1908 - L'année de Rudolf Steiner

Institut pour une triarticulation sociale
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1907 < ....... 1908 ........ > 1909

Replacer dans son contexte

Le rayonnement de plus en plus varié de l’efficacité de Rudolf Steiner dans toutes les sphères de la vie a évidemment aussi apporté avec elle une transformation du centre de rayonnement. Pour l’activité littéraire devait, conformément aux cercles de lecteurs croissant vers l’intérieur et vers l’extérieur, être déversée une nouvelle forme, qui correspondait à la fois en raison des nombreux voyages et des conférences à l’augmentation énorme de la plénitude de travail du créateur. Cela apparut d’abord par deux phénomènes de 1908, la cessation de la revue « Lucifer Gnosis » en mai et la fondation d’une maison d’édition privée en août de cette année. Alors que le magazine a jusqu’à présent cherché à transmettre une partie de l’élaboration en de courts essais, la richesse du contenu de la substance spirituelle éclatait maintenant ce cadre trop étroit et se créa une nouvelle forme. Déjà au cours de l’année 1907 les cahiers particuliers de la revue ont été publiés dans de toujours plus grandes et de plus irrégulières périodes de temps, et dans le dernier numéro, qui a été publié en mai 1908, l’éditeur s’est excusé en affirmant : « Le courant de l’esprit représenté par lui en dehors du travail au magazine chez son éditeur rend dans une large mesure justement nécessaires d’autres activité (conférences, séries de conférences, etc.) Et il s’agit toutefois beaucoup plus que ce courant de l’Esprit soit servi de la meilleure façon possible, que d’être lésé d’un autre côté par le respect pédant des dates de publication de la revue ». Rudolf Steiner espérait certes encore pouvoir continuer la revue, mais les autres exigences s’avérèrent plus fortes, et ainsi son efficacité littéraire trouva maintenant sa diffusion en es œuvres et publications englobantes plus grandes, à partir d’août 1908, par la diffusion des Éditions philosophiques-théosophiques plus tard « philosophique-anthroposophique » fondé et dirigé par Mlle von Sivers. Comme me le raconta cette fidèle et tranquille assistante, Mlle. Johanna Mücke, même la naissance de la maison d’édition, au milieu des déplacements continus de Rudolf Steiner, n’était certainement pas facile, car lorsque celle-ci devait faire ses premiers pas de vie le 1er août, Rudolf Steiner était déjà de nouveau sur le départ pour une série de conférences à Stuttgart et donc le baptême officiel des éditions, son inscription au registre des éditeurs, ne pu être réalisée qu’au début de 1909. Cependant, les premiers actes de la maison d’édition en 1908 sont déjà caractéristiques par leur point de départ, car les premières publications étaient des écrits de Rudolf Steiner sur « La révélation secrète de Goethe », « La sorte d’esprit de Goethe dans sa révélation par son Faust », « Schiller et notre époque ». Pour cette fondation étaient alors acquis par Mlle von Sivers auprès d’autres éditeurs les œuvres de Rudolf Steiner : « La philosophie de la liberté » et « Vision du monde de Goethe ».[115]Pour illustrer la croissance de cette première graine, il convient de mentionner que l’éditeur a publié à ce jour plus de 500 volumes et écrits et rend accessible environ 25 autres publications année après année.

Avec cela il y avait aussi un autre problème à résoudre, à savoir le fait qu’à côté des travaux publics de Rudolf Steiner, les membres réclamaient après une étude plus détaillée des cycles d’exposés oraux, auxquels en effet tous n’ont pas pu assister personnellement. Cela a conduit à ce que de nombreuses transcriptions défectueuses ont été diffusés de côté non-compétent. Alors il y avait eu quelques abus et gaffes bien graves, il était nécessaire de contrôler cette absurdité par une certaine surveillance. Ainsi apparurent les transcriptions sténographiques progressivement améliorées, qui ne pouvaient bien sûr être revue par le conférencier lui-même en raison de la surcharge de travail. Parce qu’on voulait être juste a ce besoin, ces transcriptions ont d’abord été la plupart du temps diffusées aux membres par duplication hectographique, et quand elles ont plus tard pénétré dans des cercles plus larges, ainsi principalement les critiques opposées qui aiment simplement arracher des phrases de leur contexte et maintenant les combattre isolées, n'avaient pas la permission d’oublier que ces transcriptions sont souvent des reproductions très imparfaites et ont été conçues uniquement dans le but ci-dessus. Rudolf Steiner dit sur cela dans « Le cours de ma vie » ga28 :

« C'étaient des transcriptions des conférences qui ont été faites plus ou moins bien et – faute de temps – ne pouvait pas être corrigées par moi. J’aurais préféré que la parole orale serait restée parole verbalement prononcée. Mais les membres voulaient l’impression privée des cours. Et cela est arrivé. Si j’avais eu le temps de corriger les choses, ainsi du début, la restriction, « seulement pour les membres » n’aurait eu besoin d’exister…Qui veut suivre ma propre lutte intérieure et le travail pour la mise en place de l’anthroposophie devant la conscience du temps actuel doit le faire de la main des écrits universellement publiés. En eux, je me place dans le temps avec tout ce qui est disponible en effort de connaissance. Là est donné, ce qui s'est forma toujours plus en moi au ‘regard spirituel’, ce qui devenait édifice de l’anthroposophie – toutefois à bien des égards, d’une manière imparfaite.

