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Collection c331  :

Conseils d'entreprise et socialisation / Betriebsräte und Sozialisierung




TROISIÈME SOIRÉE DE DISCUSSION
Stuttgart, jeudi 5 juin 1919
 DRITTER DISKUSSIONSABEND
Stuttgart, 5. Juni 1919

 


 

Les références Rudolf Steiner Œuvres complètes ga 331 109-134 (1989) 05/06/1919


Les éventuelles mises en évidence sont à usage interne, veuillez nous en excuser.

Original





Traducteur: FG v.01 - 01/07/2021 Éditeur: SITE

Paroles d’introduction de Rudolf Steiner

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Einleitende Worte von Rudolf Steiner

Mes très vénérés présents ! Afin que nous puissions discuter de la création de conseils d'entreprise de manière fructueuse, je voudrais juste dire quelques mots à l'avance. Je crois qu'en première ligne il est nécessaire d'appréhender dès le départ la tâche de socialisation du temps présent de la façon correcte, tout de suite par la mise en place de conseils d'entreprise. C'est-à-dire que quand on va à la mise en place de ces conseils d'entreprise, on fournit un véritable travail de socialisation, ou mieux dit, on fait un véritable début avec la socialisation. Vous savez donc que l'impulsion vers la triarticulation de l'organisme social veut fournir ce qui peut mener à une telle socialisation englobante réelle. Maintenant, on doit dire : tout de suite à cette mise en place des conseils d'entreprise, il se montre en fait aussitôt combien peu de compréhension est actuellement encore disponible pour le véritable mouvement social. N'est-ce pas, certaines personnes, qui représentent principalement les intérêts des employeurs/donneurs de travail, devraient quand même une fois faire des pensées sur le comment cela est venu à ce qu’actuellement cet appel à la socialisation d’une manière parlant si fort soit tout de suite dressé de la compagnie des travailleurs. Lorsque maintenant quelque chose de spécial se présente comme la question après des conseils d'entreprise, alors on remarque aussitôt de ce côté, je pense du côté chez ceux qui représentent les intérêts de la compagnie des donneurs de travail/employeurs, combien peu de compréhension est disponible pour une telle institution. On peut déjà dire : à la résistance qui vient de ce côté, on peut ainsi correctement remarquer à quel point il sera difficile d'intervenir énergiquement avec une vraie et non une fausse socialisation. Vous avez devant vous les tracts qui viennent tout de suite d'être élaborés sur proposition de la Fédération pour la triarticulation/le trimembrement de l'organisme social pour la mise en place de conseils d'entreprise.


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Meine sehr verehrten Anwesenden! Damit wir uns nachher in der Diskussion fruchtbar über die Einrichtung der Betriebsräte unter­halten können, will ich nur einige hierfür notwendige Worte voraus­schicken. Ich glaube, daß es in erster Linie notwendig ist, daß man gerade an der Einrichtung der Betriebsräte gleich von vorneherein die Sozialisierungsaufgabe der gegenwärtigen Zeit in der richtigen Art erfaßt. Das heißt, daß man, indem man an die Einrichtung dieser Betriebsräte geht, eine wirkliche Sozialisierungsarbeit leistet oder, besser gesagt, einen wirklichen Anfang macht mit der Soziali­sierung. Sie wissen ja, daß der Impuls zur Dreigliederung des sozia­len Organismus dasjenige leisten will, was zu einer solchen umfas­senden wirklichen Sozialisierung führen kann. Nun muß man sagen: Gerade an dieser Einrichtung der Betriebsräte zeigt sich eigentlich sogleich, wie wenig Verständnis heute noch vorhanden ist für die wirkliche soziale Bewegung. Nicht wahr, es sollten sich gewisse Leute, welche hauptsächlich die Interessen der Arbeitgeber vertre­ten, doch einmal darüber Gedanken machen, wie es dazu gekom­men ist, daß heute in einer so laut sprechenden Weise gerade aus der Arbeiterschaft heraus dieser Ruf nach Sozialisierung erhoben wird. Wenn nun ein Spezielles auftritt wie die Frage nach den Betriebsräten, dann merkt man sogleich bei dieser Seite, ich meine bei denjenigen, die die Interessen der Arbeitgeberschaft vertreten, wie wenig Verständnis eigentlich für solch eine Einrichtung vorhan­den ist. Man kann schon sagen: An dem Widerstand, der von dieser Seite kommt, kann man so recht merken, wie schwierig es sein wird, mit einer wahren und nicht mit einer falschen Sozialisierung durchzugreifen. Ihnen liegen die Flugblätter vor, welche ja auf An­regung des Bundes für Dreigliederung des sozialen Organismus zur Einsetzung von Betriebsräten gerade abgefaßt worden sind.

Maintenant, qu'entend-on de l'autre côté, des représentants des intérêts des employeurs/donneurs de travail, au vu de ce qui est exprimé dans ces tracts ? Vous voyez, la première chose qu'ils disent est : "Oui, si c'est ce qui est dit dans ce tract/cette feuille volante, alors les travailleurs auront recours à l'autoassistance ! - Les gens qui parlent ainsi ne considèrent même pas qu’au fond quand même, la compagnie des travailleurs a toujours seulement eu recours à l'autoassistance lorsque cette autoassistance était nécessaire et urgente !


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Nun, was hört man von der anderen Seite, von den Vertre­tern der Interessen der Arbeitgeber angesichts dessen, was in diesen Flugblättern zum Ausdruck kommt? Sehen Sie, da wird als erstes gesagt: Ja, wenn das so ist, wie das in diesem Flugblatt ausgeführt wird, dann greifen ja die Arbeiter zur Selbsthilfe! — Die Leute, die so sprechen, die bedenken eben gar nicht, daß eigentlich im Grunde doch die Arbeiterschaft immer nur dann zur Selbsthilfe gegriffen hat, wenn diese Selbsthilfe dringend not­wendig war!

Dans mes conférences, j'ai expliqué à diverses reprises, comment le non-prolétariat, comment les cercles dirigeants ont raté ces derniers temps toutes les occasions de répondre d'une manière ou d'une autre avec compréhension au mouvement social. Et j'ai aussi décrit comment même les petites miettes données à la compagnie des travailleurs sous forme d'assurances, de pensions de vieillesse ou de réglementation des heures de travail ou d'interdiction du travail des enfants et du genre, j'ai décrit comment même tout cela a seulement été rendu possible par le fait que la compagnie des travailleurs a eu recours à l'autoassistance. Mais aujourd'hui, les choses sont encore quelque peu différentes. Ce que je viens d'énumérer est plutôt une bagatelle par rapport à la grande tâche de socialisation qui nous attend aujourd'hui. Dans le passé, la compagnie des travailleurs a eu recours à l'autoassistance en rapport à des bagatelles. Mais maintenant se tiennent là des tâche plus grandes comme exigences, ce qui signifie que, pour une fois, doit être avancé à l'autoassistance pour une grande tâche. Mais à cet égard, on doit toujours garder devant les yeux qu’à partir de la compréhension des entrepreneurs, le slogan "les travailleurs se servent eux-mêmes/passent à l’autoassistance" agit toujours comme un chiffon rouge. Car voyez-vous, les entrepreneurs s'efforcent à nouveau de restaurer la confiance et le désir de travailler dans les entreprises, bien qu'ils auraient pu constater combien peu tout de suite les représentants des intérêts des employeurs/donneurs de travail sont peu aptes à établir cette confiance et ce désir de travailler. C'est tout de suite à cause de la manière dont ces cercles dirigeants ont procédé que la confiance et le désir de travailler ont disparu des usines. Et maintenant, alors que ce qui est nécessaire à la production et à la vie sociale doit être pris en charge par ceux qui ont ressenti le travail des employeurs dans leur propre corps, ils veulent dire : "Cela ne dépend pas de vous/ne vous revient pas, cela dépend de nous/nous revient.

