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Collection GA035  :





LES BASES PSYCHOLOGIQUES ET LA POSITION EPISTEMOLOGIQUE DE L’ANTHROPOSOPHIE
Contribution de R. Steiner au
IV congrès de philosophie,
Bologne, 8 avril 1911
DIE PSYCHOLOGISCHEN GRUNDLAGEN UND DIE ERKENNTNISTHEORETISCHE STELLUNG DER ANTHROPOSOPHIE
 IV. Internationalen Kon-
greß für Philosophie, Bologna, 8. April 1911

 


 

Les références Rudolf Steiner Œuvres complètes GA035 111-144 1984 08/04/1911

Original





  Traducteur:   F. Germani - v.01 - 16/05/2023
Il existe une autre traduction aux E.A.R. 
Éditeur: SITE

La tâche que j'aimerais me fixer dans les explications suivantes est de parler du caractère scientifique et de la valeur d'un courant spirituel auquel on est actuellement encore enclin, dans de larges cercles, à contester le qualificatif de "scientifique". Ce courant spirituel porte le nom de théosophie (anthroposophie) en référence aux diverses tentatives qui ont été faites de nos jours de la sorte. Dans l'histoire de la philosophie, ce nom désigne certains courants d'esprit qui réapparaissent de temps en temps au cours de la vie culturelle humaine, et avec lesquels ce qui doit être présenté ici ne coïncide en aucun cas, bien qu'il y fasse écho à certains égards. C'est pourquoi il ne sera question ici que de ce qui, au cours de l'exposé, peut être caractérisé comme un mode d'esprit particulier, sans tenir compte des opinions qui peuvent être émises à propos de beaucoup de choses que l'on a l'habitude de désigner comme "théosophie". - En respectant ce point de vue, il sera seulement possible d'exprimer de manière précise comment on peut considérer le rapport entre le courant d'esprit dont il est question ici et les sortes de représentations scientifiques et philosophiques de notre époque.

Die Aufgabe, welche ich mir in den folgenden Ausführun­gen stellen möchte, soll sein, über den wissenschaftlichen Charakter und Wert einer Geistesströmung zu sprechen, welcher man in weiten Kreisen gegenwärtig noch das Prädi­kat «wissenschaftlich» zu bestreiten geneigt ist. Diese Gei­stesströmung trägt im Hinblick auf mancherlei Versuche, welche in ihrer Art in unserer Zeit unternommen worden sind, den Namen Theosophie (Anthroposophie). Mit die­sem Namen werden in der Geschichte der Philosophie gewisse Geistesrichtungen belegt, welche im Verlauf des menschlichen Kulturlebens von Zeit zu Zeit immer wieder auftauchen, und mit denen sich dasjenige, was hier vorge­bracht werden soll, keineswegs deckt, obwohl es in mancher Beziehung an sie anklingt. Deshalb soll hier nur dasjenige in Betracht kommen, was im Verlaufe der Darstellung als eine besondere Geistesart charakterisiert werden kann, ohne Rücksicht auf Meinungen, welche möglich sind in bezug auf vieles, was man gewohnt ist, als «Theosophie» zu bezeich­nen. — Es wird durch Einhaltung dieses Gesichtspunktes allein möglich sein, in präziser Art zum Ausdruck zu brin­gen, wie sich das Verhältnis der hier gemeinten Geistes­richtung zu den wissenschaftlich-philosophischen Vorstellungsarten der Gegenwart ansehen läßt.

Tout d'abord, il faut admettre sans réserve que ce que l'on a l'habitude d'appeler "théosophie" est difficilement conciliable, ne serait-ce qu'en ce qui concerne le concept de connaissance, avec tout ce qui semble être établi de nos jours comme idée de "science" et de "connaissance", et qui a apporté et continuera sans aucun doute à apporter de si riches bienfaits à la culture de l'humanité. Les derniers siècles ont conduit à considérer comme "scientifique" ce qui peut être facilement vérifié à tout moment par l'observation, l'expérimentation et leur traitement par l'intellect humain. Ce faisant, il faut exclure des constatations scientifiques tout ce qui n'a de signification qu'au sein des expériences subjectives de l'âme humaine. Il ne pourra guère être nier que le concept philosophique de la connaissance s'est depuis longtemps accommodé du type de représentation scientifique que nous venons de caractériser. On peut le voir le mieux dans les recherches qui ont été menées de nos jours sur ce qui peut être l'objet d'une connaissance humaine possible, et sur les limites que cette connaissance doit avouer. Il serait inutile que je veuille ici étayer l'affirmation que je viens de formuler par un résumé des recherches épistémologiques contemporaines. J'aimerais seulement souligner le point d'arrivée de ces recherches. Elles présupposent que la relation de l'humain avec le monde extérieur donne lieu à un concept à déterminer de l'essence du processus de connaissance, et que sur la base de ce concept de connaissance, on peut caractériser l'étendue de ce qui est scientifiquement réalisable. Même si les différents courants épistémologiques divergent fortement, si l'on donne à la caractéristique ci-dessus une portée suffisamment large, on pourra y trouver le point commun des courants philosophiques concernés.

Zunächst liegt — das sei rückhaltslos zugestanden — die Sache so, daß sich dasjenige, was man «Theosophie» zu nennen gewohnt ist, schon in bezug auf den Erkenntnis­begriff nur schwer zusammenbringen läßt mit allem, was in der Gegenwart als Idee von «Wissenschaft» und «Er­kenntnis» festgestellt zu sein scheint und was für die Kul­tur der Menschheit so reichen Segen gebracht hat und zwei­fellos weiter bringen wird. Die letzten Jahrhunderte haben dahin geführt, als «wissenschaftlich» dasjenige gelten zu lassen, was sich durch Beobachtung, Experiment und deren Bearbeitung durch den menschlichen Intellekt jederzeit für jeden Menschen ohne weiteres nachprüfen läßt. Dabei muß aus den wissenschaftlichen Feststellungen alles das ausge­schlossen werden, was nur innerhalb der subjektiven Er­lebnisse der menschlichen Seele eine Bedeutung hat. Es wird nun kaum geleugnet werden können, daß sich der philoso­phische Erkenntnisbegriff seit langer Zeit der eben charak­terisierten wissenschaftlichen Vorstellungsart anbequemt hat. Man kann das wohl am besten ersehen aus den Unter­suchungen, die in unserer Zeit darüber gepflogen worden sind, was Gegenstand einer möglichen menschlichen Er­kenntnis sein kann, und wovor diese Erkenntnis ihre Gren­zen zu bekennen hat. Es wäre unnötig, wenn ich an dieser Stelle durch einen Abriß der erkenntnistheoretischen Un­tersuchungen in der Gegenwart die eben ausgesprochene Behauptung belegen wollte. Ich möchte nur den Zielpunkt dieser Untersuchungen betonen. Es wird bei ihnen voraus­gesetzt, daß durch das Verhältnis des Menschen zur Außen­welt sich ein festzustellender Begriff von dem Wesen des Erkenntnisprozesses ergibt, und daß sich dann auf Grund dieses Erkenntnisbegriffes der Umfang des wissenschaftlich Erreichbaren charakterisieren läßt. Mögen die einzelnen erkenntnistheoretischen Richtungen noch so sehr auseinan­dergehen: wenn man die obige Charakteristik nur weit genug faßt, so wird man in ihr das Gemeinsame der ein­schlägigen philosophischen Richtungen finden können.

Or, le concept de connaissance de ce qui est pensé ici avec anthroposophie est un concept qui semble contredire celui que nous venons de caractériser. Elle considère la connaissance comme quelque chose qui ne résulte pas directement d'une observation de l'être humain et de sa relation avec le monde extérieur. Elle croit pouvoir affirmer, sur la base de faits certains de la vie de l'âme, que la connaissance n'est pas quelque chose de fini, d'achevé, mais quelque chose de fluide, d'évolutif. Elle croit pouvoir faire remarquer que derrière le cercle de la vie psychique normalement consciente, il y a un autre cercle dans lequel l'humain peut pénétrer. Et il est nécessaire de souligner que cette vie psychique n'est pas celle que l'on a l'habitude de désigner actuellement par "subconscient". Ce "subconscient" peut être l'objet de la recherche scientifique ; il peut être étudié comme un objet du point de vue des méthodes de recherche habituelles. Il n'a rien à voir avec l'état d'âme dont nous voulons parler ici. Au sein de celle-ci, l'humain vit tout aussi consciemment, en se contrôlant logiquement, qu'il vit à l'horizon de la conscience ordinaire. Seulement, cet état d'âme doit d'abord être établi par certains exercices de l'âme, par des expériences de l'âme. Elle ne peut pas être considérée comme un fait acquis de l'être humain. Dans cet état d'âme, il se produit quelque chose que l'on peut qualifier d'évolution de la vie psychique humaine, sans que le contrôle de soi et les autres caractéristiques de la vie psychique consciente ne cessent pour autant lors de cette évolution.

Nun ist der Erkenntnisbegriff dessen, was hier mit Anthroposophie gemeint ist, ein solcher, der dem oben charakterisierten zu widersprechen scheint. Erkenntnis wird von ihr als etwas angenommen, was sich nicht unmittelbar aus einer Betrachtung der menschlichen Wesenheit und ihrer Beziehung zur Außenwelt ergibt. Sie glaubt auf Grund sicherer Tatsachen des Seelenlebens behaupten zu dürfen, daß Erkenntnis nichts Fertiges, Abgeschlossenes, sondern etwas Fließendes, Entwicklungsfähiges ist. Sie glaubt hin­weisen zu dürfen darauf, daß es hinter dem Umkreis des normal bewußten Seelenlebens ein anderes gibt, in welches der Mensch eindringen kann. Und es ist notwendig zu be­tonen, daß mit diesem Seelenleben nicht dasjenige gemeint ist, was man gegenwärtig als «Unterbewußtsein» zu be­zeichnen gewohnt ist. Dieses «Unterbewußtsein» mag Ge­genstand der wissenschaftlichen Forschung sein; es kann von dem Gesichtspunkte der gebräuchlichen Forschungs­methoden als Objekt untersucht werden. Mit jener Seelen­verfassung, von welcher hier gesprochen werden soll, hat es nichts zu tun. Innerhalb dieser lebt der Mensch geradeso bewußt, sich logisch kontrollierend, wie er im Horizonte des gewöhnlichen Bewußtseins lebt. Nur muß diese Seelen­verfassung erst durch bestimmte Seelenübungen, Seelen­erlebnisse hergestellt werden. Sie kann nicht als ein gege­benes Faktum der menschlichen Wesenheit vorausgesetzt werden. In dieser Seelenverfassung tritt etwas auf, was als eine Fortentwickelung des menschlichen Seelenlebens bezeichnet werden darf, ohne daß bei dieser Fortentwicke­lung die Selbstkontrolle und die anderen Kennzeichen des bewußten Seelenlebens aufhören.

J'aimerais tout d'abord caractériser cette constitution d'âme, puis montrer comment ce qu'elle permet d'obtenir peut s'intégrer dans les concepts de connaissance scientifique de notre époque. Ma première tâche sera donc de décrire la méthode de l'orientation de l'esprit dont il est question ici, sur la base de l'évolution possible de l'âme. On peut nommer cette première partie de mon exposé :

Ich möchte nun zunächst diese Seelenverfassung charak­terisieren und dann zeigen, wie sich das, was durch sie gewonnen wird, hineinstellen kann in die wissenschaft­lichen Erkenntnisbegriffe unserer Zeit. Meine erste Auf­gabe soll also sein, zu schildern die Methode der hier gemeinten Geistesrichtung auf Grund möglicher Seelenent­wickelung. Es darf genannt werden dieser erste Teil meiner Darstellung:

Une approche spirituelle-scientifique basée sur certains faits psychologiquement possibles

Eine geisteswissenscha flliche Betrachtungsart auf Grundgewisser psychologisch möglicher Tatsachen

Ce qui est caractérisé ici doit être considéré comme des expériences de l'âme qui peuvent être vécues lorsque certaines conditions sont réunies dans l'âme humaine. La valeur épistémologique de ces expériences de l'âme ne sera examinée qu'après leur simple description.

Was hier charakterisiert wird, soll gelten als Seelenerleb­nisse, die erfahren werden können, wenn gewisse Bedin­gungen in der menschlichen Seele hergestellt werden. Der erkenntnistheoretische Wert dieser Seelenerlebnisse soll erst nach ihrer einfachen Schilderung geprüft werden.

On peut qualifier d'"exercice de l'âme" ce qui est à entreprendre. On commence par prendre d'un autre point de vue les contenus de l'âme qui, d'habitude, ne sont évalués que dans leur valeur d'images d'une réalité extérieure. Dans les concepts et les idées que l'humain se fait, il veut d'abord avoir quelque chose qui puisse être l'image ou du moins le signe de quelque chose qui se trouve en dehors des concepts ou des idées. L'explorateur de l'esprit, au sens où nous l'entendons ici, cherche des contenus de l'âme qui sont semblables aux concepts et aux idées de la vie ordinaire ou de la recherche scientifique ; mais il ne les considère pas d'abord sous l'angle de leur valeur de connaissance pour un objectif, mais il les laisse vivre dans sa propre âme comme des forces actives. Il les enfonce en quelque sorte comme des germes spirituels dans le terreau de la vie psychique et, dans une parfaite tranquillité d'esprit, il attend leur effet sur la vie psychique. Il peut alors observer comment, lors de l'application répétée d'un tel exercice, la constitution de l'âme se modifie effectivement. Il faut cependant souligner expressément que c'est la répétition qui est importante. Car il ne s'agit pas que quelque chose se passe dans l'âme à travers le contenu des concepts au sens habituel, à la manière d'un processus de connaissance, mais il s'agit d'un processus réel dans la vie de l'âme. Dans ce processus, les concepts n'agissent pas comme des éléments de connaissance, mais comme des forces réelles ; et leur effet repose sur le fait que la vie de l'âme est souvent saisie par ces mêmes forces. Et tout repose en particulier sur le fait que l'effet dans l'âme, qui a été obtenu par l'expérience avec un concept, est toujours saisi en tant que tel par la même force. C'est pourquoi on obtient le plus de résultats par des méditations de longue durée sur le même contenu, répétées à des intervalles déterminés. La longueur d'une telle méditation n'a que peu d'importance. Elle peut être très courte si elle se déroule uniquement dans un calme absolu et si l'âme est totalement isolée de toute impression de perception extérieure et de toute activité mentale ordinaire. Ce qui compte, c'est l'isolement de la vie de l'âme avec le contenu que nous venons d'évoquer. Cela doit être dit parce qu'il doit être clair que personne ne doit être dérangé dans sa vie ordinaire par la pratique de tels exercices. En règle générale, chaque être humain dispose du temps nécessaire pour les pratiquer. Et les changements qu'ils apportent à la vie de l'âme, s'ils sont correctement effectués, n'ont pas la moindre influence sur la constitution de la conscience nécessaire à la vie humaine normale. (Que, dans la nature même de l'humain, il y ait des exagérations et des bizarreries qui soient préjudiciables, ne peut rien changer à l'opinion sur l'essence de la chose).