 

 

À côté de cette exigence, de construire l’ ‘anthroposophie’, et en cela servir ce qui se donna quand on doit passer les messages du monde de l’esprit au monde universel de la culture d’aujourd’hui, mais maintenant entra l' autre, aussi l’accueillir pleinement ce qui s'est révélé comme besoin de l’âme, comme nostalgie de l’esprit à partir de la compagnie des membres.Là était avant tout disponible une forte tendance à entendre les Évangiles et le contenu des Écritures de la Bible mis en lumière comme cela s’était donné comme l’anthroposophique. On voulait entendre dans les cours sur ces révélations données à l’humanité.En ce que des cours de conférences internes ont été organisés au sens de cette exigence, vint à cela encore une autre chose. À ces conférences, seuls étaient des membres. Ils ont été familiarisés avec les communications initiales de l’anthroposophie. On pouvait tout simplement leur parler justement ainsi comme à des avancés dans le domaine de l’anthroposophie. L’attitude de ces conférences internes était telle qu’elle ne pouvait être en écrits, qui étaient entièrement destinées pour le public.[116]
J’ai été autorisé dans les cercles internes à parler d’une manière sur des choses que j’aurais eu à faire autrement pour la présentation publique, si elles avaient été déterminées pour elle depuis le début.Ainsi repose dans la dualité, des écrits publics et privés, en fait quelque chose qui provient de deux soubassements différents. Les écrits entièrement publics sont le résultat de ce qui luttait et travaillait en moi ; dans les écrits privés la société lutte et travaille avec. J’écoute les vibrations dans la vie de l’âme de la compagnie des membres, et dans ma vie dedans vivante en ce que j’entends là, naît l’attitude des conférences ».

À côté de la mise en place de la parution de la revue et la naissance de l’édition, l’année 1908 est aussi caractérisée par cela qu’avec le proche début de la deuxième septaine l’activité artistique de Rudolf Steiner et du mouvement sont aussi entrés dans une phase de développement supplémentaire. Celui-ci avait une sphère d’action significative à Munich, où la première représentation dramatique a été donné dans l’année précédente. Là S. Stinde et la comtesse Pauline de Kalkreuth étaient maintenant les directrices munichoises de branche, le 1er mars 1908 a été ouvert une « Salle d’art et de musique », qui grâce à des dons rendait universellement accessibles de précieuses collections d’œuvres d’art et de littérature avec entrée libre. Il y avait là à des jours déterminés de la semaine, pour les intéressés, des conférences illustrées de diapositives, des récitations et des représentations musicales, des soirées de travail sur la mythologie et les légendes, et des cours d’introduction aux questions de science de l’esprit ; complétés les dimanches par des événements appropriés, qui diffusaient des impressions artistiques aussi pour les enfants. Cette institution devrait donc servir la vie culturelle de l’époque par un art exercé d'une conception du monde spirituelle.De tels lieux d’art ont aussi été mis en place dans l’est de Berlin et dans la maison de la Motzstrasse 17. Cette dernière a ensuite été transformé au début de la guerre en un lieu pour enfants très fréquenté. – Dans la branche de Berlin qui a dû élargir son ancienne maison à cause du cercle croissant de participants, Marie von Sivers dirigeait la poursuite des travaux de la société et la nouvelle direction artistique. Entre temps, le membre néerlandais Mieta Waller, plus tard, l'épouse de l'artiste américain William Scott Pyle, avait également déménagé là en hiver 1907-1908 et est devenu une collaboratrice zélée. Ainsi avec le temps tous les arts appliqués trouvèrent leur digne et joyeuse sphère de création. Les voyages et cours magistraux propres à Rudolf Steiner s’étendirent en 1908 à sept pays d’Europe. En janvier et février ont d’abord été visitées de nombreuses villes d’Allemagne et principalement abordée des questions cosmologiques. Il a toujours été clairement développé dans ces années devant l’audience comment les mondes supérieurs et inférieurs, dont dans les cultures anciennes une telle connaissance riche était encore présente, aujourd’hui aussi se rencontrent encore dans le devenir de la terre et de l’humain. En cela n’a pas seulement été rattaché aux vieux mythes et enseignements des dieux, mais avant tout aussi à partir de l'actuelle recherche spirituelle, de nouveau développée montré comment des êtres suprasensibles œuvrent sur les humains. (Munich, le 15 janvier 1908), [117] comment les forces zodiacales et planétaires sont actives dans l'activité cosmique ; les « Influences d’autres mondes sur la Terre » ont été expliquées (Stuttgart 8 et 11 février) et montrer comment le cosmos tout entier avec ses entités, forces et substances, doit être compris comme un grand organisme vivant en interaction interne constante et en développement ciblé. Il devra être dit un mot ici sur les différences d’une telle cosmologie organique vis-à-vis des abus d’une « astrologie » aujourd’hui si largement répandue et cependant mal comprise. Parce que Rudolf Steiner a parlé sur l’action des êtres et des forces dans le cosmos et de leur influence sur la terre et l’être humain, il a été mis en lien ici ou là à ce genre d’astrologie moderne par des juges superficiels sans aucune orientation quelconque plus exacte sur le contenu réel de son image du monde. Mais il voulait et enseignait tout de suite le contraire, que ceux-ci, en ce qu’il soulignait comme l’essentiel, comment l’être humain, malgré les forces cosmiques l’influençant sans nul doute, peut remporter la liberté complète des forces du Je. Il a souligné à cause de cela aussi combien faux et injustifié selon la science de l’esprit serait un certain type d’établissement d’horoscope parce là cette influence supposée pourrait seulement affecter la corporéité physique et la structure de forces de l’être humain, tandis que les membres supérieurs de l'homme, avant tout la conscience Je plus renforcée se libère de tels liens. En outre, la répartition du cosmos en zodiac et sphères planétaires ne peut tout simplement pas être reprise schématiquement de la façon dont cela arrive souvent, à partir des sources de l’antiquité, mais nécessite en premier les connaissances pleinement nouvelles de la recherche en science de l’esprit de l’interaction des forces formatrices qui sont à l’œuvre dans les organismes du cosmos, de la terre et l’être humain. Nous ne pouvons pas entrer dans les détails ici, et aimerions seulement quand est parler des thèmes ci-dessus, éviter toute confusion avec les autres courants, non fondés en science de l’esprit. Qui, comme Rudolf Steiner a créé une « philosophie de la liberté » comme base de théorie de la connaissance, doit aussi venir dans les questions de destin et la liberté à d’autres connaissances, même s’il approuve de nouvelle manière l’action d’êtres et de forces cosmiques comme un véritable phénomène dans l’évolution.

