qui restent à faire, qui sont liées à tout ce qui s'est passé ici et qui s'est passé à partir d'ici en ce qui concerne le mouvement de culture de notre époque. Et notamment en rapport de ce qui, dans une certaine mesure, d'après la disposition, peut encore reposer dans ce qui s'est passé et est prévu à partir d'ici.

02

Je n'aurai peut-être pas particulièrement beaucoup de choses nouvelles extraordinaires à exprimer aujourd'hui, mais des choses en résumé, qui devraient passer encore une fois par nos âmes, ce sera tout de suite nécessaire.

03

C'est le ton de base à partir duquel j’aimerais parler aussi aujourd'hui, qui a été pris ici à maintes reprises, tout de suite ces derniers temps, le ton de base qui devrait indiquer qu'un véritable approfondissement spirituel est nécessaire pour l'humanité dans le présent, un approfondissement spirituel avec ces nouvelles méthodes spirituelles de connaissance qui sont possibles dans le présent, et que j'ai donc assez souvent caractérisées.

04

Cela a aussi toujours de nouveau été répété ces derniers temps : Dans les relations sociales aussi, on ne pourra pas progresser si la compréhension des faits sociaux ne procède pas d'un approfondissement spirituel correspondant avec les nouvelles méthodes de connaissance spirituelle correspondantes. Et on a fait remarquer que c'est justement avec les moyens de connaissance les plus récents qu'il faut rechercher très sérieusement, radicalement, cet approfondissement spirituel de l'humanité dans le présent, et que seul a une compréhension réelle des exigences du présent, celui qui est vraiment capable de prendre au sérieux ce qui se trouve dans l'appel à l'approfondissement spirituel, et qui, d'autre part, peut finalement gagner la conviction que cet approfondissement spirituel dans l'être le plus profond, du moins essentiellement, ne peut faire aucun compromis avec n’importe quelles voies plus anciennes d'accès au monde spirituel. Tout ce qui est recherché en termes de compromis, conduit quand-même seulement sur des détours. Peut-on en fait dire qu'à notre époque, des humains qui ont la présomption d'être dirigeants dans tel ou tel domaine, que ces humains savent prendre pleinement au sérieux ce qui est aujourd'hui la quête/l’effort vers l'esprit ? Ces humain doivent avoir un sentiment non seulement pour des théories sur l'esprit, mais elles doivent avoir un sentiment pour la réelle, vivante efficacité dans le spirituel et par le spirituel. Mais quand on parle de cette efficacité réelle dans le spirituel et par le spirituel, alors pour beaucoup de gens aujourd'hui, on parle encore de quelque chose d’absolument incompréhensible pour eux.

05

Je veux vous illustrer aussitôt ce que je pense par un exemple. J'ai reçu une lettre récemment. Je veux seulement parler de cette lettre en manière d’exemple, sans mentionner un nom. J'ai reçu récemment une lettre d'un humain, je dirais, actif dans le domaine spirituel à l'heure actuelle, qui dit tout d'abord dans cette lettre qu'il a eu en mains « l'Appel au monde de la culture » et saisi l'idée la pensée de la tri-articulation de l'organisme social avec l'approbation la plus vive. Il est alors écrit que la personne concernée doit un enseignement et des suggestions précieuses au livre « Les points clés », et qu'elle l’a exprimé publiquement à plusieurs reprises. L'intéressé a ensuite déclaré qu'il avait récemment reçu une copie de la conférence que j'ai donnée un jour aux ouvriers des usines Daimler, envoyée par la direction de la Fédération pour la tri-articulation. Et il parle maintenant sur cette conférence, en parle ainsi qu'il dit qu'il ne risquerait aucune critique même aux remarques factuelles de cette conférence. Mais ensuite, sur les autres pages de la lettre, il fait une terrible mise au rebut de cette conférence, parce qu'il pense qu'elle devrait être tenue sur un ton différent de celui qu'elle a, parce qu'il se sent blessé, pour ainsi dire, par le fait, par exemple, que la culture bourgeoise précédente a été discutée d'une certaine manière désobligeante, et ainsi de suite. Je ne veux pas entrer dans les détails.

06

Qu'est-ce que cela suggère en fait ? Je veux examiner la chose entière conformément à la réalité.

07

Voyez-vous , c'est un humain – il est donc bien qu'il y en ait - qui est théoriquement d'accord avec ce qui est dans l'« appel », qui est théoriquement d'accord et qui a même repris une partie de ce qui est dans les « Points clés ». Qui est même d'accord avec le contenu de cette conférence que j'ai donnée pour les ouvriers des usines Daimler, mais qui critique le ton, trouve le ton démagogique et du genre.

08

Que se passe-t-il en réalité ? L'humain est d'accord en théorie, même avec cette conférence. Mais cela n'aide pas aujourd'hui, d'être théoriquement d'accord avec une chose. L'humain n'a aucun sentiment pour l’état de faits. L'humain ne peut pas faire la distinction en rapport au traitement d'une chose. Quand je suis assis à Dornach et que j'écris un appel au monde de la culture, dans lequel j'ai devant moi, de manière idéelle, les humains du présent qui peuvent absorber/accueillir quelque chose comme ça, pas quelque chose que je débite, que j'inscris théoriquement, mais quelque chose que j'inscris dans un rapport vivant avec ceux qui pourraient ou devraient le comprendre, alors c'est quelque chose qui est sorti d'un rapport réel. En cela, l'esprit régnant dans le présent est absolument pris en compte. Et à nouveau : j'écris les « Points clés ». Je n'écris quand-même pas afin que les mots soient écrits en petits caractères sur le papier et peut-être que les théoriciens peuvent les critiquer, mais je les écris pour les humains du présent. J'écris ainsi que l'on parle de son bureau réellement, conformément à la réalité, à l’humain du présent. J'entre maintenant dans une salle où sont assis principalement les ouvriers des usines Daimler. Alors il est tout à fait évident pour moi, parce que je parle à partir de l'esprit vivant, immédiat, que dès l'instant où j'entre, je sache comment j’aurai à parler aux gens, comment placer les mots. Celui qui travaille aujourd'hui à partir de l'esprit vivant ne tient pas de conférences de professeurs. Les conférences de professeurs sont celles où l'on a réfléchi et où l'on jette au visage des gens ses propres opinions précieuses. Mais celui qui est dans l'esprit vivant parle du cœur, et non du front.