Als «Seelenübung» kann bezeichnet werden, was vorzu­nehmen ist. Der Anfang wird damit gemacht, daß Seelen­inhalte, die für gewöhnlich nur in ihrem Wert als Abbilder eines äußeren Wirklichen nach bewertet werden, von einem anderen Gesichtspunkte aus genommen werden. In den Begriffen und Ideen, die sich der Mensch macht, will er zunächst etwas haben, was Abbild oder wenigstens Zeichen eines außerhalb der Begriffe oder Ideen Liegenden sein kann. Der Geistesforscher in dem hier gemeinten Sinne sucht nach Seeleninhalten, die ähnlich sind den Begriffen und Ideen des gewöhnlichen Lebens oder der wissenschaft­lichen Forschung; allein er betrachtet diese zunächst nicht in bezug auf ihren Erkenntniswert für ein Objektives, son­dern er läßt sie in der eigenen Seele als wirksame Kräfte leben. Er senkt sie gewissermaßen als geistige Keime in den Mutterboden des seelischen Lebens und wartet in einer vollkommenen Seelenruhe ihre Wirkung auf das Seelen­leben ab. Er kann dann beobachten, wie bei wiederholter Anwendung einer solchen Übung in der Tat die Verfassung der Seele sich ändert. Es muß aber ausdrücklich betont wer­den, daß die Wiederholung dasjenige ist, worauf es an­kommt. Denn es handelt sich nicht darum, daß durch den Inhalt von Begriffen im gewöhnlichen Sinne nach Art eines Erkenntnisprozesses sich etwas in der Seele abspielt, sondern es handelt sich um einen realen Prozeß im Seelenleben. In diesem Prozeß wirken Begriffe nicht als Erkenntnis­elemente, sondern als reale Kräfte; und ihre Wirkung be­ruht auf dem oft wiederholten Ergriffen-werden des Seelen­lebens von denselben Kräften. Und vorzüglich beruht alles darauf, daß die Wirkung in der Seele, welche erzielt wor­den ist durch das Erlebnis mit einem Begriff, als solche immer wieder ergriffen wird von der gleichen Kraft. Daher wird am meisten erzielt durch über längere Zeiträume sich erstreckende Meditationen über denselben Inhalt, die in bestimmten Zeiträumen wiederholt werden. Die Länge einer solchen Meditation kommt dabei wenig in Betracht. Sie kann sehr kurz sein, wenn sie nur bei absoluter Seelen­ruhe und bei vollkommener Abgeschlossenheit der Seele von allen äußeren Wahrnehmungseindrücken und von aller gewöhnlichen Verstandestätigkeit verläuft. Auf Isolation des Seelenlebens mit dem angedeuteten Inhalte kommt es an. Das muß gesagt werden, weil klar sein soll, daß nie­mand durch Vornahme solcher Übungen in seinem gewöhn­lichen Leben gestört zu sein braucht. Die Zeit, welche zu ihnen notwendig ist, hat jeder Mensch in der Regel zur Verfügung. Und die Änderung, welche durch sie im Seelen­leben eintritt, bewirkt, wenn sie richtig vollzogen werden, nicht den geringsten Einfluß auf die Bewußtseinskonstitu­tion, welche zum normalen Menschenleben erforderlich ist. (Daß bei der Art, wie der Mensch nun einmal ist, Über­treibungen und Sonderbarkeiten vorkommen, die nach­teilig sind, kann an der Ansicht über das Wesen der Sache nichts ändern.)

Or, pour l'activité de l'âme décrite, la plupart des concepts de la vie sont les moins utilisables. Tous les contenus de l'âme qui se réfèrent de manière prononcée à un objectif qui leur est extérieur sont de peu d'effet pour les exercices caractérisés. Ce sont plutôt les représentations que l'on peut qualifier d'emblèmes ou de symboles qui entrent en ligne de compte. Les plus fructueuses sont celles qui se réfèrent de manière vivante et synthétique à un contenu varié. Prenons l'exemple de ce que Goethe a décrit comme son idée de la "plante originelle". On peut rappeler qu'il a dessiné en quelques traits une image symbolique de cette "plante originelle", en se référant à une conversation avec Schiller. Il a aussi dit que celui qui fait vivre cette image dans son âme possède en elle quelque chose à partir duquel, par des modifications légales, toutes les formes possibles peuvent être imaginées, qui portent en elles la possibilité de l'existence/de l'être-là. On peut d'abord penser ce que l'on veut de la valeur cognitive objective d'une telle "plante symbolique originelle" : si on la laisse vivre dans l'âme dans le sens indiqué, si on attend tranquillement son effet sur la vie de l'âme, alors il se produit quelque chose de ce que l'on peut appeler un état modifié de l'âme. Les représentations que les chercheurs en spiritualité citent comme symboles utilisables à cet égard peuvent parfois paraître assez étranges. L'étrangeté peut être écartée si l'on considère que de telles représentations ne doivent pas être prises en fonction de leur valeur de vérité au sens habituel, mais doivent être considérées en fonction de la manière dont elles agissent en tant que forces réelles dans la vie de l'âme. Le chercheur de l'esprit n'attache justement pas d'importance à la signification des images utilisées pour l'exercice de l'âme, mais à ce qui est vécu dans l'âme sous leur influence. Naturellement, nous ne pouvons donner ici que quelques exemples isolés de représentations symboliques efficaces. Que l'on se représente l'entité humaine de telle sorte que la nature inférieure de l'humain, apparentée à l'organisation animale, apparaisse par rapport à lui en tant qu'être spirituel, par la présence symbolique d'une forme animale sur laquelle est placée une forme humaine idéalisée (comme un centaure). Plus le symbole est imagé et vivant, plus son contenu est saturé, meilleur il est. Dans les conditions mentionnées, ce symbole agit sur l'âme de telle sorte qu'elle ressent, après un certain temps, les processus vitaux internes renforcés, mobiles et s'éclairant mutuellement. Un vieux symbole bien utilisable est ce qu'on appelle le "bâton de Mercure", c'est-à-dire la représentation d'une ligne droite autour de laquelle court une courbe en spirale. On doit alors se représenter une telle structure comme un système de forces, par exemple de telle sorte qu'un système de forces se déplace le long de la ligne droite, auquel correspond, selon la loi, un autre système de forces de vitesse correspondante plus faible dans la spirale. (Concrètement, on peut s'imaginer la croissance de la tige d'une plante et la mise en place des feuilles le long de celle-ci ; ou encore l'image de l'électroaimant. De cette manière, on obtient également l'image du développement humain, les capacités qui augmentent au cours de la vie symbolisées par la ligne droite ; la diversité des impressions correspondant au cours de la spirale et ainsi de suite). -- Les figures mathématiques peuvent être particulièrement significatives dans la mesure où on y voit des symboles de processus mondiaux. Un bon exemple est la courbe dite "de Cassini" avec ses trois formes, la forme elliptique, la lemniscate et la forme composée de deux branches associées. Dans ce cas, il s'agit de vivre la représentation de telle sorte qu'au passage d'une forme de courbe à l'autre correspondent certaines sensations dans l'âme, conformément à la loi mathématique.

Nun sind zu der geschilderten Verrichtung der Seele die meisten Begriffe des Lebens am wenigsten brauchbar. Alle Seeleninhalte, welche im ausgesprochenen Maße auf ein außer ihnen liegendes Objektives sich beziehen, sind für die charakterisierten Übungen von geringer Wirkung. Es kom­men vielmehr besonders solche Vorstellungen in Betracht, welche man als Sinnbilder, Symbole bezeichnen kann. Am fruchtbarsten sind diejenigen, welche sich in lebendiger Art zusammenfassend auf einen mannigfaltigen Inhalt bezie­hen. Man nehme als ein erfahrungsgemäß gutes Beispiel das, was Goethe als seine Idee von der «Urpflanze» be­zeichnet hat. Es darf darauf hingewiesen werden, wie er von dieser «Urpflanze» einmal in Anlehnung an ein Ge­spräch mit Schiller mit wenigen Strichen ein symbolisches Bild gezeichnet hat. Auch hat er gesagt, daß derjenige, welcher dieses Bild in seiner Seele lebendig macht, an ihm etwas habe, aus dem durch gesetzmäßige Modifikationen alle möglichen Formen ersonnen werden können, welche die Möglichkeit des Daseins in sich tragen. Man mag zunächst über den objektiven Erkenntniswert einer solchen «symbolischen Urpflanze» denken, wie immer: wenn man sie in dem angedeuteten Sinne in der Seele leben läßt, wenn man ihre Wirkung auf das Seelenleben in Ruhe abwartet, dann tritt etwas von dem ein, was man veränderte Seelen­verfassung nennen kann. Die Vorstellungen, welche von den Geistesforschern als in dieser Beziehung brauchbare Symbole genannt werden, mögen zuweilen recht sonder­bar erscheinen. Das Sonderbare kann abgestreift werden, wenn man bedenkt, daß solche Vorstellungen nicht nach ihrem Wahrheitswert im gewöhnlichen Sinne genom­men werden dürfen, sondern daraufhin angesehen wer­den sollen, wie sie als reale Kräfte im Seelenleben wirken. Der Geistesforscher legt eben nicht Wert darauf, was die zur Seelenübung verwendeten Bilder bedeuten, sondern was unter ihrem Einflusse in der Seele erlebt wird. Hier können naturgemäß nur einzelne wenige Beispiele wirk­samer symbolischer Vorstellungen gegeben werden. Man denke sich die menschliche Wesenheit im Vorstellungsbilde so, daß die mit der tierischen Organisation verwandte nied­rige Natur des Menschen im Verhältnis zu ihm als Geistes­wesen durch sinnbildliches Zusammensein einer Tiergestalt mit darauf gesetzter höchstidealisierter Menschenform (etwa wie ein Kentaur) erscheint. Je bildhaft-lebensvoller, inhalts­gesättigter das Symbol erscheint, um so besser ist es. Dieses Symbol wirkt unter den angeführten Bedingungen so auf die Seele, daß diese nach Verlauf einer — allerdings länge­ren — Zeit die inneren Lebensvorgänge in sich gestärkt, be­weglich, sich gegenseitig erhellend empfindet. Ein altes, gut brauchbares Symbol ist der sogenannte «Merkurstab», das heißt, die Vorstellung einer Geraden, um welche spiralig eine Kurve läuft. Man muß dann allerdings ein solches Gebilde als ein Kräftesystem sich verbildlichen, etwa so, daß längs der Geraden ein Kräftesystem läuft, dem gesetz­mäßig ein anderes von entsprechend geringerer Geschwin­digkeit in der Spirale entspricht. (Im Konkreten darf in Anlehnung daran vorgestellt werden das Wachstum des Pflanzenstengels und dazu gehörige Sich-Ansetzen der Blätter längs desselben; oder auch das Bild des Elektro­magneten. Im weiteren ergibt sich auf solche Art auch das Bild der menschlichen Entwickelung, die im Leben sich steigernden Fähigkeiten symbolisiert durch die Gerade; die Mannigfaltigkeit der Eindrücke entsprechend dem Lauf der Spirale und so weiter.) -- Besonders bedeutungsvoll können mathematische Gebilde werden, insofern in ihnen Sinnbilder von Weltvorgängen gesehen werden. Ein gutes Beispiel ist die sogenannte «Cassinische Kurve» mit ihren drei Gestalten, der ellipsenähnlichen Form, der Lemniskate und der aus zwei zusammengehörigen Ästen bestehenden Form. Es kommt in einem solchen Falle darauf an, die Vorstellung so zu erleben, daß dem Übergang der einen Kurvenform in die andere entsprechend mathematischer Gesetzmäßigkeit gewisse Empfindungen in der Seele ent­sprechen.

A ces exercices s'en ajoutent d'autres. Ils consistent aussi en des symboles, mais qui correspondent à des représentations exprimables par des mots. On pense à la sagesse qui est représentée vivant et tissant dans l'ordre des phénomènes du monde, symbolisée par la lumière. On pense à la sagesse qui se manifeste dans l'amour sacrificiel, symbolisée par la chaleur qui naît en présence de la lumière. A partir de telles représentations, on se pense des phrases qui ont donc seulement un caractère symbolique. C'est à de telles phrases que la vie de l'âme peut s'adonner en méditation. Le succès dépend essentiellement du degré que l'humain atteint en ce qui concerne la tranquillité d'esprit et l'isolement de la vie psychique au sein des symboles. Si le succès est au rendez-vous, il consiste en ce que l'âme se sent comme soulevée hors de l'organisation corporelle. Il se produit pour elle quelque chose comme une modification de son sentiment d'être. Si l'on admet que l'humain se sent dans la vie normale de telle sorte que sa vie consciente se spécifie comme à partir d'une unité selon les représentations qui proviennent des perceptions des différents sens, l'âme se sent, à la suite des exercices, traversée par une expérience d'elle-même dont les parties présentent des transitions moins abruptes, comme par exemple les représentations de couleurs et de sons dans l'horizon habituel de la conscience. L'âme a l'expérience qu'elle peut se retirer dans une région de l'être intérieur qu'elle doit au succès des exercices et qui était un vide, un imperceptible avant la pratique des exercices.

Zu diesen Übungen kommen dann andere. Sie bestehen auch in Symbolen, jedoch solchen, welche in Worten aus­drückbaren Vorstellungen entsprechen. Man denke sich die Weisheit, welche in der Ordnung der Welterscheinungen lebend und webend vorgestellt wird, durch das Licht sym­bolisiert. Weisheit, die in opfervoller Liebe sich darlebt, denke man von Wärme versinnlicht, die in Gegenwart des Lichtes entsteht. Aus solchen Vorstellungen denke man sich Sätze geprägt, die also nur sinnbildlichen Charakter haben. Solchen Sätzen kann sich das Seelenleben in Meditation hingeben. Der Erfolg hängt im wesentlichen von dem Grade ab, welchen der Mensch in bezug auf Seelenruhe und Isolie­rung des Seelenlebens innerhalb der Symbole erreicht. Tritt der Erfolg ein, so besteht er darin, daß sich die Seele wie herausgehoben fühlt aus der körperlichen Organisation. Es tritt für sie etwas ein wie eine Änderung ihrer Seinsemp­findung. Läßt man gelten, daß der Mensch sich im nor­malen Leben so fühlt, daß sein bewußtes Leben sich wie von einer Einheit ausgehend spezifiziert nach den Vorstellun­gen, die von den Wahrnehmungen der einzelnen Sinne her­rühren, so fühlt sich die Seele infolge der Übungen durch­setzt von einem Erleben ihrer selbst, dessen Teile weniger schroffe Übergänge zeigen, wie zum Beispiel Farben- und Tonvorstellungen innerhalb des gewöhnlichen Bewußt­seinshorizontes. Die Seele hat das Erlebnis, daß sie sich in ein Gebiet inneren Seins zurückziehen kann, das sie dem Erfolge der Übungen verdankt und das ein Leeres, ein Unwahrnehmbares war vor der Vornahme der Übungen.