Le premier voyage à l’étranger de 1908 a conduit à nouveau en Suisse pour des conférences du 13-14 janvier à Saint-Gall sur le « Cours de la vie de l'être humain du point de vue de la science de l'esprit »". Du 18 au 22 janvier, il a séjourné à Budapest, où il a parlé sur « Réincarnation, karma, et arbre généalogique de l’être humain ». Après la série de conférences citée ci-dessus en janvier / février en Allemagne s’adjoint maintenant un voyage en Hollande et dans les trois pays scandinaves. Après avoir au Congrès d’Amsterdam en juillet 1904, tel que décrit à la page 50, mis au premier plan le thème scientifique « Mathématiques et occultisme », était éclairé maintenant à la visite suivante la [118] question religieuse et la vie ésotérique. Le premier jour, le 4 mars, il a parlé à Hilversum sur « L’initiation chrétienne », puis deux jours à La Haye sur « Mystique et ésotérisme, macrocosme et microcosme » et les 7 et 8 mars à Amsterdam « Sur l’ésotérisme chrétien ». L’initiation et les étapes de la connaissance supérieure, il a également présenté dans les présentations suivantes à Rotterdam, Nimègue et Arnheim. La Hollande a ensuite donné maintes contributions importantes à la poursuite du développement du mouvement anthroposophique, a été le site d’importantes séries de conférences et a été visitée souvent et volontiers par lui. Après une courte pause intermédiaire, pendant laquelle il a entre autre fondé le 22 mars la branche Goethe-Schiller à Strasbourg, ont été visité les pays scandinaves, initialement la Suède et d’ailleurs Malmö et Lund. Le choix de ces lieux de conférence dépendait en effet en grande partie de ce que là étaient des membres ou amis, prêt à exécuter diverses préparations pour des événements publics ou aider et promouvoir activement comme hôtes les rencontres. A Stockholm du 30 mars au 3 avril, trois conférences publiques ont été organisées : « Réponse ésotérique de Goethe à l’énigme du monde », « La pensée directrice dans le chant des Nibelungen » et « L'initiation ». Quand nous trouvons dans le travail dans les différents pays des sujets apparemment similaires, c’était, quand même intéressant, surtout dans les derniers temps, où la participation du public a grandi de plus en plus, de voir comment il transformait le même sujet dans une forme caractéristique pour chaque pays. Bien sûr, les contenus de la connaissance étaient les mêmes, mais Rudolf Steiner parlait dans de nombreuses variantes, par ex. en Allemagne souvent particulièrement de la nécessité d’une pénétration philosophique et de penser de la substance, et un talent par une mystique saine, historiquement fondée dans le bon sens, en France la nécessité d’un art de la forme logique à la mesure de la raison, aussi historico-dramatique, en Angleterre, le talent et de l’inclinaison à étudier aussi les faits spirituels comme mater of fact, comme phénomène occulte, tandis que dans les pays scandinaves l’être né de la vie de l’esprit locale à partir d’une puissante mythologie, d’une représentation de préférence picturale a été prise compte, etc.

