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Collection ga191  :

Compréhension sociale à partir des connaissances de science de l’esprit.




QUINZIÈME CONFÉRENCE
Dornach, le 15 novembre 1919
FÜNFZEHNTER VORTRAG
Dornach, 15. November 1919

 


 

Les références Rudolf Steiner Œuvres complètes ga 191 266-281 (1989) 15/11/1919

Original





Traducteur: FG v.00 - 15/10/2020 Éditeur: SITE

Hier, je vous ai rendu attentif sur comment une sorte de connaissance primordiale, de sagesse primordiale, était en possession de l'âme humaine, et comment cette sagesse primordiale s'est, pour ainsi dire, infiltrée dans notre époque, et a de proche en proche été épuisée, de sorte que les humains de par la terre civilisée, avec leur savoir, avec leur connaissance, se sentent de plus en plus dépendants de ce qui devient de leur existence/être-là physique. Par connaissance et cognition, je n'entends pas seulement ici ce qu'est la "science", mais ce qui est disponible dans la conscience des âmes aussi pour la vie ordinaire.
Maintenant donc, sur le terrain de la science de l’esprit, se pose naturellement d’abord la question : comment cette connaissance primordiale de l'humanité est-elle réellement née/venue en l’état ? -  Là je dois indiquer sur des choses d'un nouveau point de vue, dont nous avons donc déjà discuté de nombreuses façons d'un autre côté.
Jetons un coup d’œil en retour sur un moment où l'humain commença à devenir un véritable citoyen de la terre, où l'humain descendit sur la terre actuelle selon son être spirituel et d’âme, se revêtit des forces de la terre et est devenu un être terrestre dans la sphère terrestre. Si seulement tout avait été ainsi que l'humain descende sur la terre avec les conditions préalables qui reposaient dans son propre être, ainsi l'humanité aurait dû se développer tout à fait différemment de ce qu'elle s’est développé à travers les différentes époques culturelles. Les humains auraient déjà dû partir d’une certaine relation avec l'environnement. Ils auraient dû s’acquérir de la connaissance de la terre à partir d’instincts, je ne veux pas dire exactement clairvoyants, mais quelque peu clairvoyants. Ils auraient pu acquérir cette connaissance de la terre très lentement. Ils seraient restés longtemps des êtres maladroits et enfantins. Ils se seraient toutefois élaborés vers en haut jusqu'à notre époque jusqu'à ce qu'ils atteignent une certaine constitution humaine d’âme et de corps, mais ils ne seraient par aucun chemin parvenu à la hauteur spirituelle à laquelle ils sont parvenus. Qu'ils aient pu se développer autrement qu'à travers les différentes étapes de l'enfance sait gré aux circonstances que ces êtres, que nous avons toujours appelé les êtres lucifériens se sont imbriqués dans le développement sur terre. Maintenant, depuis des temps plus récents, nous savons donc aussi qu'une individualité luciférienne s'est elle-même incarnée en Asie à un certain moment de l'ère préchrétienne, et que de cette individualité luciférienne est née la sagesse primordiale païenne, notamment celle qui est encore à remarquer sur le sol des faits historiques. Mais dans le jeu, j’aimerais dire, de l’évolution de l'humanité, les êtres lucifériens ont toujours été présents.



Maintenant, j’aimerais vous demander très sérieusement - bien que je sache combien ces demandes sont peu utiles - lorsque est parlé d’êtres lucifériens, de ne pas aborder cette pensée sur des êtres lucifériens avec une totale étroitesse d’esprit (petite bourgeoise), avec une totale philistropie/philistrosité. Car aujourd'hui encore, même parmi ceux qui professent le mouvement anthroposophique, il règne une tendance à dire - et j'ai souvent parlé de cette tendance - "Oui, c'est donc luciférien, pour l'amour de Dieu, seulement ne pas s’approcher, seulement donc se garder de cela ! - Il s’agit de ce que toutes ces choses doivent être jugées selon les points de vue les plus variés, et qu’il faut saisir de l’œil que, justement, toute la sagesse païenne primordiale est partie de la source luciférienne. Mais il doit être étudié comment cela s'est en fait déroulé. Et plus nous remontons dans l'évolution de l'humanité, plus on trouve certains humains qui, grâce aux conditions préalables de leurs réincarnations, étaient assez mûrs pour se rendre familiers de ces sagesses, qui sont en possession des entités lucifériennes. Par exemple, nous parlons donc des sept rishis sacrés des Indiens. Tout comme l'Indien lui-même a toujours compris la sagesse des sept saints Rishis lorsqu'il parlait à partir de sa sagesse, il savait, aussi loin qu’il était un initié en ces choses, que les véritables maîtres/enseignants des Rishis étaient des entités lucifériennes.


Car ce que les êtres lucifériens ont apporté avec eux dans l’évolution de la terre, dans laquelle, comme je l'ai dit, ils se sont imbriqués, c'est surtout ce qu'a toujours été le monde des pensées qui imprègne la culture humaine, le monde des pensées intellectualiste, le monde de la raison synthétique au meilleur sens du terme, le monde de la sagesse. C'est précisément lorsque nous remontons aux origines de l'humanité que nous constatons que les sources de la sagesse païenne se trouvent toujours dans les entités lucifériennes.
On peut demander : oui, comment une telle chose est-elle en fait possible ? - Là on doit être clair sur ce que l'humain aurait dû rester enfantin s'il n'avait pas pu recevoir l'enseignement de toutes sortes d'entités lucifériennes à partir des mystères. L'essentiel est que ceux qui devaient avoir la connaissance, la sagesse, justement la sagesse héréditaire et primordiale nécessaire au progrès et à l'éducation de l'humanité, ne craignaient pas, comme un philistin moderne, de recevoir cette sagesse d’éléments lucifériens, mais qu'ils aient aussi pris sur eux tout ce que l'humain doit prendre sur lui lorsqu'il obtient un tel enseignement des sphères de l’esprit d’entités lucifériennes. Là l'humain devait avant toute chose prendre sur lui - on pourrait appeler cela une obligation, bien que naturellement de tels mots ne peuvent pas toujours exprimer exactement l'être/l’essence de la question - cette sagesse luciférienne, qui est donc sagesse du monde [à l'utiliser comme une bonne sagesse au service de l’évolution de la terre]. La différence entre la bonne sagesse et la sagesse luciférienne consiste en ce que la bonne sagesse est entre d'autres mains, et la sagesse luciférienne, qui est la même en termes de contenu, est en des mains lucifériennes ; le contenu est tout à fait le même. C'est de cela qu’il s'agit. Ce n'est pas qu'il existe une sagesse que l'on peut si bien saler dans la chambre de son âme pour pouvoir ensuite devenir un bon humain grâce à elle, mais c'est que la sagesse en soit effectivement une unifiée dans le monde, que la différence soit seule qu'elle puisse être, par exemple, entre les mains de sages humains qui l'administrent bien, ou entre les mains des Angeloi, Archangeloi et ainsi de suite, ou cependant dans les mains de Lucifer. D'un autre côté, dans le passé, la sagesse n'était pas à obtenir pour le progrès de l'humanité. Ainsi les initiés des temps anciens ont donc dû la recevoir de mains lucifériennes, et ils ont dû s'engager à ne pas succomber aux autres aspirations des entités lucifériennes.



L'intention de Lucifer était de transmettre la sagesse aux hommes, afin qu'ils ne prennent pas sur eux le chemin du développement/de l’évolution terrestre, mais qu'ils suivent la voie du développement/de l’évolution dans une sphère supraterrestre, dans une sphère détachée de la terre. Donc, si je dois dessiner schématiquement, ainsi j’aimerais dire : si c'est la surface de la Terre (voir dessin, blanc), ainsi l'humain devrait passer par ce chemin à la surface de la Terre (rouge) quand il entre ici dans la terre.

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Les entités lucifériennes inoculent leur sagesse à l'humain, mais elles veulent qu'il dévie de la terre par cela et ne passe pas par le développement/l’évolution de la terre. La terre, Lucifer veut la laisser à son sort, là laisser non peuplée d’humains; il veut gagner l'humanité pour un royaume spécial/particulier, étranger au royaume du Christ.

Les sages des temps anciens, qui ont reçu la sagesse primordiale des mains de Lucifer, ont donc dû assumer l'obligation de ne pas céder à Lucifer, mais de recevoir sa sagesse,
mais de les utiliser au service du développement de la Terre. C'est ce qui a été essentiellement réalisé à travers les mystères de l'époque préchrétienne. Et quand vous demandez ce que l'humanité a réellement tiré de ces mystères de l'époque préchrétienne, de l'influence des entités lucifériennes, qui ont d'abord, c'est-à-dire encore à l'époque post-atlantique, inspiré certaines personnalités, les Rishis des Indiens, et ont même envoyé leur messager sur terre, comme je vous l'ai indiqué, alors c'est tout ce que l'humanité a pu réunir depuis son développement dans la capacité de parler et dans la capacité de penser. Car la parole et la pensée sont à l'origine de nature absolument luciférienne, si ce n'est que ces arts ont été soustraits à Lucifer par les sages des temps originels. Si vous voulez fuir Lucifer, alors vous devez décider d'être muet à l'avenir et de ne pas penser !