Avant d'atteindre une telle expérience intérieure, de multiples transitions ont lieu dans la constitution d'âme. L'une d'entre elles se manifeste par un suivi attentif - que l'on peut obtenir par la pratique - du regard que l'être humain porte sur lui-même lorsqu'il se réveille du sommeil. Il peut alors sentir clairement comment des forces provenant d'un quelque chose qui lui était auparavant inconnu interviennent de manière légale dans la structure de l'organisation corporelle. Il ressent, comme dans une représentation de souvenir, une résonance d'effets qui ont émané de ce quelque chose pendant le sommeil sur l'organisation corporelle. Et si, en plus, l'humain a acquis la capacité de faire l'expérience de ce chose caractérisé au sein de son organisation corporelle, la différence entre la relation de cette chose avec le corps pendant l'éveil et le sommeil lui devient claire. Il ne peut alors pas faire autrement que de dire que ce quelque chose est dans le corps pendant l'éveil, mais en dehors du corps pendant le sommeil. Il faut seulement ne pas associer à ces "à l'intérieur" et "à l'extérieur" des représentations spatiales ordinaires, mais désigner par elles les expériences spécifiques qu'une âme passée par les exercices caractérisés a vécues.

Bevor ein solches inneres Erlebnis erreicht wird, finden mannigfaltige Übergänge in der Seelenverfassung statt. Einer derselben gibt sich kund in einem aufmerksamen — durch Übung zu erlangenden -- Verfolgen des Augenblik­kes, in dem der Mensch aus dem Schlafe erwacht. Er kann da deutlich fühlen, wie von einem ihm vorher unbekannten Etwas Kräfte gesetzmäßig in das Gefüge der Körperorga­nisation eingreifen. Er fühlt, wie in einer Erinnerungsvor­stellung, einen Nachklang von Wirkungen, die von diesem Etwas während des Schlafes auf die körperliche Organi­sation ausgegangen sind. Und hat der Mensch sich dann noch dazu die Fähigkeit angeeignet, das charakterisierte Etwas innerhalb seiner Körperorganisation zu erleben, so wird ihm der Unterschied klar in dem Verhältnis dieses Etwas zu dem Körper während des Wachens und des Schla­fens. Er kann dann gar nicht anders, als sagen, daß dieses Etwas während des Wachens in dem Körper, während des Schlafens aber außerhalb des Körpers ist. Man muß nur reit diesem «innerhalb» und «außerhalb» nicht gewöhn­liche räumliche Vorstellungen verbinden, sondern durch sie bezeichnen die spezifischen Erlebnisse, welche eine durch die charakterisierten Übungen gegangene Seele hat.

Les exercices sont de sorte intime et d'âme. Ils prennent une forme individuelle pour chaque humain. Une fois que l'on a commencé à les pratiquer, l'individuel résulte d'une certaine pratique de l'âme, à faire au fur et à mesure. Mais ce qui apparaît avec une nécessité impérieuse, c'est la conscience positive d'une vie dans une réalité qui est indépendante de l'organisation corporelle extérieure et qui est de sorte suprasensible. Pour simplifier, nous appellerons "chercheur de l'esprit" l'hum qui recherche les expériences de l'âme décrites ci-dessus. Pour un tel chercheur de l'esprit, il existe une conscience déterminée, soumise à un autocontrôle précis, que l'organisation corporelle perceptible par les sens est sous-tendue par une organisation suprasensible, et qu'il est possible de s'expérimenter soi-même à l'intérieur de celle-ci de la même manière que la conscience normale s'expérimente à l'intérieur de l'organisation physique du corps. (Il n'est possible ici que d'indiquer dans le principe des exercices dont il est question. On trouvera une présentation détaillée dans mon livre "Comment acquérir des connaissances des mondes supérieurs").

Die Übungen sind intimer seelischer Art. Sie gestalten sich für jeden Menschen in individueller Form. Ist einmal ein Anfang mit ihnen gemacht, so ergibt sich das Indivi­duelle aus einer gewissen, aus dem Verlaufe zu machenden Seelenpraxis. Was sich aber mit zwingender Notwendig­keit herausstellt, ist das positive Bewußtsein von einem Leben in einer Realität, die gegenüber der äußeren Körper­organisation selbständig und von übersinnlicher Art ist. Der Einfachheit wegen sei ein Mensch, der die charakterisier­ten Seelenerlebnisse sucht, ein «Geistesforscher» genannt. Für einen solchen Geistesforscher liegt das bestimmte, ge­nauer Selbstkontrolle unterstellte Bewußtsein vor, daß der sinnlich wahrnehmbaren Körperorganisation eine über­sinnliche zum Grunde liegt, und daß es möglich ist, sich selbst innerhalb derselben so zu erleben, wie das normale Bewußtsein sich erlebt innerhalb der physischen Körper­organisation. (Es ist hier nur möglich, die gemeinten Übun­gen im Prinzip anzudeuten. Eine ausführliche Darstellung findet man in meinem Buche «Wie erlangt man Erkennt­nisse der höheren Welten?».)

En poursuivant les exercices de manière appropriée, la chose caractérisée passe à un état en quelque sorte spirituellement organisé. La conscience se rend compte qu'elle est en relation avec un monde suprasensible de la même manière qu'elle est en relation de connaissance avec le monde des sens à travers les sens. Il est tout à fait évident que face à l'affirmation d'une telle relation de connaissance entre la partie suprasensible de l'être humain et son environnement, de sérieuses réserves s'imposent. On peut être tenté de reléguer tout ce qui est ainsi vécu dans le domaine de l'illusion, de l'hallucination, de l'autosuggestion, etc. Une réfutation théorique de telles préoccupations doit être au fond, par nature, impossible. Car il ne peut s'agir ici d'une discussion théorique sur l'existence d'un monde suprasensible, mais seulement d'expériences et d'observations possibles qui se présentent à la conscience exactement de la même manière que les observations transmises par les organes des sens extérieurs. C'est pourquoi il n'est pas possible d'imposer au monde suprasensible correspondant une autre sorte de reconnaissance que celle que l'humain accorde au monde des couleurs, des sons, etc. Il faut seulement tenir compte du fait que, si les exercices sont faits de la bonne manière, surtout avec un contrôle de soi qui ne faiblit jamais, la différence entre le suprasensible représenté et le perçu apparaît dans l'expérience immédiate avec la même certitude pour l'explorateur de l'esprit que la différence entre un morceau de fer chaud représenté et un morceau réellement touché apparaît par rapport au monde des sens. C'est précisément en ce qui concerne la différence entre hallucination, illusion et réalité suprasensible que le chercheur de l'esprit acquiert, par ses exercices, une pratique de plus en plus infaillible. Mais il est aussi naturel que le chercheur de l'esprit réfléchi soit critique, au sens le plus éminent du terme, vis-à-vis des observations suprasensibles particulières qu'il a faites. Et il ne parlera en fait jamais, en ce qui concerne les résultats positifs de la recherche suprasensible, autrement qu'avec la réserve suivante : ceci ou cela a été observé ; et la prudence critique exercée à cette occasion autorise à supposer> que quiconque peut se mettre en relation avec le monde suprasensible par des exercices appropriés, fera les mêmes observations. Les différences dans les données des différents chercheurs de l'esprit ne peuvent pas être considérées sous un autre jour que les différences dans les données de différents voyageurs qui ont visité et décrit la même région.

Durch entsprechendes Fortsetzen der Übungen geht das charakterisierte Etwas in einen gewissermaßen geistig orga­nisierten Zustand über. Das Bewußtsein wird sich klar dar­über, daß es in ähnlicher Art in Beziehungen steht zu einer übersinnnlichen Welt, wie es durch die Sinne in Erkennt­nis-Beziehung steht zur Sinnenwelt. Es ist ganz selbstver­ständlich, daß gegenüber der Behauptung einer solchen Er­kenntnis-Beziehung des übersinnlichen Teiles der mensch­lichen Wesenheit zur Umwelt gewichtige Bedenken ganz naheliegend sind. Man kann geneigt sein, alles, was so er­lebt wird, in das Gebiet der Illusion, der Halluzination, der Autosuggestion und so weiter zu verweisen. Eine theo­retische Widerlegung solcher Bedenken muß im Grunde naturgemäß unmöglich sein. Denn es kann sich hierbei nicht um eine theoretische Auseinandersetzung über den Bestand einer übersinnlichen Welt handeln, sondern nur um mög­liche Erlebnisse und Beobachtungen, die sich in genau der gleichen Art dem Bewußtsein ergeben wie die Beobachtun­gen, welche durch die äußeren Sinnesorgane vermittelt werden. Daher kann für die entsprechende übersinnliche Welt keine andere Art der Anerkennung erzwungen wer­den, wie diejenige ist, welche der Mensch der Farben-, der Tonwelt und so weiter entgegenbringt. Berücksichtigt muß nur werden, daß dann, wenn die Übungen in der rechten Art, vor allem mit nie erlahmender Selbstkontrolle gemacht werden, in der unmittelbaren Erfahrung sich der Unterschied des vorgestellten Übersinnlichen von dem wahrgenommenen mit der gleichen Sicherheit für den Gei­stesforscher ergibt, wie sich in bezug auf die Sinneswelt der Unterschied ergibt zwischen einem vorgestellten Stücke heißen Eisens und einem wirklich berührten. Gerade im Hinblick auf den Unterschied zwischen Halluzination, Illu­sion und übersinnlicher Wirklichkeit eignet sich der Geistes­forscher durch seine Übungen eine immer untrüglicher wer­dende Praxis an. Naturgemäß ist aber auch, daß der be­sonnene Geistesforscher im eminentesten Sinne kritisch sein muß gegenüber den einzelnen von ihm gemachten über­sinnlichen Beobachtungen. Und er wird eigentlich niemals in bezug auf positive Ergebnisse der übersinnlichen For­schung anders sprechen als mit dem Vorbehalt: dies oder jenes ist beobachtet worden; und die dabei geübte kritische Vorsicht berechtigt zu der Annahme> daß jeder, welcher sich durch entsprechende Übungen in Verhältnis bringen kann zu der übersinnlichen Welt, dieselben Beobachtungen machen wird. Differenzen in den Angaben der einzelnen Geistesforscher können eigentlich nicht in einem anderen Licht gesehen werden, als die voneinander differierenden Angaben verschiedener Reisenden, welche dieselbe Gegend besucht haben und beschreiben.

Dans mon livre "Comment acquérir la connaissance des mondes supérieurs", j'ai appelé "monde imaginatif" le monde qui apparaît dans l'horizon de la conscience de la manière décrite, en accord avec les habitudes de ceux qui ont travaillé dans le même domaine comme chercheurs de l'esprit. Il suffit d'écarter de ce terme purement technique tout ce qui pourrait indiquer un monde simplement "imaginé". "Imaginatif" doit uniquement indiquer la nature qualitative du contenu de l'âme. Ce contenu de l'âme est semblable, dans sa forme, aux "imaginations" de la conscience ordinaire, sauf que, dans le monde physique, une imagination ne se rapporte pas directement à un réel, tandis que les imaginations de l'investigateur spirituel sont tout aussi clairement attribuables à un réel suprasensible que, par exemple, dans le monde physique, une représentation de couleur est clairement attribuée à un réel objectif.

In meinem Buche «Wie erlangt man Erkenntnisse der höheren Welten?» habe ich im Einklange mit den Ge­wohnheiten derjenigen, welche sich auf demselben Felde als Geistesforscher betätigt haben, diejenige Welt, welche auf die beschriebene Art im Bewußtseinshorizonte auf­taucht, die «imaginative Welt» genannt. Es muß nur von diesem rein als technischer Ausdruck gebrauchten Worte alles ferngehalten werden, was etwa auf eine bloß «ein­gebildete» Welt deuten könnte. «Imaginativ» soll nur auf die qualitative Beschaffenheit des Seeleninhaltes deuten. Dieser Seeleninhalt ist seiner Form nach ähnlich den «Ima­ginationen» des gewöhnlichen Bewußtseins, nur daß sich innerhalb der physischen Welt eine Imagination nicht unmittelbar auf ein Wirkliches bezieht, während die Imagina­tionen des Geistesforschers ebenso eindeutig einem Über­sinnlich-Wirklichen zuzuteilen sind, wie zum Beispiel in der physischen Welt eine Farbenvorstellung eindeutig einem Objektiv-Wirklichen zugeteilt wird.

Avec le "monde imaginaire" et sa connaissance, le chercheur en sciences de l'esprit n'a fait que le premier pas. Et il n'est guère possible d'en apprendre plus sur le monde suprasensible que sa face extérieure. Un pas supplémentaire est nécessaire. Il consiste en un approfondissement de la vie de l'âme encore plus important que celui qui a été envisagé pour la première étape. L'explorateur de l'esprit doit se rendre capable, par une concentration aiguë sur la vie de l'âme qui se présente en lui à travers les symboles, d'éliminer complètement le contenu des symboles de sa conscience. Ce qu'il doit alors retenir à l'intérieur de la conscience n'est que le processus auquel sa vie psychique a été soumise pendant qu'il s'abandonnait aux symboles. Dans une sorte d'abstraction réelle, le contenu de la représentation symbolique doit être rejeté et seule la forme de l'expérience vécue avec les symboles doit rester présente dans la conscience. Ainsi, le caractère symbolique impur de la représentation, qui n'a de sens que pour une étape transitoire de l'évolution de l'âme, est éliminé, et la conscience fait du tissage intérieur du contenu de l'âme l'objet de la méditation. Ce que l'on peut décrire d'un tel processus se rapporte en fait à l'expérience réelle de l'âme comme une ombre faible se rapporte à l'objet qui projette une ombre. Ce qui paraît simple dans la description reçoit son effet significatif par l'énergie psychique dépensée.