Évidemment, toutes ces nuances vinrent à l’expression dans tous les pays et les êtres humains étaient aussi conduits à s’exercer à ce qui ne leur était pas tellement donné par nature. Mais parce que c’est un processus de maturation lente, ainsi l’introduction progressive s'est passé dans l’englobant souvent par la prépondérance de l’un ou l'autre élément qui était présent comme un talent naturel et était donc bien un phénomène à considérer. Très souvent, de la ductus de telles séries de conférences n'était pas à lire seulement la signature spirituelle de l'auditeur, mais aussi l’atmosphère spirituelle, comme pour ainsi dire la structure éthérique de ces pays et des êtres humains qui y vivent. Le premier point de départ formait volontiers de tout côté dans l'une ou l'autre forme : « La réponse ésotérique de Goethe à l’énigme du monde ».
[119] Mais tout de suite parce que Goethe était un esprit cosmopolite dans le meilleur sens, cette substance intérieure de tous les peuples de la terre servait de nourriture et pouvait leur être un modèle, il était possible, partant de ses pensées, qui relèvaient la métamorphose à l'élément primordial du devenir, de parler partout sur terre une langue, que chacun peut transformer en soi, élaborer et comprendre à la mesure du sens. Lorsque quelques années plus tard par les événements guerriers cette généreuse compréhension globale entre les peuples céda souvent la place à un chauvinisme étroit d’esprit, a parfois été tenté de manière parfois grotesque par certains de ses adversaires, mais aussi ses élèves, toujours de nouveau encore, d’utiliser aussi le travail de Rudolf Steiner comme générique pour un quelque chauvinisme local. Cependant le sens de son travail a été violée par cela. On doit déjà confortablement considérer que sa sphère de travail était le monde dans son ensemble, au sens bon, spirituel d’un cosmopolitisme, qui dans la synthèse, dans l’organisme d’ensemble des peuples ennoblit et élève dans leurs tâches particulières et, non pas dans l’analyse, isole et sort comme propagande un organe de l’autre et veulent le survaloriser par de tels aspects unilatéraux. Le plus haut niveau dans la mission des âmes de peuple réside dans la reconnaissance de l’esprit du temps et de l’esprit de la terre qui leur sont supérieurs et relève être humain, peuple et continent de l’isolement. Mais comme ce n’est pas possible de comprendre dans le cerveau petit bourgeois moyen qu’un Goethe malgré toutes les circonstances extérieures, pouvait admirer la grandeur d’un Napoléon, ainsi ce n’était pas saisissable à maintes têtes étroites que Rudolf Steiner, qui porta l’esprit de Goethe et de l’idéalisme allemand des grands philosophes dans le monde entier voyait et reconnaissait aussi toujours les tâches, qui sont affectées à chaque peuple et continent dans l’organisme supérieur de l’esprit du temps. Nous reviendrons plus tard sur ces problèmes, aussi à la main la série de conférences tenue en Scandinavie « La mission des âmes particulières de peuples ». En 1908, pendant le séjour à Stockholm décrit ci-dessus a été entrepris une excursion à la vieille ville universitaire d'Uppsala, où il a donné une conférence sur « La Science de la nature à la croisée des chemins ». A Stockholm, en dehors des conférences publiques ci-dessus, ont eu lieu quelques discours aux membres sur un vrai règne Rose-Croix, la question sociale, et sur « Le Mystère du Golgotha ». Aussi les conférences se rattachant maintenant les 4-6 avril en Norvège, à Christiania et alors à Göteborg (sud de la Suède) ont été consacrées à l’ésotérisme chrétien. Là, il a également parlé de nouveau sur « Goethe et Hegel ». Le séjour au Danemark apporta finalement les 7 et 8 avril à Copenhague une conférence publique sur « Religion et science » et pour les membres sur les étapes spirituelles de la connaissance. Après son retour en Allemagne Rudolf Steiner donna du 18 au 31 mai à Hambourg une série supplémentaire de conférences sur « L’Évangile de Jean », laquelle a ensuite été publiée comme cycle III. Après avoir déjà présenté en novembre 1907 à Bâle et maintenant à Hambourg en d’inépuisables profondeurs [120] cet Évangile qui contient une cosmogonie spirituelle, à l’étude de laquelle encore des millénaires pourront travailler et apprendre, il a alors consacré la même année à nouveau en juillet à Christiania 15 conférences supplémentaires à la recherche sur ce grand document de l’humanité. À la fin du cycle de Hambourg il a dit aux auditeurs : « On comprendra que le christianisme est seulement au début de son œuvre et sa vrai mission sera remplie en premier lorsqu’il sera compris dans sa vraie forme, c’est-à-dire sous forme spirituelle. Plus ces conférences seront saisies dans ce sens, plus elles seront comprises dans le sens où elles ont été pensées ». Et plus tard, il a alors exposé en particulier les tâches des deux courants chrétiens fondamentaux, le christianisme « pétrinien » et le « johannique ». Pendant que le christianisme pétrinien se mua dans l’histoire, plus sous la forme exotérique de l'ecclésialité agissant et de combattant dans le monde extérieur partiellement aussi en un dogmatisme extérieur, le courant johannique s’est plus maintenu depuis le début, mais aussi dans le déroulement ultérieur de l’histoire dans la sphère ésotérique de la méditation silencieuse et a servi de source d’inspiration, à ceux qui voulaient garder une cosmogonie spirituelle contre le matérialisme montant et maintenir debout la relation immédiate dans l’univers aux pouvoirs directeurs spirituels. Qui a voulu prendre au sérieux les mots d’entrée avec laquelle l’Évangile de Jean ouvre la porte à ces mondes, pas seulement croyant, mais sachant, à dû marcher d’une manière très solitaire dans les derniers siècles. Mais par une mise en valeur en science de l’esprit de l'univers, une nouvelle guidance est tracée à l'avenir au christianisme johanique.

