triarticulation

Institut pour une triarticulation sociale
(contenu spécifique au site français)
Conditions d'utilisation.

Accueil

 

Deutsch English Dutch Skandinavisk Français Italiano Español Português (Brasileiro) Russisch
Recherche
 contact   BLOG  impressum 

L’idée de l’université.

La formation humaine individuelle par la science1

Le jeune Humboldt était déjà conscient par le biais de sa propre étude et sa disposition intérieure que la formation ne consiste pas seulement dans un enregistrement intellectuel ou esthétique de contenu de formation fini, mais que la véritable formation apparaît seulement par faire propre, par une activité productive intérieure. La formation est donc pour lui aussi bien un processus réceptif que productif. Elle apparaît d’un côté par un intense accueillir des divers phénomènes du monde, de l’autre par l’élaboration pensante active de ces divers phénomènes. « Ce que l’humain considère et doit considérer [ ... ] est variété et activité. Seulement cela donne des caractères polyvalents et puissants [ ... ] ». Et plus loin : « [ ... ] non chaque enrichissement par des connaissances est immédiatement aussi un ennoblissement lui-même seulement aussi de la force intellectuelle. [ ... ] Absolument la raison (NDT analytique) de l’humain sera formé quand même, comme chaque autre de ses forces, seulement par propre activité, propre ingéniosité ou usage propre d’inventions étrangères 2 ». Pour Humboldt la formation de la force intellectuelle est donc pas acquisition par mémoire de connaissances, mais la saisie intérieure active des rapports idéels des divers phénomènes du monde.

Une telle formation peut évidemment être seulement accomplie par chaque humain particulier lui-même dans la liberté; elle ne peut pas directement être produite par des établissements d’enseignement extérieurs. Humboldt parle de cela dans son écrit sur les limites de l’efficacité de l’État, en disant : « Enfin, se tient, il me semble, le genre humain maintenant à un stade de la culture à partir duquel il peut se hisser plus haut seulement par la formation des

1.  105 Ce thème a été auparavant traité dans la revue »Erziehungskunst« : « Art de l’éducation », 1978, page 485 ss.

2.  106 Oeuvre, volume 1 page 72, 73 resp. Wilhelm von Humboldt, Ideen zu einem Versuch, die Grenzen der Wirksamkeit des Staates zu bestimmen : Idées pour une tentative de déterminer les limites de l’efficacité de l’état. Stuttgart 1962, page 28, 29

individus 3 ». L’humanité peut donc seulement continuer à se développer par l’effort individuel de chaque humain particulier.

Mais que l’individu forme toujours seulement certains côtés de ceux qui peuvent être considérés comme idéal de pleine humanité, ainsi il ne peut pas se développer correctement comme un solitaire, isolé. L’humain a beaucoup plus besoin de la communauté avec d’autres humains pour pouvoir s’approprier d’autres ce que lui-même n’a pas développé lui-même à cause de ce qu’il ne pouvait développer de son caractère personnel. Dans une lettre à Forster, Humboldt écrit le 1 juin 1792 « [ ... ] il me semblait que la position la plus avantageuse pour le citoyen dans l’état est celle dans laquelle il serait d’ailleurs lié par autant de liens que possible avec ses concitoyens, mais par aussi peu que possibles entravé par le gouvernement 4. Car l’humain isolé parvient justement aussi peu à se former qu’il est inhibé dans sa liberté par la force » 108 Et dans ses idées sur les limites de l’efficacité de l’État, nous lisons : « [ ... ] aussi par toutes les périodes de la vie chaque humain atteint cependant seulement une des perfections qui ensemble constituent le caractère d’ensemble du genre humain tout entier. Par des liens donc qui jaillissent de l’intérieur de l’être, l’un doit se faire propre la richesse de l’autre 5 ».