Mit der «imaginativen Welt» und ihrer Erkenntnis ist für den Geistesforscher aber nur der erste Schritt gemacht. Und es ist durch sie kaum mehr von der übersinnlichen Welt zu erfahren als deren Außenseite. Ein weiterer Schritt ist notwendig. Er besteht in einer noch weitergehenden Vertiefung des Seelenlebens, als sie für den ersten Schritt in Betracht gezogen worden ist. Der Geistesforscher muß sich fähig machen durch scharfes Konzentrieren auf das­jenige Seelenleben, das sich in ihm durch die Symbole er­gibt, den Inhalt der Symbole aus seinem Bewußtsein voll­ständig zu entfernen. Was er dann noch innerhalb des Be­wußtseins festzuhalten hat, ist nur der Vorgang, dem sein Seelenleben unterworfen war, während er sich an die Sym­bole hingegeben hat. In einer Art realer Abstraktion muß der Inhalt des Symbol-Vorstellens abgeworfen werden, und nur die Form des Erlebens an den Symbolen im Be­wußtsein vorhanden bleiben. Damit wird der unreale, bloß für eine Übergangsstufe der Seelenentwickelung bedeu­tungsvolle sinnbildliche Charakter des Vorstellens entfernt, und das Bewußtsein macht das innere Weben des Seelen­inhaltes zum Gegenstande der Meditation. Was man von einem solchen Vorgang beschreiben kann, verhält sich zu dem realen Seelenerlebnis in der Tat wie ein schwacher Schatten zu dem schattenwerfenden Gegenstand. Was in der Beschreibung einfach erscheint, erhält seine bedeutungs­volle Wirkung durch die aufgewendete psychische Energie.

Le tissage ainsi obtenu dans le contenu de l'âme peut être appelé vision réelle de soi. Il apprend en cela à connaître l'intérieur humain, non pas seulement par une réflexion sur lui-même en tant que porteur d'impressions sensorielles et d'élaboration mentale de ces impressions sensorielles, mais il apprend à connaître le soi tel qu'il est, sans rapport avec un contenu sensible ; il s'expérimente en lui-même comme une réalité suprasensible. Cette expérience n'est pas comme celle du je lorsque, dans l'observation habituelle de soi, l'attention est détournée de ce qui est connu de l'environnement et réfléchie sur le je qui connaît. Dans ce cas, le contenu de la conscience se réduit en quelque sorte de plus en plus au point du "je". Ce n'est pas le cas dans la vision réelle de soi de l'explorateur de l'esprit. Chez elle, le contenu de l'âme s'enrichit au fur et à mesure des exercices. Et il consiste en une vie dans des contextes à mesure de lois, et le moi ne se sent pas, comme dans les lois de la nature qui sont abstraites des phénomènes de l'environnement, en dehors du tissu de lois ; mais il se sent à l'intérieur de ce tissu ; il se vit comme un avec lui.

Das auf solche Art erlangte Weben in dem Seeleninhalte kann reale Selbstanschauung genannt werden. Es lernt sich dabei das menschliche Innere kennen, nicht bloß durch Re­flexion auf sich selbst als den Träger der Sinneseindrücke und des gedanklichen Verarbeiters dieser Sinneseindrücke, sondern es lernt sich das Selbst kennen, wie es ist, ohne Beziehung auf einen sinnenfälligen Inhalt; es erlebt sich in sich selber als übersinnliche Realität. Es ist dieses Erleben nicht so, wie dasjenige des Ich, wenn in der gewöhnlichen Selbstbeobachtung die Aufmerksamkeit von dem Erkann­ten der Umwelt abgezogen und auf das erkennende Selbst reflektiert wird. In diesem Falle schrumpft gewissermaßen der Inhalt des Bewußtseins immer mehr zu dem Punkte des «Ich» zusammen. Dies ist bei der realen Selbstanschau­ung des Geistesforschers nicht der Fall. Bei ihr wird der Seeleninhalt im Verlaufe der Übungen immer reicher. Und er besteht in einem Leben in gesetzmäßigen Zusammenhän­gen, und das Selbst fühlt sich nicht wie bei den Naturgeset­zen, welche aus den Erscheinungen der Umwelt abstrahiert werden, außerhalb des Gewebes von Gesetzen; sondern es empfindet sich innerhalb dieses Gewebes; es erlebt sich als Eins mit demselben.

Le danger qui peut survenir à ce stade des exercices réside dans le fait que, par manque de véritable contrôle de soi, le pratiquant croit avoir atteint trop tôt le bon résultat et ne ressent alors que la rémanence des représentations symboliques comme une vie intérieure. Une telle vie est bien sûr sans valeur et ne doit pas être confondue avec la vie intérieure qui survient au bon moment et qui se reconnaît à la vraie prudence par le fait que, bien qu'elle montre une pleine réalité, elle ne ressemble à aucune réalité connue auparavant.

Die Gefahr, welche in diesem Stadium der Übungen sich ergeben kann, liegt darin, daß beim Mangel an wahrer Selbstkontrolle der Übende zu früh das rechte Ergebnis er­langt zu haben glaubt und dann nur den Nachklang der symbolischen Vorstellungen wie ein inneres Leben emp­findet. Ein solches ist selbstverständlich wertlos und darf nicht mit dem inneren Leben verwechselt werden, das im rechten Augenblick eintritt, und das wirklicher Besonnen­heit dadurch sich zu erkennen gibt, daß es, obgleich es volle Realität zeigt, doch keiner vorher gekannten Realität gleichkommt.

Pour une vie intérieure ainsi acquise, une connaissance suprasensible est maintenant possible, qui porte en elle un degré de certitude plus élevé que la simple connaissance imaginative. A ce stade de l'évolution de l'âme, les choses suivantes se produisent. L'expérience intérieure se remplit peu à peu d'un contenu qui vient dans l'âme de l'extérieur, de la même manière que le contenu de la perception sensorielle du monde extérieur physique par les sens. Seulement, l'accomplissement avec un contenu suprasensible est une vie directe dans ce contenu. Si l'on veut utiliser une comparaison avec un fait de la vie ordinaire, on peut dire que la rencontre du je avec un contenu spirituel est désormais vécue de la même manière que la rencontre du je avec une représentation mémorielle conservée dans la mémoire. La seule différence est que le contenu de ce que l'on rejoint ne peut en rien être comparé à un vécu antérieur, et qu'il ne peut pas être rapporté à un passé, mais seulement à un présent. Si, par ce mot, on ne pense à rien d'autre qu'à ce qui est ici caractérisé, alors on peut bien appeler une connaissance de ce type une connaissance "par inspiration". C'est ainsi que j'ai utilisé cette expression comme terminus technicus dans mon livre "Comment acquérir la connaissance des mondes supérieurs".

Für ein so erlangtes inneres Leben ist nun eine übersinn­liche Erkenntnis möglich, welche einen höheren Grad von Sicherheit in sich trägt als das bloße imaginative Erkennen. Es stellt sich auf diesem Punkte der Seelenentwickelung das Folgende ein. Es erfüllt sich nach und nach das innere Erleben mit einem Inhalt, der in die Seele von außen kommt, in ähnlicher Art wie der Inhalt der sinnlichen Wahrnehmung aus der physischen Außenwelt durch die Sinne. Nur ist die Erfüllung mit übersinnlichem Inhalt ein unmittelbares Leben in diesem Inhalt. Will man einen Ver­gleich mit einer Tatsache des gewöhnlichen Lebens gebrau­chen, so kann man sagen: das Zusammengehen des Ich mit einem geistigen Inhalt wird nunmehr so erfahren, wie das Zusammengehen des Ich mit einer im Gedächtnisse be­wahrten Erinnerungsvorstellung. Nur liegt der Unterschied vor, daß sich der Inhalt dessen, womit man zusammengeht, in nichts vergleichen läßt mit einem vorher Erlebten, und daß er nicht auf ein Vergangenes, sondern nur auf ein Gegenwärtiges bezogen werden kann. Wenn bei dem Worte an nichts gedacht wird als an das hier Charakterisierte, dann darf man wohl eine so geartete Erkenntnis eine solche «durch Inspiration» nennen. So habe ich den Ausdruck als terminus technicus in meinem Buche «Wie erlangt man Er­kenntnisse der höheren Welten?» gebraucht.

Lors de cette "connaissance par inspiration", une nouvelle expérience apparaît. La manière dont on prend conscience du contenu de l'âme est en effet tout à fait subjective. Au début, le contenu ne se révèle pas du tout objectif. On le connaît en tant qu'expérience vécue, mais on ne se sent pas en face de lui. Ce dernier n'intervient que lorsqu'on le condense en quelque sorte en soi par l'énergie de l'âme. C'est ainsi qu'il devient ce que l'on peut regarder objectivement. Dans ce processus de la psyché, on se rend compte qu'il y a encore quelque chose entre l'organisation physique du corps et cette chose que l'on a séparée de celle-ci par les exercices. Si l'on veut donner des noms à ces choses, on peut utiliser ceux qui sont devenus courants dans ce que l'on appelle la "théosophie", à condition de ne pas associer ces noms à toutes sortes de choses fantastiques, mais de les utiliser uniquement pour désigner ce qui est caractérisé ici. On y appelle corps astral cette chose dans laquelle le Soi vit en tant qu'entité indépendante de l'organisation du corps ; et ce qui se trouve entre ce corps astral et l'organisme physique est appelé corps éthérique. (Bien entendu, il ne faut pas penser ici à "l'éther" de la physique moderne).

Es tritt nun bei dieser «Erkenntnis durch Inspiration» ein neues Erlebnis auf. Die Art, wie man sich des Seelen­inhaltes bewußt wird, ist nämlich eine ganz subjektive. Zunächst erweist sich der Inhalt gar nicht als objektiv. Man weiß ihn als einen erlebten; aber man fühlt sich ihm nicht gegenübergestellt. Das Letztere tritt erst ein, wenn man ihn durch Seelenenergie gewissermaßen in sich selbst ver­dichtet. Dadurch wird er erst zu dem, was man objektiv anschauen kann. In diesem Prozesse der Psyche wird man aber gewahr, daß zwischen der physischen Leibesorganisa­tion und jenem Etwas, das man durch die Übungen von dieser abgetrennt hat, noch etwas dazwischenliegt. Will man Namen für diese Dinge haben, so kann man, wenn man mit diesen Namen nicht allerlei Phantastisches ver­knüpft, sondern lediglich das mit ihnen belegt, was hier charakterisiert ist, diejenigen gebrauchen, welche in der sogenannten «Theosophie» üblich geworden sind. Es wird da jenes Etwas, in dem das Selbst als in einem von der Körper-Organisation unabhängigen lebt, der Astralleib ge­nannt; und dasjenige, was zwischen diesem Astralleib und dem physischen Organismus sich ergibt, wird Atherleib genannt. (Wobei natürlich nicht an den «Äther» der mo­dernen Physik zu denken ist.)

C'est du corps éthérique que proviennent les forces par lesquelles le soi est en situation de transformer le contenu subjectif de la connaissance inspirée en une vision objective. De quel droit, peut être demandé avec de bonnes raisons, l'investigateur de l'esprit en vient maintenant à rapporter cette vision à un monde spirituel suprasensible et à ne pas la considérer comme une simple production de son soi ? - Il n'en aurait pas le droit si le corps éthérique qu'il vit lors de son processus psychique ne le contraignait pas, dans sa légité interne, par une nécessité objective. Or, c'est le cas. Car le corps éthérique est vécu comme une confluence de la légité globale du macrocosme. La part de cette légité qui devient le contenu réel de la conscience de l'explorateur spirituel n'a pas d'importance. Ce qui est particulier, c'est qu'il est clair, dans la connaissance immédiate, que le corps éthérique n'est rien d'autre qu'une image condensée de la légité cosmique, reflétant en elle la légité universelle. La connaissance du corps éthérique ne s'étend pas d'abord, pour le chercheur de l'esprit, au contenu que cette structure reflète de la somme de la légité universelle, mais à ce que ce contenu est.

Aus dem Atherleib stammen nun die Kräfte, durch welche das Selbst in die Lage kommt, den subjektiven Inhalt der inspirierten Erkenntnis zur objektiven Anschauung zu machen. Mit welchem Rechte, so kann mit gutem Grunde gefragt werden, kommt nun der Geistesforscher dazu, diese Anschauung auf eine übersinnliche geistige Welt zu bezie­hen und sie nicht bloß für ein Erzeugnis seines Selbst zu halten? — Er hätte dazu kein Recht, wenn ihn nicht der Atherleib, den er bei seinem psychischen Prozeß erlebt, in seiner inneren Gesetzlichkeit mit objektiver Notwendig­keit dazu zwänge. Dies ist aber der Fall. Denn der Äther­leib wird erlebt als ein Zusammenfluß der allumfassenden Gesetzmäßigkeit des Makrokosmos. Wieviel von dieser Gesetzmäßigkeit dem Geistesforscher zum wirklichen Be­wußtseinsinhalt wird, darauf kommt es dabei nicht an. Es liegt das Eigentümliche darin, daß in unmittelbarem Wis­sen klar ist: der Ätherleib ist nichts anderes als ein zusam­mengedrängtes, die Weltgesetzlichkeit in sich spiegelndes Bild der kosmischen Gesetzmäßigkeit. Das Wissen von dem Ätherleib erstreckt sich zunächst für den Geistesforscher nicht darauf, welchen Inhalt dieses Gebilde aus der Summe der allgemeinen Weltgesetzlichkeit spiegelt, sondern dar­auf, was dieser Inhalt ist.