Ces choses appartiennent à cette science de l'initiation que l'humanité doit progressivement expérimenter, et pourtant l'éducation philistine séculaire du monde civilisé laisse reculer tremblant les humains devant ces vérités. Cette image caricaturale de Lucifer et d'Ahriman, qui est aussi le diable médiéval, a été présentée aux humains pendant si longtemps. On a laissé les humains si longtemps grandir dans une atmosphère de puissance philistine qu'ils reçoivent encore aujourd'hui cette sagesse, qui est intimement liée au développement de l'humanité, avec des frissons, car il est si terriblement agréable pour les humains de pouvoir dire qu'il est terriblement agréable pour les gens de pouvoir dire : je me garde du diable, je m'abandonne au Christ dans une simplicité enfantine, alors je serai sauvé, alors je serai sauvé avec mon âme en toutes circonstances. --- Dans ses soubassements, la vie humaine n'est pas si facile. Le fait est que pour le développement futur de l'humanité, ces choses dont nous parlons maintenant ne doivent pas être cachées à l'humanité. Car il faut savoir que l'art de la parole et l'art de la pensée n'ont pu entrer dans cette évolution terrestre que parce que l'humain l’a obtenu par le détour de la médiation luciférienne. J’aimerais dire : vous pouvez encore aujourd’hui remarquer l'élément luciférien à votre pensée. Sur les langues, qui donc sont depuis longtemps adaptées à la terre de manière différenciée, s’est déjà jeté Ahriman, qui a amené la différenciation, qui a réduit la langue unifiée aux langues différenciées de la terre. Tandis que Lucifer a toujours tendance à unifier, le principe d'Ahriman est imprégné de la tendance à différencier. Que serait alors la pensée si elle n'était pas luciférienne ?


Oui, voyez-vous, si le penser n'était pas luciférien, alors la plupart des humains sur la terre, tous ceux qui ne pensent pas luciférien, penseraient comme un de ces humains qui pensait le moins luciférien ; c'est-à-dire Goethe. Goethe appartient à ces humains qui pensaient le moins lucifériennement, qui, en une certaine relation, sont parti de regarder en face avec audace les puissances lucifériennes. Mais cela rend nécessaire de s'en tenir autant que possible à l'individu concret. À l’instant où l'on généralise, au moment où l'on uniformise, on se rapproche déjà de la pensée luciférienne. Si vous considériez chaque humain individuel, chaque animal particulier, chaque plante particulière, chaque pierre particulière pour soi, si vous saisissiez de l’œil avec votre pensée seulement sur l'objet particulier, ne formiez pas des genres et des espèces, ne généralisiez pas, n'uniformiseriez dans la pensée, alors vous ne prendriez que peu de la pensée luciférienne. Mais qui ferait cela déjà comme enfant échouerait aujourd'hui aussitôt dans toutes les écoles dans la première classe ! Il ne peut donc pas s'agir de cela. Il s'agit aujourd'hui d’envisager que la pensée générale, cette pensée qui était particulièrement à l'aise dans l'être païen, se tarit absolument de proche en proche. Les humains ne sont plus si enclins à ce que cet élément luciférien de l’uniformisation puisse leur offrir beaucoup d’utilité sur la terre. Pour cela veille le fait que la nature humaine créée par Dieu a progressivement suivie dans l’évolution, est devenue familière avec la terre, avec le terrestre. Parce que l'humain est familier avec le terrestre, parce cela il est aujourd'hui moins familier – déjà par son naturel même - avec l'élément luciférien, qui veut en fait le détourner de la terre.



Mais il serait grave que l'humain s'éloigne seulement de l'élément luciférien et que rien d'autre ne vienne à la place. Ce serait très, très mauvais. Car alors, l'humain grandirait entièrement avec la terre, c'est-à-dire avec le territoire terrestre unique sur lequel il est né. Il se spécifierait complètement dans sa culture, se différencierait complètement. Nous voyons cette tendance se développer (herausentwickeln) aujourd'hui. Elle a été particulièrement prédisposée depuis le début du XIXe siècle ; mais nous voyons aujourd'hui comment, à la suite de la catastrophe de la guerre mondiale, la tendance se développe à se diviser en groupes de plus en plus petits. Le chauvinisme populaire est de plus en plus répandu, jusqu'à ce qu'il conduise les gens à se diviser en groupes de plus en plus petits, de sorte que le groupe puisse finir par ne comprendre qu'un seul humain. Il se pourrait alors que les individus se divisent en deux parties, la gauche et la droite, et qu'ils se mettent en guerre contre eux-mêmes, la droite étant en conflit avec la gauche. De nombreuses dispositions dans ce sens se manifestent déjà aujourd'hui dans l’évolution de l'humanité. Le contrepoids doit être créé. Et ce contrepoids ne peut être créé que par le fait que, de même qu'une sagesse primitive a pénétré et s'est introduite dans la culture païenne, une nouvelle sagesse, mais désormais, issue de la libre volonté humaine, sera gagnée, une nouvelle sagesse sera transmise à la culture terrestre. Cette nouvelle sagesse doit être à nouveau une sagesse d'initiation. Cette nouvelle sagesse doit à nouveau dépasser ce qui ne peut être gagné que dans le détail/l’individu.
Et ici nous en arrivons à ce chapitre qui n’a pas la permission d’être caché, aussi à l'humain d'aujourd'hui. Si l'humain ne faisait rien contre/vers l'avenir pour acquérir lui-même une nouvelle sagesse, il se passerait dans les profondeurs subconscientes de la nature humaine les choses que je vous ai déjà partiellement décrites, à savoir l'ahrimanisation de toute la culture humaine. La culture humaine serait ahrimanisée, et il serait alors facile pour cette incarnation de l'Ahriman dont je vous ai parlé de pénétrer la culture de la terre avec son propre être. C'est pourquoi doit justement être préconstruit en rapport à tous les courants qui favorisent/promeuvent la culture ahrimanienne.

Mais que se présenterait-il si, par exemple, les humains restaient comme ils ont aujourd'hui la bonne tendance d’être, s'ils ne saisissaient pas et ne voyaient pas à travers les courants menant à Ahriman de la manière dont nous avons discuté l'autre jour et par là conduiraient dans les voies correctes ? Alors, aussitôt qu'Ahriman s'incarne dans le monde occidental au moment déterminé, la culture de l’humanité sera complètement ahrimanisée. Qu'apporterait Ahriman ? Ahriman apporterait aux humains, par le biais des arts les plus grandioses, tout ce qui ne peut être acquis qu'au prix de grands efforts et de beaucoup de peine jusqu’ici de savoir clairvoyant, tel qu'il est pensé ici. Pensez comme ce serait infiniment confortable ! Les humains n'auraient rien à faire du tout. Ils seraient capables de vivre matériellement, ils pourraient manger et boire autant qui est là justement après la catastrophe de la guerre et n'auraient pas à se soucier d'une quelconque quête/aspiration à l’esprit. Les courants d'Ahriman prendraient leur cours "beau, bon". Si au bon moment Ahriman est incarné dans le monde occidental, il fondera une grande école secrète, dans laquelle les plus grandioses arts magiques seront pratiqués, et tout ce qui est sinon à acquérir avec peine serait déversé sur l'humanité.



À nouveau, on n’a pas la permission de se représenter philistreusement qu'Ahriman, quand il descend, est une sorte de "Krampus" qui fait toutes les farces possibles aux humains. Oh non, tous ces gens confortables qui disent aujourd'hui : "Nous ne voulons rien savoir de la science de l’esprit - ils tomberaient sous son charme, parce qu'il serait capable de transformer les humains en grande quantité en clairvoyants de la manière la plus grandiose qui soit grâce aux arts magiques. Seulement, il ferait toutefois des humains des clairvoyants ainsi que l'humain individuel devient terriblement clairvoyant, mais entièrement différencié : ce que l'un verrait, l'autre ne le verrait pas, pas un troisième ! Les humains seraient tous confus, et bien qu'ils reçoivent un fondement de sagesse clairvoyante, ils ne pourraient qu'entrer en querelles et en conflits, car les visages/les gueules des différents humains seraient les plus variés. Mais finalement, les humains seraient très heureux avec leurs visages/gueules, car chacun pourrait voir dans le monde spirituel. Mais la conséquence de cela serait encore une fois que tout ce qui est culture terrestre tomberait aux mains de l'Ahriman ! L'humanité deviendrait esclave de l'Ahriman, simplement parce qu'elle n'a pas acquis ce que l'Ahriman lui donnerait alors. Ce serait le pire conseil qu’on pourrait donner aux humains, si on leur disait : "Restez seulement comme vous étiez ! Ahriman vous rendra tous clairvoyants, si vous le voulez. Et vous le voudrez, car Ahriman aura un grand pouvoir ! - Mais la conséquence de cela serait que le royaume d'Ahriman serait établi sur terre, que la terre entière serait ahrimanisée, que ce qui a été élaboré par la culture humaine périrait. Tout cela se réaliserait, ce qui en fait, dans une tendance subconsciente, veut donc en fait terriblement l'humanité actuelle.
Ce dont il s’agit est maintenant ceci : tout de suite cette sagesse de l'avenir qui est de sorte clairvoyante, cette sagesse de l'avenir, elle doit à nouveau être retirée à l'Ahriman. On peut dire : "C'est seulement un livre, pas deux sagesses - un livre. - Il s'agit seulement de de ce que si Ahriman a le livre ou le Christ. Le Christ ne peut pas l'avoir sans que l'humanité combatte/lutte pour cela. Et l'humanité peut seulement se battre pour cela qu'elle se dise qu'elle doit avroir conquit ce contenu de la science spirituelle par ses propres efforts jusqu'au moment où Ahriman apparaîtra sur Terre.



