triarticulation

Institut pour une triarticulation sociale
(version française du site allemand)
Conditions d'utilisation.

Accueil

 

Deutsch EnglishDutchSkandinaviskFrançais ItalianoEspañolPortuguês (Brasileiro)Russisch
Recherche
 Contact   BLOG  Impressum 

Collection: 02-L’organisme social
Sujet: État comme cellule de la plante monde, humain comme soies pour l'état
 
Les références Rudolf Steiner Oeuvres complètes 175 339-355 (1982) 01/05/1917
Traducteur: FG Editeur: SITE

 

Voyez-vous, on doit aborder beaucoup dans le présent avec une certaine affliction, même si jamais aussi cette affliction ne doit être ce qui rend abattu, mais au contraire, doit être quelque chose qui peut rendre apte et mûr pour le travail, l’aspiration au présent.
Ces semaines est paru un livre, et, aimerai-je dire, lorsque ce livre me vint dans les mains, j’eu l’impression, que j’aurai aimé au plus haut point me réjouir sur ce livre, voulais vraiment me réjouir.
Car il est écrit par un homme qui appartient au peu nombreux qui pourraient être intéressés pour nos efforts de science de l’esprit, et chez qui l’on voudrait souhaiter qu’il puisse laisser fluer dans son travail spirituel propre ce qui ressort des efforts en science de l’esprit.

Je pense au livre : « L’état comme forme de vie » de Rudolf Kjellén, chercheur sur l’État et économiste politique suédois.
Lorsque j’eu lu le livre, je peux dire, j’éprouvais de la nostalgie, car je pouvais voir à un esprit qui comme je l’ai dit, pouvait être intéressé pour les efforts en science spirituelle, combien loin sont encore éloignée ses pensées des pensées dont le présent aurait besoin avec toute chose, qui avant tout dans le présent auraient besoin de trouver forme, afin qu’elles puissent entrer dans le cours d’évolution de ce présent.
Kjellén essaye d’étudier l’État, et l’on reçoit l’impression, qu’il ne dispose nulle part de représentations, d’idées qui le mettent en mesure maintenant vraiment de résoudre sa tâche même de très loin, oui, d’approcher d’une manière quelconque la solution de cette tâche. C’est bien une impression affligeante – que donc, comme dit, n’a pas le droit d’abattre, mais au contraire forger les forces, lorsque l’on doit se confronter en vérité au temps - , c’est une affligeante impression, de devoir dans une certaine mesure faire toujours à nouveau de telles découvertes (…)

Et maintenant, je suis suffisamment avancé pour pouvoir revenir en quelques mots sur le livre de Kjellén « État comme forme de vie ». Ce livre est tout à fait étrange, déjà étrange à la base, car son auteur s’efforce par toutes les fibres de son âme, de se mettre au clair : Qu’est-ce donc en fait que l’État ? – et comme il n’a pas du tout confiance à l’avoir représentatif et idéel humain, pour fixer quelque chose sur la question, sur le problème : qu’est donc en fait l’État ? – Certainement, il dit toute sorte de belles choses, qui, comme je l’ai vu, sont admirées des critères du présent ; il dit toute sorte de belles choses, mais ce qui doit devenir conscient, pour le salut de l’humanité, il ne le pressent pas une fois.