Cette conception de la formation de l’humain, que Humboldt a élargi et approfondi dans les années suivantes à bien des égards, qui sont cependant restés les même dans leur train de base, repose aussi à la base de son idée d’université développée dans les années 1809-1810. Conformément à cela, le principe le plus important pour la conception du cours d’université est que celui-ci s’oriente à la formation de l’humain comme humain. Mais pendant que pour lui la tâche du cours d’école est dans la formation harmonieuse et le développement de toutes les forces disposées en l’humain, Humboldt voit la tâche des études d’université en ce que chaque étudiant s’élabore de manière libre conformément à ses propres besoins, qu’il tient pour sa formation individuelle nécessaire et souhaitable. Cela a sa raison aussi en ce que beaucoup de jeunes humains qui aspirent à une étude à l’université, après l’achèvement des cours à l’école ont souvent des intérêts divers et ne savent pas encore exactement quel domaine de matière ils étudient et quelle profession ils veulent saisir plus tard. Au premier plan du cours d’université ne devrait donc pas se tenir une formation professionnelle systématique, pré programmée. Beaucoup

3.            107 Oeuvre, volume 1 page 105 resp. l’édition Stuttgart 1962 page 59

4.            108 Albert Leitzmann, Georg et Therese Forster et les frères Humboldt, p. 90

5.            109 Humboldt, Oeuvre, volume I, page 64 s. resp. l’édition de Stuttgart 1962 page 21

plus, le type de traitement de la substance de connaissance devrait résulter du point de vue de la formation humain et non être déterminée à partir du point de vue d’un aperçu scolaire sur un domaine de matière particulier. Évidemment, les contenus des différents domaines de la science devraient aussi être l’objet de l’enseignement universitaire et les sciences spécialisées pas traitées de manière isolée, mais être montrées dans leur rapport avec d’autres domaines de la science.

Aussi l’enseignement scientifique théorique devrait absolument être déjà lié avec une introduction à l’application pratique de l’appris. Cela se donne à partir d’un écrit de Humboldt du 18 juin 1809 « Sur l’organisation du système médical dans lequel il distingue trois sortes d’établissements de formation médical :

1. Les universités, à savoir l’enseignement théorique scientifique en lien avec l’ensemble du domaine de la science, et est nécessaire avec beaucoup d’intro­duction pratique, comme pour les transitions de la théorie dans la pratique et pour le lien des deux; 2. institutions médico-pratiques, après achèvement de l’enseignement d’université; 3. écoles médicales spécialisées, et d’ailleurs soit : a) scientifique, comme il y a à Paris et, malheureusement depuis longtemps à Berlin; b) empirique pour ceux qui ne peuvent pas étudier. Les écoles spéciali­sées médicales-scientifiques Humboldt les rejette comme « funestes », pendant qu’il considère les empiriques pour indispensables », car on a besoin d’une grande quantité de médecins, comme tous pourraient l’étudier correctement, et la pure formation empirique est mieux que la demi-étudiée [ ... ] 6. Il approuve donc les écoles supérieures servant la préparation spéciale au métier pour ceux qui ne sont pas si appropriés pour une étude scientifique ou ne sont pas intéressés. Il le tient même pour nécessaire qu’il y ait beaucoup de telles écoles spécialisées et qu’aucun commerce significatif de la vie civile en soit dépourvu 7 ». À ceux qui visitent ces écoles spéciales, la formation générale sera fournie dans le temps scolaire précédent.

Mais ceux qui aspirent à une formation scientifique et en sont capables, ne devraient être dirigés dans les ruelles étroites d’un savoir-scientifique des études professionnelles. Beaucoup plus, ils devraient tout d’abord venir en contact de « tout le domaine de la science » et pouvoir également s’incorporés dans les

6.  110 Comparer Oeuvre, volume 4, page 62 resp. écrits collectionnés, volume 13, page 259