Vous voyez, c'est le travail cosmique de la science de l’esprit. L'œuvre cosmique de la science de l’esprit consiste dans ce que le savoir du futur ne devienne pas ahrimanien, respectivement reste. C'est une bonne méthode de travailler dans les mains de l'Ahriman, quand on exclut de la religion confessionnelle tout ce qui est savoir, quand on souligne de nouveau et à nouveau que seule la foi simple ferait tout. Quand on s'arrête à cette simple foi, alors on se condamne justement à la fadeur de l'âme et à l’émoussement de l'âme, et alors la sagesse ne pénètre pas, qui devrait être enlevée dans une certaine mesure à l'Ahriman. Donc il ne s'agit pas que l'humanité reçoive simplement la sagesse du futur, mais que l'humanité s’élabore cette sagesse du futur, et que ceux l’élaborent, assument l'obligation de sauver la culture de la Terre ; de sauver la culture de la Terre pour le Christ, tout comme les anciens Rishis et initiés avaient assumé l'obligation de ne pas céder à la demande de Lucifer de conduire l'humanité loin de la terre.
Quelle est donc maintenant en fait l'essence de cette chose, tout d'abord, pour la sensibilité humaine ? L'essentiel de cette chose est qu'une lutte similaire est nécessaire pour la sagesse du futur que celle que les anciens initiés ont dû mener contre Lucifer, qui a donné à l'humanité le langage et la faculté de penser comme ils devaient le faire. De même que ces initiés de la sagesse primordiale ont dû arracher à Lucifer ce qui est devenu la raison analytique humaine, ainsi dois, ce qui devrait être vu dans l'être intérieur des choses dans le futur, être arraché aux pouvoirs d'Ahriman. Ces choses jouent fortement entre les lignes de la vie, et elles jouent déjà aussi dans la vie.



J'ai récemment lu un enregistrement/une note qu'un ami du mouvement anthroposophique a écrit peu avant sa mort. Il a été blessé pendant la guerre et est resté longtemps allongé à l'hôpital, où il a pu se familiariser avec le monde spirituel au cours des opérations qui lui ont été pratiquées. Mais les dernières lignes qu'il a laissées derrière lui contiennent un étrange passage. Ils contiennent une vision dans laquelle il décrit ce qu'il a vécu peu avant sa mort. Et pour dernière chose, à ce qu'il a vécu, appartient que tout ce qui est comme le cercle d'air se déploie autour de lui au fur et à mesure qu'il s'exprime, devient "granit", très dense, devient pierreux ; devient granit, comme du granit lourd se pose sur l'âme. Et on doit comprendre une telle impression. Et on peut le comprendre quand on sait qu'il faut se battre pour ce qui est la sagesse future, car les puissances d'Ahriman ne se laissent pas arracher de force cette sagesse future ainsi sans plus. On n’a pas la permission de croire qu'on peut espérer la sagesse dans des visions voluptueuses. La vraie sagesse, comme je l'ai également dit lors d'une conférence publique l'autre jour, "doit s'acquérir dans la souffrance". Et de ces souffrances, ce que je viens de vous dire d’un mourant est en fait une bien bonne image. Car dans la lutte pour la sagesse de l'avenir, l'une des expériences les plus fréquentes est précisément celle-ci, que le monde se presse autour de vous comme si l'air se solidifiait soudainement en granit. On peut savoir pourquoi ces choses sont comme ça. On a seulement besoin de considérer que c'est l'effort des puissances ahrimaniennes d’amener la terre à complète solidification. Elles auraient gagné leur jeu dès qu'elles auraient réussi à amener à pleine solidification tout ce qui est terre, eau, air. Alors la Terre ne pourrait alors plus se développer en retour à cette chaleur à partir de laquelle elle s'est développée depuis l'époque de Saturne. Cette chaleur, elle devrait donc l'atteindre à nouveau à l'âge de Vulcain. Les pouvoirs d'Ahriman s'efforcent d'empêcher cela. Et une décision importante reposerait déjà en ce qu’à l'heure actuelle les âmes humaines ne pouvaient pas rougeoyer pour ce qui est du contenu spirituel de la science de l’esprit. Car la première poussée à la solidification de la terre serait alors donnée par les âmes humaines, par la paresse et le confort des âmes humaines. Si vous considérez que le véritable objectif des pouvoirs ahrimaniens réside dans cette solidification, alors vous ne remarquerez pas que cette compression, ce devenir granitique de la vie est l'une des expériences qui doivent être vécues dans la lutte pour la sagesse future.



Considérez quand même seulement que les humains peuvent se préparer dans le présent à voir dans le monde spirituel en saisissant tout d'abord par leur bon sens/saine raison analytique humaine ce que la science de l’esprit veut apporter. L'effort qui est amené à l'étude, qui se laisse guider par le bon sens/la saine raison analytique humaine, cela peut faire partie de ta lutte, qui cela conduit alors à recevoir des visions du monde spirituel. Beaucoup de choses devront être surmontées là. Pour les humains d'aujourd'hui, la question est donc seulement d’abord aussi difficile, car ils doivent se battre contre leurs propres crânes de granit s'ils veulent comprendre la science de l’esprit. Si cette dureté de granit de leur propre crâne humain n'était pas disponible, la science de l’esprit serait beaucoup plus acceptée à l'heure actuelle. Un tel combat contre l'Ahriman serait beaucoup plus habile que toute détestation philistine des pouvoirs ahrimaniques, qui ne peut toutefois pas être philistine, et qui consiste en une étude sincère et honnête des contenus de science de l’esprit. Alors, serait de proche en proche vu et ressenti par les humains spirituellement ce qui, autrement, doit entrer physiquement de par la terre : la solidification, le devenir du granit.


Ainsi doit dont être indiqué sur ce qu'il est profondément vrai que la sagesse de l'avenir peut seulement être conquise sous privation, souffrance et douleur, mais qu'elle doit être conquise pour le salut du développement humain/de l’évolution humaine en supportant les souffrances corporelles et d’âme correspondantes. C'est pourquoi chacun devrait en fait en faire un principe pour lui-même, que l'accomplissement souffrant de la sagesse ne devrait jamais l'empêcher de poursuivre cette sagesse. Ce dont l'humanité a besoin pour la vie extérieure, c'est qu'à l'avenir, le danger de la rigidité/solidification de la terre, du devenir gelé qui interviendrait d'abord dans le monde moral, soit enlevé de la terre. Mais cela ne peut être que parce que les humains en esprit se représentent et aussi ressentent intérieurement tout et courent là-contre avec leur volonté, ce qui autrement deviendrait une réalité physique extérieure.

C'est pourquoi ce n'est en fait que la lâcheté du présent qui est à l'origine du fait que les hommes ne veulent pas s'approcher de la science de l’esprit. Ils ne se l’amènent toutefois pas à la conscience ; mais c'est justement ainsi que la peur et la lâcheté devant ce qui s’accumule de difficile contre leurs efforts, est à supporter par eux. Combien de fois entend-on toujours de nouveau et à nouveau que les gens qui vont dans une branche anthroposophique cherchent de l’élévation. Par élévation, les gens comprennent souvent une volupté intérieure d’âme. Elle ne peut pas être offerte, parce qu’elle envelopperait tout de suite les humains dans la confusion et les éloignerait de la lumière dont ils ont besoin. L'essentiel est que dans un avenir proche, à partir de ce moment, les humains ne soient pas privés de ce que sont les véritables moteurs de l'évolution de l’humanité. Les humains doivent savoir comment l'être humain se trouve en fait dans une sorte d'équilibre entre les pouvoirs luciférien et ahrimaniens, et comment l’entité-Christ est vraiment devenue une sorte de camarade des humains  : d'abord hors de la lutte luciférienne, puis dans la lutte ahrimanienne.


L'évolution de l’humanité doit absolument être vue à la lumière de ces faits. Qui présente aujourd'hui les mystères du monde comme cela devrait l'être dans la science de l’esprit est parfois ridiculisé pour des choses essentielles. Notamment quand on est obligé aujourd'hui, comme j'ai dû le faire par exemple dans mon livre "Théosophie", de décrire les choses toujours de nouveau et à nouveau en fonction du chiffre sept, alors les gens se moquent de cette description en fonction du chiffre sept. Demain, je veux encore parler d’une telle moquerie, qui à nouveau a été rapportée. Mais quand on divise l'arc-en-ciel en sept couleurs, ou l'octave, les gammes de tons en prime, seconde, tierce et ainsi de suite, et alors l'octave est la répétition est la prime, alors les gens ne se moquent plus ! Dans le physique, les gens supportent ces choses, mais dans le spirituel, cela n'a pas la permission d’être ! Ce qui doit là à nouveau être réalisé était autrefois une composante de la sagesse primordiale païenne. Et nous voyons une dernière lueur de cette sagesse primordiale païenne par rapport à quelque chose comme le chiffre sept de l'école pythagoricienne, qui était en fait un mystère. Vous pouvez lire des informations sur Pythagore partout dans les manuels scolaires actuels, mais on ne trouera nulle part de la compréhension pour pourquoi Pythagore a construit l'ordre du monde sur le nombre.
C'est pour la raison que la sagesse primordiale a tout bâti sur les chiffres. Mais la dernière étincelle de la sagesse des nombres était encore là quand Pythagore a fondé son école. D'autres membres de la sagesse primordiale sont restés plus longtemps ; maints d'entre eux ont même survécu jusque dans les temps du 16e, 17e siècle. Par exemple, jusqu'aux XVe et XVIe siècles, nous entendons encore beaucoup de choses physiquement raisonnables synthétiquement sur telle ou telle histoire en rapport aux mondes supérieurs. Puis, progressivement, si je puis dire, l'esprit primordial de l'humanité se tarit.