09

C'est quelque chose qui doit être exprimé une fois. Des humains qui peuvent même suivre les choses théoriquement, n'ont aucun pressentiment que quelqu'un qui veut travailler dans l'esprit, doit travailler à partir de l'esprit dans lequel il est tout de suite incorporé. Cela pourra donc aussi être critiqué extérieurement. Je peux vous donner l’assurance que la conférence que j'ai tenue devant les gens de Daimler à l'époque a été comprise par les personnes présentes. Si j'avais parlé comme l'écrivain l’aime, alors les gens se seraient évidemment moqués de moi ; cela n'aurait eu d'autre conséquence que de faire rire les gens de moi. Il ne s'agit pas aujourd'hui de préserver ces habitudes théoriques anciennes - car elles sont aujourd'hui antiques - d'être personnellement d'accord ou non avec quelque chose, mais plutôt d'avoir un sentiment vivant pour l’action et l’essence et le tissage de l'esprit, pour l'esprit qui est. Par conséquent, chaque fois que nos amis, au fil des ans, ont évoqué ceci ou ce qui avait été dit ici ou là, et qui ressemblait extérieurement à certaines des choses que je disais, je devais dire : cette harmonie dans les mots et les phrases et même dans les paragraphes n'est pas importante. Ce qui compte, c'est de quel coin de l'esprit vient le réel qui est dit. Il y a encore beaucoup à comprendre ici pour l'humain du présent. Car les humain croient toujours encore que lorsqu'ils ont absorbé le contenu d'une chose, ils auraient absorbé la chose. Si on a absorbé le contenu aujourd'hui, on a seulement la formulation en soi et peut se tenir très éloignés de l'esprit d'une chose.

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Pour comprendre cela, il est particulièrement nécessaire de savoir où, dans notre présent matérialiste, doit couler ce que la science de l’esprit a à dire également en relation sociale. Sinon, on ne pourra pas comprendre le rapport entre l'être spirituel-scientifique orienté anthroposophiquement et l'efficacité sociale.

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Nous vivons une fois aujourd'hui, plus que nous ne le croyons, dans la vague d'une culture matérialiste dans tous les domaines. Et ce qui serait dit souvent aujourd'hui : qu'ici et là cette culture matérialiste serait dépassée, c'est une chimère. Car la culture matérialiste est bien combattue dans les termes ici et là, mais pas à partir de l'esprit. Aujourd'hui, on peut remettre/commettre un manifeste professoral très idéaliste ou écrire un livre : mais cela peut malgré tout être entièrement à partir de l'esprit matérialiste. Il est avant tout nécessaire d’envisager une chose aujourd'hui, c’est : par quoi nous avons réellement été amenés dans ce matérialisme du présent. Car si nous ne l’envisageons pas, nous ne pourrons pas nous élaborer hors de lui.

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En quoi consiste alors la nature réellement funeste des pulsions matérialistes de notre temps ? Elle consiste dans ce qu'en fait, très bientôt, quelque chose flamboie alors lorsque aujourd'hui, du spirituel est rendu valable à partir de l'expérience vivante de la réalité. Supposons que quelqu'un, à travers ses expériences, serai une fois amené à parler du monde animal et qu'il en parlerait ainsi qu'il veuille lui voudrait rendre compréhensible que des forces spirituelles œuvrent dans le monde animal et son évolution. Il devra alors peut-être parler à partir de la connaissance de ces forces spirituelles qui oeuvrent dans le monde animal de telle sorte que tel ou tel groupe de théologiens protestants ou catholiques s'enflammera immédiatement, qui le critiqueront en fond et sol/de fond en comble sans absolument entrer dans le contenu de ce qu'il prétend, purement parce qu'il ose/risque parler de l'esprit à partir de la connaissance de la réalité du monde animal. Ou bien on parle qu'il serait nécessaire d'introduire des forces spirituelles dans la vie sociale de l'humanité, car on pourrait seulement parvenir à un véritable réaménagement social parce qu'on reconnaîtrait les forces spirituelles et les introduirait dans l'ordre social. A la volée, l'agressivité des marxistes et de maints socialistes est ravivée, comme dans l'autre cas l'agressivité des pasteurs protestants ou catholiques. Et le ton à partir duquel sera parlé des deux côtés n'est pas très différent. Ion doit seulement tenir compte du fait que l'un - je dis cela avec bienveillance - a grandi dans une atmosphère plus sentimentale, théologique et religieuse, l'autre dans une atmosphère plus rude - je ne veux pas prétendre que cette dernière est pire que la sentimentale - mais le ton sur lequel les choses sonnent réellement est le même dans certains cas.