Les réserves justifiées que la conscience ordinaire doit tout d'abord émettre à l'égard de la recherche de l'esprit sont, entre autres, les suivantes. On peut examiner les résultats de cette recherche (tels qu'ils sont présentés dans la littérature actuelle) et dire : "Oui, ce que vous décrivez là comme le contenu de la connaissance suprasensible ne s'avère pourtant, à y regarder de plus près, rien d'autre que des combinaisons des représentations ordinaires issues du monde des sens. -- Et il en est ainsi, en effet. (Même dans les représentations des mondes supérieurs que j'ai pu donner moi-même dans ma "Théosophie" et dans ma "Science secrète", on ne trouve, semble-t-il, que des combinaisons de représentations tirées du monde des sens. Ainsi lorsque l'évolution de la terre est représentée par des combinaisons d'entités de chaleur, de lumière, etc...). - Par contre, il faut dire ceci. Lorsque l'explorateur de l'esprit veut amener à l'expression ses expériences, il est obligé de représenter ce qu'il vit dans une sphère suprasensible par les moyens de la représentation sensorielle. Son vécu ne doit pas être compris comme s'il était identique à ses moyens d'expression, mais de telle sorte qu'il se serve de ces moyens d'expression comme des mots d'un langage qui lui est nécessaire. Il faut chercher le contenu de son expérience non pas dans les moyens d'expression, c'est-à-dire dans les représentations sensorielles, mais dans la manière dont il se sert de ces moyens d'expression. La différence entre sa représentation et une combinaison fantastique de représentations sensorielles réside en fait uniquement dans le fait que la combinaison fantastique est le fruit de l'arbitraire subjectif, alors que la représentation de l'explorateur de l'esprit repose sur l'assimilation de la légité suprasensible acquise par l'exercice. Mais c'est aussi ici qu'il faut chercher la raison pour laquelle les représentations du chercheur de l'esprit peuvent être si facilement mal comprises. En effet, ce qui compte vraiment chez lui, c'est moins ce qu'il dit que comment il parle. C'est dans le "comment" que se trouve le reflet de ses expériences suprasensibles. Si quelqu'un fesait l'objection que ce que dit le chercheur d'esprit n'a pas de rapport direct avec le monde ordinaire, il faut alors faire valoir que la façon de présenter les choses suffit en fait pour les besoins pratiques d'explication du monde des sens à partir d'une sphère suprasensible, et que la compréhension du déroulement sensible du monde est favorisée par une véritable prise en compte des constatations du chercheur d'esprit.

Die berechtigten Bedenken, welche das gewöhnliche Be­wußtsein gegen die Geistesforschung zunächst erheben muß, sind außer vielem andern noch die folgenden. Man kann sich die Ergebnisse dieser Forschung ansehen (wie sie in der gegenwärtigen Literatur vorliegen) und kann sagen: Ja, was ihr da beschreibt als Inhalt der übersinnlichen Erkennt­nis, erweist sich doch bei näherem Zusehen als nichts anderes denn als Kombinationen der gewöhnlichen aus der Sinnen­welt gekommenen Vorstellungen. -- Und so ist es in der Tat. (Auch in den Darstellungen der höheren Welten, welche ich selbst in meiner «Theosophie» und in meiner «Geheimwissenschaft» geben durfte, findet man, wie es scheint, nichts als Kombinationen der aus der Sinnenwelt genommenen Vorstellungen. So wenn die Entwickelung der Erde durch Kombinationen von Wärme-, Licht- und so weiter Entitäten dargestellt wird.) — Dagegen aber muß folgendes gesagt werden. Wenn der Geistesforscher seine Erlebnisse zum Ausdruck bringen will, so ist er genötigt, das in einer übersinnlichen Sphäre Erlebte durch die Mittel des sinnlichen Vorstellens darzustellen. Sein Erle­ben ist dann nicht aufzufassen, wie wenn es gleich wäre seinen Ausdrucksmitteln, sondern so, daß er sich dieser Ausdrucksmittel nur bedient wie der Worte einer ihm not­wendigen Sprache. Man muß den Inhalt seines Erlebens nicht in den Ausdrucksmitteln, das heißt, in den versinn­lichenden Vorstellungen suchen, sondern in der Art, wie er sich dieser Ausdrucksmittel bedient. Der Unterschied seiner Darstellung von einem phantastischen Kombinieren sinn­licher Vorstellungen liegt in der Tat nur darin, daß phanta­stisches Kombinieren der subjektiven Willkür entspringt, die Darstellung des Geistesforschers aber auf dem durch Übung erlangten Einleben in die übersinnliche Gesetz­mäßigkeit beruht. Hier aber ist auch der Grund zu suchen, warum die Darstellungen des Geistesforschers so leicht miß­verstanden werden können. Es kommt nämlich bei ihm wirklich weniger darauf an, was er sagt, sondern wie er spricht. In dem «Wie» liegt der Abglanz seiner übersinn­lichen Erlebnisse. Wenn jemand den Einwand machte: dann habe ja doch dasjenige, was der Geistesforscher sagt, gar keinen unmittelbaren Bezug auf die gewöhnliche Welt, so muß geltend gemacht werden, daß die Art der Darstellung in der Tat für praktische Erklärungsbedürfnisse der Sinnen­welt aus einer übersinnlichen Sphäre heraus genügt und bei einem wirklichen Eingehen auf die Feststellungen des Geistesforschers das Verständnis des sinnenfälligen Welt­verlaufes gefördert wird.

Une autre objection peut être soulevée. On peut dire : quel est le rapport entre les affirmations du chercheur de l'esprit et le contenu de la conscience ordinaire ? Celle-ci ne pourrait donc quand même pas les contrôler. - Justement cette dernière affirmation est en principe inexacte. Pour explorer le monde suprasensible, pour rechercher ses faits, la constitution d'âme est nécessaire, ce qui ne peut être obtenue que par les exercices caractérisés. Mais pas pour le contrôle. Pour cela, une fois que l'explorateur de l'esprit a fait part de ses expériences, la logique ordinaire et impartiale suffit. Cette dernière pourra toujours décider en principe : si ce que dit l'explorateur de l'esprit est vrai, alors le déroulement du monde et de la vie, tel qu'il se déroule de manière sensible, est compréhensible. Ce que l'on considère d'abord comme les expériences de l'explorateur de l'esprit n'a pas d'importance. On peut y voir des hypothèses, des principes régulateurs (au sens de la philosophie kantienne). Il suffit de les appliquer au monde sensible, et l'on verra déjà comment celui-ci confirme dans son évolution tout ce qui est affirmé par l'explorateur de l'esprit. (Cela ne vaut évidemment pas autrement qu'en principe ; dans le détail, les affirmations des soi-disant chercheurs d'esprit peuvent naturellement contenir les plus grandes erreurs).

Ein anderer Einwand kann sich erheben. Man kann sagen: Was haben die Behauptungen des Geistesforschers mit dem Inhalt des gewöhnlichen Bewußtseins zu tun. Dieses könne sie ja doch nicht kontrollieren. — Eben dieses letztere ist im Prinzip unrichtig. Zum Forschen in der über­sinnlichen Welt, zum Aufsuchen von deren Tatsachen ist die Seelenverfassung notwendig, welche nur durch die charakterisierten Übungen erlangt werden kann. Nicht aber zur Kontrolle. Dazu genügt, wenn der Geistesforscher seine Erlebnisse mitgeteilt hat, die gewöhnliche unbefangene Logik. Diese letztere wird im Prinzip immer entscheiden können: wenn das wahr ist, was der Geistesforscher sagt, dann ist der Welt- und Lebensverlauf, so wie diese sich sinnenfällig abspielen, verständlich. Als was man die Erleb­nisse des Geistesforschers zunächst ansieht, darauf kommt es nicht an. Man kann in ihnen Hypothesen, regulative Prinzipien (im Sinne der Kantschen Philosophie) sehen. Man wende sie nur an auf die sinnenfällige Welt, und man wird schon sehen, wie diese in ihrem Verlaufe alles bestä­tigt, was vom Geistesforscher behauptet wird. (Dies gilt natürlich nicht anders als im Prinzip; im einzelnen können selbstverständlich die Behauptungen der sogenannten Gei­stesforscher die größten Irrtümer enthalten.)

Une expérience supplémentaire de l'explorateur de l'esprit ne peut se produire que si les exercices sont poursuivis. Cette continuation doit consister en ce que l'explorateur spirituel, après avoir atteint l'autocontemplation, soit capable de la réprimer par une force de volonté énergique. Il doit pouvoir libérer l'âme de tout ce qui a encore été acquis sous l'effet de ses exercices s'appuyant sur le monde extérieur sensible. Les représentations symboliques sont combinées à partir de représentations sensorielles ; le tissage du Soi en soi lors de l'acquisition de la connaissance inspirée est certes libre du contenu des symboles ; mais il est néanmoins un effet des exercices qui ont été effectués sous leur influence. Si la connaissance inspirée établit déjà un rapport direct entre le Soi et le monde suprasensible, la pure contemplation de ce rapport peut être poussée plus loin. Cela se fait par une répression énergique de la vision du Soi obtenue. Après cette répression, le Soi se trouvera soit face au vide. Dans ce cas, les exercices doivent être poursuivis. Ou bien il se trouvera encore plus directement confronté à l'essence du monde suprasensible que lors de la connaissance inspirée. Dans cette dernière, seul le rapport entre un monde suprasensible et le Soi apparaît ; dans le type de connaissance caractérisé ici, le Soi est complètement éliminé. Si l'on veut trouver une expression adaptée à la conscience ordinaire pour désigner cet état d'âme, on peut dire que la conscience se vit désormais comme une scène où un contenu suprasensible essentiel n'est pas présenté, mais se présente lui-même. (J'ai appelé ce type de connaissance, dans mon livre "Comment acquérir la connaissance des mondes supérieurs ?", la "connaissance intuitive", en faisant abstraction du terme ordinaire d'"intuition", qui veut désigner toute expérience sentimentale immédiate d'un contenu de conscience).

Ein weiteres Erlebnis des Geistesforschers kann sich nur ergeben, wenn die Übungen noch fortgesetzt werden. Diese Fortsetzung muß darin bestehen, daß der Geistesforscher nach erlangter Selbstanschauung diese durch energische Wil­lenskraft zu unterdrücken vermag. Er muß die Seele frei machen können von allem, was noch unter der Nachwir­kung seiner an dié sinnliche Außenwelt sich anlehnenden Übungen erlangt worden ist. Die Symbol-Vorstellungen sind kombiniert aus sinnlichen Vorstellungen; das Weben des Selbst in sich bei erlangter inspirierter Erkenntnis ist zwar frei von dem Inhalt der Symbole; aber es ist doch eine Wirkung der Übungen, welche unter ihrem Einfluß angestellt worden sind. Wenn so die inspirierte Erkenntnis auch schon ein unmittelbares Verhältnis des Selbst zur übersinnlichen Welt herstellt, so kann das reine Anschauen dieses Verhältnisses doch noch weiter getrieben werden. Das geschieht durch energisches Unterdrücken der erlang­ten Selbstschau. Das Selbst wird nach dieser Unterdrük­kung entweder dem Leeren gegenüber sich finden. In diesem Falle müssen die Übungen fortgesetzt werden. Oder aber es wird sich dem Wesenhaften der übersinnlichen Welt noch unmittelbarer gegenübergestellt finden als bei der inspirier­ten Erkenntnis. Bei dieser erscheint nur das Verhältnis einer übersinnlichen Welt zum Selbst; bei der hier charakterisier­ten Erkenntnisart ist das Selbst vollständig ausgeschaltet. Will man einen dem gewöhnlichen Bewußtsein angepaßten Ausdruck haben für diese Seelenverfassung, dann kann man sagen: das Bewußtsein erlebe sich nunmehr als Schau­platz, auf dem ein wesenhafter übersinnlicher Inhalt nicht vorgestellt wird, sondern sich selbst vorstellt. (Ich habe diese Erkenntnisart in meinem Buche «Wie erlangt man Erkenntnisse der höheren Welten?» das «intuitive Erken­nen» genannt, wobei abgesehen werden muß von dem gewöhnlichen Begriff «Intuition», der jedes unmittelbare gefühlsmäßige Erleben eines Bewußtseinsinhaltes bezeich­nen will.)

La connaissance intuitive transforme, pour l'observation directe de l'âme et de l'intérieur, toute la relation dans laquelle l'humain se sent en tant qu'"âme" avec l'organisation de son corps. Le corps éthérique apparaît en quelque sorte devant la faculté de vision spirituelle comme un organisme suprasensible différencié en soi. Et l'on reconnaît ses membres différenciés comme étant associés d'une certaine manière aux membres de l'organisation physique du corps. On ressent le corps éthérique comme le primaire et le corps physique comme son image, comme un secondaire. L'horizon de la conscience apparaît déterminé par l'action légitale du corps éthérique. L'organisation des phénomènes sur cet horizon résulte de l'action des membres différenciés du corps éthérique vers une unité. La loi cosmique universelle est à la base du corps éthérique ; l'unification de son action repose sur la tendance à se référer à quelque chose comme à un centre. Et l'image de cette tendance à l'unité est le corps physique. Ainsi, ce dernier se révèle être l'expression du je-monde, tout comme le corps éthérique se révèle être l'expression de la légité macrocosmique.

Durch intuitive Erkenntnis wandelt sich für die unmit­telbare Seelen-Innen-Beobachtung das ganze Verhältnis um, in dem sich der Mensch als «Seele» zu seiner Leibes-organisation empfindet. Es tritt gewissermaßen vor das geistige Anschauungsvermögen der Atherleib als ein in sich differenzierter übersinnlicher Organismus. Und man er­kennt seine differenzierten Glieder als zugeordnet den Glie­dern der physischen Leibesorganisation in einer bestimmten Weise. Man empfindet den Atherleib als das Primäre und den physischen Leib als dessen Abbild, als ein Sekundäres. Der Horizont des Bewußtseins erscheint bestimmt durch das gesetzmäßige Wirken des Ätherleibes. Die Zusammen­ordnung der Erscheinungen auf diesem Horizont ergibt sich als die Wirkung der differenzierten Glieder des Ätherleibes nach einer Einheit hin. Es liegt dem Atherleib die allumfas­sende kosmische Gesetzmäßigkeit zu Grunde; der Verein­heitlichung seines Wirkens liegt die Tendenz zu Grunde, sich auf etwas wie auf einen Mittelpunkt zu beziehen. Und das Bild dieser Einheitstendenz ist der physische Leib. So erweist sich der letztere als Ausdruck des Welt-Ich, wie sich der Atherleib als Ausdruck der makrokosmischen Ge­setzmäßigkeit erweist.

Ce qui est exposé ici sera plus clair si l'on parle d'un fait particulier de la vie intérieure de l'âme. Cela doit se faire par rapport à la mémoire. En raison du détachement du soi de l'organisation du corps, l'explorateur de l'esprit vit la mémoire d'une autre manière que la conscience ordinaire. Pour lui, le souvenir, qui est normalement un processus assez indifférencié, se décompose en faits partiels. Tout d'abord, il ressent le mouvement vers une expérience qui doit être rappelée comme si l'attention était dirigée dans une certaine direction. L'expérience est vraiment analogue au fait de regarder dans l'espace un objet lointain que l'on a d'abord regardé, dont on s'est ensuite détourné, avant de se tourner à nouveau vers lui. L'essentiel ici est que l'expérience qui pousse au souvenir soit ressentie comme quelque chose qui s'est arrêté à distance dans l'horizon temporel, et qui n'est pas simplement remonté des profondeurs de l'inconscient psychique. Ce retour à l'expérience qui pousse au souvenir est d'abord un processus purement subjectif. Lorsque le souvenir se produit réellement, l'investigateur spirituel sent que c'est la résistance du corps physique qui agit comme une surface réfléchissante et qui élève l'expérience vécue dans le monde objectif des représentations. Ainsi, lors du processus de remémoration, l'explorateur de l'esprit ressent tout d'abord un événement qui se déroule (subjectivement perceptible) à l'intérieur du corps éthérique et qui devient son souvenir grâce à la réflexion sur le corps physique. Le premier fait de la remémoration ne donnerait alors que des expériences incohérentes du soi ; que chaque souvenir se reflète en étant plongé dans la vie du corps physique : c'est ainsi qu'il devient une partie des expériences du je.