Pensons-nous une fois qu'un véritable représentant de la formation contemporaine se cache dans un coin quelque part et dirait : "Eh bien, quel genre de choses ces anthroposophes se laissent raconter ? Nous avons donc de si belles réalisations ces derniers temps ! Qu'est-ce que cela signifie quand on dit que la sagesse primordiale s'est tarie ? Nous avons donc reçu toutes sortes de grandes et puissantes choses, surtout au cours des derniers siècles et jusqu'à nos jours, peut-être que les gens concluent avec 1914, mais après tout, jusqu'en 1914, nous avons reçu des choses si merveilleuses. - Mais si vous examinez de façon impartiale ce que nous avons reçu ces derniers temps, vous arriverez à la conclusion suivante. Certes, les humains ont rassemblé toutes sortes de notes de science de la nature, de description de la nature et historiques. La collecte, en particulier, est devenue à la mode. Ils ont également fait toutes sortes d'expériences et les ont décrites. Mais si vous vous demandez maintenant : y a-t-il vraiment quelque chose de nouveau dans toutes les idées et tous les concepts qui viennent de sortir de l'actualité ? - Des esprits individuels perdus comme Goethe ont apporté quelque chose de nouveau dans les idées, dans les concepts ; mais Goethe n'a pas été compris. Si vous parcourez ce qui se passe dans la science de la nature, par exemple, ou même dans la plus nouvelle science historique, là vous trouverez : ce qui joue là d’idées, ce n’est pas nouveau. Certes, Darwin a voyagé, il a décrit de nombreuses choses qu'il a vues au cours de ses voyages, puis il a résumé ce qu'il a vu et l'a transformé en idée. Mais si vous prenez l'idée de l'évolution comme une idée jusqu'au plus petit détail, vous la trouverez dans le grec Anaxagoras. Et donc vous trouverez les idées les plus importantes que la science a aujourd'hui chez Aristote, c'est-à-dire déjà à l'époque préchrétienne. Et ces idées sont le trésor de la sagesse primordiale, source luciférienne. Mais peu à peu, ce qui est cette sagesse primordiale doit se tarir, et quelque chose de nouveau, sous la forme d'un aperçu du monde spirituel, doit être conquis. Cela nécessite une certaine volonté de la part des humains d'accepter ces choses qui déclenchent immédiatement de véritables idées nouvelles. Et l'humanité actuelle a besoin notamment de nouvelles idées en rapport à ce qui est d'âme. Ce qui est apporté scientifiquement aux hommes aujourd'hui de l'âme n'est au fond que des mots. Quand dans les salles ordinaires d’école, est parlé de volonté, de pensées et de sentiments de manière savante, ce ne sont en fait que des mots que les gens lancent comme dans un kaléidoscope. Mais ce sont essentiellement des mots exprimés, le son des mots. Les gens ne font pas vraiment d'efforts pour prendre au sérieux ce qui est en train d'évoluer vers quelque chose de nouveau aujourd'hui.


En cette relation, on fait donc des expériences vraiment curieuses. Par exemple, il y a quelque temps à Dresde, j'ai été invité à parler dans une société Schopenhauer. Une société Schopenhauer - je me suis dit qu'il devait y avoir quelque chose de très spécial. J'ai donc essayé de montrer comment la compréhension psychologique, d’âme, est le contraste entre dormir et veiller, s’éveiller et s'endormir. J'ai rendu attentif sur ce que je vous ai aussi dit une fois récemment, à savoir que le point zéro/nul n'est là que dans le réveil et l'endormissement, que le sommeil n'est pas seulement une cessation du veillé, mais se comporte au veiller comme des dettes aux actifs.
Si vous cherchiez quelque chose comme cela dans la psychologie contemporaine, vous ne trouveriez même pas l'approche pour toucher ces choses de grande portée. Puis, lors d'une soi-disant discussion, certaines personnes instruites, c'est-à-dire certains philosophes, se sont levées. L'un d'eux a produit, entre autres, la belle séquence de jugements que je pourrais caractériser à peu près de la manière suivante. Il a déclaré : "Ce que nous avons entendu là, tout cela n'est pas quelque chose que l'on aimerait vraiment conquérir avec une science sérieuse. La science sérieuse doit traiter de choses très différentes. Cela n'a rien à voir avec ce que nous voulons savoir, car si vous regardez à la lumière du jour, ce n'étaient pas du tout des vérités nouvelles, mais quelque chose que nous connaissons depuis longtemps. - Alors : ce que nous ne voulons pas savoir et qui n'est pas le contenu de notre science, c'est quelque chose de vieux et de familier !


Eh bien, il y a des contradictions dans la réalité, mais de telles contradictions n'existent que dans l'esprit des érudits actuels. Quand l'un dit : "on ne pourrait pas savoir les choses, elles ne seraient pas l'objet u savoir humain - bien. Mais si l'un dit en même temps que les choses lui seraient familières depuis longtemps, alors c'est une contradiction évidente ! Une telle combinaison de deux jugements est souvent courante à une tête d’érudit contemporain.


Mais à cette pensée pend aussi ce dont il s’agit dans le présent. Car le chemin est long, très long entre ce que, finalement, l'individu, qui après tout n'est pas encore entièrement fou grâce aux pouvoirs divins et grâce - pardonnez-moi - à Lucifer et Ahriman, et la représentation de ces choses devant le monde. L'individu envisage maintes choses et forme parfois en lui-même un jugement pas du tout malsain ; mais à partir de ce point jusqu’où traiter la question devant le monde de manière appropriée, le chemin est long, très, très long. Et pour beaucoup, la chose repose quand même ainsi que, d'un côté, ils sont assez heureux de se plonger dans la science spirituelle lorsqu'une société de sorte plus sectaire se forme dans laquelle ils peuvent s'immerger. Mais lorsqu'ils se présentent ensuite devant le monde et qu'ils doivent présenter au monde quelque chose de ce que le monde donne à ses documents, à ses témoignages, alors l'affaire s'embrase à nouveau ; alors ils sont de bons citoyens du bon pays des Philistins. Mais c'est bien cela qui favorise les pas d'Ahriman.

Gestern habe ich Sie darauf aufmerksam gemacht, wie eine Art von Urwissen, von Urweisheit im Besitze der menschlichen Seele war, und wie diese Urweisheit bis in unsere Zeiten herein gewissermaßen versickert ist, nach und nach aufgebraucht worden ist, so daß die Menschen über die zivilisierte Erde hin mit ihrem Wissen, mit ihrer Erkenntnis mehr und mehr sich angewiesen fühlen auf dasjenige, was ihnen wird aus dem physischen Dasein heraus. Unter Wissen und Erkenntnis verstehe ich hier nicht bloß das, was «Wissenschaft» ist, sondern das, was im Bewußtsein in den Seelen auch für das gewöhnliche Leben vorhanden ist.
Nun entsteht ja auf dem Boden der Geisteswissenschaft natürlich zunächst die Frage: Wie ist denn eigentlich dieses Urwissen der Menschheit zustande gekommen? — Da muß ich von neuen Gesichtspunkten aus auf Dinge hinweisen, die wir ja von anderer Seite her schon mannigfaltig besprochen haben.
Blicken wir zurück zu dem Zeitpunkt, da der Mensch anfing, eigentlicher Erdenbürger zu werden, da der Mensch herabstieg seinem geistig-seelischen Wesen nach auf die eigentliche Erde, sich umkleidete mit den Kräften der Erde und irdisches Wesen in irdischer Sphäre wurde. Wenn alles nur so gewesen wäre, daß der Mensch mit den Vorbedingungen, die in seinem eigenen Wesen lagen, auf die Erde herabgestiegen wäre, so würde die Menschheit sich ganz anders entwickeln müssen, als sie sich in Wirklichkeit durch die verschiedenen Kulturepochen hindurch entwickelt hat. Die Menschen hätten schon damals ausgehen müssen von einer gewissen Beziehung zur Umwelt. Sie hätten sich erwerben müssen aus, ich möchte nicht gerade sagen, hellseherischen, aber etwas hellseherischen Instinkten heraus, Erdenerkenntnis. Diese Erdenerkenntnis hätten sie sich sehr langsam erwerben können. Sie würden lange Zeit ungeschickte, kindliche Wesen geblieben sein. Sie würden sich allerdings bis in unsere Zeit herein heraufgearbeitet haben bis zu einer gewissen menschheitlichen Seelen und Leibesverfassung, aber sie würden keineswegs zu derjenigen geistigen Höhe gekommen sein, zu der sie gekommen sind. Daß sie sich anders als durch die verschiedenen Kindheitsstufen hindurch entwickeln konnten, das ist dem Umstande zu verdanken, daß in die Erdenentwickelung hinein sich verflochten haben diejenigen Wesenheiten, die wir immer genannt haben die luziferischen Wesenheiten. Jetzt, seit neuerer Zeit wissen wir ja auch, daß eine Luziferindividualität selbst sich in einem gewissen Zeitpunkt der vorchristlichen Zeitrechnung in Asien inkarniert hat, und daß von dieser luziferischen Wesenheit die heidnische Urweisheit, namentlich diejenige, die noch zu bemerken ist auf dem Boden der historischen Tatsachen, ausgegangen ist. Aber im Spiel, möchte ich sagen, der Menschheitsentwickelung waren immer die luziferischen Wesenheiten dabei.