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Ce sont les choses sur lesquelles nous devons nous interroger : D'où vient en fait l'esprit matérialiste du présent ? Qui l'a cultivé ? - Cet esprit matérialiste est en fait cultivé par les confessions religieuses. Et le fait qu'aujourd'hui il pulse aussi dans la vision sociale du monde est uniquement dû au fait que la vision sociale du monde est un fidèle disciple de tout ce qui est fondamentalement issu des confessions religieuses au cours des siècles. Il était vraiment plus important que l'on pense que l'Église catholique ait aboli l'esprit en 869 lors du Conseil général de Constantinople, que j'ai déjà mentionné souvent. Depuis cette époque, n’était plus permis de parler du fait que l'humain a l'esprit en lui dans l'érudition catholique. Il était seulement permis de parler dans une certaine mesure que l'humain aurait un corps et une âme en soi. Ce fut ainsi tout au long du Moyen Âge. Et rien ne faisait plus peur aux érudits catholiques médiévaux que de parler de la trichotomie, c'est-à-dire de la tri-articulation de l'être humain en corps, âme et esprit. Car le Conseil de Constantinople a décrété.. : L'humain est constitué d'un corps et d'une âme, et l'âme a quelques forces et des particularités spirituelles ; quelque esprit est déjà dans l'âme, mais on n’a pas la permission de parler d'un esprit particulier. Alors les scientifiques et les philosophes ont cru que, par science dépourvue de présupposés, ils distinguaient seulement le corps et l'âme, tandis qu'ils le faisaient seulement sous l'influence du dogme de l'église venant du IXe siècle. De braves professeurs comme Wilhelm Wundt sont seulement des élèves de la dogmatique catholique, aussi en tant que psychologues. On ne décèle ordinairement pas ce pendant/rapport.

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Comment se fait-il qu'en parlant de science séculière, on n’ai absolument pas la permission de parler de d'esprit ? C’est en partie venu de ce dogme. Mais on n'a même pas la permission de parler d'âme. On n’a pas la permission de parler d'âme réelle, parce que les confessions religieuses revendiquent pour elles le droit de parler sur l'âme et, aussi loin que le dogme le permet, sur l'esprit ; c’est monopolisé pour elles. On parle en fait sur quelque chose qui ne revient pas à quelqu'un quand on parle sur l'âme et l'esprit, car que cela appartient à ceux qui parlent aux humains du point de vue d'une confession religieuse. Que reste-t-il d'autre à la vraie science, ces pauvres zoologie, physiologie, chimie et physique, que de parler des processus matériels. Quand quelque chose flamboie ici ou là, quand ils parlent d'esprit, ils s'immiscent dans les affaires des confessions religieuses. Cette pauvre science laïque n'a pas d'autre choix que de devenir matérielle, matérialiste, parce que les confessions religieuses l'ont privée de la possibilité de toucher à un quelque spirituel.

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La dedans repose quelque chose de très important. De très important à connaître que ces puissances qui ont apporté le matérialisme sont les puissances ecclésiastiques/ecclésiales de l'Occident. Nous devons le matérialisme aux églises. Et le matérialisme deviendra toujours plus fort si les églises, en tant qu'administrations religieuses et confessionnelles, ne perdent pas leur pouvoir. En cette relation, il n'y a aucune possibilité de s’adonner à n’importe quelles illusions si l'on veut le prendre au sérieux avec la culture. Mais aujourd'hui, il s'agit qu’on le prenne au sérieux avec ces choses. Aujourd'hui, on n’a pas la permission de faire compromis sur compromis par une quelque faiblesse humaine. Si on est obligés de faire un compromis dans l'efficacité extérieure, nous devons en être conscients et ne pas en parler à la légère. On doit tranquillement se dire : la violence doit évidemment être évitée. Mais nous ne devons pas nous compromettre avec nous-mêmes en matière de connaissance. On ne doit pas croire que ce que l'on fait sous l'influence de la violence est juste.

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Il est donc nécessaire de créer ici une base de connaissances qui soit enfin une fois une base sûre. Aujourd'hui, les choses doivent être accentuées de façon très nette, très nette. Et ici sur ce terrain reposent les choses qui doivent être accentuées très nettement. Car nous sommes aujourd'hui une fois en un temps où la connaissance du monde spirituel doit être faite sérieuse. La connaissance de science de la nature qui est montée dans la cinquième période post-atlantique, qui a commencé avec Galilée, Giordano Bruno, Kepler, Copernic, cette période de science de la nature, qui avait par exemple l'un des plus importants représentants au XIXe siècle en Julius Robert Mayer, suit des méthodes de science de la nature et part d'une attitude/mentalité de science de la nature, qui est une nouveauté vis-à-vis de ce qui était disponible comme méthodes et attitude/mentalité dans les confessions de foi qui se vivaient vers en haut dans le passé. Il n'y a aucune possibilité d'union/d’association entre ces méthodes et attitudes de science de la nature scientifique et les méthodes des confessions de foi. Mais la science de l’esprit, la science de l’esprit vraiment grandie dans la culture actuelle, doit se tenir au même niveau de la culture que la science de la nature. Elle doit prendre au sérieux ce que j'ai exprimé une fois dans mon livre « La mystique dans la montée de la vie moderne de l’esprit ». Avec de telles choses doit être absolument fait sérieusement. Mais il ne sera pas fait au sérieusement si on n’amène pas à valoir que dans tout ce que nous observons dans le monde, l'esprit agit sur nous en retour. La matière est disponible nulle part purement unilatérale comme matière. Partout en même temps, matière concrète est à trouver avec esprit concret. Et quand l'humain dit aujourd'hui qu'il se tient comme humain dans le monde, sous lui les trois règnes, règne animal, règne végétal, règne minéral, ainsi il prétend une demi-mesure, s'il ne reconnaît pas en même temps que justement ainsi que se tienne son corps vers en bas se tiennent le règne animal, le règne végétal, le règne minéral, de même vers en haut se tiennent trois règnes spirituels, les règnes des hiérarchies spirituelles, que nous appelons les règnes desAngeloi, Archangeloi, Archai. Personne n'a un droit à parler de règne animal, règne végétal, règne minéral comme descendant dans le physique, s'il ne sait pas que trois autres règnes montent dans le spirituel. Car l'humain, tel qu'il se tient dans le monde physique, il se tient par son corps en relation avec les trois règnes, règne animal, règne végétal, règne minéral ; il se tient par ce qui est d’âme-esprit en relation aux trois règnes sur-ordonnés, qui sont des réalités spirituelles pour la perception humaine complète, comme les trois règnes subordonnés sont des réalités physiques pour les sens physiques. Et tant qu'on ne reconnaîtra pas que par une observation complète dans la réalité extérieure on arrive à la reconnaissance de l'esprit lui-même et qu'on ne se laissera empêcher par aucune confession religieuse traditionnelle en cela, de prétendre quelque chose sur le monde spirituel – justement aussi peu qu’on peut être empêché de prétendre qu'il y a des baleines - tant qu'on n'y arrivera pas, on ne pourra pas saisir ce qui doit agir comme une impulsion dans le présent. Ces choses doivent justement être sérieusement pensées aujourd'hui.