En Juin 1908 Rudolf Steiner a ajouté à cet aperçu d’un univers empreint d’êtres créateurs par d’autres conférences « Sur les hiérarchies spirituelles », mais aussi sur le développement « des êtres élémentaires » se tenant sous l'être humain dans la nature, tout comme sur « Les relations des êtres spirituels et du monde spirituel à l’être humain ». Il a éduqué par là ses élèves à trois respects promus par Goethe: le respect pour ce qui est au-dessus de nous, égal à nous et au-dessous de nous. Une telle nouvelle attitude de l’être humain dans le monde a absolument pas seulement une signification subjective. Car comme l’humain voit le monde, ainsi il œuvre en lui et le transforme. Il repose dans l'attitude d’esprit de l’être humain que – pour choisir une comparaison simple - ; par ex. déjà le citadin et l’agriculteur d’aujourd’hui voient exactement la même nature et le paysage tout à fait différemment. Ce dernier par ex. comme maintenant quelque chose dont devrait naître l’orge ou le blé d’hiver ; par l’aller-à-travers-les-champs il voit déjà à l’œuvre avec son regard intérieur sa charrue ou sa herse, le rendement de la récolte attendue, la semence prochaine. Mais le citadin voit par la promenade à travers la même nature au même instant dans le même morceau de champs ou de forêt une destination de détente, quelque chose qui vivifie la respiration, stimule l’imagination fatiguée, mais aussi quelque chose qui est composé d’atomes et est à expliquer avec des formules.
[121]Et ce sont quand même les même teneurs en substance, force et être, que les deux regardent, aspirent à comprendre et à maîtriser. D’autant plus le scientifique matérialiste et celui exercé dans la connaissance de l’esprit voient chaque morceau de nature avec des contenus de l’âme très différents et par cela aussi avec d’entièrement différentes impulsions de volonté. À travers le paysage, ils vont autrement à l’animal et à l’humain; les objets apparemment similaires déclenchent d’autres expériences, pensées, sentiments et destins. Le bilan de ces rencontres entre l’être humain et la nature n’est pas seulement subjectif, il transforme l’être humain, la terre, il détermine l’avenir des deux. Nous voyons cela à l’acte de création, au médiateur du spirituel-essentiel. Qui ferme les sens et les organes de l'âme au spirituel, ou, au mieux, donne concession le dimanche matin aux pouvoirs spirituels dépassant par en dessus l’être humain par tradition pour quelques heures, mais laisser seulement valoir le sensoriellement saisissable dans la vie quotidienne, ferme aussi la porte à ces pouvoirs surpra-sensibles, qui veulent agir à travers les êtres humains à la Terre. En une image grandiose Goethe laisse dire à la fin de son “Faust” du Père Seraphicus au chœur des bienheureux : « Descendez dans mes yeux organes à la mesure du monde et de la Terre,
Pouvez-vous les utiliser en tant que vôtres Regardez vous cette région ! » Ainsi, chaque être humain doit à nouveau ouvrir ses organes de l’esprit, afin que par lui et avec lui des êtres spirituels puissent agir sur la terre, et il abordera avec d’autres impulsions les tâches de la vie sur la terre, quand il est conscient de ce lien. C’est pourquoi Rudolf Steiner a parlé sur le travail des hiérarchies, des êtres élémentaires des pouvoirs et forces spirituelles dans la nature, jamais pour vouloir l’édification subjective des êtres humains, mais qu’ils aillent autrement, plus conscients, responsables et plein de but aux tâches concrètes de la vie sur terre. Et les résultats de cette formation jusque dans les domaines pédagogiques, médicaux, agricoles et tous les domaines pratiques de vie ont prouvé qu’il est toujours resté sans relâche cohérent à cette exigence. Après deux conférences supplémentaires des 15-17 juin à Munich et Nuremberg sur « Goethe et Hegel » et « Science spirituelle, évangile et avenir de l’humanité », il se tourna à nouveau à une série de conférences à partir de l’esprit du christianisme johannique dans le cycle VI du 18 au 30 juin à Nuremberg sur « La théosophie, l’Apocalypse à la main ». Même ce langage d’images le plus difficile à comprendre devrait être rapproché plus prêt de la reconnaissance de l’être humain moderne. Il a d’abord expliqué l’histoire spirituelle de l’origine et de la préparation de ce monde de pensée johannique des mystères de l’Égypte et de l’initiation orphique et d’Éleusis de la Grèce. Il a dit en résumé de ce parcours : [122] « La capacité de comprendre ce qui s’est passé sur le Golgotha était seulement là, où on connaissait le contenu des Mystères. L'apocalipticien a recueilli la tradition orale des mystères en lui ; il s’est dit, si je m’imprègne avec ce qu’on peut expérimenter dans les Mystères, alors le Christ m’apparaît. Ainsi l’apocalypse n’était rien de nouveau; mais l’application sur l’événement unique du Golgotha, cela était quelque chose de nouveau. C’était la chose essentielle à entendre pour ceux qui ont des oreilles, il y avait une possibilité, avec l’aide de ce qui est dans l’Apocalypse de Jean, d’avancer de proche en proche à la compréhension réelle de l’événement du Golgotha. Telle était l’intention de l'apocalipticien. Des Mystères antiques il avait l’Apocalypse, elle est un ancien livre sacré de l’être humain et a été donnée maintenant à l’ensemble de l’humanité par le disciple que le Seigneur avait aimé et à qui il avait fait cadeau par testament d’annoncer sa vraie forme. Il devrait rester jusqu’au retour du Christ ; afin que ceux qui sont équipés d’une conscience éclairée puisse le saisir. Il est le grand maître du véritable événement du Golgotha. Il a transmis aux êtres humains les moyens de comprendre vraiment l’événement du Golgotha ». Rudolf Steiner a souligné très souvent le fait qui a été confirmé par les scientifiques si souvent que l’émergence de nombreuses difficultés dans la compréhension de ce texte sont aussi à reporter à des traductions défectueuses, absurdes ou fausses *.Il n’est bien sûr pas possible de s’attarder ici sur comment l’Apocalypse de Jean a été montré en détail dans sa langue d’images par Rudolf Steiner comme l’un des grands documents qui peuvent servir à déchiffrer l’écriture de destin de l’histoire de l’humanité. Pour cela, l’étude approfondie de ces écrits de Rudolf Steiner est nécessaire. Il devrait seulement être rendu attentif comment ici un être humain qui avec les outils complets de la connaissance moderne aborda la connaissance de l’univers, aussi les textes sacrés de la tradition religieuse, qui dans leur sens semblait être perdu par l’humanité, tira vers soi, pour montrer comment la science et la religion quand aussi par des chemins différents, peuvent quand même conduire aux mêmes buts.

Ce cycle de Nuremberg a été organisé en 1808 pour célébrer le centenaire du retour de Hegel à Nuremberg, et Rudolf Steiner s’est appuyé à cause de cela en introduction sur la parole de Hegel : « La pensée la plus profonde est liée à la figure du Christ, avec l’historique et l'extérieur. Et c’est la grandeur de la religion chrétienne, que chaque niveau de conscience elle peut concevoir d’après son extériorité et d'après son historicité, mais qu’en même temps elle invite au plus profond travail de la vie de l’esprit, à la pénétration la plus profonde. Pour chaque niveau d’enseignement, la religion chrétienne est compréhensible et en même temps elle est une invitation à la sagesse la plus profonde ». Après que Rudolf Steiner a souligné de nouveau que la science de l’esprit ne veut fonder aucune religion, mais, qu'au sens de ces paroles du philosophe allemand, elle peut être l’instrument, l’outil le plus profond pour expliquer et amener à la compréhension les plus profondes sagesses et vérités et les secrets les plus graves et les plus emplis de vie des religions »