Nun möchte ich Sie ganz ernstlich bitten — obwohl ich weiß, wie wenig solche Bitten eigentlich nützen —, wenn von luziferischer Wesenheit gesprochen wird, nicht an dieses Denken über luziferische Wesenheit mit voller Spießigkeit, mit voller Philistrosität heranzutreten. Denn es herrscht heute noch vielfach auch unter denjenigen, die sich zur anthroposophischen Bewegung bekennen, die Neigung, zu sagen — ich habe öfter von dieser Neigung gesprochen —: Ja, das ist ja luziferisch, um Gottes willen, nur nicht dem sich nahen, nur das ja von sich weisen! — Es handelt sich darum, daß alle diese Dinge von den verschiedensten Gesichtspunkten aus beurteilt werden müssen, und daß streng ins Auge zu fassen ist, daß eben die ganze heidnische Urweisheit von luziferischer Quelle ausgegangen ist. Aber es muß studiert werden, wie das eigentlich sich vollzogen hat. Und je weiter wir zurückgehen in der Menschheitsentwickelung, desto mehr finden wir gewisse Menschen, die durch ihre in ihren Reinkarnationen gelegenen Vorbedingungen dazu reif waren, sich bekanntzumachen mit denjenigen Weistümern, die im Besitze der luziferischen Wesenheiten sind. Wir sprechen ja zum Beispiel von den sieben heiligen Rishis der Inder. So wie der Inder selbst immer, wenn er aus seiner Weisheit heraus gesprochen hat, aufgefaßt hat die Weisheit der sieben heiligen Rishis, wußte er, insofern er ein Eingeweihter war in diese Dinge, daß die eigentlichen Lehrer der Rishis luziferische Wesenheiten waren.
Denn dasjenige, was die luziferischen Wesenheiten in die Erdenentwickelung mitgebracht haben, in die sie, wie gesagt, sich hineinverflochten haben, das ist vor allen Dingen alles dasjenige, was die die menschliche Kultur durchsetzende Gedankenwelt, die intellektualistische Gedankenwelt, die im besten Sinne des Wortes vernünftige Welt, die Weisheitswelt, immer war. Gerade wenn man an den Menschheitsursprung zurückgeht, dann findet man, daß die Quellen für die heidnischen Weistümer immer in luziferischen Wesenheiten zu suchen sind.
Man kann fragen: Ja, wie ist denn so etwas eigentlich möglich? — Da muß man sich klar darüber sein, daß ja der Mensch eben hätte kindlich bleiben müssen, wenn er nicht fortdauernd den aus den Mysterien heraus kommenden Unterricht von allerlei luziferischen Wesenheiten hätte bekommen können. Das Wesentliche ist, daß diejenigen, die zum Fortschritt, zur Heranbildung der Menschheit das nötige Wissen, die nötige Weisheit haben mußten, eben die Erb- und Urweisheit, sich nicht wie ein moderner Philister scheuten, diese Weisheit zu empfangen vom luziferischen Elemente, sondern daß sie auch alles das auf sich nahmen, was der Mensch auf sich nehmen muß, wenn er solchen Unterricht aus Geistessphären von luziferischen Wesenheiten erhält. Da mußte der Mensch vor allen Dingen auf sich nehmen — man könnte es Verpflichtung nennen, obwohl natürlich solche Worte nicht immer ganz genau das Wesen der Sache ausdrücken können — diese luziferische Weisheit, die ja Weltenweisheit ist, [im Dienste der Erdenentwickelung als gute Weisheit zu gebrauchen]. Der Unterschied zwischen der guten Weisheit und der luziferischen Weisheit besteht ja darin, daß die gute Weisheit in anderen Händen ist, und die luziferische Weisheit, die ihaltlich dieselbe ist, in luziferischen Händen; der Inhalt ist ganz derselbe. Das ist dasjenige, um was es sich handelt. Es handelt sich nicht darum, daß es eine Weisheit gibt, die man sich so hübsch in seine Seelenkammer einpökeln kann, damit man dann dadurch ein guter Mensch wird, sondern es handelt sich darum, daß die Weisheit zwar eine einheitliche ist in der Welt, daß der Unterschied nur der ist, daß sie zum Beispiel in den Händen der weisen Menschen, die sie gut verwalten, oder in den Händen der Angeloi, Archangeloi und so weiter, oder aber in den Händen Luzifers sein kann. Von anderer Seite her war in den alten Zeiten für den Menschheitsfortschritt die Weisheit nicht zu erlangen. So mußten die Eingeweihten der alten Zeiten sie aus den luziferischen Händen entgegennehmen, und sie mußten eben die Verpflichtung eingehen, nicht den anderen Aspirationen der luziferischen Wesenheiten zu verfallen.

Es war die Absicht Luzifers, die Weisheit der Menschheit zu überliefern, um sie dadurch dazu zu bringen, den Weg der Erdenentwickelung nicht auf sich zu nehmen, sondern die Bahn der Entwickelung in einer überirdischen Sphäre, in einer der Erde entrückten Sphäre durchzumachen. Also wenn ich schematisch zeichnen soll, so möchte ich sagen: Wenn dies die Erdoberfläche ist (siehe Zeichnung, weiß), so hätte der Mensch auf der Erdoberfläche diesen Weg durchzumachen (rot), wenn er hier die Erde betritt.

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Die luziferischen Wesenheiten impfen dem Menschen ihre Weisheit ein, aber sie wollen, daß er dadurch von der Erde abzweigt und nicht die Erdenentwickelung durchmacht. Die Erde will Luzifer ihrem Schicksal überlassen, von den Menschen unbevölkert sein lassen; er will die Menschheit für ein besonderes, dem Christus-Reiche fremdes Reich gewinnen.
Die Weisen der alten Zeiten, die die Urweisheit aus Luzifers Händen empfangen haben, die mußten also die Verpflichtung übernehmen, nicht dem Luzifer nachzugeben, sondern seine Weisheit zu empfangen, aber sie im Dienste der Erdenentwickelung zu gebrauchen. Das ist es, was im wesentlichen durch die Mysterien der vorchristlichen Zeiten ja auch geleistet worden ist. Und wenn man frägt, was eigentlich die Menschheit bekommen hat durch diese Mysterien der vorchristlichen Zeiten, durch den Einfluß der luziferischen Wesenheiten, die zuerst, also noch in der nachatlantischen Zeit, inspirierten gewisse Persönlichkeiten, die Rishis der Inder, und dann selbst ihren Sendboten auf die Erde schickten, wie ich Ihnen angedeutet habe, so ist es alles dasjenige, was die Menschen aufgebracht haben seit ihrer Entwickelung an Fähigkeit des Sprechens und an Fähigkeit des Denkens. Denn Sprechen und Denken sind ursprünglich durchaus luziferischer Natur, nur daß diese Künste gewissermaßen dem Luzifer entlistet worden sind von den Weisen der Urzeit. Wenn Sie Luzifer fliehen wollen, dann müssen Sie sich entschließen, in der Zukunft stumm zu sein und nicht zu denken !
Diese Dinge gehören eben zu jener Initiationswissenschaft, die nach und nach die Menschheit erfahren muß, trotzdem die jahrhundertealte Philistererziehung der zivilisierten Welt die Menschen zurückbeben läßt vor diesen Wahrheiten. Man hat ja so lange dieses karikierte Abbild von Luzifer und Ahriman, das der mittelalterliche Teufel zugleich ist, den Menschen vorgehalten. Man hat die Menschen so lange in einer philisterhaften Atmosphäre aufwachsen lassen, daß sie diese Weistümer, die aber mit der Entwickelung der Menschheit innig zusammenhängen, heute immer noch eigentlich nur mit Schaudern aufnehmen, denn es ist ja den Menschen so furchtbar angenehm, wenn sie sagen können: Vor dem Teufel hüte ich mich, dem Christus gebe ich mich gefangen in kindlicher Einfalt, dann werde ich selig, dann bin ich mit meiner Seele unter allen Umständen gerettet. --- So leicht in seinen Untergründen ist das Menschenleben eben nicht. Es handelt sich durchaus darum, daß für die Zukunft der Menschheitsentwickelung diese Dinge, von denen wir jetzt reden, der Menschheit nicht vorenthalten werden dürfen. Denn es muß gewußt werden, daß gerade die Kunst des Sprechens und die Kunst des Denkens etwas ist, was in diese Erdenentwickelung nur hat hereinkommen können dadurch, daß der Mensch es auf dem Umwege durch die luziferische Vermittlung erhalten hat. Ich möchte sagen: Sie können heute noch Ihrem Denken das luziferische Element anmerken. über die Sprachen, die ja seit langem differenziert der Erde angepaßt sind, ist Ahriman bereits hergefallen, der die Differenzierung bewirkt hat, der die einheitliche Sprache in die differenzierte Erdensprache heruntergebildet hat. Während Luzifer immer die Tendenz der Vereinheitlichung hat, ist das ahrimanische Prinzip von der Tendenz durchdrungen, zu differenzieren. Wie wäre denn das Denken, wenn es nicht luziferisch wäre?
Ja, sehen Sie, wenn das Denken nicht luziferisch wäre, dann würden die meisten Menschen der Erde, alle diejenigen, die nicht luziferisch denken, so denken, wie einer derjenigen Menschen, der am wenigsten luziferisch dachte; das ist Goethe. Goethe gehört zu denjenigen Menschen, die am wenigsten luziferisch dachten, die in einer gewissen Beziehung darauf ausgingen, den luziferischen Mächten kühn ins Angesicht zu schauen. Das aber macht notwendig, sich möglichst ans konkrete Einzelne zu halten. In dem Augenblick, wo man generalisiert, wo man vereinheitlicht, naht man sich schon dem luziferischen Denken. Wenn Sie jeden einzelnen Menschen, jedes einzelne Tier, jede einzelne Pflanze, jeden einzelnen Stein für sich betrachten würden, mit Ihrem Denken nur das einzelne Objekt ins Auge fassen würden, nicht Gattungen und Arten bilden würden, nicht generalisieren würden, nicht vereinheitlichen würden im Denken, dann würden Sie allerdings wenig von luziferischem Denken aufnehmen. Aber wer das schon als Kind machen würde, würde ja heute in allen Schulen gleich in der ersten Klasse durchfallen! Darum kann es sich also gar nicht handeln. Es geht heute darum, einzusehen, daß das allgemeine Denken, dasjenige Denken, das insbesondere im heidnischen Wesen heimisch war, nach und nach überhaupt versiegt. Die Menschen sind nicht mehr so veranlagt, daß dieses luziferische Element der Vereinheitlichung ihnen viel Nutzen stiften kann auf der Erde. Dafür sorgt eben der Umstand, daß die gottgeschaffene menschliche Natur allmählich nachgekommen ist in der Entwickelung, mit der Erde, mit dem Irdischen verwandt geworden ist. Dadurch, daß der Mensch mit dem Irdischen verwandt geworden ist, dadurch ist er heute weniger verwandt — schon durch sein Naturell selber — mit dem luziferischen Element, das ihn eigentlich von der Erde abbringen will.