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La chose repose donc ainsi : Nous sommes entrés dans une période de l’évolution humaine dans laquelle l'humain est devenu un autre être qu'il n’était à des époques antérieures d’évolution de l’évolution de la terre. Dans un certain développement, l'humain était toujours à l'intérieur. Lorsque la grande inondation atlantique avait faibli/était retombée et se sont développés, d'une culture beaucoup plus ancienne, les premières fleurs de culture post-atlantiques dans l'ancien temps indien, là l’humain se développa d’après sa corporéité, pas encore très fortement vers en haut. Ainsi justement la deuxième période de culture, dans le temps persan originel. Encore justement ainsi dans la troisième période de culture, dans la période égypto-chaldéenne ; même d'une certaine manière dans la période gréco-latine, qui alla jusqu'au milieu du XVe siècle. Depuis ce temps, le développement/l’évolution vers l'avant, le développement/l’évolution vers le haut de l'humain en rapport au corporel, s’arrête absolument. Le développement corporel de l'humain est clos. Nous ne faisons pas face à l'avenir d'une manière que nous pouvons dire : Tout comme le développement au cours de la première, deuxième, troisième et quatrième période post-atlantique était ascendant, le développement corporel de l'humain le sera également à l'avenir. - Non, ce ne sera pas le cas. Le corps humain ne monte plus dans les restes du développement/de l’évolution de la terre. Le corps humain a dépassé le sommet de son développement ascendant et, en tant que corps, comme rempli de forces corporelles, il n'approche plus d'un développement ascendant mais d'un développement descendant. Si on demande après cela avec ces moyens de connaissance de l’esprit que nous connaissons bien de la littérature qui vit parmi nous, et nous demandons après pourquoi c’est ainsi, alors on doit dire que tout comme l'humain est entré aujourd'hui dans une autre relation au monde animal - par exemple, pendant la période égypto-chaldéenne, il avait beaucoup plus d'animal en lui qu'aujourd'hui, la vie était beaucoup plus animale-instinctive -, ainsi il développe aujourd'hui aussi une autre relation avec les trois règnes supérieurs. Ces trois règnes supérieurs avaient un intérêt tout particulier à s’occuper avec les humains jusqu'à notre propre époque. Les humains du présent devront commencer à saisir que lorsqu’on parle sur ces choses, on parle de réalités. Les esprits des hiérarchies de l'Angeloi, de l'Archangeloi, de l'Archai, avaient un vif intérêt à s’occuper avec les humains. Maintenant, cet intérêt s'arrête au présent. Il a commencé à s'arrêter au milieu du XVe siècle, lorsque la cinquième période post-atlantique débuta. Ces êtres/entités des hiérarchies supérieures considéraient comme leur idéal d'obtenir une image de l'humain, une image parfaite/complète de l'humain. Ils n'ont pu l'obtenir jusque dans notre époque, car l'humain n'avait pas encore atteint le sommet de sa perfection. Ils devaient attendre. Aujourd'hui, quand on a les représentations confuses de Dieu qui font si facilement un athée de l'humain, on ne peut pas comprendre que les êtres spirituels se tenant au-dessus de l'humain doivent aussi attendre quelque chose. Ils ont dû attendre d'avoir amené l'humain si loin qu'il place une image de sa perfection devant leurs yeux spirituels. C'est pourquoi, dans les temps anciens, des cognitions/connaissances instinctives, des sensations, des impulsions de volonté se sont manifestées dans le subconscient : c’étaient les actes de ces êtres. L'humain ne pouvait pas produire cela de lui-même volontairement, il l'a fait instinctivement, mais c'était les actes de ces êtres. Et ces êtres s'intéressaient à ce que l'humain aille de l’avant, car ce n'est que lorsqu'il leur réussi d’amener l'humain aussi loin qu'il l'est depuis le milieu du XVe siècle qu'ils ont eu devant eux l'image qu'ils devaient avoir à cause de leur propre développement/évolution. Maintenant, ils ont les humain aussi loin. Or, de ce point de vue, l'humain ne continue pas à les intéresser. C'est pourquoi l'humain est aussi délaissé d'esprit dans le présent, parce que les esprits ont perdu un certain intérêt pour lui. C'est pourquoi il devient si facilement l'adversaire de toute connaissance des esprits dans le présent parce que les esprits ne travaillent plus sur lui. Pour ces entités qui se trouvent directement dans l'ordre hiérarchique au-dessus de nous, l'intérêt est éteint en cette relation. Et cet intérêt, l'humain doit maintenant le réveiller de sa propre volonté. Il doit, comme il y a été incité par son corps auparavant, se développer dans ses instincts vers l'esprit en soi, se développer maintenant à partir de sa libre connaissance vers l'esprit vis-à-vis de l'avenir . Il doit, dans une certaine mesure à partir de lui-même, donner aux êtres supérieurs une nouvelle substance pour l'occupation des êtres supérieurs en ce qu’il s’appuie sur/s’adosse à eux et cherche à obtenir des concepts qui sont leurs concepts, qui vont maintenant au-delà de ce qui est instinctivement planté en nous.