7.  111 Comparer le Königsberger Schulplan : plan scolaire de Königsberg, appendice, page 178

autres domaines de la science de manière libre. C’est pourquoi, Humboldt se tourne dans l’écrit cité du 18 juin 1809 aussi contre le fait que « la seule et scientifique université » sera déchirée en écoles spéciales 8. Étant donné que la formation scientifique est une affaire individuelle et créatrice à accomplir de la liberté, l’enseignement universitaire devrait introduire à pénétrer plus profondément, en fonction de l’inclinaison individuelle, en tel ou tel domaine partiel. Ainsi Humboldt dit dans son plan scolaire de Konigsberg : « ... l’école devrait relier étroitement afin que l’Université puisse se précipiter sans dommages pour un meilleur suivi du particulier ». Mais l’observation du particulier devrait toujours être faite en coup d’œil au rapport de la science comme tout. Ainsi, il est dit plus avant de l’enseignement universitaire dans le plan scolaire nommé qu’il place en état, «de comprendre l’unité de la science et la produire 9 ». La condition préalable pour cela est que le domaine d’ensemble de la science a son lieu de soin dans l’Université, ainsi que chaque étudiant peut étudier les domaines de savoir qui lui semblent important pour sa formation. En conséquence Humboldt décrit dans son mémoire probablement paru en 1810 « Sur l’organisation interne et externe des établissements scientifiques supérieurs à Berlin » en tant que concept des établissements scientifiques supérieurs que les mêmes sont destinés « à travailler la science dans le sens le plus profond et le plus large du mot, et comme un tissu préparé non intentionnellement, mais avantageusement disposé de lui-même de la formation spirituelle et morale à son utilisation 10 ».

Le résumé externe de chaque domaine de science particulier dans l’université ne définit à lui seul cependant pas encore l’essence de Université au sens de Humboldt. Doit beaucoup plus s’ajouter, que les domaines de savoir particuliers toujours « en collaboration avec l’ensemble du domaine de la science », cela signifie qu’ils devront être traités du point de vue de l’unité de la science. La méthode de la science doit ainsi être telle que chacun des faits particulier, qui est objet de la science pourra être reconnu comme membre à l’intérieur de l’unité de la science. Une telle méthode n’est pas pensable quand les perceptions qui se présentant dans la conscience humaine seront considérés comme image d’un monde vraiment représenté et les concepts et les idées saisies comme de simples descriptions des choses sans valeur de réalité. Une telle conception nominaliste du processus de connaissance peut simplement conduire à une

8.  112 Comparer Oeuvre, volume 4, page 63 resp. Écrits collectionnés, volume 13, page 259

9.  113 appendice, page 172, 173

10.    114 appendice, page 194

multiplicité plus ou moins ordonnée arbitrairement, mais pas à l’unité de la science cependant. L’unité de la science pourra seulement être produite quand les perceptions ne seront plus perçues comme réalité pleine, mais comme la révélation extérieure des concept et idées de l’essence agissante des choses, car ces concepts et idées forment par opposition à la multiplicité des perceptions une unité fondée intérieurement11 ».

En ce sens, Humboldt résume la réalité. Il parle déjà ainsi dans son traité sur les limites de l’efficacité de l’État de sa conviction que « la sensorialité est l’enveloppe du spirituel, et le principe vivifiant spirituel du monde des sens 12 ». Cette conviction était profondément fondée dans son être 13. En dépit des préoccupations théoriques en raison de son intense étude de Kant-elle était la base de ses propres travaux scientifiques, avant tout sur le domaine de la linguistique, où il a poursuivi le mystère du langage humain comme une expression de la sorte d’esprit des différents peuples. Dans cette conviction, il pourrait se sentir justifié par les travaux scientifiques de Goethe, dont « La metamorphosis des plantes» qu’il connaissait déjà en 1792, comme en témoigne son travail sur les limites de l’efficacité de l’État, et s’est intéressé en 1794-1795 pour les études anatomiques, quand -habitant à Iena – il se tenait en échange étroit avec Schiller et Goethe. Il a maintenu des échanges étroits. Humboldt a même conduit à ce moment lui-même des études anatomiques, où il s’est rendu familier par l’étude des documents de Goethe avec l’esprit de ses études 14 ». Il a partagé la façon de voir de Goethe que les idées efficaces dans les phénomènes des du monde peuvent être trouvées à travers une observation approfondie de ces phénomènes. Cela est évident à partir de son essai déjà écrit en I789 « Sur la religion », dans lequel il écrit : « Je comprends [ ... ] sous la raison 15 tout le patrimoine intellectuel de l’humain, toute sa faculté à saisir des idées, que

11.   115 La justification épisthémologique de cette façon de voir la réalité, Rudolf Steiner l’a entreprise dans ces écrits »Grundlinien einer Erkenntnistheorie der Goethe’schen Weltan­schauung« : « Lignes de fond d’une théorie de la connaissance de la façon de Goethe de voir le monde », »Wahrheit und Wissenschaft« : « Vérité et science » et »Die Philosophie der Freiheit« : « Philosophie de la liberté ».