Aber es wäre schlimm, wenn der Mensch nur von dem luziferischen Elemente abkommen würde und nichts anderes an die Stelle treten würde. Es wäre sehr, sehr schlimm. Denn dann würde der Mensch ganz mit der Erde, das heißt mit dem einzelnen Erdenterritorium, auf dem er geboren wird, zusammenwachsen. Er würde sich in seiner Kultur vollständig spezifizieren, vollständig differenzieren. Wir sehen ja heute diese Tendenz sich herausentwickeln. Besonders veranlagt war die Sache schon seit dem Beginne des 19. Jahrhunderts; aber wir sehen heute, wie aus der Weltkriegskatastrophe die Tendenz sich herausentwickelt, sich in immer kleinere und kleinere Gruppen zu spalten. Der Volkschauvinismus nimmt immer mehr und mehr überhand, bis er dazu führen wird, daß sich die Menschen in immer kleinere und kleinere Gruppen spalten, so daß schließlich die Gruppe zuletzt nur einen einzelnen Menschen umfassen könnte. Dann könnte es dahin kommen, daß die einzelnen Menschen auch in einen linken und rechten sich spalten würden, und in einen Krieg mit sich selbst kommen könnten, wo sich der rechte Mensch mit dem linken in den Haaren liegt. Viele Anlagen dazu zeigen sich ja auch heute schon in der Entwickelung der Menschheit. Dem muß eben das Gegengewicht geschaffen werden. Und dieses Gegengewicht kann nur geschaffen werden dadurch, daß ebenso wie eine Urweisheit die heidnische Kultur durchdrang und durchsetzte, auch eine neue Weisheit, doch nun aus freiem Menschenwillen heraus, errungen wird, eine neue Weisheit der Erdenkultur überliefert werden wird. Diese neue Weisheit muß wiederum eine Initiationsweisheit sein. Diese neue Weisheit muß wiederum über das hinausgehen, was nur im einzelnen gewonnen werden kann.
Und hier kommen wir zu jenem Kapitel, das auch dem heutigen Menschen nicht vorenthalten werden darf. Wenn der Mensch gegen die Zukunft hin nichts tun würde, um eine neue Weisheit selbst zu erringen, dann würden in unterbewußten Tiefen der Menschennatur die Dinge vorgehen, die ich Ihnen ja zum Teil schon geschildert habe, nämlich die Ahrimanisierung der ganzen Menschheitskultur. Die Menschheitskultur würde ahrimanisiert werden, und es würde dann jener Inkarnation des Ahriman, von der ich Ihnen gesprochen habe, ein leichtes sein, mit ihrem eigenen Wesen die Erdenkultur zu durchdringen. Deshalb muß eben vorgebaut werden in bezug auf alle die Strömungen, die die ahrimanische Kultur fördern.
Was würde nun aber eintreten, wenn zum Beispiel die Menschen so blieben, wie sie heute gute Neigung haben zu sein, wenn sie also die zu Ahriman hinführenden Strömungen nicht in der Weise auffassen, durchschauen und dadurch in das richtige Geleise führen würden, wie wir das neulich besprochen haben? Dann würde eben, sobald Ahriman in dem bestimmten Zeitpunkte sich in der westlichen Welt inkarniert, die Menschheitskultur ganz ahrimanisiert werden. Was würde Ahriman bringen? Ahriman würde den Menschen durch die grandiosesten Künste alles dasjenige bringen, was bis dahin nur mit großer Mühe und Anstrengung erworben werden kann an hellseherischem Wissen, wie es hier gemeint ist. Denken Sie sich, wie unendlich bequem das sein würde! Die Menschen würden gar nichts zu tun brauchen. Sie würden materialistisch hinleben können, sie würden essen und trinken können, so viel eben nach der Kriegskatastrophe da ist, und würden sich nicht zu kümmern brauchen um irgendein Geistesstreben. Die Ahrimanströmungen würden ihren « schönen, guten» Verlauf nehmen. Wenn im richtigen Zeitpunkt Ahriman in der westlichen Welt inkarniert wird, würde er eine große Geheimschule gründen, in dieser Geheimschule würden die grandiosesten Zauberkünste getrieben werden, und über die Menschheit würde ausgegossen werden alles dasjenige, was sonst nur mit Mühe zu erwerben ist.
Man darf sich wiederum nicht philiströs vorstellen, daß Ahriman, wenn er herunterkommt, eine Art von «Krampus» ist, der den Menschen allen möglichen Schabernack antut. O nein, alle die Bequemlinge, die heute sagen: Wir wollen nichts von Geisteswissenschaft wissen —, die würden seinem Zauber verfallen, denn er würde in grandiosester Weise die Menschen in großen Mengen durch Zauberkünste zu Hellsehern machen können. Nur würde er allerdings die Menschen so zu Hellsehern machen, daß der einzelne Mensch furchtbar hellsichtig würde, aber ganz differenziert: Dasjenige, was der eine sehen würde, würde der andere nicht sehen, nicht ein dritter! Die Menschen würden alle durcheinanderkommen, und trotzdem sie ein Fundament von hellseherischer Weisheit empfangen würden, würden sie nur in Streit und Hader kommen können, denn die Gesichte der verschiedenen Menschen wären die verschiedensten. Schließlich aber würden die Menschen mit ihren Gesichten sehr zufrieden sein, denn sie würden ja ein jeder in die geistige Welt hineinsehen können. Die Folge davon würde aber wiederum sein, daß alles, was Erdenkultur ist, dem Ahriman verfiele! Die Menschheit würde dem Ahriman verfallen, einfach dadurch, daß sie sich nicht selbst angeeignet hat, was ihr dann Ahriman geben würde. Das wäre der allerschlechteste Rat, den man den Menschen geben könnte, wenn man ihnen sagte : Bleibt nur, wie ihr seid! Ahriman wird euch ja alle hellsehend machen, wenn ihr es wollt. Und ihr werdet es wollen, denn Ahriman wird eine große Macht haben! — Aber die Folge davon würde sein, daß auf der Erde das Ahrimanreich errichtet würde, daß die ganze Erde verahrimanisiert würde, daß da gewissermaßen zugrunde gehen würde, was bisher von der Menschenkultur erarbeitet worden ist. Erfüllen würde sich alles dasjenige, was im Grunde in unbewußter Tendenz die gegenwärtige Menschheit ja eigentlich heillos will.
Dasjenige, um was es sich handelt, ist nun dieses : Gerade diejenige Zukunftsweisheit, die hellsichtiger Art ist, diese Zukunftsweisheit, die muß wiederum dem Ahriman abgenommen werden. Man kann sagen : Es ist nur ein Buch, nicht zwei Weisheiten — ein Buch. — Es handelt sich nur darum, ob Ahriman das Buch hat oder Christus. Christus kann es nicht haben, ohne daß die Menschheit dafür kämpft. Und die Menschheit kann nur dadurch dafür kämpfen, daß sie sich sagt, sie müsse bis zu demjenigen Zeitpunkte, in dem Ahriman auf der Erde erscheint, durch eigene Anstrengung diesen Inhalt der geistigen Wissenschaft errungen haben.
Sehen Sie, das ist die kosmische Arbeit der Geisteswissenschaft. Die kosmische Arbeit der Geisteswissenschaft besteht ja darinnen, daß das Wissen der Zukunft nicht ahrimanisch werde beziehungsweise bleibe. Es ist eine gute Methode, dem Ahriman in die Hände zu arbeiten, wenn man von der Bekenntnisreligion alles, was Wissen ist, ausschließt, wenn man immer wieder und wiederum betont, nur der schlichte Glaube mache alles. Wenn man bei diesem schlichten Glauben stehenbleibt, dann verdammt man sich eben in die Seelendumpfheit und Seelenstumpfheit, und dann dringt nicht die Weisheit herein, die dem Ahriman gewissermaßen abgenommen werden soll. Also es handelt sich nicht darum, daß die Menschheit einfach die Zukunftsweisheit empfange, sondern darum, daß die Menschheit diese Zukunftsweisheit sich erarbeite, und daß diejenigen, die sie erarbeiten, die Verpflichtung übernehmen, die Erdenkultur zu retten; die Erdenkultur für Christus zu retten, so wie die alten Rishis und Eingeweihten die Verpflichtung übernommen hatten, nicht nachzugeben dem Ansinnen Luzifers, die Menschheit von der Erde hinwegzuführen.
Was ist denn nun eigentlich das zunächst für das menschliche Empfinden Wesentliche dieser Sache? Das Wesentliche dieser Sache ist, daß auch für die Zukunftsweisheit ein ähnlicher Kampf notwendig ist, wie er geleistet werden mußte von den uralten Eingeweihten, die den Menschen die Sprache und die Fähigkeit zu denken vermittelt haben, wie er geleistet werden mußte gegen Luzifer. Wie diese Initiierten der Urweisheit dem Luzifer dasjenige abringen mußten, was menschlicher Verstand geworden ist, so muß dasjenige, was Einsicht in das innere Wesen der Dinge in der Zukunft sein soll, abgerungen werden den ahrimanischen Mächten. Diese Dinge spielen stark zwischen den Zeilen des Lebens, und sie spielen schon auch in das Leben herein.
Ich las neulich eine Aufzeichnung, die ein Freund der anthroposophischen Bewegung kurz vor seinem Tode geschrieben hat. Er ist im Kriege verwundet worden und hat noch längere Zeit im Lazarett gelegen, wo er während der Operationen, die an ihm vorgenommen worden sind, manche Einblicke in die geistige Welt gewonnen hat. Die letzten Zeilen aber, die er hinterlassen hat, enthalten eine merkwürdige Stelle. Sie enthalten eine Schauung, in welcher er schildert, was er kurz vor dem Tode erlebt hat. Und zum letzten, was er erlebt hat, gehört, daß ihm alles dasjenige, was sich wie der Luftkreis ausbreitet um ihn herum wie er sich ausdrückt, «graniten» wird, ganz dicht, steinern wird; graniten wird, wie schwerer Granit sich auf die Seele legt. Solch einen Eindruck muß man verstehen. Und man kann ihn verstehen, wenn man weiß, daß zu kämpfen ist um dasjenige, was Zukunftsweisheit ist; denn die ahrimanischen Mächte lassen sich diese Zukunftsweisheit nicht so ohne weiteres entringen. Man darf nicht glauben, daß man in wollüstigen Visionen Weisheit erhoffen kann. Wirkliche Weisheit muß, wie ich neulich auch im öffentlichen Vortrage sagte, «in Leiden erworben werden». Und von jenen Leiden ist das, was ich Ihnen eben von einem Sterbenden mitgeteilt habe, eigentlich ein recht gutes Bild. Denn in dem Ringen um die Zukunftsweisheit ist eines der häufigsten Erlebnisse gerade dieses, daß die Welt um einen herum drückt, wie wenn die Luft plötzlich zu Granit erstarren würde. Man kann wissen, warum diese Dinge so sind. Man braucht ja nur zu bedenken, daß es das Bestreben der ahrimanischen Mächte ist, die Erde zum völligen Erstarren zu bringen. Sie würden ihr Spiel gewonnen haben, sobald es ihnen gelungen wäre, alles dasjenige, was Erde, Wasser, Luft ist, zum völligen Erstarren gebracht zu haben. Dann würde die Erde sich nicht wiederum zurück-entwickeln können zu jener Wärme, aus der sie sich seit der Saturnzeit her entwickelt hat. Diese Wärme soll sie ja wiederum erreichen in der Vulkanzeit. Das zu verhindern, ist das Streben der ahrimanischen Mächte. Und eine wichtige Entscheidung läge schon darin, wenn in der Gegenwart die Menschenseelen etwa nicht erglühen könnten für das, was der geistige Inhalt der Geisteswissenschaft ist. Denn der erste Anstoß zum Erstarren der Erde würde dann gegeben werden von menschlichen Seelen, von der Lässigkeit und Faulheit und Bequemlichkeit der menschlichen Seelen. Wenn Sie bedenken, daß in diesem Erstarren das eigentliche Ziel der ahrimanischen Mächte liegt, dann wird es Ihnen nicht auffällig sein, daß jenes Zusammenpressen, jenes Granitenwerden des Lebens zu den Erlebnissen gehört, die im Kampfe um die Zukunftsweisheit durchgemacht werden müssen.