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Nous devons donc trouver la possibilité de placer à l'esprit d'une façon totalement nouvelle. Naturellement, cela doit encore être exprimé à l'humanité aujourd'hui dans une forme prudente. Hier, j'ai essayé d'en parler très précautionneusement. Mais tout de suite parce que doit être parler avec prudence, doit de l’autre côté être indiquer sur ces choses de façon précise et radicale. Car s'il n'y avait aucun humain qui pouvaient supporter la vérité dans ce domaine aujourd'hui, la culture spirituelle d'aujourd'hui serait en très mauvais état.

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Qu'est-ce qui s'est donc arrêté, par exemple, en rapport à la nature de l'être humain en devenir? Autrefois, on disait à juste titre d’un quelque humain qu’il était doué, qu'il avait des dispositions pour le génie. Et on cherchait à juste titre les conditions préalables à sa disposition géniale dans sa constitution physique. En tant qu'éducateur, on ne pouvait que se tourner vers sa constitution corporelle, et en la développant correctement, son génie en sortait. Ses dispositions en sortaient absolument. A partir d'aujourd'hui, le développement corporel est clos. Quand on veut juste développer le corps selon une quelque pédagogie physique, rien n'en ressort. Aujourd'hui, il faut se tourner vers l'âme. Aujourd'hui, on doit compter avec ce qui monte seulement dans l’évolution physique héréditaire, parce que là rien ne monte plus, mais il faut se tourner vers ce que l'humain porte en lui, parce que dans cette vie sur Terre, il a la répétition des vies précédentes sur Terre. Aujourd'hui, on doit aller à l'humain en devenir avec la conscience vivante que l'on a une âme devant soi. Les dons du corps ont cessé ainsi qu'il serait absurde d'en parler dans l'humanité future. On ne pourra plus parler de ce que l'humain est doué de l'une ou l'autre chose dans son corps, mais de ce que l'humain est doué de l'une ou l'autre chose par son âme. C'est une chose qui est d'une immense importance dans la vie de l'humanité d’aujourd'hui. Car une grande partie de ce qui a été dit sur l'humain dans le passé est faux quand on le dit aujourd'hui. Si aujourd'hui nous ne lisons pas encore des pédagogies imprégnées de science de l’esprit, ainsi elles sont toutes encore fondées sur l'ancienne foi qui était justifiée à l'époque, la foi en la dotation physiologique de l'humain. Aujourd'hui, elles ne sont plus valables. Aujourd'hui, cela n'a de sens que lorsque l'on parle du don d’âme de l'humain.

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Nous devons donc commencer à éduquer d'une nouvelle façon. L’évolution de l'humanité exige cela elle-même dans le présent. Lorsque nous parlons avec des concepts anciens, nous ne parlons pas de quelque chose qui est encore applicable au présent. Certes, il est beau/charmant de parler historiquement aux gens aujourd'hui de comment on regarde/contemple le Christ correctement, quand on le regarde dans le sens de Luther. Mais l'humain du présent ne peut pas le regarder ainsi, parce que cette vision n'a plus de réalité en elle et devient seulement un mensonge lorsqu'il veut la représenter. L'humain du présent, s'il veut trouver le Christ, doit le trouver dans contemplation immédiate. Tout comme nous trouvons la nature par la vision extérieure, nous trouvons le Christ par la vision intérieure. Ce que la science de l’esprit nous a fait valoir perpétuellement depuis de nombreuses années, avec cela aurait pu être fondée une compréhension pour une impulsion sociale à cette heure où une telle impulsion sociale est devenue nécessaire par l’évolution de l'humanité civilisée moderne. Les choses doivent être vues en pendant/rapport. Les apparences/superficialités montrent suffisamment qu'il est aujourd'hui nécessaire de rappeler déjà aux humains de prendre au sérieux les impulsions les plus primitives de leurs propres confessions religieuses. Car, voyez-vous, il y a même un commandement pour les chrétiens, selon lequel le nom de Dieu ne devrait pas être prononcé en vain. Mais quand quelqu'un vient et parle d'affaires sociales, alors les gens viennent bientôt et disent : « Oui, il ne parle pas du tout du Christ ; ce n'est pas chrétien. - Cela ne devient vraiment pas chrétien que l’on prononce le nom du Christ à chaque troisième ligne. Il suffit qu'il soit prononcé ainsi qu'on puisse être imprégné de ce que c'est prononcé à partir de l'attitude dont le Christ veut que ce soit prononcé dans le présent. Mais lorsque sera prononcé à partir de l'esprit du temps présent lui-même, et que l’on s’efforce pour parler à partir de cet esprit du temps présent, alors les gens viennent et disent : "Oui, il ne parle pas du Christ. Il devrait absolument parler plus intérieurement. - Et alors, l’ainsi nommé intérieur est mis en avant de la manière la plus extérieure. Comme vous le savez, c'est à partir d’une certaine qualité de tante que cette attaque est arrivée, qui disait qu'o aurait en fait à parler d'"intériorité" après chaque cinquième mot. Évidemment, ce serait beaucoup plus confortable pour moi de ne pas toucher du tout à cette qualité de tante. Mais il est nécessaire dans le présent de toucher à la qualité de tante et à la qualité d’oncle, parce qu’elles causent de trop de dégâts en rapport à ce qui doit réellement se passer. J’aimerais vraiment demander si de telle qualité de tante et qualité d’oncle s’efforce vraiment de pénétrer dans ce qui doit être amené en validité comme le véritablement spirituel dans le présent. Nous devons avoir le courage de nous dire que ce que nous faisons dans le détail, par exemple en enseignant dans le détail, doit être fait en sachant que l'humanité porte en elle aujourd'hui des impulsions de développement différentes de celles qu'elle portait il y a relativement peu de temps, que les principaux esprits du monde suprasensible avaient en fait intérêt jusqu'à il y a quelque temps à amener les humains jusqu’à un certain point. Seule l'image de l'humain est close et l'humain lui-même doit chercher le lien avec la spiritualité depuis son être intérieur, de sorte que ce que l'humain produit maintenant en plus de son corporel, sa prédisposition corporelle, le rend à nouveau intéressant pour les esprits se tenant au-dessus de lui. Sinon, notre culture sera désertée, ensablée, envasée. Rien ne peut nous sauver de cette situation, qui veut de quelque manière réchauffer du vieux. Seul le courage de commencer le spirituel à partir de la même attitude/mentalité qu’a été commencé naturalistement à partir du XVe siècle vis-à-vis des anciennes confessions peut nous sauver de cela. C'est ce que je voulais développer principalement devant vous aujourd'hui : que nous regardons seulement correctement vers certains esprits se tenant au-dessus de nous que lorsque nous admettons qu'avec la fin du XIXe siècle, l'ancien rapport avec eux est écouléé, et que depuis le dernier tiers du XIXe siècle, l'humanité a besoin d’entrer dans un nouveau rapport avec le monde spirituel. Que l’on soit vrai en ce point. Que l’on soit vrai, par exemple, dans ce qui suit ; on n’a pas besoin d'être aussitôt inhumain quand on est vrai, mais on serait vrai. En rapport à l'extérieur, l'humain ne peut pas participer aussitôt à l'ensemble de la métamorphose de l'humanité. Il y sera éduqué par ce qui se poursuit à partir d’anciennes impulsions. Ainsi y ont été éduqué par ce qui se poursuivi à partir d’anciennes impulsions ces humains là qui aujourd'hui proclament les anciennes confessions du haut des chaires. Pourquoi ne devrait-on pas être humainement très gentil avec ce qui vient de ce côté-là ? On le peut donc, mais on ne devrait seulement pas, pour l'amour de Dieu, le prendre au sérieux pour le fondement de la vérité dans le présent. On devrait se dire : Certes, les gens sont éduqués pour cela ; ils ne peuvent pas changer leur profession dans des années ultérieures ; enfin/donc aimerais-ils parler. Mais on ne devrait quand-même pas penser que c'est nécessaire, autrement que de manière extérieure, en ce qu’on se défende d’aller quelque peu dans les discussions qui viennent de ce côté-là. Et plus de semblable.