12.   116 Humboldt, Oeuvre, volume page 136 édition de Stuttgart 1962, page 88; on compare là-dessus le passage »Die Abwendung von der Aufklärung in Dietrich Spitta, Die Staatsidee Wilhelm von Humboldts, page 14 ss

13.   117 Qu’on compare par ex. Humboldts Briefe an seine Braut Caroline vom 4. August 1789 und 4. Dezember 1790 : Lettre à sa fiancée caroline du 4 août 1789 et 4 décembre 1790 dans : Wilhelm und Caroline von Humboldt in ihren Briefen, volume 1 page 49, 305

14.   118 Comparer Goethes Briefwechsel mit Wilhelm und Alex an der von Humboldt,page 2f.,9

15.   (NDT : « Vernunft » donc synthétique)

ce soit par l’observation des sens ou par l’effort de l’âme sur les choses des textures intérieures; et de traiter/élaborer les idées conçues par comparaison, liaison et séparation 16. Et dans la même année, il parle dans une insertion dans son journal personnel après une conversation avec Lavater de la formation du sens esthétique comme le « vrai médiateur entre le point de vue mortel et l’idée originelle immortelle 17 ».

À partir de cette conception de la réalité devra aussi être compris le concept de science de Humboldt, d’après lequel «la science est comme quelque chose de pas tout à fait trouvé et jamais à considérer comme à trouver 18 ». L’incomplétude de la science et l’impossibilité, de surmonter complètement cette incomplétude, n’est pas en première ligne un problème de l’incomplétude de notre connaissance des faits, mais beaucoup plus un problème de la connaissance des idées sous-jacentes à ces faits et leur cohésion interne. C’est pourquoi, il dit aussi dans son mémorandum « Sur l’organisation intérieure et extérieure des établissements scientifiques supérieures à Berlin » : « Aussitôt qu’on arrête, en fait de chercher la science, ou s’imagine qu’elle n’aurait pas besoin d’être créé à partir des profondeurs de l’esprit, mais pourrait être alignée extensivement à elle-même par la collecte, ainsi tout est perdu irrémédiablement et à jamais perdu pour la science qui, si cela sera longtemps poursuivit, à tel point que s’ensuit qu’elle­même laisse en retour la langue comme une coquille vide, et perdue pour l’État 19 ».

La vraie science peut avec cela seulement être crée dans la mesure où seront développés le sens esthétique et la raison (Vernunft) comme le patrimoine, pour reconnaître des idées et les saisir dans leur rapport. Seulement une aspiration scientifique plus profonde est aussi en situation d’agir en formant caractère. Cela Humboldt l’apporte à l’expression, en ce qu’il poursuit dans ledit mémorandum : « Car seulement la science qui vient de l’intérieur et peut être plantée dans l’intériorité transforme autour aussi le caractère, et à l’état, c’est justement aussi peu que l’humanité pour savoir et discours, mais caractère et agir 20 ». Une pure fourniture de connaissances factuelles extérieures sans pénétration plus profonde idéelle ne contribue en rien à la formation de caractère. Pour éviter une tel détour Humboldt tient pour

16. 119 Oeuvre, volume page 14

17. 120 Écrits collectionnés, volume 14, page 157 comparer aussi Oeuvre, volume 1 page 136

18. 121 Comparer appendice, page 196; comparer aussi page 194

19. 122 appendice, page 196

20. 123 appendice, page 196

nécessaire d’obtenir une triple aspiration intense et vivante de l’esprit et :21 Premièrement, on devrait aspirer après « dériver tout de son principe originel ». Il devra donc être aspiré, à partir du global, de l’unité idéelle de la science, de ce que Schelling, dans ses « Conférences sur la méthode de l’étude académique » nomme l’ensemble organique de la science 22 ». Par cela devient possible que « les explications de la nature seront accrues par ex. de mécaniques à dynamiques, organiques et finalement psychiques dans la plus large raison ». Ici , il s’agit donc d’une compréhension idéelle de ce qui est devenu, de la réalité.