Bedenken Sie doch nur, daß die Menschen sich vorbereiten können in der Gegenwart, hineinzuschauen in die geistige Welt, indem sie zunächst durch ihren gesunden Menschenverstand auffassen dasjenige, was Geisteswissenschaft bringen will. Die Anstrengung, die dem Studium dargebracht wird, das durch den gesunden Menschenverstand sich leiten läßt, das kann etwas sein von dein Ringen, das dann hineinführt in das Empfangen von Schauungen aus der geistigen Welt. Da wird eben manches überwunden werden müssen. Für die heutigen Menschen wird ja die Sache auch zunächst nur deshalb so schwer, weil sie, wenn sie die Geisteswissenschaft verstehen wollen, gegen ihre eigenen granitenen Schädel kämpfen müssen. Wenn nicht diese granitene Härte des eigenen menschlichen Schädels vorhanden wäre, würde ja Geisteswissenschaft viel mehr angenommen werden in der Gegenwart. Viel gescheiter als alles philiströse Perhorreszieren der ahrimanischen Mächte wäre ein solches Bekämpfen des Ahriman, das allerdings nicht philiströs sein kann, und das in einem aufrichtigen, ehrlichen Studium geisteswissenschaftlicher Inhalte besteht. Dann würde nach und nach von den Menschen geistig dasjenige erschaut und empfunden werden, was sonst physisch über die Erde hereintreten muß : Die Erstarrung, das Granitenwerden.

So muß hingewiesen werden darauf, daß es wirklich tief wahr ist, daß die Zukunftsweisheit nur errungen werden kann unter Entbehrungen, Leiden und Schmerzen, daß sie aber zum Heile der Menschheitsentwickelung errungen werden muß im Ertragen der entsprechenden körperlichen und seelischen Leiden. Daher sollte jeder eigentlich das sich zum Grundsatze machen, daß das In-Leiden-Erringen der Weisheit ihn niemals abhalten sollte von dem Verfolgen dieser Weisheit. Was die Menschheit für das äußere Leben braucht, das ist, daß in Zukunft die Gefahr der Erdenerstarrung, des Frostigwerdens, das zuerst in der moralischen Welt eintreten würde, der Erde weggenommen werde. Das kann aber nur dadurch sein, daß die Menschen im Geiste nach und nach alles das sich vorstellen und auch innerlich empfinden und mit ihrem Willen dagegenrennen, was sonst äußerliche physische Wirklichkeit werden würde.