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Ich habe in meinen Vorträgen verschiedentlich ausgeführt, wie das Nicht-Proletariat, wie die leitenden Kreise in der neueren Zeit jede Gelegenheit versäumt haben, um irgendwie verständnisvoll auf die soziale Bewegung einzugehen. Und ich habe auch geschil­dert, wie selbst die kleinen Brosamen, die der Arbeiterschaft gege­ben wurden in Form von Versicherungen, Altersversorgung oder der Regelung der Arbeitszeit oder des Verbotes von Kinderarbeit und dergleichen, ich habe geschildert, wie selbst dieses alles nur dadurch möglich wurde, daß die Arbeiterschaft zur Selbsthilfe ge­griffen hat. Heute liegen aber die Dinge noch etwas anders. Das, was ich eben aufgezählt habe, das ist in bezug auf die heute anstehende große Aufgabe der Sozialisierung eher eine Kleinigkeit. Die Arbeiterschaft hat früher in bezug auf Kleinigkeiten zur Selbsthilfe gegriffen. Jetzt aber stehen größere Aufgaben als Forde­rungen da, das heißt, jetzt muß einmal im Zusammenhang mit einer großen Aufgabe zur Selbsthilfe geschritten werden. Dabei muß man sich aber immer vor Augen halten, daß aus dem Unter­nehmerverständnis heraus immer die Parole «die Arbeiter greifen zur Selbsthilfe» wie ein rotes Tuch wirkt. Denn sehen Sie, die Unternehmer streben jetzt wieder an, daß in die Betriebe wieder­um Vertrauen und Arbeitslust einziehe, obwohl sie hätten einsehen können, wie wenig gerade die Vertreter der Interessen der Arbeit­geber geeignet sind, dieses Vertrauen und diese Arbeitslust zu begründen. Gerade dadurch, wie diese führenden Kreise vorgegan­gen sind, ist das Vertrauen, ist die Arbeitslust aus den Betrieben verschwunden. Und jetzt wollen sie, wenn das, was zur Produktion und zum sozialen Leben notwendig ist, von denen in die Hand genommen werden soll, die am eigenen Leibe die Arbeit der Unternehmerschaft gespürt haben, jetzt wollen sie sagen: Das steht Euch nicht zu, das steht uns zu.

Vous saurez, d'après la feuille volante et peut-être aussi d'après les dernières réunions, si vous étiez présent, que la première chose dont il s’agit, c'est que d'abord des conseils d'entreprise soient là, des conseils d'entreprise qui sont vraiment issus de la totalité de tous ceux qui sont impliqués dans le travail et l'organisation de la vie économique, et qu'il est important que maintenant les gens qui ont été élus puissent aussi vraiment avoir leur mot à dire, puissent s'exprimer sur ce qui devrait se passer. Là, les anciennes formes économiques n’ont pas la permission de simplement être poursuivies, mais quelque chose de nouveau doit être créé à partir de la base originelle. Et on arrive seulement plus loin en ce qu’actuellement dans les usines particulières des conseils d'entreprise sont élus et alors, provenant d'une zone économique cohérente plus large, disons le Wurtemberg, se réunisse une assemblée originelle des conseils d'entreprise, et ensuite que cette assemblée, à partir de l'expérience et des connaissances des conseils d'entreprise, se donne une constitution, c'est-à-dire qu'elle fixe ce que les conseils d'entreprise doivent faire, quels sont leurs droits et leurs devoirs. De cette manière, ce qui est nécessaire à la vie économique doit émerger aujourd'hui de la vie économique elle-même, de la vie économique indépendante. Quelque chose doit donc d'abord voir le jour par le biais des conseils d'entreprise. On ne peut pas créer aujourd'hui à partir des anciennes institutions ce qui doit être réalisé par la véritablement nouvelle compagnie des conseils d'entreprise.

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Sie werden durch das Flugblatt und vielleicht auch aus den letzten Versammlungen, wenn Sie dabei waren, wissen, daß es zunächst darauf ankommt, daß erst einmal Betriebsräte da sind, Betriebsräte, die wirklich hervorgegangen sind aus der Gesamtheit aller derjenigen, die am wirtschaftlichen Leben arbeitend und orga­nisierend beteiligt sind, und daß es darauf ankommt, daß nun auch wirklich die Leute, die gewählt wurden, auch zu Worte kommen, sich äußern können über das, was nun geschehen soll. Da dürfen dann nicht einfach die alten Wirtschaftsformen fortge­setzt werden, sondern es muß aus dem Urgrund heraus etwas Neues geschaffen werden. Und man kommt nur weiter, indem heute in den einzelnen Betrieben Betriebsräte gewählt werden und dann, hervorgehend aus einem größeren zusammenhängenden Wirtschaftsgebiet, sagen wir Württemberg, eine Betriebsrat-Urver­sammlung zusammentritt und daß sich diese dann aus den Erfah­rungen, aus den Kenntnissen der Betriebsräte heraus selbst eine Verfassung gibt, also festlegt, was die Betriebsräte zu tun haben, was ihre Rechte und Pflichten sind. In dieser Weise muß heute aus dem wirtschaftlichen Leben selbst, aus dem selbständigen wirt­schaftlichen Leben heraus das entstehen, was für dieses wirtschaft­liche Leben notwendig ist. Es muß also durch die Betriebsräte erst etwas entstehen. Man kann nicht aus den alten Einrichtungen heraus heute dasjenige schaffen, was eigentlich durch die wirklich neue Betriebsräteschaft erreicht werden soll.

Voyez-vous, cela devrait en fait être aujourd'hui l'effort des cercles les plus larges de l’humanité qui travaille : par la confiance que celui qui devrait être élu a dans l'entreprise, par cette confiance il devrait être porté. Et alors, il devrait s'unir aux conseils d'entreprise d'une zone économique cohérente plus grande, disons donc du Wurtemberg dans ce cas, afin d'établir et de déterminer ensemble avec eux les tâches des conseils d'entreprise. Telle devrait être aujourd'hui la vue des cercles les plus larges de l’humanité travaillant.

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Sehen Sie, das müßte eigentlich heute das Bestreben breitester Kreise der arbeitenden Menschheit sein: Durch das Vertrauen, das derjenige, der gewählt werden soll, im Betrieb hat, durch dieses Vertrauen soll er getragen sein. Und dann soll er sich vereinigen mit den Betriebsräten eines größeren zusammenhängenden Wirt­schaftsgebietes, also sagen wir Württembergs in diesem Fall, um gemeinsam mit ihnen die Aufgaben der Betriebsräte festzustellen, festzulegen. Das müßte heute aus der Sache heraus die Ansicht der breitesten Kreise der arbeitenden Menschheit sein.

Cela se tient en vis-à-vis avec ce qui est promu/exigé par d'autres côtés - à mon grand étonnement, toutefois, aussi par de très nombreux cercles de la compagnie des travailleurs. C'est que, tout d'abord, toujours à l'ancienne, comme cela a toujours été le cas, une loi doit être donnée par l'ancien État qui détermine dès le départ les devoirs et les droits des conseils d'entreprise. Si nous procédons de cette manière, je crois que non seulement nous ne ferons pas un pas en avant, mais, compte tenu de l'époque, nous ferons même des pas en arrière assez importants. Nous avons clairement vu ce qui peut venir de ce côté. Quelles sont donc les exigences qui émanent de ce côté ? Ils disent, par exemple, que l'État, les employeurs et les travailleurs doivent en avoir pour leur argent. - Que l'État, qui prit au fond soit toujours encore aujourd'hui quand même pensé comme le protecteur du capitalisme vienne à son droit, cela peut donc être pensé entièrement sincèrement. Que finalement aussi l'entrepreneur devrait pouvoir venir à son droit, je ne veux pas en douter aussi. Mais ce que les gens comprennent sous ce que le travailleur puisse venir à son droit lorsqu'ils fabriquent de telles lois, cela, je crois, a quand même besoin d’un examen plus exact, car ces gens confondent ordinairement les intérêts du travailleur avec ce qu’ils peuvent utiliser au mieux le travailleur dans leur propre intérêt.

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Dem steht nun das gegenüber, was von anderer Seite — zu meiner Verwunderung allerdings auch von sehr vielen Kreisen der Arbeiterschaft — gefordert wird. Es ist dies, daß zunächst wieder­um ganz in der alten Weise, so wie es immer geschehen ist, vom alten Staat ein Gesetz gegeben werden soll, das von vorneherein bestimmt, welche Pflichten und Rechte die Betriebsräte haben sol­len. Geht man so vor, so kommt man, wie ich glaube, nicht nur keinen Schritt vorwärts, sondern man macht angesichts der Zeitverhältnisse sogar ganz wesentliche Schritte nach rückwärts. Was von dieser Seite her kommen kann, das haben wir ja deutlich gesehen. Was beinhalten denn die Forderungen, die von dieser Seite kommen? Da wird zum Beispiel gesagt: Der Staat, der Unter­nehmer und die Arbeiter müssen auf ihre Rechnung kommen. — Daß der Staat, der ja heute doch immer noch im Grunde genom­men so gedacht ist, daß er der Beschützer des Kapitalismus ist, zu seinem Recht kommt, das kann ja ganz aufrichtig gemeint sein. Daß schließlich auch der Unternehmer zu seinem Recht kom­men soll, will ich auch nicht bezweifeln. Aber das, was die Leute darunter verstehen, daß der Arbeiter zu seinem Recht kommen kann, wenn sie solche Gesetze fabrizieren, das, glaube ich, bedarf doch einer genaueren Betrachtung, denn diese Leute verwechseln gewöhnlich das Interesse des Arbeiters mit dem, wie sie in ihrem Interesse den Arbeiter am allerbesten brauchen können.