Voyez-vous, je peux vous mentionner un point de vue essentiel. Une fois se demande du reste ce Kjellén : oui, comment est le rapport de l’humain particulier à l’État ? – et alors qu’il veut se former une idée, une représentation sur cette question, là lui vient aussitôt quelque chose en travers de son chemin. Il veut donc représenter l’État comme quelque chose de réel, comme quelque chose d’entier, comme quelque chose, aimerait-on dire, qui est vivant ; allons, disons comme un organisme, pour le moment comme un organisme. Beaucoup ont déjà représenté l’État comme un organisme, alors ils avançaient toujours à tâtons autour de la question, qui émerge aussitôt : oui, un organisme est constitué de cellules ; quelles sont donc les cellules de cet État ? Ce sont les humains individuels ! – Et ainsi pense à peu près aussi Kjellén : l’État est un organisme, tout comme l’organisme humain ou l’organisme animal est un organisme, et comme l’organisme humain est constitué de cellules, alors justement l’État aussi de cellules individuelles.
On ne peut ériger d’analogie plus trompeuse, plus grave, plus mauvaise ! Car lorsque l’on construit une pensée sur cette analogie, l’humain ne peut jamais parvenir à son droit. Jamais ! Pourquoi donc ? Voyez-vous, les cellules, qui sont dans l’organisme humain, se font frontière les unes les autres, et justement dans ce limiter les unes les autres réside quelque chose de particulier. Toute l’organisation de l’organisme humain dépend de cette contiguïté. Les humains dans l’État ne sont pas contigus comme les cellules individuelles. Il n’est pas parlé de cela.
La personnalité humaine est très éloignée d’être quelque chose dans l’État comme les cellules d’un organisme. Et quand on a besoin de comparer l’État à un organisme, alors on doit se mettre au clair que l’on tape certainement terriblement tout à fait à côté, tape à côté avec toute science de l’État, lorsque l’on ne voit pas, que l’humain individuel n’est pas une cellule, mais n’est que ce qui peut porter l’État, est lui-même ce qui est productif, pendant que les cellules ensembles forment l’organisme et en leur totalité fixent ce dont il s’agit.
À cause de cela l’État contemporain, où l’esprit de groupe n’est plus comme dans les anciens temps, ne peut plus jamais être tel que ce qui le fait avancer ne peut être porté par quelque chose d’autre que par des individualités humaines.

Mais ce n’est jamais à comparer avec la tâche des cellules. En général, il est indifférent avec quoi on compare quelque chose, on doit seulement, quand on en appelle à quelques comparaisons, comparer correctement ; les comparaisons ont en quelque sorte de la valeur, mais elles ne doivent pas aller aussi loin que la comparaison de Kjellén. Il peut très bien comparer l’État avec un organisme, il pouvait aussi le comparer avec une machine, cela ne nuirait pas, ou par exemple avec un couteau de poche – là se laissent aussi trouver des atomes crochus – on doit seulement, lorsque l’on conduit la comparaison, faire la chose correctement.
Mais jusqu’à ce degré, les gens ne connaissent pas du tout les structures fondamentales de la pensée, pour qu’ils puissent examiner une telle chose.

Eh bien! Laissons-lui le droit de comparer l’État avec un organisme.
Alors, il doit seulement rechercher les bonnes cellules ; et alors, les bonnes cellules ne peuvent être trouvées si on veut maintenant vraiment comparer l’État avec un organisme. Il n’a tout simplement pas de cellules ! Si l’on va à la chose avec une pensée conforme à la réalité, la pensée ne se laisse tout simplement pas conduire.
Je veux seulement vous rendre clair, compréhensible, que l’on peut conduire de telles pensées que si l’on pense abstraitement comme Kjellén, mais aussitôt que l’on pense conformément à la réalité, ainsi l’on se heurte, parce que les pensées ne s’enracinent pas dans la réalité. On ne trouve pas les cellules ; il n’y a pas de cellules. Par contre, on trouve autre chose, toute autre chose. On trouve que les États uniques se laissent comparer à peu près avec des cellules ; et ce que les États constituent ensemble sur la Terre, cela se laisse comparer avec un organisme.
Alors on arrive sur une pensée fructueuse ; on doit seulement se poser la question : qu’est-ce comme organisme ? Où peut-on trouver dehors dans la nature quelque chose de similaire, où les cellules de manière semblable interagissent comme les cellules-États particulières avec l’organisme-Terre entier ? – Et là on trouve, lorsque l’on continue, que l’on ne peut comparer la Terre entière avec un organisme de plante, pas avec un animal, encore bien moins avec un organisme humain – seulement avec un organisme de plante.

Pendant que ce que nous avons dans la science extérieure s’occupe avec l’inorganique, avec le minéral, on doit penser vers le haut dans le règne végétal lorsque l’on veut fonder une science de l’État. On n’a pas besoin d’aller jusqu’au règne animal,  pas plus jusqu’à l’humain, mais on doit au moins se rendre libre de la pure pensée minérale.
Mais chez de tels penseurs, cela en reste là ; ils ne se libèrent pas de la pensée purement minérale, de la pensée scientifique.
Ils ne pensent pas vers le haut dans le règne des plantes, mais appliquent seulement les lois, qu’ils ont trouvées dans le règne minéral, sur l’État et appellent cela science de l’État.