Deutlicher wird das hier Dargestellte werden, wenn von einer besonderen Tatsache des Seelen-Innenlebens gespro­chen wird. Es soll in bezug auf das Gedächtnis geschehen. Der Geistesforscher erlebt durch die Ablösung des Selbst von der Leibesorganisation die Erinnerung anders als das gewöhnliche Bewußtsein. Für ihn legt sich die Erinnerung, die sonst ein ziemlich undifferenzierter Vorgang ist, in Teil-Fakten auseinander. Zunächst empfindet er den Zug nach einem Erlebnis, das erinnert werden soll, wie die Hinlen­kung der Aufmerksamkeit nach einer bestimmten Richtung. Das Erlebnis ist dabei wirklich analog dem räumlichen Hinsehen auf einen fernen Gegenstand, den man erst an­gesehen hat, von dem man dann wegsieht, und sich wieder hinwendet. Das Wesentliche dabei ist, daß das zur Erinne­rung drängende Erlebnis als etwas empfunden wird, was im Zeithorizonte entfernt stehengeblieben ist, und was nicht etwa bloß aus den Tiefen des seelischen Unterlebens heraufgeholt wird. Dieses Hinwenden zu dem in die Erinnerung drängenden Erlebnis ist erst ein bloß subjektiver Vorgang. Wenn nun die Erinnerung wirklich eintritt, dann fühlt der Geistesforscher, daß es der Widerstand des physi­schen Leibes ist, der wie eine spiegelnde Fläche wirkt, und der das Erlebte in die objektive Vorstellungswelt erhebt. Somit fühlt der Geistesforscher beim Erinnerungsvorgang zunächst ein Geschehen, das (subjektiv wahrnehmbar) in­nerhalb des Atherleibes verläuft und das zu seiner Erinne­rung wird durch die Spiegelung am physischen Leib. Das erste Faktum des Erinnerns würde nun nur zusammenhang­lose Erlebnisse des Selbstes geben; daß jede Erinnerung sich spiegelt durch das Versenktwerden in das Leben des physi­schen Leibes: dadurch wird sie zu einem Teile der Ich-Erlebnisse.

Il ressort de tout cela que le chercheur d'esprit en vient, dans son expérience intérieure, à reconnaître comment l'humain sensible est sous-tendu par un humain suprasensible. Il ne cherche pas à prendre conscience de cet humain suprasensible par des déductions et des spéculations sur la base du monde immédiatement donné, mais en transformant l'état d'âme de telle sorte qu'il s'élève de la perception de ce qui est sensible à l'expérience réelle du suprasensible. Il parvient ainsi à la reconnaissance d'un contenu d'âme plus riche et plus substantiel que celui de la conscience ordinaire. Ce à quoi ce chemin mène ensuite ne peut toutefois être qu'esquissé ici, car une présentation détaillée exigerait un ouvrage complet. L'intérieur de l'âme devient pour le chercheur spirituel le producteur, le formateur de ce qui constitue la vie humaine individuelle du monde physique. Et ce producteur se révèle être tel qu'il a réellement tissé dans sa vie les forces non pas d'une seule vie, mais de nombreuses vies. Ce qui peut être considéré comme une réincarnation, une répétition de la vie terrestre, devient une observation réelle. Car l'expérience du noyau intérieur de la vie humaine montre en quelque sorte l'emboîtement de personnalités humaines se rapportant les unes aux autres. Et celles-ci ne peuvent être ressenties que dans le rapport de l'avant et de l'après. Car l'une d'elles se révèle toujours être le résultat d'une autre. Il n'y a pas non plus de continuité dans le rapport d'une personnalité à l'autre ; c'est plutôt un tel rapport qui s'exprime par des vies terrestres successives, séparées par des temps intermédiaires d'une existence purement spirituelle. Les périodes pendant lesquelles le noyau spirituel de l'être humain était incarné dans une organisation physique du corps se distinguent, pour l'observation de l'âme intérieure, de celles de l'existence suprasensible, en ce que pour les premières, l'expérience du contenu de l'âme apparaît comme projetée sur l'arrière-plan de la vie physique, alors que pour les secondes, elle est plongée dans un suprasensible qui s'étend dans l'indéterminé. En ce qui concerne ce que l'on appelle la réincarnation, il ne faut rien donner de plus ici qu'une sorte d'aperçu d'une perspective qui s'ouvre à partir des considérations précédentes. Celui qui admet la possibilité que le je humain puisse s'imprégner du noyau d'essence suprasensible-conceptuel, ne pourra plus trouver incompréhensible qu'en pénétrant plus avant dans ce noyau d'essence, son contenu se montre différencié, et que cette différenciation donne la vision spirituelle d'une série de formes d'existence se déroulant dans le passé. Le fait que ces formes d'existence portent en elles-mêmes leurs données temporelles peut apparaître compréhensible par analogie avec la mémoire ordinaire. Une expérience qui survient dans le souvenir porte aussi dans son contenu sa date temporelle. La véritable "remémoration" des formes d'existence passées, soutenue par un strict contrôle de soi, est cependant encore très éloignée de la formation de l'explorateur spirituel décrite précédemment, et de grandes difficultés de la vie intérieure de l'âme s'accumulent avant qu'elle ne soit parfaitement atteinte. Néanmoins, elle se situe dans la droite continuité du chemin de connaissance décrit. J'ai d'abord voulu enregistrer ici des faits d'expérience de l'observation intérieure de l'âme. C'est pourquoi je n'ai décrit la réincarnation qu'en tant que telle. Mais on peut aussi la démontrer théoriquement. C'est ce que j'ai fait dans le chapitre "Karma et réincarnation" de ma "Théosophie". J'ai essayé d'y montrer comment certains résultats de la récente science de la nature "poussés jusqu'au bout" conduisent à l'acceptation de l'idée de réincarnation pour l'humain.

Es ist aus alledem ersichtlich, daß der Geistesforscher in seinem inneren Erleben dazu kommt anzuerkennen, wie dem sinnenfälligen Menschen ein übersinnlicher zu Grunde liegt. Er sucht ein Bewußtsein dieses übersinnlichen Men­schen nicht durch Schlußfolgerungen und Spekulationen auf Grundlage der unmittelbar gegebenen Welt zu erlangen; sondern dadurch, daß er die Seelenverfassung so umwan­delt, daß sie sich aus der Wahrnehmung des Sinnfälligen zum realen Miterleben des Übersinnlichen heraushebt. Da­durch kommt er zur Anerkenntnis eines Seeleninhaltes, der reicher, inhaltvoller sich erweist als der des gewöhnlichen Bewußtseins. Wozu dieser Weg dann weiter führt, das kann hier allerdings nur angedeutet werden, da eine ausführliche Darstellung ein umfassendes Werk in Anspruch nehmen würde. Das Innere der Seele wird dem Geistesforscher zum Produzenten, zum Bildner dessen, was das einzelne Men­schenleben der physischen Welt ausmacht. Und dieser Produzent erweist sich so, daß er in seinem Leben real einver­woben hat die Kräfte nicht des einen Lebens, sondern vieler Leben. Das, was als Reinkarnation, Wiederholung des Erdenlebens, gelten kann, wird zu einer wirklichen Be­obachtung. Denn die Erfahrung über den inneren Kern des Menschenlebens zeigt gewissermaßen die Einschachtelung sich aufeinander beziehender Menschenpersönlichkeiten. Und diese können nur im Verhältnis des Vorher und Nach­her empfunden werden. Denn es erweist sich immer eine folgende als das Ergebnis einer anderen. Es ist in dem Ver­hältnis der einen zur anderen Persönlichkeit auch nichts von Kontinuität; es ist vielmehr ein solches Verhältnis, das sich in aufeinanderfolgenden Erdenleben ausdrückt, die durch Zwischenzeiten eines rein geistigen Daseins getrennt sind. Die Zeiten, in welchen der geistige Wesenskern des Men­schen in physischer Leibesorganisation verkörpert war, unterscheiden sich für die Seelen-Innen-Beobachtung von denjenigen der übersinnlichen Existenz dadurch, daß für die ersteren das Erleben des Seeleninhaltes wie auf den Hintergrund des physischen Lebens projiziert erscheint, für die letzteren aber eingetaucht in ein ins Unbestimmte ver­laufendes Übersinnliches. Es sollte hier in bezug auf die so­genannte Reinkarnation nichts weiter gegeben werden als eine Art Ausblick in eine Perspektive, die sich aus den vor­hergehenden Betrachtungen eröffnet. Wer die Möglichkeit zugibt, daß das menschliche Selbst sich einleben kann in den übersinnlich-anschaulichen Wesenskern, der wird es auch nicht mehr unverständlich finden können, daß beim wei­teren Einblick in diesen Wesenskern sich dessen Inhalt differenziert zeigt, und daß sich durch diese Differenzie­rung der geistige Anblick einer in die Vergangenheit laufenden Reihe von Existenzformen ergibt. Daß diese Exi­stenzformen in sich selbst ihre Zeitdaten tragen, kann durch die Analogie mit dem gewöhnlichen Gedächtnis begreiflich erscheinen. Ein in der Erinnerung auftretendes Erlebnis trägt ja auch in seinem Inhalte sein Zeitdatum. Die wirk­liche, von strenger Selbstkontrolle gestützte «Rückerinne­rung» an vergangene Existenzformen ist allerdings noch weit abgelegen von jener Schulung des Geistesforschers, die vorher beschrieben worden ist, und es türmen sich große Schwierigkeiten des inneren Seelenlebens auf, bevor sie ein­wandfrei erreicht wird. Trotzdem liegt sie in der geraden Fortsetzung des beschriebenen Erkenntnisweges. Ich wollte hier zunächst Erfahrungstatsachen der Seelen-Innen-Beob­achtung gewissermaßen registrieren. Deshalb habe ich auch die Reinkarnation nur als eine solche beschrieben. Man kann dieselbe aber auch theoretisch belegen. Dies habe ich in meiner «Theosophie» in dem Kapitel «Karma und Re­inkarnation» getan. Da versuchte ich zu zeigen, wie gewisse Ergebnisse der neueren Naturwissenschaft «zu Ende ge­dacht» zu der Annahme der Reinkarnationsidee für den Menschen führen.

Pour la considération de la nature globale de l'humain, il résulte de ce qui précède que son essence peut être comprise si on la considère comme le résultat de l'action conjointe de quatre éléments : 1. l'organisation physique du corps ; 2. le corps éthérique ; 3. le corps astral et 4. le "je" qui se forme dans ce dernier et qui se manifeste par la relation du noyau de l'être à l'organisation physique. Il n'est pas possible, dans le cadre d'un exposé, d'aborder les autres articulations de ces quatre manifestations de la vie de l'être humain dans son ensemble. J'ai essayé d'en dire plus : d'abord de façon méthodique dans l'ouvrage "Comment acquérir la connaissance des mondes supérieurs" et ensuite de façon systématique dans ma "Théosophie" et ma "Science secrète dans ses grandes lignes".

Für die Betrachtung der Gesamtnatur des Menschen er­gibt sich aus dem Vorhergehenden, daß seine Wesenheit verständlich werden kann, wenn man dieselbe als das Er­gebnis des Zusammenwirkens von vier Gliedern ansieht: i. der physischen Leibesorganisation; 2. des Ätherleibes; 3. des Astralleibes und 4. des in dem letzteren sich ausbil­denden, durch Beziehung des Wesenskernes auf die physi­sche Organisation zur Erscheinung kommenden «Ich». Auf die weiteren Gliederungen dieser vier Lebensäußerungen des Gesamtmenschen kann im Raume eines Vortrages nicht eingegangen werden. Hier sollte nur die Grundlage der Geistesforschung aufgezeigt werden; weiteres habe ich aus­zuführen versucht: erstens methodisch in der Schrift «Wie erlangt man Erkenntnisse der höheren Welten?» und zwei­tens systematisch in meiner «Theosophie» und meiner «Ge­heimwissenschaft im Umriß».

Les expériences de l'explorateur de l'esprit et la théorie de la connaissance

Die Erlebnisse des Geistesforschers und die
Erkenntnistheorie

Les explications données ici permettront de reconnaître que l'anthroposophie comprise dans le bon sens repose sur un chemin d'évolution de l'âme humaine à systématiser strictement en soi et que ce serait une erreur de croire que dans l'état d'âme du chercheur en esprit vit quelque chose de ce que l'on désigne dans la vie ordinaire comme enthousiasme, extase, ravissement, vision et ainsi de suite. C'est précisément de la confusion entre l'état d'âme caractérisé ici et de tels états que doivent naître les malentendus qui peuvent être opposés à la véritable anthroposophie. Premièrement, cette confusion fait croire qu'il existe dans l'âme du chercheur de l'esprit un détachement de l'autocontrôle de la conscience, une sorte d'aspiration à la vision immédiate et instinctive. Or, c'est le contraire qui est vrai. Et l'état d'âme de l'investigateur spirituel s'éloigne encore plus que la conscience ordinaire de ce que l'on appelle habituellement l'extase, la vision, et de tout ce qui est communément appelé la voyance. Même de tels états d'âme, comme ceux envisagés par exemple par Shaflesbury, sont des mondes intérieurs nébuleux à côté de ce qui est recherché par les exercices du véritable chercheur d'esprit. Shaftesbury trouve qu'il n'y a pas de chemin vers une connaissance plus profonde par un "intellect froid" sans enlèvement de l'esprit. La véritable recherche spirituelle emporte avec elle tout l'appareil intérieur de la logique et de l'introspection lorsqu'elle cherche à déplacer la conscience de la sphère sensible vers une sphère suprasensible. C'est pourquoi on ne peut pas lui reprocher de ne pas tenir compte de l'élément rationnel de la connaissance. Elle ne peut cependant pas traiter son contenu en concepts après la perception, parce qu'elle emporte toujours avec elle l'élément rationnel en quittant le monde des sens et le conserve toujours comme un squelette de l'expérience suprasensible dans toute perception suprasensible, comme une partie intégrante.