04331112114198905061919 Là ces gens se préparent donc des paroles étranges, paroles qui au fond sont toujours faites pour répandre du sable dans les yeux, un sable qui a alors le plus souvent une destination tout étrange. Ce sable devrait, quand il retombe quelque peu sur ceux-là qui le saupoudrent, se transformer un peu en grains d'or. Là les gens disent : mais les conseils d'entreprise doivent servir le tout, le tout d’État. Ils ne sont pas là pour cela aussi, de procurer des avantages au travailleur particulier, mais ils devraient servir à la floraison de toute l'entreprise. - Maintenant je vous demande ce qu'en fait cela signifie, quand on dit quelque chose de tel : « les conseils d'entreprise devraient servir à la floraison de toutes les entreprises ». Cela ne signifie pas autre chose qu'il sera masqué de manière abstraite ce dont il s'agit en fait. Pourquoi les entreprises sont-elles absolument là dans le monde ? Quand même pour ce qu'elles livrent quelque chose pour les humains, et les humains sont quand même tous des individus ! Les entreprises sont absolument seulement là pour que ce qui sera fabriqué en elles devienne bien de consommation pour l'humain particulier. Et parler d'une floraison des entreprises dans un autre sens que l'humain individuel arrive à sa prospérité par ce qui sera fabriqué dans les entreprises, cela signifie ne pas parler à partir de la réalité, mais recouvrir la réalité d’une brume bleue.

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Da legen sich also diese Leute merkwürdige Worte zurecht, Worte, die im Grunde genommen immer dazu angetan sind, den Leuten Sand in die Augen zu streuen, einen Sand, der dann mei­stens eine ganz merkwürdige Bestimmung hat. Dieser Sand soll sich, wenn er etwa zurückfällt auf diejenigen, die ihn streuen, ein bißchen in Goldkörner verwandeln. Da sagen die Leute: Die Be­triebsräte müssen aber dem Ganzen, dem Staatsganzen dienen. Sie sind auch nicht dazu da, dem einzelnen Arbeiter Vorteile zu ver­schaffen, sondern sie sollen dem Blühen des ganzen Betriebes die­nen. — Nun frage ich Sie, was das eigentlich heißt, wenn man so etwas sagt: «dem Blühen des ganzen Betriebes sollen die Betriebs­räte dienen». Das heißt nichts anderes, als daß in abstrakter Weise dasjenige verschleiert wird, um was es sich eigentlich handelt. Wozu sind denn überhaupt Betriebe in der Welt da? Doch dazu, daß sie etwas liefern für die Menschen, und die Menschen sind doch alle einzelne! Betriebe sind überhaupt nur dazu da, daß dasjenige, was in ihnen erzeugt wird, Konsumgut der einzelnen Menschen wird. Und zu sprechen von einem Blühen der Betriebe in einem anderen Sinne, als daß der einzelne Mensch zu seinem Gedeihen kommt durch das, was in den Betrieben erzeugt wird, das heißt nicht aus einer Wirklichkeit reden, sondern die Wirklich­keit mit blauem Dunst zudecken.

Cela sonne toujours si terriblement beau, quand on dit, il devrait être servi au tout. Dans le domaine économique cela n'a aucun sens, car qu'est-ce qui est le tout ? Ce sont les individus tous ensemble ! On ne devrait donc pas dire « à la floraison des entreprises », mais « à la floraison de tous ceux qui sont associés aux entreprises et absolument à l'économie ». Alors, la chose serait présentée correctement et les faits ne seraient pas recouverts d'une brume bleutée.

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Es klingt immer so furchtbar schön, wenn man sagt, es soll dem Ganzen gedient werden. Im wirtschaftlichen Bereich hat das keinen Sinn, denn: Was ist da das Ganze? Es sind die einzelnen alle zusammen! Man sollte also nicht sagen «dem Blühen der Betriebe», sondern «dem Blühen all derer, die an den Betrieben und überhaupt an der Wirtschaft beteiligt sind». Dann wäre die Sache richtig dargestellt, und die Tatsachen würden nicht durch blauen Dunst zugedeckt.

Voyez vous, on dit très souvent : l'impulsion à la triarticulation de l'organisme social serait une idéologie. Mais en réalité cette impulsion aimerait dissiper tout la brume bleue duquel n'a pas seulement été parlé, mais qui a été utilisée au service de l'oppression et a cette place mettre la vraie réalité, l'humain avec ses besoins. Maintenant voyez-vous, qu'est ce que réclament les gens ? Les gens réclament que les habilitations des conseils d'entreprise seront réglées d'après un abondant examen des conditions – ainsi dit-on donc toujours, quand on ne veut pas une chose – par des experts, et comme experts seront nommés des employeurs, des employés/preneurs de travail et des politiciens sociaux. Maintenant, le concept d’employeur, il doit disparaître en fait comme tel par une véritable socialisation. Car un donneur de travail il ne peut seulement y avoir quand il est un possédant de travail, et un possédant de travail il n'y a justement pas la permission d'en avoir. Il peut seulement y avoir des directeurs/chefs de travaux, cela signifie de tels humains qui sont actifs dans l'organisation du travail, et à savoir ainsi que le travailleur physique aussi sache sa force de travail insérée au mieux et du genre. Naturellement dans une entreprise le travail ne peut pas se dérouler ainsi que chacun fait ce qu'il veut. Une direction doit être là, toute l'entreprise doit être empreinte d'esprit, mais ce ne sont pas des donneurs de travail, ce sont des directeurs de travail, cela signifie des travailleurs d'une autre sorte. Là-dessus est a poser la plus grande valeur : qu'on saisisse enfin une fois le véritable concept de travail, car un donneur de travail qui lui-même ne travaille pas avec, n'appartient en réalité pas à l'entreprise, mais est un parasite du travail. 04331112114198905061919

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Sehen Sie, man sagt öfters: Der Impuls zum dreigliedrigen sozia­len Organismus sei eine Ideologie. In Wahrheit aber möchte dieser Impuls allen blauen Dunst, von dem genugsam nicht nur geredet worden ist, sondern der im Dienste der Unterdrückung gebraucht worden ist, beseitigen und an dessen Stelle die wahre Wirklichkeit, den Menschen mit seinen Bedürfnissen, setzen. Nun sehen Sie, was verlangen die Leute? Die Leute verlangen, daß die Befugnisse der Betriebsräte nach reichlicher Prüfung der Verhältnisse — so sagt man ja immer, wenn man eine Sache nicht will — durch Sachverständige geregelt werden, und als Sachverständige werden genannt Arbeitgeber, Arbeitnehmer und Sozialpolitiker. Nun, der Begriff des Arbeitgebers — Sie können es meinen früheren Vorträ­gen und auch meinem Buch über die soziale Frage entnehmen —, der Begriff des Arbeitgebers, der muß eigentlich als solcher bei einer wirklichen Sozialisierung verschwinden. Denn einen Arbeit‑ geber kann es nur geben, wenn er ein Arbeitbesitzer ist, und Arbeitbesitzer darf es eben nicht geben. Es kann nur Arbeitsleiter geben, das heißt solche Menschen, die in der Arbeitsorganisation tätig sind, und zwar so, daß auch der physische Arbeiter seine Arbeitskraft am besten eingesetzt weiß und dergleichen. Natürlich kann in einem Betrieb die Arbeit nicht so ablaufen, daß jeder das tut, was er will. Es muß eine Leitung dasein, es muß der ganze Betrieb durchgeistigt sein, aber das sind keine Arbeitgeber, das sind Arbeitsleiter, das heißt Arbeiter von anderer Art. Darauf ist der größte Wert zu legen, daß man endlich einmal den wirkli‑ chen Begriff der Arbeit faßt, denn ein Arbeitgeber, der nicht selbst mitarbeitet, gehört in Wirklichkeit gar nicht zum Betrieb, sondern ist ein Parasit der Arbeit.