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Comme je l'ai dit, ce serait plus confortable de laisser ces choses inexprimées. Mais nous allons vers des temps si lourds et sérieux qu'il est tout à fait impossible de laisser ces choses inexprimées. Et la faiblesse humaine qui consiste à ne pas prendre ces choses au sérieux est bien trop répandue. Certainement, chacun aimerait dire : je ne peux pas quitter ma peau, ou mon bureau, ou quoi que ce soit. Mais il ne le justifie quand même pas, il admet lui-même qu'il conclu des compromis pour l'instant. Le représenter de la vérité, aussi quand on considère cette vérité comme nécessaire seulement à partir des circonstances/rapports extérieurs de l'époque, est la chose importante en notre temps. Quand on considère comment l'humanité actuelle s'est précipitée dans de si terribles catastrophes de ces dernières années, ainsi on ne trouverons pas d'autre raison que les gens se sont jusqu'à présent éloignés de toujours regarder des choses aux mots, et des mots aux choses. Aujourd'hui, dans de nombreux cas, ce ne sont que des mots qui sont prononcés, et les gens pensent alors qu'ils savent quelque chose sur les choses. Cette tendance à développer ce qui a qualité de phrasé jusqu'au bout, c'est la tendance/l’inclination de base de notre présent, et alors : ne pas voir que lorsque les mots sont là, les choses ne sont pas encore là.

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Ces dernières semaines, nous avons eu à nous occupé à nous procurer le cursus pour la compagnie des enseignants de l'école Waldorf. La devrait être transformer ce qui est une pédagogie morte en un art éducatif vivant. Là nous sont apparues devant les yeux une vérité, qui souvent est seulement négligée parce qu’on laisse des mots être des mots. Là nous sont apparues par exemple devant les yeux, quand on devait s’expliquer, des choses épaisses, des choses épaisse imprimées, avec le mot « journal officiel » écrit à l'extérieur. Car c'est une partie d'un journal officiel. Ou alors est écrit dessus « plan scolaire » pour telle ou telle chose épaisse/tel ou tel truc épais. « Plan scolaire », là n’est pas seulement dedans : dans telle ou telle classe de telle ou telle école, ceci ou cela doit être enseigné, ou ce qui pourrait encore être mobile : tel ou tel devrait être maîtrisé jusqu'à tel ou tel but ; mais il dit en fait - on ne devrait pas le croire - comment on doit enseigner, comment on doit traiter la substance. C'est déjà le contenu d'un règlement aujourd’hui, le contenu des règlements d'État.