Deuxièmement, devrait être aspiré, « de tout former à un idéal ». Ici, il s’agit, de reconnaître la réalité comme une qui se développe et celle-ci conduit à un développement plus élevé, une évolution idéale. La science n’a pas la permission de se limiter à reconnaître ce qui est devenu. Elle doit aussi aspirer à saisir ces lois et tendances internes d’évolution et de poursuivre le développement du devenu en accord avec elles. Et troisièmement Humboldt voit comme nécessaire, « d’attacher ce principe et cet idéal en une idée ». Ici, il s’agit de reconnaître et produire le rapport intérieur entre la réalité sous-jacente au « principe originel » et l’idéal auquel la réalité devrait être formés plus loin. Ce rapport, il le signifie dans son essai « Sur Schiller et le cours de son développement spirituel », en ce qu’il parle de la vue sublime et si profondément vraie, qu’il doit y avoir un accord intérieur interne entre la force invisible habitant dans l’humain et celle ordonnant et régissant l’ensemble de l’univers, là toute vérité peut seulement être le reflet de l’éternel et de l’originel 23. Cette force ordonnant et régissant l’univers se manifeste dans l’humain comme force de connaissance des idées et force de formation d’idéaux. En ce que l’humain forme un idéal à la réalité, il utilise la force invisible habitant sur celle ordonnant et régissant l’univers et forme celle-ci plus loin. Il devient le créateur d’un monde nouveau, plus parfait.

Son expression la plus pure trouve la triple aspiration spirituelle dans la philosophie et de l’art vrai. C’est la tache de la philosophie, « de tout dériver d’un principe originel ». Mais pour cela, cela nécessite aussi, un sens esthétique, un sens artistique, qui permet de contempler l’esprit dans le sensoriel. Plus loin c’est à la fois la tache de la philosophie comme de l’art, «de tout rapporter à un

21.   124 appendice, page 196

22.   125 Humboldt connaissait cette écrit de Schelling, comme ressort de sa lettre à Brinkmann du 31 mars 1804 dans : Wilhelm von Humboldts Briefe an Karl Gustav von Brinkmann, page 167.

23.   126 Comparer Oeuvre, volume 2, page 366

idéal ». La philosophie fait cela sous la forme des pensées, l’art sous ses divers moyens d’expression telles que la couleur, la forme, la musique ou la langue. Que là se pénètrent fortement les deux activités spirituelles et se promeuvent mutuellement, on pourrait parler d’une « Philosophie artistique » et d’un « art philosophique ». À cela n’a pas la permission pour finir toutefois d’être mal compris au sens d’un art philosophique allégorique, auquel il s’agirait de rendre sensible avec les moyens de l’art des idéaux philosophiques abstraits. Ici est beaucoup plus pensé un art qui forme le sensoriel au sens d’une pénétration et purification philosophique d’un idéal24.

Et finalement une telle philosophie artistique et art philosophique conduisent aussi à cela « relier ce principe et cet idéal en une idée ». Ce lien en « une idée », qui est lié aux plus haut et plus englobant, est en fait la tâche d’une vraie religion, de laquelle Humboldt ne parle pas expressément ici, de laquelle nous pouvons cependant dire qu’elle est essentiellement liée avec vraie philosophie et art et part d’eux immédiatement au sens des paroles de Goethe : « Qui possède la science et l’art, possède aussi la religion 25 ».