Les gens d'aujourd'hui ont des façons de voir très étranges sur ces choses. J'étais à Tübingen avant-hier, où j'ai pris la parole devant une assemblée. Il y avait aussi des professeurs, et vous voyez, l'un de ces professeurs semble avoir été particulièrement bouleversé par le fait que j'ai dit qu'aujourd'hui, il est enfin devenu clair pour le travailleur que l'ancienne relation salariale doit prendre fin, parce que dans le cadre de cette ancienne relation salariale, le travailleur doit vendre sa force de travail comme une marchandise. Eh bien, à cela, l'un des professeurs a objecté ce qui suit : n'est-il vraiment pas digne d'un être humain que l'on vende son travail ? Après tout, quelle différence cela fait-il que l'ouvrier de l'usine vende son travail ou que Caruso chante un soir et reçoive 30 000 à 40 000 marks par soir ?




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Über diese Dinge haben die Menschen heute ganz merkwürdige Anschauungen. Ich war vorgestern in Tübingen, wo ich vor einer Versammlung gesprochen habe. Es waren auch Professoren da, und sehen Sie, einer dieser Professoren, der scheint sich besonders aufgeregt zu haben darüber, daß ich gesagt habe, daß dem Arbeiter heute nun endlich einmal klar geworden ist, daß das alte Lohnver‑ hältnis aufhören muß, weil unter diesem alten Lohnverhältnis der Arbeiter seine Arbeitskraft als Ware verkaufen muß. Nun, darauf‑ hin hat einer der Professoren das Folgende eingewendet: Soll denn das wirklich nicht menschenwürdig sein, daß man seine Arbeit verkauft? Was ist es denn schließlich für ein Unterschied, ob der Arbeiter in der Fabrik seine Arbeit verkauft oder Caruso an einem Abend singt und 30 000 bis 40 000 Mark am Abend bekommt?

N'a-t-il pas aussi vendu son travail ? - Voyez-vous, les gens ont encore de telles représentations aujourd'hui, et contre celles-ci nous devons agir aujourd'hui !

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Hat der nicht auch seine Arbeit verkauft? — Sehen Sie, solche Vorstellungen haben die Leute heute noch, und gegen die muß man heute noch angehen!

Mais qu’est-ce qui est promu aujourd'hui ? Les employeurs, les employés et les politiciens sociaux doivent d'abord réfléchir à ce que les conseils d'entreprise doivent faire. Maintenant, les politiciens sociaux ce sont justement de tels messieurs qui représentent la similitude du travail de l'ouvrier d'usine et celui de Caruso. Ces messieurs devraient donc avoir la voix de plus de poids.

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Was aber wird heute gefordert? Arbeitgeber, Arbeitnehmer und Sozialpolitiker sollen erst erwägen, was nun die Betriebsräte tun sollen. Nun, die Sozialpolitiker, das sind eben solche Herren, die die Gleichartigkeit der Arbeit des Fabrikarbeiters und Carusos vertreten. Diese Herren sollen also die gewichtigste Stimme haben.

Mais aujourd'hui, il s'agit quand même de conclure enfin que ces gens ont suffisamment longtemps délivré leur voix, et tout de suite par la façon dont elles ont délivré leur voix, ont montré qu'elles n'avaient pas leur mot à dire. On peut se passer le plus largement des politiciens sociaux. Je suis convaincu que quelque chose de beaucoup plus intelligent viendra en l’état si nous élisons des gens de confiance issus des entreprises, de la compagnie des travailleurs physiques et spirituels, pour le conseil d'entreprise que si les politiciens sociaux se réunissent, qui ont quand même prouvé fondamentalement qu'ils peuvent tout gâcher, mais ne rien construire. Et parce qu’on l’a reconnu, c'est pourquoi l'impulsion pour la triarticulation s’est, avant toutes choses, procuré la clarté qu'aujourd'hui, quelque chose peut seulement venir d'une réunion originelle des conseils d'entreprise. Et si était demandé aujourd'hui qui a son mot à dire, alors je dirais : avant toutes choses pas ceux qui s'accrochent encore à l'ancien concept d'employeur, et pas ceux qui sont des politiciens sociaux théorisant, ils devraient mieux rester en dehors. Il y a des gens qui disent alors que cela nécessite des études approfondies, comme celles fautes par des commissions de socialisation. Voyez-vous, une véritable commission de socialisation, on aimerait justement tout de suite en avoir dans la compagnie des conseils d'entreprise, qui proviennent de la confiance réelle des humains. Mais contre cela, ces gens disent que par l’intervention violente des conseils d'entreprise qui se donnent eux-mêmes leurs pouvoirs sans réglementation légale préalable et forment un conseil central au sens de la feuille volante, les dommages les plus graves sont à attendre. On devrait déjà être au clair là-dessus que peut-être de sérieux dommages sont à attendre par le vieux capitalisme, mais ce sont de tels dommages qui se révéleront utiles au service d'une humanité véritablement énergique/dynamique.

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Es handelt sich aber heute doch darum, daß wir endlich dazu kommen, uns zu sagen: Diese Leute haben lange genug ihre Stim­me abgegeben, und gerade durch die Art, wie sie ihre Stimme abgegeben haben, haben sie gezeigt, daß sie nichts mitzureden haben. Auf die Sozialpolitiker kann in weitestem Umfang verzich­tet werden. Ich bin überzeugt, daß wir etwas viel Gescheiteres zustande bekommen, wenn wir aus den Betrieben heraus, aus der physischen und geistigen Arbeiterschaft heraus Vertrauensleute für den Betriebsrat wählen, als wenn sich die Sozialpolitiker zusam­mensetzen, die doch gründlich bewiesen haben, daß sie zwar alles verderben, aber nichts aufbauen können. Und weil man das er­kannt hat, deshalb hat sich der Impuls für die Dreigliederung vor allen Dingen Klarheit darüber verschafft, daß heute nur aus einer Betriebsräte-Urversammlung etwas kommen kann. Und wenn heu­te gefragt würde, wer da mitzureden hat, dann würde ich sagen: Vor allen Dingen nicht diejenigen, die noch am alten Begriff des Arbeitgebers festhalten, und nicht diejenigen, welche theoretisie­rende Sozialpolitiker sind, die sollen besser draußen bleiben. Es gibt Leute, die sagen dann: Dazu gehören eingehende Studien, wie sie von Sozialisierungsausschüssen gemacht werden. Sehen Sie, einen wirklichen Sozialisierungsausschuß, den möchte man eben gerade haben in der Betriebsräteschaft, die aus dem wirklichen Vertrauen der Menschen hervorgeht. Dagegen aber sagen diese Leute, daß durch gewalttätige Eingriffe der Betriebsräte, die ohne vorherige gesetzliche Regelung sich ihre Befugnisse selbst geben und einen Zentralrat im Sinne des Flugblattes bilden, die schwer­sten Schädigungen zu erwarten sind. Man sollte sich schon klar darüber sein, daß vielleicht schwere Schädigungen des alten Kapita­lismus zu erwarten sind, aber das werden solche Schädigungen sein, welche sich als Nützlichkeiten erweisen werden im Dienste der wirklich tatkräftigen Menschheit.

Ensuite, il y a une autre phrase qui est utilisée toujours de nouveau et à nouveau aujourd'hui, et qui est aussi utilisée dans les cercles des employeurs, à savoir que la création de conseils d'entreprise peut seulement remplir son objectif par une information et une éducation/un exercice approfondi de la compagnie des travailleurs et des entrepreneurs. -

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Dann ist da noch eine Phrase, die heute immer wieder und wiederum gebraucht wird und die auch in den Kreisen der Arbeit­geberschaft verwendet wird, nämlich daß die Einrichtung von Be­triebsräten ihren Zweck nur durch weitgehende Aufklärung und Schulung der Arbeiterschaft und der Unternehmer erfüllen kann. —

Oui, on a déjà pu percevoir quelque chose de ce genre d’exercice. À ce type d’exercice, il s’agit donc que les gens soit préparés tout d’abord posant des bases allant à ce qu'ils puissent servir au mieux les classes dirigeantes, et non à leur faire (re) connaitre quelque chose de digne des êtres humains. On aimerait par une formation/un exercice leur extirper tout le fondamental qu'ils ont appris par la vie et qu'ils aimeraient sortir de leur âme au vu des conditions actuelles. Avec cette formation on lie l'intention d'établir et de renforcer la confiance entre employeur et employé. Je l'ai donc déjà dit : après avoir tout fait pour éradiquer complètement cette confiance, on s'est rendu compte qu'on croit pouvoir former les gens à cette confiance en formant les gens à cette confiance.