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Qu'est-ce que cela signifie quand on le saisit d’après la réalité ? Oui, quand on le dit ainsi : dans un journal officiel, on décrète, avec bienveillance, paternalisme condescendant, comment devrait être enseigné, et on ne pense pas sur ce que, qu’on puisse ainsi ne pas en tenir compte. Mais si l'on y réfléchit - ce qui est une occupation inconfortable pour la plupart des humains du présent -, alors on en vient à savoir Aujourd'hui, ce n'est pas la pédagogie qui est enseignée et la didactique qui est enseignée dans les écoles supérieures que les humains comprennent cela, mais la pédagogie est plutôt prescrite par des lois. Tout comme on prescrit aux humains qu’ils ne devraient pas voler, ainsi on leur prescrit par des journaux officiels, par des décrets officiels, comment ils devraient enseigner. Et on ne ressent pas, ce qui repose là dedans. Et c'est ainsi que dans le sentiment de ce qui n'est en fait apparu que dans les temps récents, pourrait seul reposer le point de départ pour la guérison des conditions/des rapports. Cinquante humains qui se tiennent à de tels endroits/fonctions, où l'on entend leurs paroles comme on a entendu les paroles des membres de l'Assemblée nationale de Weimar, cinquante humains qui ressentent quelque chose comme l'anomalie de la législation sur la pédagogie, cela signifierait plus pour la reprise/guérison du monde que les bavardages fades qui y ont été prononcés ces derniers mois.<<<<<<<<<<<

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C’est pourquoi aussi, à nouveau, un sentiment doit être là, et ce sentiment ne viendra de rien d’autre que du fait que les forces de la connaissance spirituelle retournent dans les âmes et les cœurs humains. Pas de a pure théorie qui nous permet d'être d'accord avec les choses théoriquement et qui ne nous apprend ensuite rien sur faire sérieux avec l'esprit. Faire sérieux avec l'esprit signifie que lorsqu’on entre dans une salle, on est un avec l'esprit et l'âme des humains qui s'y trouvent. Les confessions de foi, saisies théoriquement, ne sont rien aujourd'hui. Le se sentir et le s’éprouver dans l'esprit, c'est la seule chose qui peut rendre l'humanité saine aujourd'hui.

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Cela était pensé lorsque a commencé ici d’œuvrer socialement. Œuvrer à partir de l'esprit vivant, cela était pensé. Jusqu'à présent, les humains sont seulement venus dire : je suis d'accord avec ceci ou cela, selon le contenu des mots, le contenu des phrases. - Que les humains d'aujourd'hui soient si intelligents qu'ils peuvent facilement être d'accord avec le contenu d'une phrase est certainement quelque chose qui est le moins nié par celui qui, par la connaissance-esprit intérieure, se fie à prétendre : les êtres spirituels qui ont travaillé jusqu'à présent à l’évolution, que l'humain l'a maintenant si loin qu'il a atteint leur idéal de perfection. Que les humains d'aujourd'hui sont intelligents, qu'ils peuvent critiquer, qu'ils sont intellectuellement très loin, qu'ils sont même, à certains égards, des créatures terrestres parfaites, cela ne sera pas démenti. Mais tout de suite parce qu'ils le sont, ils doivent ouvrir une nouvelle source en eux, mais une source entièrement nouvelle.

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Certes le connaisseur de la vie spirituelle tient les humains d'aujourd'hui pour parfaits. Mais c'est tout de suite parce qu'ils sont parfaits, parce qu'ils sont devenus parfaits grâce à d'autres êtres que par eux-mêmes, qu'ils doivent maintenant commencer à faire quelque chose d'eux-mêmes.

27

C'est ce qui m'a amené, il y a des décennies, à placer la science morale, par exemple, sur une nouvelle base et à parler dans ma « Philosophie de la liberté » d'« imagination morale », c'est-à-dire de ce qui est créatif de l'humain également dans le domaine moral. Parce qu'il était clair pour moi que ce que l'humain développe instinctivement de l'intérieur de lui-même, et ce qu'on a toujours appelé l'éthique, n'a aucun avenir.

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J'ai déjà souvent exprimé ici, à la fin de mon intervention, que je serais très heureux s’il me réussissait de trouver une véritable résonance dans le cœur des amis, malgré la manière imparfaite dont ces choses doivent bien sûr être mises en avant. Car il ne s'agit jamais pour moi de leur rendre simplement plausible telle ou telle théorie, mais d'interpréter ce que les signes des temps pour le présent aimeraient imprimer à l'humain. Il ne m'importe pas de surprendre ou de ne pas surprendre par telle ou telle affirmation, mais il m'importe seulement de dire ce qui est vraiment nécessaire pour le présent.

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Ces principes ne sont-ils pas à la base de la science spirituelle d'orientation anthroposophique que je soutien/représente ? Vis-à-vis de tout autre principe, il aurait peut-être été mieux de s'abstenir d’œuvrer pour cette science de l’esprit orientée anthroposophiquement. S'abstenir pour la simple raison qu'il est tout à fait naturel qu'à partir de ce qui vit dans les humains du présent, l'individu qui a à représenter la science de l’esprit se voit jeter toutes sortes d’immondices. C'est tout à fait évident. Cela ne peut être autrement, car c'est justement le présent dans l’actuelle époque de transition. Il peut seulement s'agir de représenter la science de l’esprit, d’annoncer la science de l’esprit, parce qu’on envisage la nécessité pressante d’amener, ce qui est annoncé par la science de l’esprit, à l'humanité dans le présent. On n’a justement pas la permission de parler d'une pure évolution successive, mais on doit parler d'un revirement dans l’évolution. La plante se développe aussi successivement, mais la transition de la feuille du feuillage au pétale coloré en est un plus abrupte. Ainsi, l'humanité s'est développée successivement, mais la transition entre l'époque où le développement de l'humanité a été mené par des êtres divins et spirituels qui ont amené l'humain à la perfection et l'époque où l'humain doit se bouger/manifester est abrupte, et il doit être achevé. Et sans l'aveu/la confession d'une transition brutale, on ne peut pas passer le Rubicon de la misère culturelle actuelle. Celui qui veut tout le temps faire ceci ou cela, parce qu'il est commode de transborder de l'ancien chenal, ne traversera pas vraiment, dans les zones à partir desquelles les impulsions de la culture future peuvent se développer.