Le soin de la philosophie et de l’art dans ce sens approfondi est la base d’une saisie et d’une pénétration idéelle de la science sur les différents domaines de la connaissance ». Ce sont philosophie et art » , dit Humboldt, « en lesquels, une telle aspiration (la triple aspiration de l’esprit) s’exprime le plus souvent et le plus particulièrement. Seuls pas purement qu’elles se dégénèrent elles-mêmes facilement, ainsi est aussi à espérer d’elles seulement peu, quand son esprit pas convenablement ou seulement de façon logique et mathématique formelle passe dans les autres branches de la connaissance et genres de recherche 26 ». Si l’Esprit de la vraie philosophie et de l’art passe dans les autres branches de la connaissance, mais convenablement, ainsi est donc beaucoup à espérer d’eux. Dans son essai écrit en 1821 « Sur la tâche de l’historien » Humboldt a alors démontré lui-même la signification de cette méthode pour le domaine de l’historiographie 27.

24.   127 Qu’on compare là-dessus Humboldts Brief an Schiller vom 13. Februar 1796, Neue Briefe Wilhelm von Humboldts an Schiller : Nouvelles lettres de Wilhelm von Humboldts à Schiller, page 28 ss., en particulier page 33 tout comme Rudolf Steiner, Methodische Grundlagen der Anthroposophie : Bases méthodiques de l’anthroposophie 1884 bis 1901, GA 30, Dornach 1989 3 , page 23 ss.

25.   128 Oeuvres de Goethe, édition de Hambourg, volume 1 page 367

26.   129 appendice, page 197

27.   130 Comparer Oeuvre, volume I, page 585 ss.

Il représentait l’avis que la triple aspiration de l’esprit décrit ne se laisse pas exiger. Cela aimerait absolument être +pertinent. Indirectement, cela se laisse promouvoir par le soin des vraies philosophie et art, que là s’exprime en eux cette aspiration le plus souvent et plus particulièrement. Son optimisme que pour plus rien de n’importe quoi d’autre n’aurait besoin d’être veillé quand dans les établissements scientifiques supérieurs régnerait ce principe, de chercher la science en tant que telle, nous ne pouvons toutefois pas le partager aujourd’hui 28. La faculté de créer la science « à partir des profondeurs de l’esprit » est presque complètement perdue. Aussi chez les Allemands, dont Humboldt dit du caractère intellectuel national qu’il aurait de lui-même une tendance dans ce sens 29, cette faculté est largement ensevelie. Elle doit à cause de cela être aujourd’hui développée consciemment par un soin approprié de la philosophie et de l’art.

Naturellement une telle aspiration spirituelle est toujours seulement à trouver et développer à la perfection chez peu. Mais que l’agir de ces peu correspond à la nostalgie spirituelle inconsciente de beaucoup, il peut avoir une force de rayonnement large et durable. Ainsi Humboldt dit : « Puisque chaque unilatéralité doit être bannie des établissements scientifiques supérieurs, ainsi pourrons naturellement aussi beaucoup être actifs dans les mêmes, ceux à qui ce sera étranger, certains, à ce qui c’est contraire; en pleine et pure force, cela peut absolument seulement être en peu, et ça n’a que rarement besoin et seulement ici et là d’émerger véritablement pour oeuvrer loin alentour et longtemps après 30 ».

Le développement de cette aspiration spirituelle devra déjà être préparé sur les écoles. Ce n’est pas leur tâche d’anticiper le cours universitaire, aussi peu que pour l’enseignement universitaire de représenter une simple continuation de l’enseignement scolaire. Les deux types d’enseignement doivent être beaucoup plus différents qualitativement. Dans l’enseignement d’école, il s’agit d’exercer et développer toutes les facultés et forces à un autant que possible le plus petit nombre d’objets d’autant de côtés que possible. En cela devrait être uniquement implanté toutes les connaissances à l’âme seulement ainsi, « que la compréhension, le savoir et la création spirituelle ne gagne pas par des circonstances extérieures, mais par sa précision intérieure harmonie et beauté. Pour cela et pour l’exercice préparatoire de la tête pour la science pure doit

28. 131 appendice, page 197

29. 132 appendice, page 196 s.