Die hier gemachten Ausführungen werden erkennen lassen, daß der im rechten Sinne verstandenen Anthroposophie ein in sich streng zu systematisierender Entwickelungsweg der menschlichen Seele zu Grunde liegt und daß es ein Irr­tum wäre zu glauben, daß in der Seelenverfassung des Geistesforschers etwas von dem lebt, was man im gewöhn­lichen Leben als Enthusiasmus, Ekstase, Verzückung, Vi­sion und so weiter bezeichnet. Gerade durch die Verwechse­lung der hier charakterisierten Seelenverfassung mit solchen Zuständen müssen die Mißverständnisse entstehen, welche der wahren Anthroposophie entgegengebracht werden kön­nen. Erstens wird durch diese Verwechselung der Glaube erweckt, als ob in der Seele des Geistesforschers ein Ent­rücktsein von der Selbstkontrolle des Bewußtseins vorhan­den wäre, eine Art Streben nach unmittelbarer, instinktiver Schauung. Es ist aber das Gegenteil der Fall. Und von der gewöhnlich so genannten Ekstase, Vision, von allem land­läufigen Sehertum entfernt sich die Seelenverfassung des Geistesforschers noch mehr als das gewöhnliche Bewußt­sein. Selbst solche Seelenverfassungen, wie sie zum Beispiel Shaflesbury im Auge hat, sind nebulose Innenwelten ne­ben dem, was durch die Übungen des echten Geistesfor­schers angestrebt wird. Shaftesbury findet, daß durch «kal­ten Verstand» ohne Entrücktsein des Gemütes zu tieferen Erkenntnissen kein Weg führt. Die wahre Geistesforschung nimmt den ganzen inneren Seelenapparat von Logik und Selbstbesonnenheit mit, wenn sie das Bewußtsein aus der sinnlichen in eine übersinnliche Sphäre zu verlegen sucht. Deshalb kann gegen sie auch nicht vorgebracht werden, daß sie das rationelle Element der Erkenntnis unberücksichtigt lasse. Sie kann allerdings ihren Inhalt nicht nach der Wahr­nehmung in Begriffen denkerisch bearbeiten, weil sie das rationelle Element bei ihrem Hinausgehen aus der Sinnen­welt stets mitnimmt und es wie ein Skelett der übersinn­lichen Erfahrung in aller übersinnlichen Wahrnehmung als einen integrierenden Bestandteil stets beibehält.

Il est naturellement impossible de mettre ici la recherche sur l'esprit en relation avec les différentes orientations épistémologiques actuelles. C'est pourquoi nous tenterons - pour ainsi dire à titre d'essai - d'attirer l'attention par quelques remarques - plus aphoristiques - sur la conception épistémologique et théorique et son rapport avec la recherche sur l'esprit, qui doit ressentir les plus grandes difficultés face à cette dernière. Il n'est peut-être pas immodeste de faire remarquer que l'on peut trouver une base complète pour la discussion entre la philosophie et l'anthroposophie dans mes écrits : "Vérité et science" et "Philosophie de la liberté".

Es ist naturgemäß hier unmöglich, die Geistesforschung in Beziehung zu setzen zu den verschiedenen erkenntnis­theoretischen Richtungen der Gegenwart. Es soll deshalb — gleichsam probeweise versucht werden, mit einigen — mehr aphoristischen -- Bemerkungen auf die erkenntnis-theore­tische Auffassung und deren Bezug zur Geistesforschung hinzuweisen, welche gegenüber dieser letzteren die größten Schwierigkeiten empfinden muß. Es ist vielleicht nicht un­bescheiden, darauf hinzuweisen, daß man eine vollständige Grundlage für die Auseinandersetzung zwischen Philo­sophie und Anthroposophie aus meinen Schriften gewin­nen kann: «Wahrheit und Wissenschaft» und «Philosophie der Freiheit».

Pour la théorie de la connaissance de notre époque, c'est devenu de plus en plus une sorte d'axiome que dans le contenu de la conscience, il n'y a d'abord que des images, ou même que des "signes" (Helmholtz) du réel transcendant. Il n'est pas nécessaire d'expliquer ici comment la philosophie critique et la physiologie ("énergies sensorielles spécifiques", vues de Johannes Müller et de ses successeurs) ont collaboré pour faire d'une telle représentation une idée apparemment incontournable. Le "réalisme naïf", qui voit dans les phénomènes de l'horizon de la conscience autre chose que des représentants de type subjectif pour un objectif, était considéré dans le développement philosophique du dix-neuvième siècle comme une chose dépassée pour toujours. Or, le rejet du point de vue théosophique découle presque naturellement de ce qui est à la base de cette conception. Celui-ci ne peut en effet être considéré, du point de vue critique, que comme un dépassement impossible des limites inhérentes à l'essence de la conscience. Si l'on veut réduire à une formule simple une expression immensément grande et perspicace de l'épistémologie critique, on peut dire que le philosophe critique voit dans les faits de l'horizon de la conscience d'abord des représentations, des images ou des signes, et qu'une relation possible avec un extérieur transcendant peut être trouvée qu'à l'intérieur de la conscience pensante. La conscience ne peut justement pas se sauter par dessus elle-même, elle ne peut pas sortir d'elle-même pour se plonger dans un transcendant. Une telle représentation a en effet quelque chose qui semble une évidence. Et pourtant, elle repose sur une prémisse qu'il suffit de percer à jour pour la rejeter. Cela sonne presque paradoxal de reprocher à l'idéalisme subjectif qui s'exprime dans la représentation caractérisée un matérialisme caché. Et pourtant, on ne peut pas faire autrement. Ce qui peut être dit ici peut être illustré par une comparaison. Prenez de la cire à cacheter et imprimez-y un nom à l'aide d'un poinçon. Le nom, avec tout ce qu'il implique, est passé du cachet à la laque à cacheter. Ce qui ne peut pas passer du cachet dans la laque à cacheter, c'est le métal du cachet. Que l'on remplace le vernis à cacheter par la vie de l'âme humaine et le cachet par la transcendance. Il devient alors immédiatement évident que l'on ne peut parler d'une impossibilité du passage de la transcendance dans la représentation que si l'on ne pense pas le contenu objectif de la transcendance de manière spirituelle, ce qui devrait alors être pensé par analogie avec le nom entièrement transféré dans le vernis à cacheter. On doit beaucoup plus, pour les besoins de l'idéalisme critique, poser comme condition que le contenu du transcendant soit pensé en analogie avec le métal du cachet. Mais cela ne peut pas se faire autrement qu'en posant la prémisse matérialiste cachée selon laquelle la transcendance doit être absorbée dans la représentation de celle-ci par un flux pensé matériellement. Dans le cas où le transcendant est spirituel, l'idée d'une absorption de celui-ci par la représentation est absolument possible.

Für die Erkenntnistheorie unserer Zeit ist es immer mehr zu einer Art Axiom geworden, daß in dem Bewußtseinsinhalte zunächst nur Bilder, oder gar nur «Zeichen» (Helmholtz) des Transzendent-Wirklichen gegeben seien. Es braucht hier nicht auseinandergesetzt zu werden, wie die kritische Philosophie und die Physiologie («spezifische Sin­nesenergien», Ansichten von Johannes Müller und seiner Nachfolger) zusammengewirkt haben, um eine solche Vor­stellung zu einer scheinbar unabweislichen zu machen. Der «naive Realismus», welcher in den Erscheinungen des Be­wußtseinshorizontes etwas anderes sieht als Repräsentan­ten subjektiver Art für ein Objektives, galt in der philo­sophischen Entwickelung des neunzehnten Jahrhunderts als eine für alle Zeit überwundene Sache. Aus dem aber, was dieser Vorstellung zu Grunde liegt, ergibt sich fast mit Selbstverständlichkeit die Ablehnung des theosophischen Gesichtspunktes. Dieser kann ja für den kritischen Stand­punkt nur als ein unmögliches Überspringen der im We­sen des Bewußtseins liegenden Grenzen angesehen werden. Wenn man eine unermeßlich große, scharfsinnige Ausprä­gung von kritischer Erkenntnistheorie auf eine einfache Formel bringen will, so kann man etwa sagen: Der kri­tische Philosoph sieht in den Tatsachen des Bewußtseins­horizontes zunächst Vorstellungen, Bilder oder Zeichen, und eine mögliche Beziehung zu einem Transzendent-Äußeren könne nur innerhalb des denkenden Bewußtseins gefunden werden. Das Bewußtsein könne sich eben nicht selber überspringen, könne nicht aus sich heraus, um in ein Transzendentes unterzutauchen. Solch eine Vorstellung hat in der Tat etwas an sich, was wie eine Selbstverständlich­keit erscheint. Und dennoch — sie beruht auf einer Voraus­setzung, die man nur zu durchschauen braucht, um sie ab­zuweisen. Es klingt ja fast paradox, wenn man dem subjektiven Idealismus, der sich in der gekennzeichneten Vor­stellung ausspricht, einen versteckten Materialismus vor­wirft. Und doch kann man nicht anders. Es möge, was hier gesagt werden kann, durch einen Vergleich veranschaulicht werden. Man nehme Siegellack und drücke darin mit einem Petschaft einen Namen ab. Der Name ist mit allem, wor­auf es bei ihm ankommt, von dem Petschaft in den Siegel­lack übergegangen. Was nicht aus dem Petschaft in das Siegellack hinüberwandern kann, ist das Metall des Pet­schafts. Man setze statt Siegellack das Seelenleben des Men­schen und statt Petschaft das Transzendente. Es wird dann sofort ersichtlich, daß man von einer Unmöglichkeit des Herüberwanderns des Transzendenten in die Vorstellung nur sprechen kann, wenn man sich den objektiven Inhalt des Transzendenten nicht spirituell denkt, was dann in Analogie mit dem vollkommen in das Siegellack herüber-genommenen Namen zu denken wäre. Man muß vielmehr die Voraussetzung zum Behufe des kritischen Idealismus machen, daß der Inhalt des Transzendenten in Analogie zu denken sei zum Metall des Petschaftes. Das aber kann gar nicht anders geschehen, als wenn man die versteckte mate­rialistische Voraussetzung macht, das Transzendente müsse durch ein materiell gedachtes Herüberfließen in die Vor­stellung von dieser aufgenommen werden. In dem Falle, daß das Transzendente ein spirituelles ist, ist der Gedanke eines Aufnehmens desselben von der Vorstellung absolut möglich.

L'idéalisme critique opère un autre décalage par rapport au simple état de fait de la conscience, en ce qu'il ne tient pas compte de la relation de fait qui existe entre le contenu de la connaissance et le <je>. En effet, si l'on présuppose d'emblée que le <je>, avec le contenu des lois du monde exprimées en idées et en concepts, se trouve en dehors de la transcendance, il devient alors évident que ce <je> ne peut pas se passer de lui-même, c'est-à-dire qu'il doit toujours rester en dehors de la transcendance. Or, cette présupposition n'est pas tenable par rapport à une observation sans préjugés des faits de la conscience. Pour simplifier, il faut d'abord se référer au contenu de la légité du monde, dans la mesure où il est exprimable en termes et formules mathématiques. Le lien interne et légital des formules mathématiques est obtenu au sein de la conscience et alors appliqué aux faits empiriques. Or, il n'y a pas de différence décelable entre ce qui vit dans la conscience en tant que concept mathématique, lorsque cette conscience rapporte son contenu à un fait empirique ; ou lorsqu'elle se représente ce concept mathématique dans une pensée purement mathématique soustraite. Mais cela ne signifie quand même rien d'autre que : le je, avec sa représentation mathématique, ne se tient pas en dehors de la loi mathématique transcendante des choses, mais à l'intérieur. Et l'on parviendra donc à une meilleure représentation du <je> sur le plan épistémologique, si l'on ne se le représente pas comme se trouvant à l'intérieur de l'organisation du corps, et si on lui fait donner les impressions <de l'extérieur>, mais si l'on place le <je> dans la légité même des choses, et si l'on ne voit dans l'organisation du corps que quelque chose comme un miroir qui reflète au je, par l'activité organique du corps, le tissage du je dans la transcendance, tissage qui se trouve hors du corps. Une fois que l'on s'est familiarisé, pour la pensée mathématique, avec l'idée que le <je> n'est pas dans le corps, mais en dehors de celui-ci, et que l'activité organique du corps ne représente que le miroir vivant à partir duquel est reflétée la vie du <je> située dans la transcendance, on peut aussi trouver cette idée compréhensible sur le plan de la théorie de la connaissance pour tout ce qui se produit dans l'horizon de la conscience. Et l'on ne pourrait alors plus dire que le <je> doit se sur-sauter/surpasser lui-même lorsqu'il voudrait atteindre/parvenir dans le tra cendant, mais on devrait envisager que le contenu empirique ordinaire de la conscience se rapporte à ce qui est véritablement vécu intérieurement par le noyau de l'être humain, comme le reflet du miroir se rapporte à l'essence de celui qui se regarde dans le miroir. Grâce à une telle conception épistémologique, le conflit entre la science de la nature, qui tend vers le matérialisme, et la recherche spirituelle, qui présuppose le spirituel, pourrait être véritablement résolu de façon univoque. Car la recherche sur la nature aurait la voie libre, en ce sens qu'elle pourrait étudier les lois de l'organisation du corps sans être influencée par l'intervention d'un mode de pensée spirituel. Si l'on veut connaître les lois qui régissent la formation de l'image réfléchie, on doit s'en remettre aux lois du miroir. La manière dont le spectateur se reflète dépend de ces lois. Cela se passe de différentes manières, que l'on ait un miroir plan, un miroir convexe ou un miroir concave. Mais l'essence de celui qui se reflète se trouve en dehors du miroir. On pourrait ainsi voir dans les lois qui résultent de l'étude de la nature les raisons de la formation de la conscience empirique ; et il n'y aurait rien à mêler à ces lois de ce que la science de l'esprit a à dire sur la vie intérieure du noyau de l'être humain.