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Ja, von dieser Art von Schulung hat man auch schon einiges wahrnehmen können. Bei dieser Art von Schulung handelt es sich ja darum, daß die Leute zunächst grundlegend dahingehend präpariert werden, daß sie den herrschenden Klassen den besten Dienst erweisen können, und nicht etwa, daß sie etwas Menschenwürdiges erkennen. Man möchte ihnen durch eine Schulung alles das gründlich austreiben, was sie durch das Leben gelernt haben und was sie angesichts der jetzigen Zeitverhältnisse aus ihrer Seele heraussetzen möchten. Mit dieser Schulung verbindet man die Absicht, das Vertrauen zwischen Arbeitgeber und Arbeitnehmer herzustellen, zu festigen. Ich habe ja schon gesagt: Nachdem man alles getan hat, um dieses Vertrauen gründlich auszumerzen, hat man eingesehen, daß man dieses Vertrauen glaubt wieder herstellen zu können, indem man die Leute in dieses Vertrauen hineinschult.

Dans ce cas, cela ne signifie rien d'autre que de dresser les gens à se sentir à l'aise au service du capitalisme. Encore autre chose doit être considéré notamment que l'État aussi veut profiter de la main-d'œuvre/compagnie des travailleurs. 06331116117198905061919 Récemment, dans la ville où se trouve la centrale de la plus haute intelligence du Wurtemberg, a été dit par un professeur du droit d’état : oui, nous allons au-devant de tristes moments. Les gens seront très pauvres ! - Ce monsieur a peut-être raison, dans une mesure quelconque. Mais alors il a dit : nous aurons de grandes, grandes dépenses. Avec quoi ces grandes dépenses seront-elles couvertes ?

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Das heißt in diesem Falle nämlich nichts anderes, als die Leute darauf hin zu dressieren, daß sie sich im Dienst des Kapitalismus wohlfühlen. Noch etwas anderes muß berücksichtigt werden, nämlich daß auch der Staat von der Arbeiterschaft profitieren will. Kürzlich ist in der Stadt, in der sich die Zentrale der höchsten Intelligenz Württembergs befindet, von einem Professor des Staatsrechtes gesagt worden: Ja, wir gehen traurigen Zeiten entgegen. Die Leute werden sehr arm sein! -- Damit mag ja der Herr einigermaßen recht haben. Aber dann sagte er: Wir werden große, große Ausgaben haben. Womit sollen diese großen Ausgaben gedeckt werden?

Les gens n'auront pas d'argent afin que ces dépenses soient couvertes. C'est là que l’État va devoir intervenir pour couvrir ces dépenses ! - Maintenant, mes très chers présents, je dois dire que c'est une preuve fondamentale qu’enfin une fois aussi la vie de l’esprit doit être mise sur d’autres pieds, lorsqu'un éminent représentant de la vie de l’esprit prétend aujourd'hui que l'État doit intervenir en faveur des pauvres gens afin qu'il puisse payer les grosses dépenses que nous allons avoir. J'aimerais seulement savoir comment l'État fait cela sans d'abord sortir l'argent du porte-monnaie des gens ? C'est comme ça qu'on parle de l'État, comme une vraie personnalité. Si on parlait aujourd'hui aux gens de fantômes qui paient leurs dettes, ils se moqueraient évidemment de vous comme d'un idiot. Mais cet état, dont on parle ainsi, n'est rien d'autre qu'un fantôme. Car, finalement, dans l'économie de peuple réelle on n’arrive pas plus loin avec ce qu’on imprime un billet après l'autre, car ces billets n'ont de valeur que s'ils sont honorés par du travail ! 06331116117198905061919

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Die Leute werden kein Geld haben, damit diese Ausgaben gedeckt werden können. Da wird der Staat eintreten müssen, um diese Ausgaben zu decken! — Nun, meine sehr verehrten Anwesenden, da muß ich sagen: Es ist dies ein gründlicher Beweis dafür, daß endlich einmal auch das Geistesleben auf andere Füße gestellt werden muß, wenn ein hervorragender Vertreter des Geisteslebens heute die Behauptung aufstellt, daß der Staat für die armen Leute eintreten muß, damit er die großen Ausgaben, die wir haben werden, zahlen kann. Ich möchte nur wissen, wie das der Staat anstellt, ohne daß er den Leuten erst das Geld aus dem Portemonnaie nimmt? So redet man vom Staate wie von einer wirklichen Persön­lichkeit. Wenn man den Leuten heute von Gespenstern reden wür­de, die ihnen ihre Schulden zahlen, so würden sie einen selbstver­ständlich auslachen als einen dummen Kerl. Aber dieser Staat, so von ihm gesprochen, ist ja nichts anderes als ein Gespenst. Denn schließlich kommt man in der wirklichen Volkswirtschaft damit nicht weiter, daß man eine Geldnote nach der anderen druckt, denn diese Noten haben ja nur einen Wert, wenn sie durch Arbeit eingelöst werden!

Voyez-vous, les gens aiment tellement dire aujourd'hui : tant que les pouvoirs des conseils d'entreprise ne sont pas définis en consultation avec des experts, sans détruire notre organe économique gravement malade, et tant que leurs droits ne sont pas définis par des lois qui sont à créer par le gouvernement, les conseils d'entreprise élus sauvagement - j'insiste : élus sauvagement - ne peuvent que faire des choses non salutaires. - Oui, ces conseils d'entreprise élus sauvagement devraient donc être ceux qui sont seulement mis sur pied par la confiance de la population active aux ateliers. À ceux-ci devraient être opposés ceux qui seront instaurés dans les fabriques en ce qu’on dise : vous avez la permission de faire cela, vous n’avez pas la permission de faire cela, cela vous devez vous abstenir de le faire. - Oui, cela ne conduit naturellement à rien d'autre qu'à la conservation des anciennes conditions/anciens rapports. Cela ne mène pas en avant, mais à quelques pas en arrière, car c'était déjà une catastrophe, lorsque la vie économique était encore florissante, que l’on a pensé sur les commissions de travailleurs de cette manière. Maintenant la vie de l’économie est au sol, c'est encore un malheur plus grand quand non à partir de la population active aux ateliers elle-même apparaît ma compagnie des conseils d'entreprise et qu’on dit, lorsque quelque chose comme cela se présente, que ce serait humanité élue sauvagement.

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Sehen Sie, die Leute sagen heute auch so gerne: Ehe nicht unter Mitwirkung von Sachverständigen abgegrenzt ist, welche Befugnis­se ohne Vernichtung unseres schwerkranken Wirtschaftskörpers die Betriebsräte haben können, und ehe nicht durch die von der Regierung zu schaffenden Gesetze das Recht derselben festgelegt ist, können wild gewählte — ich betone: wild gewählte — Betriebsrä­te nur Unheil anrichten. — Ja, diese wild gewählten Betriebsräte sollen also diejenigen Betriebsräte sein, die nur durch das Vertrau­en der werktätigen Bevölkerung auf die Beine gestellt werden. Denen sollen entgegengestellt werden diejenigen, die in die Fabri­ken hineingesetzt werden, indem man ihnen sagt: Das dürft ihr tun, das dürft ihr nicht tun, das müßt ihr unterlassen. — Ja, das führt natürlich zu nichts anderem als zur Konservierung der alten Verhältnisse. Das führt nicht vorwärts, sondern einige Schritte zurück, denn es war schon ein Unheil, als das Wirtschaftsleben noch floriert hat, daß man über Arbeiterausschüsse in dieser Weise gedacht hat. Jetzt, wo das Wirtschaftsleben am Boden liegt, ist es ein noch größeres Unheil, wenn nicht aus der werktätigen Bevölkerung selbst heraus die Betriebsräteschaft entsteht und wenn man, wenn so etwas auftritt, sagt, das sei wild gewählte Menschheit.

Maintenant donc, après qu’on ait vu ce qui devrait être planté de l'autre côté, il faut déjà une fois recourir à ceux qui poussent sauvagement. Ce sera alors le plus sain, plus sain que ce qui sera planté dans les jardins d'agrément de ceux qui veulent rester fichés dans les anciennes conditions/les anciens rapports.