Oui, mais voyez-vous, pour trouver une telle pensée féconde, on doit justement s’enraciner avec toute sa pensée dans la science de l’esprit.
Alors on arrivera aussi à se dire, ainsi l’humain s’élève avec tout son être comme une individualité au dessus, hors l’État ; il s’élève donc dedans le monde spirituel, dans lequel l’État ne peut s’élever.
Si donc vous voulez comparer l’État avec un organisme et des humains individuels avec les cellules alors vous devrez, si vous pensez conformément au réel, arriver à un organisme étrange, à un organisme tel, se composant de cellules individuelles, mais les cellules pousseraient de partout par-dessus la peau.
Vous auriez un organisme, qui serait saillant par-dessus la peau ; les cellules se déploieraient pour elles-mêmes tout à fait vers le dehors, indépendamment de la vie extérieure. Vous devriez alors vous représenter partout l’organisme comme si des soies vivantes, se sentant comme des individualités, poussaient au dessus de la peau. Vous voyez, comment une pensée vivante vous introduit dans la réalité, comment cela montre à l’un les impossibilités auxquelles on doit trébucher, lorsque l’on veut saisir une quelconque idée qui doit être féconde. Pas étonnant donc, que de telles idées non fécondées par la science de l’esprit n’aient pas du tout de force portante, pour organiser la réalité. Comment doit-on donc organiser ce qui se répand sur la Terre, lorsque l’on n’a pas de concept de ce que c’est ? On peut donc aussi promulguer tant de manifestations Wilsoniennes – que sais-je - de groupements interétatiques et ainsi de suite, si cela ne s’enracine pas dans la réalité, alors ce n’est donc que pure parlote.
À cause de cela beaucoup de ce qui est fait dans le présent est pure parlote.

Là vous avez un cas, où vous pouvez voir, comme il est immédiatement nécessaire, que la science de l’esprit avec ses impulsions puisse intervenir dans le présent. C’est donc le malheur de notre temps que notre temps soit impuissant à former des concepts tels qu’ils pourraient maitriser ce qui est vraiment organique. De cela vient naturellement que tout rentre dans le chaos, évidemment tout se mélange chaotiquement.
Mais vous voyez maintenant, où résident les causes originelles les plus profondes. De ce fait n’est pas un mystère, que de tels livres comme « La vie de l’État » se terminent de manière étrange. Pensez une fois, maintenant nous nous trouvons à une époque, où les humains veulent tout réfléchir : que doit-on donc en fait faire, pour que les humains puissent à nouveau vivre ensemble sur la Terre, après qu’ils décident toujours plus et chaque semaine plus provisoirement, maintenant, non plus de vivre ensemble, mais de se tuer mutuellement. Comment voulez-vous vivre à nouveau ensemble ? – Mais la science, laquelle veut traiter, comment les humains doivent à nouveau vivre à côté les uns des autres dans l’État, elle conclut chez Kjellén avec les mots suivants :

« Cela doit être notre dernier mot dans cette recherche de l’État comme forme de vie. Nous avons vu que l’État de notre temps a fait de très rares progrès pour des raisons contingentes et n’est pas encore vraiment devenu conscient d’une tâche de cette sorte. Mais nous croyons malgré tout à un type d’État plus élevé, qui laisse reconnaître un but raisonnable et s’efforcera avec des pas sûrs vers ce but. »

Maintenant, c’est la fin. Nous ne savons pas, nous ne sommes pas conscients de ce qui doit devenir ! C’est le bilan d’une pensée intense, pleinement adonnée, c’est justement le bilan d’une pensée, qui avec son âme nage ainsi dans le courant du présent, qu’elle ne peut accueillir le nécessaire en soi.
On doit justement vraiment tenir ces choses à l’œil ; car seulement alors surgit même, aimerais-je dire, l’impulsion, de vouloir absolument acquérir de la connaissance pour ces choses, lorsque l’on prend vraiment ces choses en considération, lorsque l’on sait, quelles forces de pousse (NDT : dans le sens de croissance végétale justement) sont dans le présent.