Daher kommt es auch, daß im Grunde genommen eigentlich nur die Feigheit in der Gegenwart schuld daran ist, daß die Menschen nicht an die Geisteswissenschaft heran wollen. Sie bringen es sich allerdings nicht zum Bewußtsein; aber es ist eben so, daß Furcht und Feigheit vor dem, was als Schwieriges ihrem Streben sich entgegenlagert, von ihnen zu ertragen ist. Wie oft hört man immer wieder und wiederum, daß Leute, die in einen anthroposophischen Zweig gehen, Erhebung suchen. Unter einer Erhebung verstehen die Leute oft eine innere seelische Wollust. Die kann nicht geboten werden, denn die würde gerade die Menschen in Dumpfheit einhüllen und sie von dem Lichte, das sie brauchen, entfernen. Das Wesentliche ist, daß gegen die nächste Zukunft, von dieser Gegenwart an, den Menschen nicht vorenthalten werden darf, welches die eigentlich treibenden Kräfte der Menschheitsevolution sind. Die Menschen müssen wissen, wie in der Tat das Menschenwesen in einer Art von Gleichgewichtszustand sich befindet zwischen den luziferischen und den ahrimanischen Mächten, und wie die Christus-Wesenheit wirklich eine Art Genosse der Menschen geworden ist: erst aus dem luziferischen Kampf heraus, dann in den ahrimanischen Kampf hinein.
Im Lichte dieser Tatsachen muß die Menschheitsevolution überhaupt gesehen werden. Wer heute die Weltgeheimnisse so darstellt, wie es geschehen muß in der Geisteswissenschaft, der wird gerade wegen wesentlicher Dinge zuweilen arg verspottet. Namentlich wenn man heute gezwungen ist, wie ich es zum Beispiel machen mußte in meinem Buche «Theosophie», immer wieder und wiederum nach der Siebenzahl der Dinge zu schildern, dann spotten die Leute über dieses Schildern nach der Siebenzahl. Ich will morgen über einen solchen Spott, der wiederum dargebracht worden ist, noch sprechen. Aber wenn man den Regenbogen in sieben Farben teilt oder die Oktave, die Tonskalen in die Prim, Sekund, Terz und so weiter teilt, und die Oktave dann die Wiederholung ist der Prim, dann spotten die Leute nicht mehr! Im Physischen nehmen die Leute diese Sachen hin, aber im Geistigen darf das nicht sein! Was da wiederum errungen werden muß, war einmal ein Bestandteil der heidnischen Urweisheit. Und ein letztes Flimmern dieser heidnischen Urweisheit in bezug auf so etwas wie die Siebenzahl sehen wir in der Pythagoreer-Schule, die eigentlich ein Mysterium war. Sie können überall in den Schulbüchern heute über Pythagoras lesen, werden aber nirgends Verständnis dafür .finden, warum Pythagoras die Weltenordnung auf die Zahl gebaut hat.

Das war aus dem Grunde, weil die Urweisheit alles auf die Zahl gebaut hat. Aber der letzte Funke der Einsicht gerade in die Zahlenweisheit war noch vorhanden, als Pythagoras seine Schule begründete. Andere Glieder der Urweisheit sind länger geblieben; manches hat sich sogar erhalten bis in die Zeiten des 16., 17. Jahrhunderts herein. So hören wir zum Beispiel noch manches physikalisch Vernünftige bis in das 15., 16. Jahrhundert herein von dem oder jenem erzählen mit Bezug auf die höheren Welten. Dann versiegt allmählich, wenn ich so sagen darf, der Urverstand der Menschheit.

Denken wir uns einmal, es lauerte da in einer Ecke irgendwo ein richtiger Vertreter der Gegenwartsbildung und würde sagen: Nun, was lassen sich diese Anthroposophen denn für Zeug vorreden? Wir haben doch so herrliche Errungenschaften in der neuesten Zeit! Was soll denn das heißen, daß da gesagt wird, die Urweisheit sei versiegt? Wir haben ja alles mögliche Große, Gewaltige bekommen, gerade in den letzten Jahrhunderten und bis in unsere Tage herein, vielleicht schließen die Menschen mit 1914 ab, aber immerhin, bis 1914 haben wir so Herrliches bekommen. — Wenn Sie aber unbefangen hinsehen auf das, was wir in der neuesten Zeit bekommen haben, so werden Sie zu dem folgenden Resultat kommen. Gewiß, die Menschen haben allerlei naturwissenschaftliche, naturbeschreibende und geschichtliche Notizen gesammelt. Das Sammeln ist ja insbesondere Mode geworden. Sie haben auch mancherlei Experimente gemacht und diese beschrieben. Aber wenn Sie nun fragen: Ist denn eigentlich in alldem, was ja gerade die neueste Zeit gebracht hat, etwas Neues an Ideen, an Begriffen? — Einzelne verlorene Geister wie Goethe haben an Ideen, an Begriffen etwas Neues gebracht; aber Goethe ist ja nicht verstanden worden. Gehen Sie durch dasjenige, was zum Beispiel in der Naturwissenschaft oder gar in der neuesten geschichtlichen Wissenschaft spielt, da werden Sie finden: Was da an Ideen spielt, das ist nicht neu. Gewiß, Darwin hat Reisen gemacht, hat vieles beschrieben, was er auf Reisen gesehen hat, hat dann zusammengefaßt, was er gesehen hat und hat es in eine Idee gebracht. Aber wenn Sie die Evolutionsidee bis in die kleinsten Einzelheiten hinein als Idee auffassen, so finden Sie sie schon bei dem Griechen Anaxagoras. Und so finden Sie die wichtigsten Ideen, die heute die Naturwissenschaft hat, bei Aristoteles, also schon in der vorchristlichen Zeit. Und diese Ideen sind Schatz der Urweisheit, luziferischer Quell. Nur muß eben nach und nach dasjenige, was diese Urweisheit ist, versiegen, und Neues, in Form von Einsichten in die geistige Welt, muß errungen werden. Es bedarf dazu einer gewissen Willigkeit der Menschen, diejenigen Dinge hinzunehmen, die unmittelbar losarbeiten auf wirkliche neue Ideen. Und neue Ideen braucht die gegenwärtige Menschheit namentlich in bezug auf das Seelische. Was vom Seelischen heute wissenschaftlich an die Menschen herangebracht wird, das sind ja im Grunde genommen nur noch Worte. Wenn in den gewöhnlichen Schulsälen in gelehrter Art von Wille, von Gedanken, von Gefühlen gesprochen wird, so hat man es eigentlich nur noch mit Worten zu tun, die die Leute wie in einem Kaleidoskop herumwerfen. Aber es sind im Grunde genommen ausgepreßte Worte, der Klang der Worte. Die Menschen gehen gar nicht darauf aus, im Ernste dasjenige zu nehmen, was heute auf Neues hinarbeitet.
In dieser Beziehung macht man ja wirklich eigentümliche Erfahrungen. Ich wurde zum Beispiel in Dresden vor einiger Zeit eingeladen, in einer Schopenhauer-Gesellschaft zu sprechen. Eine Schopenhauer-Gesellschaft — ich dachte mir, da muß es etwas ganz Besonderes geben. Und so habe ich denn versucht, darzustellen, wie psychologisch, seelisch aufzufassen ist der Gegensatz zwischen Schlafen und Wachen, Aufwachen und Einschlafen. Ich habe darauf aufmerksam gemacht, was ich Ihnen auch neulich einmal erwähnt habe, daß ja der Nullpunkt zunächst nur im Aufwachen und Einschlafen da ist, daß der Schlaf nicht bloß ein Aufhören des Wachens ist, sondern sich verhält zu dem Wachen wie Schulden zu Vermögen.
Wenn Sie nach so etwas suchen würden in der gegenwärtigen Psychologie, so würden Sie auch nicht einmal den Ansatz dazu finden, diese weittragenden Dinge anzufassen. Es haben sich dann in einer sogenannten Diskussion einige Leute erhoben, die gelehrt waren, das heißt einige Philosophen. Einer davon hat unter anderem die schöne Urteilsfolge zustande gebracht, die ich etwa in der folgenden Weise charakterisieren könnte. Er sagte : Was wir da gehört haben, das alles ist ja nichts, was man wirklich mit einer ernsten Wissenschaft erringen möchte. Die ernste Wissenschaft muß sich mit ganz anderen Dingen befassen. Das hat nichts zu tun mit dem, was wir wissen wollen, denn wenn man die Sache bei Licht betrachtet, so waren das durchaus nicht neue Wahrheiten, sondern etwas, was uns längst bekannt ist. — Also : Dasjenige, was wir gar nicht wissen wollen und was gar nicht Inhalt unserer Wissenschaft ist, das sei etwas Altbekanntes !

Nun, es gibt in der Wirklichkeit Widersprüche, aber Widersprüche dieser Art gibt es nur in den Köpfen der gegenwärtigen Gelehrten. Wenn einer sagt: Die Dinge könne man nicht wissen, sie seien nicht Gegenstand des menschlichen Wissens — gut. Wenn einer aber zu gleicher Zeit sagt, die Dinge seien ihm längst bekannt, dann ist das ein offenbarer Widerspruch! Eine solche Zusammenstellung von zwei Urteilen ist oftmals einem gegenwärtigen Gelehrtenkopf ganz geläufig.

Aber an diesem Denken hängt auch dasjenige, um was es sich in der Gegenwart handelt. Denn der Weg ist weit, weit zwischen dem, daß schließlich der einzelne, der ja immer noch dank der göttlichen Mächte und dank — verzeihen Sie — Luzifer und Ahriman nicht ganz töricht ist, und dem Vertreten dieser Dinge vor der Welt. Der einzelne sieht manches ein von diesen Dingen und bildet sich manchmal bei sich ein gar nicht ungesundes Urteil; aber von diesem Punkte bis dahin, vor der Welt die Sache in entsprechender Weise zu behandeln, ist der Weg weit, recht, recht weit. Und für viele liegt die Sache doch so, daß sie auf der einen Seite ganz gern in die Geisteswissenschaft untertauchen, wenn sich da eine Gesellschaft mehr sektenartiger Art bildet, in der sie untertauchen können. Wenn sie aber dann wiederum vor der Welt stehen und in der Welt etwas von dem vorstellen sollen, wozu die Welt ihre Dokumente, ihre Zeugnisse gibt, dann raucht die Sache wiederum aus; dann sind sie brave Bürger des braven Philisterlandes. Das aber fördert ganz entschieden die Schritte Ahrirnans.