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En vérité, les choses qui doivent être entreprises aujourd'hui ne sont pas du genre, si elles doivent être prometteuses, comme elle seront pensées ici ou là, mais elles sont du genre de notre école Waldorf, par exemple. Avec l'école Waldorf, sera entrepris quelque chose dont on ne peut pas dire autre chose, que cela devient la plus grande préoccupation de la vie pour celui qui est sérieux avec cela. Moi, par exemple, je vous avoue tout à fait ouvertement : Lorsque je regarde la constitution spirituelle du temps présent et que je vois la nécessité de collaborer à la fondation d’une telle école, alors quelque chose me vient dans le coeur que j’ai déjà la permission de décrire ainsi : que j'ai déjà eu beaucoup de soucis, mais que cette école Waldorf appartient à mes plus grands soucis. Cela ne peut pas m'empêcher d’entreprendre ces choses. Pas purement parce que je crois qu'elle échouerait. Elle réussira déjà. Mais parce que nous devrons veiller à ce que toujours la chose correcte arrive pour ce succès. Il serait vain de ne pas admettre que ces soucis existent. Mais peut-être avons-nous déjà fait quelque chose pour cette tâche particulière en essayant d'être vrai, d'être vrai sans reste dans la discussion de ce chapitre. Et pour que les choses ne soient pas prises de telle manière que nous ne voyions que l’unilatéral, je voulais vous parler aujourd'hui de ce que j’ai justement parlé. Bien sûr, je ne pouvais pas utiliser le même ton dans mon discours d'ouverture hier. Je ne pouvais pas parler aux gens qui étaient rassemblés là de l’interêt des hiérarchies supérieures, et de ce que l'image de l’humain est terminée, qu'autre chose doit prendre sa place, et semblable. Mais quand on photographie un arbre d'un côté, ainsi on doit aussi être photographié de l'autre côté afin qu’apparaisse une image complète. C'est pourquoi j'ai dû ajouter ce dont je vous ai parlé aujourd'hui. Car en notre temps, ce qui est vrai doit être exprimé de manière vraie. Nous devons aussi apprendre cette phrase selon laquelle nous ne devons pas purement représenter la vérité, mais que nous avons aussi représenter vrais la vérité. Car aujourd'hui, par l’évolution de l'humanité, nous sommes arrivés dans l’époque où l’on peut aussi représenter la vérité de manière non vraie. Il devra être appris à dire vrai, la vérité. Car dans maintes régions, la vérité est aujourd'hui aussi bon marché que les mûres, parce qu’on peut la cueillir seulement ici ou là. La culture humaine est à cet égard parfaite. Mais seuls ceux remplissent la tache pour l’avenirqui ne font pas seulement ce qui est facile à faire aujourd'hui, car il est facile de lier n'importe quel concept à une nouvelle vision du monde. Ce ne sont pas ceux qui procèdent ainsi qui a un effet sur l'avenir qui le font, mais seulement ceux qui parlent sur la vérité à partir l’âme vraie, font quelque chose de fructueux. Il ne s’agit pas seulement de la formulation aujourd'hui, mais du fluide spirituel qui traverse cette formulation. Mais pour cela, il faut s’acquérir un sentiment aujourd'hui. Les gens sont souvent bien éloignés de ce sentiment. Même aujourd'hui, on peut lire des pages entières sans se rendre compte que la personne qui les a écrites est un fieffé menteur. Pour ce faire, les gens devront acquérir la faculté de ressentir non seulement la logique mais aussi la source de vérité. Beaucoup plus intérieurement que ceux qui pensent aujourd'hui parler d'intériorité, beaucoup plus intérieur sera ce qui permettra à l'humain de vraiment travailler pour l'avenir, de vraiment faire quelque chose, même dans le plus petit cercle, qui portera l'humanité vers l'avenir.

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C'est pourquoi il a été nécessaire, il y a toutes ces années, que les choses dont nous discutons entre nous soient examinées sous les angles les plus divers. Cela seul nous donne la possibilité de les vivre pleinement et puissamment. Avec cette nostalgie intérieure à approcher les secrets du monde et à les sentir intérieurement vrais et puissants, avec cette nostalgie, nous devons nous équiper /armer. Avec ces mots, je ne voulais rien d'autre tout de suite aujourd'hui que vous appreniez à ressentir en vous-même quelque peu la nécessité de cette nostalgie et du règne de tant de non vrai en notre temps et entre les humains de notre temps. Que la vérité devienne ! C'est à ce demander que l'on aimerait toujours de nouveau et à nouveau en appeler à l'humanité, tout de suite du sang de cœur le plus soucieux.

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De choses comme celle dont je suis parti : que quelqu'un est pleinement d’accord avec quelque chose selon la formulation, mais ne peut pas le comprendre parce que cela vient de l'esprit, de telles choses beaucoup, beaucoup reste à apprendre. Essayez de comprendre l'apprentissage de cette manière, et vous servirez les tâches que le présent vous demande. Vous trouverez beaucoup d'autres choses que celles que vous avez déjà trouvées, et beaucoup de choses qui reposent encore au sein du présent doivent être trouvées pour que la guérison puisse venir dans l'humanité. Mais tout ce qui a été exprimé par l'humanité n'a pas encore été trouvé. Et celui qui voit à travers les choses telles qu'elles sont aujourd'hui ne sait que trop bien qu'en disant une chose ou une autre, l'humanité ne l'a pas encore trouvée. Si vous aidez à comprendre correctement un tel mot, alors vous ne manquerez pas d’aider à diffuser la vérité, pas purement sous la forme extérieure, logique, mais véritablement dans l'humanité. Ce n'est qu'alors que vous serez membres de cet ordre dont nous avons besoin, cet ordre dont la devise est de représenter véritablement la vérité. Et dont le secret est qu'il est possible de répandre la vérité, mais de répandre la vérité d'une façon fausse et de faire ainsi plus de mal que ce qui est souvent fait en répandant le mensonge. Ceci, mes chers amis, mérite d'être pris en considération : ce que cela signifie de causer du tort que l’on fait valoir, non vrai, la vérité.