Eine weitere Verschiebung gegenüber dem einfachen Tat­bestande des Bewußtseins geschieht von dem kritischen Idealismus dadurch, daß dieser außer acht läßt, welche faktische Beziehung zwischen dem Erkenntnisinhalte und dem «Ich» besteht. Setzt man nämlich von vornherein vor­aus, daß das «Ich» mit dem Inhalte der in Ideen und Be­griffe gebrachten Weltgesetze außerhalb des Transzenden­ten stehe, dann wird es eben selbstverständlich, daß dies «Ich» sich nicht überspringen könne, das heißt, stets außer­halb des Transzendenten bleiben müsse. Nun ist aber diese Voraussetzung gegenüber einer vorurteilsfreien Beobach­tung der Bewußtseinstatsachen doch nicht festzuhalten. Es soll der Einfachheit halber zunächst hier auf den Inhalt der Weltgesetzlichkeit verwiesen werden, insofern dieser in mathematischen Begriffen und Formeln ausdrückbar ist. Der innere gesetzmäßige Zusammenhang der mathemati­schen Formeln wird innerhalb des Bewußtseins gewonnen und dann auf die empirischen Tatbestände angewendet. Nun ist kein auffindbarer Unterschied zwischen dem, was im Bewußtsein als mathematischer Begriff lebt, wenn dieses Bewußtsein seinen Inhalt auf einen empirischen Tatbestand bezieht; oder wenn es diesen mathematischen Begriff in rein mathematischem abgezogenen Denken sich vergegenwär­tigt. Das heißt aber doch nichts anderes als: das Ich steht mit seiner mathematischen Vorstellung nicht außerhalb der transzendent mathematischen Gesetzmäßigkeit der Dinge, sondern innerhalb. Und man wird deshalb zu einer besse­ren Vorstellung über das «Ich» erkenntnistheoretisch ge­langen, wenn man es nicht innerhalb der Leibesorganisation befindlich vorstellt, und die Eindrücke ihm «von außen» geben läßt; sondern wenn man das «Ich» in die Gesetz­mäßigkeit der Dinge selbst verlegt, und in der Leibesorgani­sation nur etwas wie einen Spiegel sieht, welcher das außer dem Leibe liegende Weben des Ich im Transzendenten dem Ich durch die organische Leibestätigkeit zurückspiegelt. Hat man sich einmal für das mathematische Denken mit dem Gedanken vertraut gemacht, daß das «Ich» nicht im Leibe ist, sondern außerhalb desselben und die organische Leibes­tätigkeit nur den lebendigen Spiegel vorstellt, aus dem das im Transzendenten liegende Leben des «Ich» gespiegelt wird, so kann man diesen Gedanken auch erkenntnistheo­retisch begreiflich finden für alles, was im Bewußtseinshori­zonte auftritt. — Und man könnte dann nicht mehr sagen, das «Ich» müsse sich selbst überspringen, wenn es in das Trans­zendente gelangen wollte; sondern man müßte einsehen, daß sich der gewöhnliche empirische Bewußtseinsinhalt zu dem vom menschlichen Wesenskern wahrhaft innerlich durchlebten, wie das Spiegelbild sich zu dem Wesen dessen verhält, der sich in dem Spiegel beschaut. — Durch eine solche erkenntnistheoretische Vorstellung würde nun der Streit zwischen der zum Materialismus neigenden Natur­wissenschaft und einer das Spirituelle voraussetzenden Gei­stesforschung in eindeutiger Art wirklich beigelegt werden können. Denn für die Naturforschung wäre freie Bahn ge­schaffen, indem sie die Gesetze der Leibesorganisation un­beeinflußt von einem Dazwischenreden einer spirituellen Denkart erforschen könnte. Will man erkennen, nach wel­chen Gesetzen das Spiegelbild entsteht, so ist man an die Gesetze des Spiegels gewiesen. Von diesem hängt es ab, wie der Beschauer sich spiegelt. Es geschieht in verschiedener Art, ob man einen Planspiegel, einen konvexen oder einen konkaven Spiegel hat. Das Wesen dessen, der sich spiegelt, liegt aber außerhalb des Spiegels. So könnte man sehen in den Gesetzen, welche die Naturforschung ergibt, die Gründe für die Gestaltung des empirischen Bewußtseins; und in diese Gesetze wäre nichts einzumischen von dem, was die Geisteswissenschaft über das innere Leben des menschlichen Wesenskernes zu sagen hat.

Dans le cadre de la recherche sur la nature, on s'opposera toujours, à juste titre, à l'intervention de points de vue purement spirituels. Et dans le domaine de cette recherche, il est tout à fait naturel que l'on sympathise davantage avec des explications qui se veulent mécaniques qu'avec des lois spirituelles. Une idée comme celle-ci doit être sympathique à celui qui vit dans des idées scientifiques claires : "Le fait de la conscience par l'excitation des cellules cérébrales n'est pas d'un ordre essentiellement différent du fait de la pesanteur liée à la matière" (Moritz Benedikt). Quoi qu'il en soit, avec une telle explication, ce qui est pensable du point de vue de science de la nature est donné exactement du point de vue méthodologique. Elle est défendable selon la science de la nature, alors que les hypothèses d'une régulation des processus organiques directement par des influences psychiques ne sont pas tenables selon la science de la nature. L'idée fondamentale de la théorie de la connaissance que nous venons de caractériser ne peut cependant voir dans toute l'étendue de ce qui peut être constaté par la science de la nature que des dispositifs qui servent à refléter le véritable noyau psychique de l'être humain. Or, ce noyau essentiel ne doit pas être placé à l'intérieur de l'organisme physique, mais dans la transcendance. Et la recherche spirituelle devrait alors être pensée comme le moyen de s'imprégner de l'essence de ce qui se reflète. Bien entendu, le fondement commun des lois de l'organisme physique et de celles du suprasensible reste alors derrière l'opposition : "essence et miroir". Mais cela n'est certainement pas un inconvénient pour la pratique de l'approche scientifique des deux côtés. Celle-ci s'écoulerait, si l'opposition était maintenue, en deux courants qui s'éclairent et s'expliquent mutuellement. Car il faut bien constater que l'on n'a pas affaire au sens absolu du terme, dans l'organisation physique, à un appareil de réflexion indépendant du suprasensible. L'appareil de réflexion doit être considéré comme le résultat de l'entité suprasensible qui se reflète en lui. L'indépendance mutuelle relative de l'un et l'autre des modes d'observation ci-dessus doit être complétée par une autre, qui va en profondeur, et qui est en mesure de regarder la synthèse du sensible et du suprasensible. L'union des deux courants peut être considérée comme donnée par une évolution possible de la vie psychique vers la connaissance intuitive caractérisée. Ce n'est qu'à l'intérieur de celle-ci que la possibilité de surmonter l'opposition est donnée.

Innerhalb der Naturforschung wird man mit Recht sich immer wehren gegen ein Einmi­schen rein spiritueller Gesichtspunkte. Und auf dem Felde dieser Forschung ist es nur naturgemäß, daß man mehr sympathisiert mit Erklärungen, die mechanisch gehalten sind, als mit spirituellen Gesetzen. Eine Vorstellung wie die folgende muß dem in klaren naturwissenschaftlichen Vorstellungen Lebenden sympathisch sein: «Die Tatsache des Bewußtseins durch Gehirnzellen-Erregung ist nicht we­sentlich anderer Ordnung als die Tatsache der an den Stoff gebundenen Schwerkraft» (Moritz Benedikt) . Jedenfalls ist mit einer solchen Erklärung exakt methodologisch das na­turwissenschaftlich Denkbare gegeben. Sie ist naturwissen­schaftlich haltbar, während die Hypothesen von einem Re­geln der organischen Vorgänge unmittelbar durch psychische Einflüsse naturwissenschaftlich unhaltbar sind. Der vorhin charakterisierte erkenntnistheoretische Grundgedanke kann aber in dem ganzen Umfange des naturwissenschaftlich Feststellbaren nur Einrichtungen sehen, welche der Spiege­lung des eigentlichen seelischen Wesenskernes des Menschen dienen. Dieser Wesenskern aber ist nicht in das Innere des physischen Organismus, sondern in das Transzendente zu verlegen. Und Geistesforschung wäre dann als der Weg zu denken, sich in das Wesen dessen einzuleben, was sich spie­gelt. Selbstverständlich bleibt dann die gemeinsame Grund­lage der Gesetze des physischen Organismus und jener des übersinnlichen hinter dem Gegensatz: «Wesen und Spie­gel» liegen. Doch ist dies gewiß kein Nachteil für die Praxis der wissenschaftlichen Betrachtungsweise nach den beiden Seiten hin. Diese würde bei der charakterisierten Festhaltung des Gegensatzes in zwei Strömungen fortfließen, die sich gegenseitig erhellen und erläutern. Denn es ist ja fest­zuhalten, daß man es in der physischen Organisation nicht mit einem von dem Übersinnlichen unabhängigen Spiege­lungsapparat im absoluten Sinne zu tun hat. Der Spiege­lungsapparat muß eben doch als das Ergebnis der sich in ihm spiegelnden übersinnlichen Wesenheit gelten. Der rela­tiven gegenseitigen Unabhängigkeit der einen und der an­deren von obigen Betrachtungsweisen muß ergänzend eine andere, in die Tiefe gehende, gegenübertreten, welche die Synthesis des Sinnlichen und Übersinnlichen anzuschauen in der Lage ist. Der Zusammenschluß der beiden Strömun­gen kann als gegeben gedacht werden durch eine mögliche Fortentwickelung des Seelenlebens zu der charakterisierten intuitiven Erkenntnis. Erst innerhalb dieser ist die Möglich­keit gegeben, den Gegensatz zu überwinden.

On peut dire avec cela que des considérations épistémologiques impartiales ouvrent la voie à une anthroposophie bien comprise. Car elles conduisent à trouver théoriquement compréhensible la possibilité que le noyau de l'être humain ait une existence libre de l'organisation physique. Et que l'opinion de la conscience ordinaire, selon laquelle le je doit être considéré comme une entité absolument située à l'intérieur du corps, doit être considérée comme une illusion nécessaire de la vie psychique immédiate. Le je - avec tout le noyau de l'être humain - peut être considéré comme une entité qui vit sa relation avec le monde objectif à l'intérieur même de celui-ci, et qui reçoit ses expériences comme des reflets de la vie de représentation de l'organisation du corps. La séparation du noyau de l'être humain de l'organisation corporelle ne peut naturellement pas être conçue dans l'espace, mais doit être considérée comme un être-détaché dynamique relatif. Alors se résout aussi une contradiction apparente que l'on pourrait trouver entre ce qui est dit ici et ce qui a été dit plus haut sur l'être/essence du sommeil. A l'état de veille, le noyau de l'être humain est inséré dans l'organisation physique de telle sorte qu'il s'y reflète par sa relation dynamique avec elle ; dans le sommeil, ce reflet est supprimé. Puisque la conscience ordinaire, dans le sens des considérations épistémologiques faites ici, n'est rendue possible que par le reflet (par les représentations reflétées), elle cesse pendant l'état de sommeil. L'état d'âme de l'explorateur de l'esprit ne peut être compris que dans la mesure où l'illusion de la conscience ordinaire y est surmontée, et qu'un point de départ de la vie de l'âme est gagné, qui vit réellement le noyau de l'être humain dans un libre détachement de l'organisation du corps. Tout ce que l'on obtient ensuite par des exercices n'est qu'un enfouissement plus profond dans la transcendance, dans laquelle le je de la conscience ordinaire est réellement, bien qu'il ne s'y sache pas en tant que tel.

Man kann somit sagen, daß erkenntnistheoretisch unbe­fangene Erwägungen die Bahn frei machen für eine richtig verstandene Anthroposophie. Denn sie führen dazu, die Möglichkeit theoretisch verständlich zu finden, daß der menschliche Wesenskern ein von der physischen Organisation freies Dasein habe. Und daß die Meinung des gewöhnlichen Bewußtseins, das Ich sei als absolut innerhalb des Leibes ge­legene Wesenheit zu betrachten, als eine notwendige Illu­sion des unmittelbaren Seelenlebens zu gelten habe. Das Ich — mit dem ganzen menschlichen Wesenskern — kann ange­sehen werden als eine Wesenheit, welche ihre Beziehung zu der objektiven Welt innerhalb dieser selbst erlebt, und die ihre Erlebnisse als Spiegelbilder des Vorstellungslebens aus der Leibesorganisation empfängt. Die Absonderung des menschlichen Wesenskernes von der Leibesorganisation darf naturgemäß nicht räumlich gedacht werden, sondern muß als relatives dynamisches Losgelöstsein gelten. Dann löst sich auch ein scheinbarer Widerspruch, der etwa zwischen dem hier Gesagten und dem oben über das Wesen des Schlafes Bemerkten gefunden werden könnte. In wachem Zustande ist der menschliche Wesenskern der physischen Organisation so eingefügt, daß er durch sein dynamisches Verhältnis zu dieser sich in ihr spiegelt; im Schlaf zustande ist die Spiegelung aufgehoben. Da nun das gewöhnliche Bewußtsein im Sinne der hier gemachten erkenntnistheore­tischen Erwägungen nur durch die Spiegelung (durch die gespiegelten Vorstellungen) ermöglicht ist, so hört es wäh­rend des Schlafzustandes auf. Die Seelenverfassung des Geistesforschers kann nur so verstanden werden, daß in ihr die Illusion des gewöhnlichen Bewußtseins überwunden ist, und daß ein Ausgangspunkt des Seelenlebens gewonnen wird, der den menschlichen Wesenskern real in freier Los­lösung von der Leibesorganisation erlebt. Alles weitere, was dann durch Übungen erreicht wird, ist nur ein tieferes Hineingraben in das Transzendente, in welchem das Ich des gewöhnlichen Bewußtseins wirklich ist, obgleich es sich als solches nicht in demselben weiß.

La recherche sur/de l'esprit est ainsi démontrée comme épistémologiquement pensable. Cette concevabilité ne sera naturellement admise que par celui qui peut être d'avis que la théorie dite critique de la connaissance n'est en mesure de tenir sa proposition sur l'impossibilité de sauter la conscience que si elle ne perce pas l'illusion de l'enfermement du noyau de l'être humain dans l'organisation du corps et la réception des impressions par les sens. Je suis conscient que mes explications épistémologiques ne sont qu'une esquisse. Mais on pourra peut-être reconnaître dans ces allusions qu'elles ne sont pas des idées isolées, mais qu'elles proviennent d'une conception épistémologique fondamentale construite.

Geistesforschung ist damit als erkenntnistheoretisch denk­bar nachgewiesen. Diese Denkbarkeit wird naturgemäß nur derjenige zugeben, welcher der Ansicht sein kann, daß die sogenannte kritische Erkenntnistheorie ihren Satz von der Unmöglichkeit des Überspringens des Bewußtseins nur dann zu halten in der Lage ist, wenn sie die Illusion von dem Eingeschlossensein des menschlichen Wesenskernes in der Leibesorganisation und dem Empfangen der Eindrücke durch die Sinne nicht durchschaut. Ich bin mir bewußt, dass mit meinen erkenntnistheoretischen Ausführungen nur skizzenhafte Andeutungen gegeben sind. Doch wird man vielleicht aus diesen Andeutungen erkennen können, daß sie nicht vereinzelte Einfälle sind, sondern daß sie aus einer ausgebauten erkenntnistheoretischen Grundanschauung entspringen.