* voir aussi Günther Schubert « L'Evangile de Jean ».[123]

il a eu besoin, pour ici aussi rendre attentif sur l’attitude à la mesure du sens vis-à-vis de tels documents, de faire, au début de la conférence, quelque peu la comparaison avec notre relation avec les documents historiques de la géométrie euclidienne : « Cela repose peut-être un peu loin quand, pour décrire le rapport de la science de l'esprit aux documents d’origine de telle ou telle religion – (et aujourd’hui nous allons avoir à traiter avec les documents religieux du christianisme) – on fait la comparaison : la science de l'esprit se comporte de son côté aux documents religieux, comme l’enseignement mathématique aux documents, qui sont connus comme des manuels ou des livres mathématiques apparu tout au cours du développement historique de l’humanité. Là nous avons un vieux livre qu’en fait saisit des yeux de plus prêt seulement le chercheur historique versé dans les mathématiques : La géométrie d’Euclide. Elle contient pour la première fois d’une manière scolaire ce que des mathématiques et de la géométrie, les enfants apprennent aujourd’hui à l’école. Mais combien peu, ces enfants sont conscients que tout ce qu’ils apprennent sur des lignes parallèles, sur le triangle, l’angle, etc, que tout cela est dans ce vieux livre, que là ça a été donné pour la première fois à l’humanité ! Avec droit on éveille chez l’enfant la conscience qu’on peut voir ces choses par soi-même que lorsque l’esprit humain place ses forces en mouvement et s’applique aux formes de l’espace, qu’il est en mesure d’inspecter ces formes, sans aucune considération à ce vieux livre. Mais celui qui n’a peut-être rien su de ce livre et qui a accueilli l’enseignement mathématique et géométrique en lui-même, quand il apprend une fois à le connaître, savoir le comprendre et apprécier ce que celui-ci a donné à l’humanité, qui a placé ce livre pour la première fois en face de leur esprit. On aimerait caractériser ainsi le rapport de la science de l’esprit aux documents religieux. Les sources de la science de l’esprit sont telles qu’elles ne devraient se fonder sur aucune sorte de documents, sur aucune tradition, quand elles seront comprises d’après leur impulsion correcte. Tout comme l’autre connaissance de l’humanité nous procure la connaissance du monde des sens environnant, parce que l’être humain utilise librement ses forces, ainsi les forces et facultés spirituelles suprasensibles reposant plus profondément, tout d’abord sommeillantes dans l’âme humaine, nous procurent la connaissance de ce qui comme suprasensible, invisible reposant à la base de tout visible… Et celui qui va ce chemin, vraiment équipé avec les connaissances du monde suprasensible, aux documents de l’annonce chrétienne, pour lui ces documents ne perdent vraiment pas de valeur ; oui, au contraire, ils apparaissent dans une plus haute brillance qu’elles ne sont apparues à l’âme purement croyante ; ils montrent qu’ils contiennent de plus profond bien de sagesse, que l'être humain a jadis pressenti avant la connaissance de science de l’esprit ».
Tout de suite, dans ce cycle de Nuremberg au milieu de l’Europe Rudolf Steiner a rappelé maintenant sur la façon dont nous pouvons lire non seulement à partir des sources originales du sud, mais aussi ceux des mystères nordiques de l’Europe, la préparation de la sagesse chrétienne et de l'acte rédempteur : « Laissez-moi rappeler seulement un petit exemple symptomatique de mes dernières expériences sur une de mes tournées de conférences. L’exemple que je veux vous exposer, montre comment l’histoire du monde, quand on la considère comme une expression de la volonté divine-spirituelle, apparaît partout significative, nous parle partout une nouvelle langue. Je pouvais percevoir là, il y a quelques semaines en Scandinavie, comme dans toute la vie de notre nord européen, [124] tout trahi encore un écho de cet ancien être-là du monde nordique, où tout spirituel a été imprégné par la conscience des êtres qui se tiennent derrière les figures des dieux nordiques des mythes. On aimerait dire que, dans ces pays en tout ce qui se présente à vous, sont à entendre les échos de ce qui est considéré comme la vieille vie de l’esprit nordique que les initiés des mystères druidiques, des mystères des Trotten, partageaient à leurs élèves. Là on était au courant de la façon dont la magie du lieu traverse la vie de l’esprit du nord ; on voit quelque chose comme l’expression de beaux contextes karmiques. On se voit – comme cela m’a été permis à Upsala – pour ainsi dire, placé au milieu de tout cela, quand on a devant soi la première traduction germanique de la Bible, le Codex d’Argent de Ulfilas. Il est arrivé à Upsala comme par des enchevêtrements karmiques de sa propre espèce. Auparavant, il était donc à Prague. Dans la guerre de Suède, il a été pris en butin et apporté à Upsala, et là il est maintenant : un point de repère pour ce qui pénètre, ce qui est capable de regarder un peu plus profondément dans l’être des mystères anciens. C’est donc cet être des mystères, cette pénétration dans le monde spirituel a l'intérieur des anciennes cultures imprégnées par un étrange train commun que ressentaient plus profondément ceux qui ont reçu l’initiation dans ces temps anciens. Comme un train tragique est passé par leurs cœurs quand a été fait clair pour eux qu’ils pouvaient jeter un coup d’œil dans les mystères de l’être-là, mais qu’en premier quelque chose viendrait dans l’avenir qui devait irradier une lumière plus haute dans ce savoir qu’on pouvait encore trouver dans les Mystères antiques. On a la permission de dire qu’a été indiqué prophétiquement dans tous ces anciens mystères sur ce qui était à venir dans le futur, sur l’apparition du Christ-Jésus. Le ton, la mentalité de l’attente, l’ambiance de la prophétie reposait dans cet être des Mystères nordiques ». En ce sens, Rudolf Steiner parla maintenant aussi en Juillet en une série de 15 conférences sur « L’Évangile de Jean » lors d’un voyage vers le nord à nouveau en Norvège, à Christiania.
La vision du monde ainsi gagnée de la connaissance en sciences de l’esprit et l’explication de documents historiques et religieux, a été à nouveau exposée d’un autre aspect du 4 à 16 août 1908 à Stuttgart dans le cycle IV « Monde, Terre et être humain ». Ici a été maintenant indiqué en une préparation pour le cycle annoncé pour septembre, sur les mystères égyptiens, éclairé davantage les sagesses des mythes d’Osiris et d’Isis rayonnées du sud par la Grèce vers l’Europe et leur métamorphoses ultérieure dans la vision du monde de l’Occident chrétien. Il a caractérisé ici aussi les détours apparus par les développements historiques, par lesquels la sagesse antique égyptienne, celle du sud, avait été plus tard d’un côté en raison des influences intellectuelles de l’arabisme introduite dans la décadence et de la pensée momifiée du matérialisme ; de l’autre côté le détour par lequel les mythes grandioses du nord avaient disparus dans la sphère détachée du monde d’une la forme désuète de l’imagination. Les deux mondes devraient maintenant être délivrés par la force du milieu de cette unilatéralité et conquis de nouveau en leur valeur de connaissance en une nouvelle forme.