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Nun ja, nachdem man gesehen hat, was von der anderen Seite gepflanzt werden soll, muß man schon einmal zu den Wildwach-senden greifen. Das wird dann das Gesündere sein, gesünder als dasjenige, was in den Ziergärten derer gepflanzt werden soll, die so gerne in den alten Verhältnissen drinnen stecken bleiben wollen.

J’aimerais quand même mentionner encore une autre condamnation qui est aussi apparue ces derniers jours contre nos efforts pour élire des conseils d'entreprise. Il est fécondé différentes choses par cette compagnie de conseils d'entreprise élus sauvagement. On dit, entre autres, que l'exploitation unilatérale des entreprises par les travailleurs contredit la pensée de socialisation. - Mais je ne sais pas du tout ce que cela devrait absolument signifier. Je me creuse les méninges pour penser penser quelque chose avec cette phrase. L’exploitation unilatérale des entreprises par les travailleurs, qu'est-ce que cela devrait signifier ? Voyez-vous, si les travailleurs ont la dose leur appartenant de coresponsabilité dans l'entreprise, alors ils sauront que s'ils ne cultivent ou ne soignent pas les entreprises de leur propre chef, celles-ci seront bientôt dans un état tel qu'ils ne pourront plus les exploiter. Que l'on puisse juste supposer, parmi les représentants intelligents de la compagnie des entrepreneurs, que les travailleurs devraient être assez stupides pour se mettre à tout casser dans l'entreprise, pour ensuite se jeter dans la rue, cela n'est vraiment pas imaginable. Car les travailleurs ont suffisamment appris ce que signifie être mis à la rue par d'autres. Je ne crois pas qu'ils devraient le faire eux-mêmes d’après cela, car ils ont suffisamment appris cette pratique des autres.

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Einen anderen schönen Satz, der auch in diesen Tagen gegen unse­re Bestrebungen zur Wahl von Betriebsräten aufgetaucht ist, möch­te ich doch noch anführen. Es wird nämlich verschiedenes befürch­tet von dieser wild gewählten Betriebsräteschaft. Unter anderem wird gesagt: Die einseitige Ausschlachtung der Betriebe durch die Arbeiter widerspricht dem Gedanken der Sozialisierung. — Aber, ich weiß gar nicht, was das überhaupt heißen soll. Ich zermartere mir das Gehirn, um bei diesem Satz etwas zu denken. Die einseiti­ge Ausschlachtung der Betriebe durch die Arbeiter, was soll das heißen? Sehen Sie, wenn die Arbeiter ihre gehörige Dosis von Mitverantwortlichkeit an dem Betrieb haben, dann werden sie nämlich wissen, daß, wenn sie die Betriebe nicht von sich aus hegen und pflegen, die Betriebe in kurzer Zeit in einem Zustand sind, daß sie sie nicht mehr ausschlachten können. Daß man just voraussetzen soll bei den gescheiten Vertretern der Unternehmer­schaft, daß die Arbeiter so töricht sein sollen, daranzugehen, alles aus dem Betrieb herauszuschlagen, damit sie sich nachher selber auf die Straße werfen, das sollte man sich eigentlich nicht vorstel­len. Denn die Arbeiter haben hinlänglich gelernt, was es heißt, durch andere auf die Straße gesetzt zu werden. Daß sie das selber nachmachen sollten, glaube ich nicht, denn diese Praxis haben sie bei den anderen zur Genüge kennengelernt.

Et alors, le propos : on contredirait la socialisation. Oui, la socialisation devrait être d'appeler à la collaboration dans l'ordre social dans la vie spirituelle, juridique et économique tous ceux qui, en tant qu’actifs à l’ouvrage, sont impliqués dans cette vie, qui se tiennent réellement dans le travail en tant qu’actifs à l’ouvrage. Cela devrait être obtenu en ce que les conseils d'entreprise doivent être élus "sauvagement" - comme le disent ces messieurs - parmi la population active à l’ouvrage. Maintenant oui, cela devrait maintenant contredire la socialisation. Ainsi je me torture donc aussi dans la tête avec la deuxième moitié de cette phrase, car parce que des conseils d'entreprise sont élus parmi ceux qui propulses les entreprises et veille à la prospérité de toute l'économie de peuple devrait donc être en contradiction avec la socialisation. Peut-être qu’avec cela pourrait être pensé que ceux qui sont occupés comme actifs d’atelier dans les entreprises ont part à la fructification, tandis que s'en sortiront mal ceux qui ont jusqu'ici ont seulement participé aux bénéfices que de la manière la plus diverse. Cela signifie, ceux qui vivent du pur capitalisme s'en tirent mal. Je devrais donc interpréter la phrase de telle sorte que l'élection unilatérale de tels conseils d'entreprise, tels que nous voulons les avoirs, contredit l'élimination des véritables capitalistes. Alors je devrais penser que dans la tête d'un tel humain pourrait naître la pensée que notamment l'éradication du capitalisme privé contredirait la socialisation. Je peux même me représenter que dans les têtes de certaines gens, la socialisation est comprise ainsi que, en ce qu’elle contredit les intérêts des capitalistes privés, elle n'est pas une socialisation correcte. Mais alors nous devons déjà nous admettre que nous devons justement nous faire nos propres conceptions de la socialisation, que nous ne pouvons véritablement pas nous laisser imposer par les gens les concepts de la vraie socialisation ou de ce qui contredit cette socialisation. Peu importe à quel point on crie après des lois, on ne gagnera quand même pas un véritable concept des conseils d'entreprise. C'est pourquoi nous devons déjà nous décider de créer ces conseils d'entreprise comme un véritable concept de conseils d'entreprise, et ne pas nous laisser dissuader d'opposer les jardins d'agréments du système de l'ordre économique actuel aux conseils d'entreprise grandis sauvagement. Nous devons saisir le courage et nous dire : de l'institution des conseils d'entreprise que nous sommes en train de mettre en place par élection primaire - dont les détails peuvent être discutés plus tard - va naître une compagnie de conseils d'entreprise qui sera désormais capable de créer réellement une base de socialisation. Il se peut alors que la socialisation soit réellement en marche, alors que jusqu'à présent, la marche de la socialisation n'a été évoquée que par ces humains dont on sait que par socialisation réelle, elles comprennent un spectre capitaliste en une nouvelle forme, qui devrait se saturer de toutes sortes de parasites.

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Und dann die Äußerung, daß man dem Gedanken der Soziali­sierung widerspräche. Ja, Sozialisierung soll sein: Aufrufen zur Mitarbeit an der Gesellschaftsordnung im geistigen, rechtlichen und wirtschaftlichen Leben all jener, die als Werktätige an diesem Leben beteiligt sind, die als Werktätige wirklich in der Arbeit stehen. Diese soll dadurch erreicht werden, indem aus der werktä­tigen Bevölkerung heraus die Betriebsräteschaft — wie die Herren sagen -- «wild» gewählt wird. Nun ja, das soll nun der Sozialisie­rung widersprechen. So quäle ich mich also auch mit der zweiten Hälfte jenes Satzes im Kopf herum und kann einfach nicht dahin­terkommen, was damit gemeint ist, denn dadurch, daß Betriebsräte aus denjenigen, die die Betriebe betreiben, gewählt werden und für das Gedeihen der ganzen Volkswirtschaft sorgen, soll also der Sozialisierung widersprochen werden. Vielleicht könnte ja damit gemeint sein, daß dadurch diejenigen, die als Werktätige in den Betrieben beschäftigt sind, an der Fruktifizierung teilhaben, wäh­rend diejenigen schlecht wegkommen, die bisher in der verschie­densten Weise immer nur am Gewinn beteiligt waren. Das heißt, es werden schlecht wegkommen die aus dem bloßen Kapitalismus heraus ihr Leben fristenden Menschen. Ich müßte also den Satz so auslegen, daß die einseitige Wahl von solchen Betriebsräten, wie wir sie haben wollen, der Ausmerzung der eigentlichen Kapita­listen widerspricht. Dann müßte ich meinen, daß in dem Kopfe eines solchen Menschen der Gedanke entstehen kann, daß nämlich die Ausmerzung des Privatkapitalismus der Sozialisierung wider­spricht. Ich kann mir sogar vorstellen, daß in den Köpfen gewisser Leute die Sozialisierung so verstanden wird, daß sie, indem sie den Interessen der Privatkapitalisten widerspricht, keine rechte So­zialisierung ist. Dann aber müssen wir uns schon gestehen, daß wir uns eben selbst Begriffe über die Sozialisierung machen müs­sen, daß wir uns wahrhaftig von den Leuten nicht aufdrängen lassen können die Begriffe von wahrer Sozialisierung oder von dem, was dieser Sozialisierung widerspricht. Wenn man noch so sehr nach Gesetzen schreit, man wird doch keinen wahren Begriff von den Betriebsräten gewinnen. Deshalb müssen wir uns schon entschließen, als einen wahren Begriff von Betriebsräten diese Betriebsräte zu schaffen, und uns nicht abhalten lassen davon, daß wir den Ziergärten des Systems der heutigen wirtschaftlichen Ordnung die wildgewachsenen Betriebsräte entgegensetzen. Wir müssen dazu den Mut fassen und uns sagen: Aus der Institution derjenigen Betriebsräte, die wir jetzt durch Urwahl festsetzen — das Nähere kann nachher in der Diskussion besprochen werden —, soll eine Betriebsräteschaft hervorgehen, die nun geeignet sein wird, wirklich eine Grundlage für die Sozialisierung zu schaffen. Dann kann es sein, daß die Sozialisierung wirklich marschieren wird, während bis jetzt vom Marschieren der Sozialisierung nur diejenigen Menschen sprechen, von denen man genau weiß, daß sie unter wirklicher Sozialisierung ein kapitalistisches Gespenst in neuer Form, das sich vollsaugen soll mit allerlei Parasiten, ver­stehen.