30. 133 appendice, page 197

être utilisé en particulier les mathématiques, et d’ailleurs, utilisé des premiers exercices du patrimoine de pensée 31 ». Dans l’enseignement d’école ne se tient donc pas à l’avant-plan la substance des domaines d’enseignement particuliers. Celui-ci devrait plutôt être un moyen pour le développement harmonieux de toutes les facultés de l’élève.

Aussi dans l’enseignement universitaire n’est bien sûr pas la fourniture du tissu des différents domaines de la science seul l’essentiel. Il s’agit, contrairement à l’enseignement d’école que le plus possible tous les domaines du savoir seront traités. La différence décisive vis-à-vis de l’école consiste cependant en ce que l’université n’a pas à viser de développement harmonieux de toutes les forces de l’humain, mais la vue dans la pure science. Cette vue l’humain peut seulement trouver par lui-même et en soi-même. C’est pourquoi Humboldt la nomme dans son plan scolaire lituanien un « auto-actus dans la raison 32 propre 33 ». Ici, il s’agit une question que le je forme comme noyau de l’être de l’humain dans la compréhension et l’organisation du tissu de la connaissance, ainsi que dans la saisie intellectuelle créatrice, se forme, se renforce et se développe lui-même son contenu d’idées. Dans son plan scolaire de Konigsberg est en conséquence à lire que l’enseignement universitaire place en état de saisir et produire l’unité de la science et à cause de cela prendre les forces créatrices en considération 34 ». Mais la force créatrice réelle dans l’homme est son je, qui conduit et forme les autres forces. Pour cette raison, la transition de l’école à l’université est en même temps le passage de la formation par d’autres à l’auto-formation, à « l’étude sous la direction propre 35 ». Toutefois, ce processus de l’auto-formation interviendra seulement alors correctement quand l’enseignement à l’école, comme mentionné ci-dessus sera conçu ainsi qu’il génère la joie à la créativité spirituelle dans l’élève à travers sa précision interne, son harmonie et sa beauté. Si ce n’est pas le cas et l’enseignement scolaire devient-il presque généralement usuel comme aujourd’hui, qu’aux élèves devrait être amené le plus rapidement possible un savoir englobant, ainsi la conséquence nécessaire est un affaiblissement et un ensevelissement de la force -je, qui s’exprime en ce que manquent l’intérêt à la pure science pure et la capacité à la produire. Les étudiants suivront alors toutes les distractions possibles ou aspireront d’après cela à la préparation d’une profession déterminée, à acquérir le vite possible les connaissances nécessaires

31. 134 appendice, page 198 f.

32. (NDT analytique ici,Verstand)

33. 135 appendice, page 190

34. 136 appendice, page 173

35. 137 appendice, page 194

pour l’examen, sans pénétrer véritablement scientifiquement leur domaine de spécialité et par cela en premier pouvoir vraiment le maîtriser et l’appliquer fructueusement.

L’enseignement d’école serait-il par contre conçu au sens de Humboldt, ainsi serait produite une nostalgie après la vraie science. Les étudiants s’y voueraient alors avec zèle et enthousiasme et le domaine scientifique spécifique, auquel ils tournent leur intérêt particulier, travaillé ainsi qu’ils cherchent à saisir ses fondations idéelles et son lien intrinsèque avec le reste de la science aussi loin que possible. Humboldt exprime ceci dans son mémoire universitaire comme suit : « Une âme préparée ainsi (par l’école) saisit maintenant la science par elle-même, là où même diligence et même talent par une autre préparation, soit instantanément, soit avant formation terminée se font enterrer dans la conduite pratique et par cela aussi inutile pour cela, ou sans l’aspiration scientifique plus élevée, disperser avec des connaissances particulières 36 ». Le passage de l’école à l’université devrait être avec cela une étape de la jeune vie « sur laquelle l’école en cas de succès de l’élève place si purement que peut lui être laissé physiquement, moralement et intellectuellement la liberté et la spontanéité et, délié de la contrainte, ne passer vers l’oisiveté ou la vie pratique, mais portera en soi une nostalgie de s’élever à la science, qui ne lui a été montré jusqu’alors que de loin 37 ».