Tel était aussi le but du cycle de conférences V sur « Mythes et mystères égyptiens » tenu du 2 au 14 septembre à Leipzig. Rudolf [125] Steiner a souligné, dans ce contexte, comment notre temps, aussi incroyable que cela peut aussi sembler au premier abord, a une relation toute particulière à l’ère de la culture égyptienne. Il a montré comment la période post-atlantéenne ainsi nommée de l’évolution, par un examen plus approfondi des centres culturels acquérant la direction au cours du déroulement du temps, se laisse diviser en sept de telles époques culturelles, desquelles les quatre premières, l’indienne, la perse, l’égyptienne-babylonienne et gréco-romaine reposent derrière nous ; ce à quoi dans le rythme du devenir historique, la signature de la première de ces époques se reflète dans la septième, la deuxième dans la sixième, la troisième, c’est-à-dire, l’époque de la culture égyptienne dans la nôtre actuelle, dans la cinquième, quand aussi transformée naturellement en un stade supérieur de l’évolution. Ainsi, comme chaque organisme vivant indique des rythmes de la sorte, aussi l’organisme-temps de l’histoire a ses rythmes et lois internes, et il est donc dans notre temps d’une importance particulière, d’étudier l’époque égyptienne sous cet aspect. Cette culture égyptienne avec sa haute sagesse, sa connaissance extraordinaire des lois cosmiques et ses mythes pleins de sens, a exercé par le détour des Mystères grec inspirés par elle, une influence durable sur l’évolution européenne. Mais elle a, dans le bien, comme dans le négatif, continué à se faire sentir au cours des siècles et avant tout plus tard dans la décadence mentionnée ci-dessus par la philosophie arabisante et la contemplation de la nature en une momification de la pensée et, après la perte du monde des mythes, a débouché dans le matérialisme unilatéral de notre temps. C’est pourquoi il est donc nécessaire de libérer à nouveau de leur voile le bon noyau ésotérique des anciens mystères égyptiens. Notre temps aussi a, même sous une forme modifiée, la possibilité et la tâche, par de grandes images et des imaginations réelles de rapprocher la compréhension des êtres humains des pouvoirs créateur agissant dans la nature, comme y a aspiré d’une autre manière l’Égypte dans le mythe d’Osiris-Isis, la Grèce dans le mythe de Demeter, etc. C’est pourquoi Rudolf Steiner a entrepris un pas dans cette direction par ex. dans sa nouvelle « Légende d’Isis ».

À la mi-Octobre, il s’est rendu pour la deuxième fois cette année en Suisse, où à Zurich, une nouvelle branche a été créée le 10 octobre 1908, qui s’est donné le nom de « branche Zschokke » en mémoire du grand savant suisse Zschokke. Une conférence publique à Zurich traita « La signification de Goethe pour le présent », tandis que le 11 octobre, il a parlé à Saint-Gall sur un thème plus médical « Vie et santé à la lumière Science de l’Esprit ». En Octobre, les conférences de la session d’hiver ont repris à la maison des architectes de Berlin et ouverts avec la question : « Comment et où trouve-t-on l’esprit? ». Dans le même temps un cours pour les membres a été poursuivi sur « Anthropologie », qui est paru plus tard à l’impression comme un cycle A. Le 26 octobre, a eu lieu l’assemblée générale annuelle de la Société. Rudolf Steiner a souligné dans l’introduction, que la section s’approche donc maintenant [126] du début de sa deuxième septaine de vie et exprima pour le temps à venir les paroles qui suivent, qui s’avérèrent bien trop pertinentes :

« Et il ne sera rien dit de surprenant quand on se rappellera que peut-être maint de ce qui se présentera comme obstacles et dangers, épreuves du destin dans la section allemande, va tout simplement tomber dans cette période. Nous aurons à voir maintes choses des fruits de cette période, -, mais aussi voir grandir maint des obstacles et des difficultés dans cette période fatidique ». Mais il a souligné dans le même temps que la section aurait si fortement grandie et se serait renforcée dès les premiers débuts, qu’elle pourrait fortement fixer des yeux ces nouvelles tâches de la vie. Il a rappelé aux 20 premiers auditeurs qui après le tournant du siècle ont pris part à ses conférences sur la « Mystique » et « Le christianisme comme un fait mystique » et dont le nombre aurait maintenant poussé à plus de 1000. En cela, la section s’est gardée fondamentalement de toute forme de propagande ou d’agitation pour ses objectifs, mais a simplement placé les connaissances spirituelles explorées devant les êtres humains. On pourrait former un tel organisme de la vie, comme le serait cette communauté, justement aussi peu par des maximes théoriques, que le développement et l’éducation de l'être humain particulier, de l’enfant. Il a dit : « Nous pouvons nous rappeller en cet instant que par ex. la septième année de l’enfant est un moment absolument important pour la vie de l’enfant ; et un moment important est l’entrée dans la septième année pour un ‘enfant spirituel’.À certains égards,cette légité règne absolument qui s’exprime dans chacune des trois années suivantes ».