Si nous parvenons à embrasser cela, nous pourrons alors allumer en nous le courage d'envoyer enfin dans le monde cette forêt poussée sauvagement de conseils d'entreprise, afin que tout ne soit à nouveau gâché par les plantes ornementales de ceux qui ne comprennent rien de la socialisation.

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Wenn wir das durchdringen, dann werden wir in uns den Mut entzünden können, diesen wildgewachsenen Wald von Betriebsrä­ten endlich in die Welt zu schicken, damit nicht alles wieder verdorben werde durch die Zierpflanzen derjenigen, die nichts vom Sozialisieren verstehen.

Discussion

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Diskussion

Mme Bühl : Elle a distribué la feuille volante sur la création des conseils d'entreprise de la Fédération à Calw et a appris que la compagnie des travailleurs a peu d'intérêt à la création de conseils d'entreprise. Elle demande donc au Dr Rudolf Steiner d'y donner une conférence afin de secouer un peu les humains.

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Frau Bühl: Sie hat in Calw das Flugblatt des Bundes über die Schaffung der Betriebsräte verteilt und hat erfahren, daß dort die Arbeiterschaft wenig Interesse zeigt für die Schaffung von Betriebsräten. Sie bittet deshalb Herrn Dr. Rudolf Steiner, einmal dort einen Vortrag zu halten, um die Menschen etwas aufzurütteln.

M. Armbruster n'est pas satisfait du déroulement des événements et, comme le "Social-démocrate", trouve les exposés du Dr Steiner « mous comme de la prune ». En dehors de cela, il trouve que la socialisation n'est rien de neuf. Il espère obtenir de l'aide d'un nouveau gouvernement.


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Herr Armbruster ist nicht zufrieden mit dem Verlauf der Ereignisse und findet wie der «Sozialdemokrat» die Ausführungen Dr. Steiners «pflau­menweich». Außerdem findet er, daß die Sozialisierung nichts Neues ist. Er erhofft sich Hilfe von einer neuen Regierung.

Rudolf Steiner : oui, qu'il ait été écrit dans le "Social-démocrate" que mes propos étaient "mous comme des prunes", je ne m'en suis pas fait cette fois-là. Je me suis dit : il y a déjà eu tant d’exposés sur tous les programmes socialistes et sociaux possibles qui ont eu le goût de la quetsche acide, que cela ne me semble donc pas du tout inapproprié d’amener les prunes enfin à maturité ; alors, comme on le sait, elles sont molles.

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Rudolf Steiner: Ja, daß im «Sozialdemokrat» gestanden hat, daß meine Ausführungen «pflaumenweich» seien, daraus habe ich mir dazumal nichts gemacht. Ich habe mir gesagt: Es hat schon so viele Ausführungen gegeben über alle möglichen sozialistischen und sozialen Programme, die wie saure Zwetschgen geschmeckt haben, da scheint es mir eigentlich gar nicht so unstatthaft zu sein, endlich einmal die Pflaumen zur Reife zu bringen; dann sind sie ja bekanntlich weich.

Mais une chose, que Monsieur l'orateur précédent a dite, me tient très à cœur, parce que je crois qu'elle devrait peut-être parler non pas tant à notre raison analytique qu'à notre volonté. Il sera peut-être juste de dire : à l'époque lorsque la révolution s'est produite en 1918, s'il avait été parlé de triarticulation et de socialisation comme c’est tenté aujourd'hui, et si celle-ci avait aussi ambitionnées, alors nous serions plus avancés aujourd'hui. - Voyez-vous : que je n'apparaissais pas moi-même alors, avait sa raison, parce que je pensais finalement alors que les autres qui avaient toujours été dans le parti, qui étaient toujours dans le parti, pouvaient le faire mieux, et j'ai donc aussi attendu de voir s'ils pouvaient le faire mieux. Maintenant, l'orateur précédent a lui-même déclaré que nous n'avons rien obtenu de particulier. Il peut donc sembler justifié au vu des faits qu'après que ceux sur lesquels nous nous sommes appuyés n'ont rien obtenu, nous nous impliquions dans la chose. Ce qui est important - si l'orateur précédent pense vraiment "que nous serions plus avancés aujourd'hui si cela avait été pris en main à l'époque" - que l'on se dit : maintenant, alors attaquons-nous au moins à ce problème aujourd'hui de sorte que, lorsque nous serons à nouveau autant de mois après aujourd'hui que nous le sommes maintenant après la révolution, nous nous retrouvions alors dans la réalité telle que nous la souhaitons aujourd'hui. Je voudrais donc habiller cela d'un appel à la volonté et au courage à la socialisation. Et je crois qu’on devrait s’appuyer un peu sur l'expérience.


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Das eine aber, was der Herr Vorredner gesagt hat, liegt mir doch sehr am Herzen, weil ich glaube, daß es vielleicht nicht so sehr zu unserem Verstand als zu unserem Willen sprechen soll. Es wird ja vielleicht richtig sein, wenn man sagt: Wenn dazumal, als die Revolution 1918 aufgetreten ist, in der Weise, wie das heute versucht wird, von der Dreigliederung und von der Soziali­sierung gesprochen worden wäre und diese auch angestrebt wor­den wären, dann wären wir heute weiter. -- Sehen Sie, daß ich damals nicht selber aufgetreten bin, das hatte seine Gründe, weil ich ja nun schließlich meinte, daß die anderen, die immer in der Partei gestanden haben, die immer drinnen waren, das besser kön­nen, und ich habe ja auch gewartet, ob sie es besser können. Nun hat der verehrte Vorredner selber gesagt, daß wir eigentlich ja noch nichts Besonderes erreicht haben. Da wird es vielleicht aus den Tatsachen heraus gerechtfertigt erscheinen, daß man sich dann, nachdem diejenigen, auf die man sich verlassen hat, nichts erreicht haben, daß man sich dann auf die Sache einläßt. Wichtig ist — wenn der Vorredner wirklich meint, «daß wir heute weiter wären, wenn das dazumal in Angriff genommen worden wäre» — daß man sich sagt: Nun, dann wollen wir es wenigstens heute in Angriff nehmen, damit wir, wenn wir wiederum so viele Monate nach dem Heute stehen wie jetzt nach der Revolution, uns dann in der Wirklichkeit befinden, wie wir sie uns heute wünschen. Also ich möchte das in eine Aufforderung zu dem Willen und zu dem Mut zur Sozialisierung kleiden. Und da glaube ich nun allerdings, daß man ein wenig auf die Erfahrung sich stützen soll.