Toutefois, la nostalgie pour une vraie science éveillée par une formation scolaire appropriée sera de nouveau paralysée et avec cela entravé le processus d’auto­éducation, quand la tâche de l’enseignement universitaire – comme c’est largement le cas aujourd’hui – sera vu comme celui de l’enseignement scolaire en une fourniture la plus possible englobante de connaissances dans le domaine spécialisé concerné. Le caractère de l’enseignement de l’université lui-même doit à cause de cela devenir autre. À l’aspiration à l’exhaustivité, l’aspiration à l’unité doit s’ajouter. Si l’étudiant sera seulement submergé par la richesse des faits scientifiques sans que lui soit montré leurs relations idéelles, il sera le plus souvent abattu impuissant devant cette abondance ou potassera celle-si apathique plus ou moins non comprise dans sa mémoire. Si par contre les chemins à la connaissance des rapports idéels des phénomènes du monde lui sont indiqués et avec cela satisfait son aspiration spirituelle inconsciente après une saisie de l’unité de la science, ainsi il s’appropriera joyeusement

36. 138 appendice, page 199

37. 139 appendice, page 198 s.

aussi l’abondance des faits comme savoir et comprendra ceux-ci en premier correctement dans le contexte d’ensemble.

La méthode d’enseignement universitaire devra à cause de cela consister en ce que par la sorte de traitement des faits, favorise la découverte des contextes idéels et par cela à nouveau augmente l’intérêt aux faits. Humboldt exprime cela suggestivement dans son mémorandum d’université comme ceci: « Mais si enfin, dans les établissements d’enseignement supérieur, le principe a prévalu : chercher la science comme telle, ainsi n’a plus besoin d’être veillé pour une quelque autre chose particulière. Il manque eh bien ni l’unité , ni l’exhaustivité, l’une cherche l’autre d’elle-même et les deux s’assoient d’elles même ce en quoi le secret de chaque bonne méthode scientifique consiste dans la correcte interaction 38 ».

La vue dans la science pure aussi considérée par Humboldt comme nécessaire pour l’université présuppose le développement d’une pensée libre de sensorialité, pure. Cela peut, comme déjà mentionné dans ce qui précède, être développé par des exercices mathématiques, mais avant tout à travers l’étude d’œuvres philosophiques qui ont été créés à partir d’une telle pensée. Humboldt lui-même s’y est confronté au cours de ses études sur la science du droit intensivement avec la philosophie de Kant et avec celle Friedrich Heinrich Jacobi, et avec cela développé une telle pensée en lui-même. On peut donc supposer qu’il est tout à fait dans son sens – aussi quand dans son mémoire universitaire, il ne l’a pas expressément exprimé – quand on suppose qu’à côté de l’étude de certains domaines de la science, il tient pour nécessaire une étude des fondements philosophiques simultanément ou par avance.

En outre vient, qu’il accorde a l’étude de l’humain au sens de son anthropologie respectivement psychologie inclusive complète son être psycho-spirituel, une grande signification non seulement pour le développement de la personnalité, mais aussi pour une compréhension plus large et plus approfondie des différents domaines de la science. Ainsi disait-il déjà dans sa lettre à Caroline du 11 février 1791 : « Il semble si simple, de prendre justement l’être intérieur de l’humain partout pour dernier point de vue, et pourtant il est presque incompréhensible comme presque toutes les considérations de toutes les sciences obtiennent une forme différente quand on saisit strictement ce point de vue des yeux. Merveilleusement cela vient bien de ce que dans une étude et tout de suite dans le plus important, on est encore complètement en arrière.

38. 140 appendice, page 197

cette étude de l’humain en soi tel qu’il est et tel qu’il devrait être 39 ». Cela correspond à cause de cela sûrement la conviction de Humboldt qu’à côté d’une étude philosophiques de fondements devrait aussi être fournie, respectivement offerte, une science humaine englobante.

39. 141 A Caroline, volume 1 page 394