Et utilisée sur l’organisme spirituel :
« Les êtres humains peuvent avoir toutes sortes de belles, grandes pensées, comment une société devrait être ; mais ce sont des pensées irréelles de l’individu. Quand une société est venue une fois à un certain âge, elle doit apporter d’elle-même au déploiement ses pensées sur la croissance ; car cela seul peut être la base pour le travail futur que nous prenions les fruits, ou plutôt les germes du passé et les portions au déploiement ». La communauté aussi doit se développer selon ses destins spirituels et les talents individuels. Une indication sur les cycles tenus dans le passé, le travail en commun et son élargissement sur de si vastes régions de l’Europe ont expliqué les possibilités et les taches pour l’avenir. Là-dessus Mademoiselle von Sivers, donna un rapport sur ​​l'accroissement du nombre de branches à 37 (contre 28 l’année précédente) et les membres à 1150. Lors de l'élection subséquente du conseil Dr Steiner a été de nouveau élu à l’unanimité au poste de secrétaire général. Dr Steiner se débarrassa, comme il l'a dit, de la « lourde tache », en un « premier cas » à l'intérieur de l’histoire de la section, de mettre en avant la demande d’une branche, que « désormais, un membre jusqu’à présent de notre section allemande ne devrait plus être a considéré en tant que membre ». Il s'agissait d’un docteur Vollrath. [127] Entrer dans les détails sans intérêt, ne vaut pas la peine, mais il est instructif de noter que la décision du Conseil a été prise, d’abord parce que premièrement d’un côté la liberté de travail de la société avait été affectée par le fait qu’on voulait coller sur la société des initiatives personnelles individualistes et dépourvues de goût d’éditeur par une sorte de manipulation. Sur cela, Rudolf Steiner, a déclaré :

« Nous n’avons rien combattu, mais étions de la façon de voir que nous devions laisser les forces jouer librement. Nous travaillons dans un sens positif. Que les autres croient avoir un droit pour pouvoir procéder, comme ils le font, ainsi ils aimeraient en répondre ; seulement nous ne voulons rien avoir à faire avec, et ne pas nous laisse imposer une opinion d’un quelque côté ».
Deuxièmement, le Dr Vollrath avait par ex.. enfrein la constitution de la Société par la nomination des membres d’un soi-disant « Département littéraire » à l’insu du Secrétaire général et du Conseil. Rudolf Steiner était, comme s’est montré à plusieurs reprises très prudents à des demandes d’exclusion de membres. Mais une violation de la constitution de la société de la responsabilité représentée par lui était tout de suite ce que Rudolf Steiner, parmi toutes les autres libertés, n’a jamais toléré, ce pourquoi justement le concerné « ne fut plus regardé comme membre de la Section ». Après cet intermède désagréable, mais nécessaire, était close l’assemblé pour sa « partie de gestion » par ailleurs positive tant par rétrospective que prospective. Dans la « partie factuelle » Rudolf Steiner a tenu le même jour une conférence pour les membres sur « L’importance du dépouillement, du renoncement et du sacrifice », ainsi qu’une conférence sur « Novalis », dans le cadre de laquelle Mlle. von Sivers a récité les magnifiques « Hymnes à la nuit ». La grande signification de ce poète, qui comme Goethe était en même temps un poète et un naturaliste, Rudolf Steiner l’a dans les années suivantes, toujours de nouveau placée devant les êtres humains et sauvé l'extraordinaire personnalité, grande et aimable de Novalis de la menace de l'oubli. Aux œuvres poétiques et scientifiques de Novalis, les élèves de Rudolf Steiner doivent d’importantes suggestions. Il appartient certainement à ceux dont l’étoile se lèvera à l’avenir d’un nouvel éclat. Mlle. von Sivers a élevé dans la conscience par l’art nouveau de la parole, le contenu d’esprit à peine soupçonné de ses poèmes, et le poète et penseur longtemps presque inconnu pressentait à peine que son œuvre résonnerait un jour dans de nombreux pays par le chœur parlé du « Goetheanum » en de nombreuses voix exercées.

Après cette cérémonie, les amis réunis ici venus de partout furent les hôtes de la comtesse Eliza von Moltke, l’épouse du chef d’état-major Helmuth von Moltke. Il convient de noter cela dans le but de montrer que les relations de Rudolf Steiner à la famille du chef d’état-major existaient en ces temps de paix et étaient fondés dans l’intérêt purement spirituel et artistiques de ces deux personnes très cultivées. Dans ses mémoires, Kleeberg note que déjà en 1905 lors de la première [128] visite de Rudolf Steiner à Kassel, a été rapporté la déclaration du général von Moltke suivante : « Toutes les visions du monde et les philosophies auraient quelque part une lacune ; la théosophie de Rudolf Steiner serait seule fermé partout et dépourvue de lacune dans son système  ». C’étaient donc des intérêts complètement non ­ politiques, purement spirituelles et de conception du monde qui reliaient Rudolf Steiner avec la famille du chef d’état-major.
Les jours suivants, 27 et 28 octobre, Rudolf Steiner a parlé encore sur « L’être de la douleur, de la souffrance et du bonheur » et « À propos des jugements analytiques et synthétiques »ga108 aux invités rassemblés. Des sujets des conférences de novembre seraient à mentionner : la conférence à Hanovre « Le cours de la vie de l’être humain du point de vue de la science de l’esprit », à Berlin, « Sur l'essence de la maladie » et « Sur l’enseignement des catégories d’Aristote ». En Novembre Rudolf Steiner entrepris maintenant son deuxième voyage de l’année en Autriche, où il a parlé à Prague, Vienne et Klagenfurth, à Vienne sur « L’essence de l'être humain comme la clé des énigmes du monde », à Klagenfurt sur « Siegfried et le Crépuscule des Dieux » « La formation pratique de la pensée » et « Le cœur de la sagesse dans les religions ». Le voyage de retour l’a conduit par Breslau, le 3 décembre, à Görlitz, où il décrit la figure de l’esprit de l’endroit « Jacob Boehme ». Après un nouveau tour en décembre à la maison des architectes ont été poursuivies les conférences sur « Anthropologie » et la fête de Noël dédiée spécialement à l'esprit de Novalis et son annonce du Christ ».
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