Ne le prenez pas mal si je vous dis que l’expression "Si nous avons d’abord un nouveau gouvernement, il le fera" a été entendue à maintes reprises sous l'ancien régime. Oui, il y a même un exemple mignon où, environ tous les quelques mois, il était dit : "Une fois que nous aurons un nouveau gouvernement, les choses s'amélioreront". C'était en Autriche dans les décennies précédant la guerre. Là-bas, on a formé un nouveau gouvernement tous les quelques mois et s'en remettait à lui. Cependant, on aurait dû apprendre des faits qu'il ne faut pas compter sur un gouvernement de cette manière. C'est pourquoi c'est tout de suite dans la compagnie des conseils d'entreprise qu'il faut créer ce qui peut maintenant aussi être créatif à partir de la large masse de l'humanité ouvrière en référence à la socialisation. Il me semble qu'une chose - comme je l'ai déjà dit ici - n'a pas encore été comprise, mais elle devrait l'être, à savoir qu'il y a une différence entre régner et gouverner. À l'avenir, c’est tout le peuple actif à l’ouvrage qui devra régner. Dans les anciens temps, on a confondu le régner et le gouverner en ce qu’on a cru que le gouvernement devait aussi régner. À l'avenir, les gouvernements devront apprendre à gouverner. Gouverner signifie amener à l’expression ce que le peuple actif à l’ouvrage porte en fait en soi comme sa volonté. Cette différence doit d'abord être apprise.

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Nehmen Sie es mir bitte nicht übel, wenn ich sage, daß man den Ausspruch «Wenn wir erst eine neue Regierung haben, wird die es schon machen» eigentlich schon auch immer wieder unter dem alten Regime gehört hat. Ja, es gibt sogar ein niedliches Beispiel, wo ungefähr alle paar Monate gesagt worden ist: «Wenn wir eine neue Regierung haben, dann wird es schon besser wer­den.» Das war in Österreich in den Jahrzehnten vor dem Krieg. Da hat man alle paar Monate einmal eine neue Regierung gebildet und hat sich auf sie verlassen. Nun sollte man aber aus den Tatsachen gelernt haben, daß man sich in einer solchen Weise nicht auf irgendeine Regierung verlassen soll. Deshalb soll ja gera­de in der Betriebsräteschaft dasjenige geschaffen werden, was aus der breiten Masse der werktätigen Menschheit heraus nun auch schöpferisch sein kann mit Bezug auf das Sozialisieren. Es scheint mir eben eines — wie ich auch hier schon einmal gesagt habe — noch nicht begriffen worden zu sein, was aber begriffen werden sollte, und das ist, daß es einen Unterschied gibt zwischen Herrschen und Regieren. Herrschen wird in der Zukunft das ganze werktätige Volk müssen. In alten Zeiten hat man das Herrschen und das Regieren verwechselt, indem man geglaubt hat, die Regierung müsse auch herrschen. In der Zukunft werden die Regierungen lernen müssen zu regieren. Regieren heißt, das zum Ausdruck zu bringen, was das werktätige Volk eigentlich als sein Wollen in sich trägt. Dieser Unterschied muß erst gelernt werden.

Le nouveau gouvernement a beaucoup trop appris des anciens gouvernements, qui étaient des gouvernements de domination. Il a adopté beaucoup trop de ce qui a toujours été dit dans le passé, à savoir que le gouvernement fera ce qu'il faut. Je pense que par rapport au problème de la socialisation, une avancée majeure devra être précisément que ce que fait le gouvernement puisse être contrôlé conformément à la chose par le peuple. Il devra donner ses directives au gouvernement, afin que l'on ne se fie pas uniquement aux bulletins de vote, mais à la vie réelle, qui chaque jour montre à nouveau au gouvernement la direction de ses actions. Mais on n'y parviendra pas en disant toujours : "Quand nous aurons un nouveau gouvernement, les choses iront mieux, elles se socialiseront. - Il est bien plus vrai que le moment est venu pour chacun de collaborer à la socialisation. C'est tout de suite le sens de notre époque, que chaque être humain sent qu'il doit collaborer. Et on doit apprendre à comprendre que si l'on veut socialiser, on doit d'abord socialiser le régner. Le régner doit être socialisé. Il n’est pas permis de poursuivre dans les anciennes formes. C'est pourquoi j’aimerais ne plus entendre parler de "le gouvernement le fera déjà", mais je serais plus satisfait s'il était dit dans les plus larges cercles du peuple : nous le ferons, même si non seulement le gouvernement, mais tous les diables étaient contre.

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Die neue Regierung hat viel zuviel gelernt von den alten Regie‑ rungen, die Herrschaftsregierungen waren. Sie hat sich viel zu viel von dem angeeignet, was man früher immer gesagt hat, nämlich, daß die Regierung es schon richtig machen wird. Ich denke, es wird mit Bezug auf das Sozialisierungsproblem ein wesentlicher Fortschritt gerade darin bestehen müssen, daß das, was die Regie‑ rung tut, vom Volk sachgemäß kontrolliert werden kann. Es wird der Regierung ihre Richtung geben müssen, so daß man sich nicht einzig und allein auf Stimmzettel verläßt, sondern auf das wirkliche Leben, das im Grunde jeden Tag aufs neue der Regierung die Richtung ihres Vorgehens weist. Aber man wird das nicht errei‑ chen, wenn man immer sagt: Wenn wir erst eine neue Regierung haben, dann wird es schon besser gehen, die wird schon sozialisie‑ ren. — Vielmehr ist es jetzt an der Zeit, daß jeder Mensch an der Sozialisierung mitarbeiten muß. Das ist gerade der Sinn unserer Zeit, daß jeder Mensch fühlt, daß er mitarbeiten muß. Und man muß verstehen lernen, daß, wenn man sozialisieren will, man als erstes das Herrschen sozialisieren muß. Das Herrschen muß sozia‑ lisiert werden. Es darf nicht in den alten Formen fortgeführt wer‑ den. Deshalb möchte ich nicht weiter davon sprechen hören, daß «die Regierung es schon machen wird», sondern ich wäre mehr befriedigt, wenn von den breitesten Kreisen des Volkes gesagt würde: Wir werden es machen, selbst wenn nicht nur die Regie‑ rung, sondern alle Teufel dagegen wären.

Un participant à la discussion signale que dans le bureau de l'habillement et de la réparation de Feuerbach, on se tient devant l’élection des conseils d'entreprise. L’officier dirigeant s'est exprimé sur le fait qu'il n'est pas opposé à l'élection de conseils d'entreprise, mais devait souligner à l'avance que ces conseils d'entreprise ne peuvent avoir qu'une voix consultative et non pas déterminante.


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Ein Diskussionsteilnehmer berichtet, daß man im Bekleidungs- und In­standsetzungsamt in Feuerbach vor der Wahl der Betriebsräte steht. Der leitende Offizier hat sich dahingehend ausgesprochen, daß er der Wahl von Betriebsräten nicht abgeneigt sei, müsse aber im voraus betonen, daß diese Betriebsräte nur eine beratende, aber keine bestimmende Stimme haben dürfen.

Rudolf Steiner : Ce que l'orateur précédent a expliqué, cela devrait être empêché par la façon particulière dont la compagnie des conseils d'entreprise est pensée ici. Naturellement, si les conseils d'entreprise doivent être utilisés dans le sens de la loi, qui doit être faite de l'ancien esprit, ils seront bien sûr des poupées de paille. Et pour qu'il n'y ait pas de poupées de paille, mais de véritables conseils d'entreprise, oui, disons, devraient d'abord être élus ces sauvageons contre les plantes des autres. Et ainsi, au début, cela ne nous intéressera pas particulièrement s'il est dit : maintenant je veux accepter l'élection des conseils d'entreprise, mais ils ont seulement la permission d’avoir une voix consultative.

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Rudolf Steiner: Was der verehrte Vorredner ausgeführt hat, das soll ja durch die besondere Art, wie die Betriebsräteschaft hier gemeint ist, verhindert werden. Natürlich, wenn die Betriebsräte im Sinne des Gesetzes, das ja aus dem alten Geiste heraus gemacht werden soll, eingesetzt werden sollen, werden sie ja selbstverständ­lich Strohpuppen sein. Und damit nicht Strohpuppen entstehen, sondern wirkliche Betriebsräte, sollen ja, nun, sagen wir, zunächst diese Wildlinge gewählt werden gegen die Pflanzen der anderen. Und so wird es uns zunächst nicht besonders interessieren, wenn gesagt wird: Nun, ich will der Wahl von Betriebsräten zustimmen, aber die dürfen nur eine beratende Stimme haben.

Nous aimerions tout d'abord qu’une fois des conseils d'entreprise soient là. Et je disais que nous ambitionnons alors que les conseils d'entreprise se sentent comme une assemblée législative d’origine, d'où proviendrait alors une sorte de conseil économique central, et que ce conseil reprenne alors les fonctions de celui qui eut encore produit des poupées de paille. Nous aimerions tout de suite par cette façon particulière parvenir à une compagnie de conseils d'entreprise et empêcher